samedi, 22 août 2009
Décès d'Adrien ZELLER
Communiqué de presse
Le Président du Conseil Régional d'Alsace, Monsieur Adrien ZELLER vient de décéder.
Au nom de l'ensemble des socialistes haut-rhinois, nous tenons à exprimer notre émotion et nos sincères condoléances à la famille et aux proches de celui-ci.
A l'annonce de cette triste disparition, nous prenons pleinement conscience que la Région Alsace perd un dirigeant aux qualités humaines reconnues de tous.
Fortement attaché à l'Alsace, Adrien ZELLER restera dans les mémoires comme un Président ouvert et pragmatique qui savait dépasser les clivages partisans lorsque l'intérêt général le recommandait.
Nous tenions à saluer sa mémoire et à lui rendre un hommage appuyé.
Denis WIESSER - Premier Secrétaire de la Fédération du Parti Socialiste du Haut-Rhin et Conseiller Municipal de Soultz.
Antoine HOME - Président de l'Union des Elus Socialistes et Républicains du Haut-Rhin, Maire de Wittenheim et Conseiller Régional d'Alsace.
22:07 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : région, alsace, zeller
vendredi, 10 juillet 2009
Communiqué de presse : lycéens sans affectation
En début de semaine, le Haut-Rhin comptait entre 350 et 400 futurs lycéens sans affectation pour la prochaine rentrée scolaire.
Aujourd'hui, suite à la mobilisation des parents d'élèves et des élus, ils ne seraient à priori plus que 15 en attente. Nous saluons fortement le succès de cette mobilisation d'urgence sans laquelle la politique gouvernementale aurait produit tous ses effets désastreux.
Nous, élus de l'Intergroupe Socialiste et Verts du Conseil Régional d'Alsace, sommes préoccupés par une situation qui risque d'empirer ces prochaines années si la politique gouvernementale visant à la réduction drastique des fonctionnaires de l'Education nationale se poursuit.
Nous dénonçons la passivité du Conseil Régional d'Alsace, pourtant chargé de financer les équipements des établissements alsaciens ainsi que la vie lycéenne. Devant une telle situation, Adrien Zeller et sa majorité soutiennent-ils la politique de démantèlement du service de l'enseignement public menée par le gouvernement Fillon ?
L'avenir de notre pays et de notre région se joue en partie au sein de l'Enseignement secondaire. La politique mise en place dans celui-ci ne peut se limiter à une logique purement économique.
Antoine HOMÉ et Djamila SONZOGNI
Pour l'Intergroupe PS-VERTS
15:10 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : région, alsace, lycée, zeller
L'Alsace : soutien au Lycée Amélie Zurcher
Wittenheim Le soutien d’Antoine Homé au lycée de Wittelsheim
Le maire de Wittenheim, et conseiller régional Antoine Homé est intervenu auprès du président de la Région Adrien Zeller en faveur du maintien de la classe de seconde menacée au lycée Amélie Zurcher de Wittelsheim. « Cette fermeture entraînerait une chute des effectifs en classe de première, écrit-il. Cela provoquerait la disparition des options et diminuerait d’autant l’attractivité du lycée général. À terme, la pérennité de l’établissement pourrait être menacée. La reconversion fragile du Bassin potassique ne peut se passer d’un lycée complet, avec toutes les filières […]. Il résulterait de cette décision la nécessité de transporter des élèves du secteur vers Mulhouse. Or Wittelsheim souffre d’une faible desserte en transports publics. » Conclusion d’Antoine Homé : « Ce lycée polyvalent a pour vocation de donner une formation diplômante de qualité et de proximité. C’est pourquoi je souhaite que la Région Alsace intervienne pour que cette classe de seconde soit préservée et que la pérennité à long terme du lycée Amélie Zurcher de Wittelsheim soit assurée.»
10:37 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : région, zeller, lycée
mardi, 07 juillet 2009
Pour le maintien de la classe de Seconde au Lycée Amélie Zurcher de Wittelsheim
Je viens d’écrire au Président de la Région Alsace, Monsieur Adrien Zeller, pour lui demander de préserver la classe de seconde dans cet établissement et assurer la pérennité du lycée à long terme.
Vous trouverez la copie de mon courrier en cliquant ici : Lycée Amélie Zurcher - maintien de la classe de seconde.pdf
10:43 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lycée, alsace, région, zeller, homé
lundi, 29 juin 2009
DNA : Zeller candidat en 2010 ?
Adrien Zeller donné partant
« Tout se passera bien, il n'y aura aucun problème », répond invariablement Adrien Zeller à ceux qui le pressent de questions sur ce qu'il fera aux régionales. Le socialiste haut-rhinois Antoine Homé a cru lire vendredi au conseil régional dans le « saupoudrage d'investissements » la volonté de Zeller de « repartir en 2010 ». C'est mal connaître le président régional de réduire sa décision à ces tactiques électoralistes. Dans sa famille politique au contraire, ils sont de plus en plus nombreux à penser qu'il a fait le choix de ne pas solliciter de nouveau mandat. C'était le cas l'autre jour à la réunion mensuelle des parlementaires alsaciens, à laquelle Adrien Zeller, invité mais en voyage en Corée, n'a pas participé. Philippe Richert, lui, était là, prêt à reprendre le flambeau de la tête de liste au moindre signe du président sortant. Il aurait le soutien d'une grande majorité des parlementaires, y compris d'Arlette Grosskost, chef de file dans le Haut-Rhin, qui a lâché François Loos. Autre candidat déclaré, l'ancien ministre de l'Industrie n'a pas convaincu de sa détermination, ni de son enthousiasme à vouloir diriger la Région Alsace. « Il n'a pas la foi », dit un député UMP. Loos n'était pas à la réunion des parlementaires à Paris. Les absents ont toujours tort.
09:20 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zeller, alsace, région
samedi, 27 juin 2009
Revue de presse : Plénière du Conseil Régional du 26 juin
DNA :
Plan de relance : 93 dossiers sur 1 000
Sur les mille projets retenus en février par le Comité interministériel d'aménagement et de compétitivité du territoire, 93 concernent l'Alsace (DNA de mercredi dernier). Au 1er juin, 13 opérations financées par le plan de relance ont débuté ou se poursuivent de manière accélérée, notamment le tram-train Mulhouse-Thann-Kruth (31,5 M €), la 3e voie ferroviaire d'Erstein (29,97 M €), la maison d'accueil spécialisée à Strasbourg-Neuhof (10,49 M €). S'y ajoutent 115 M € d'investissements de la SNCF dont la plus grande part est destinée aux ateliers de Bischheim, et l'acquisition auprès de l'entreprise Lohr de wagons pour l'autoroute ferroviaire Luxembourg-Perpignan (20 M €).
Dans le volet automobile du plan, 2 880 véhicules ont bénéficié de la prime à la casse.
3 859 nouveaux
logements
sociaux en 2008
Pour l'accompagnement des salariés en situation de chômage, 1,6 M € ont d'ores et déjà été dépensés, au profit de 2 114 salariés. La prime de solidarité active de 200 € a été versée à près de 102 000 ménages en Alsace.
Avant le plan de relance, l'État et ses établissements publics ont mobilisé en Alsace 10 milliards d'euros en 2008. Le Contrat de projets État-Région 2007-2013, pour lequel l'État s'est engagé à hauteur de 341,5 M €, « s'est révélé bien adapté au plan de relance qui en a accéléré la mise en oeuvre, dit le préfet. Il n'y a aucun projet qui n'ait pu être lancé en 2008 pour des raisons budgétaires ». Les projets qui n'ont pas démarré sont ceux dont les maîtres d'ouvrages n'étaient pas prêts.
Dans le domaine du logement social, longtemps à la traîne en Alsace, 2008 a été une bonne année : 91 % des objectifs ont été satisfaits, soit 3 859 nouveaux logements sociaux financés. Pour le "contrat triennal, Strasbourg capitale européenne", dont la signature est imminente, l'État s'engage pour 117,5 M € sur un montant total de 244 M €. « Le soutien de l'État à Strasbourg et donc à l'Alsace est non seulement renouvelé mais son intensité est renforcée. C'est une ligne de conduite constante », dit le préfet.
Adrien Zeller a rappelé cependant que l'Alsace, région industrielle, souffre plus que d'autres des mutations liées à la crise. Le président régional demande un relais du Fonds stratégique d'investissement (national) pour renforcer le tissu des PME. Le préfet, déjà sensibilisé au problème, en a parlé au président de la Caisse des dépôts. « Dans la mesure où vous demandez un relais pour pousser les dossiers et pas une délégation financière, cela me paraît très raisonnable. »
C.K.
Une dette élevée mais saine
Le compte administratif 2008 et le budget supplémentaire 2009 ont été adoptés par la majorité et rejetés par le groupe PS, Verts et FN. Justin Vogel, président de la commission des finances, a souligné que la capacité de désendettement de la Région est revenue à 4,6 années contre 5,2 en 2007. Le taux d'exécution du budget est de 93,2 %.
Selon Antoine Homé (PS), « l'investissement est en baisse, et c'est inquiétant, alors que le stock de la dette ne baisse pas ». Pour Patrick Binder, c'est une « politique de colmatage sur le Titanic alsacien de l'amiral Zeller ». Philippe Carbiener (Verts) trouve au budget régional un « aspect de bonne gestion, mais un aspect seulement ». « La dette est certes élevée mais saine », réplique Adrien Zeller qui aurait trouvé « injuste de faire financer deux TGV uniquement par la génération actuelle ».
Conseil régional / GCO, shunt TGV Rhin-Rhône, taxe poids lourds
Le préfet : rien n'est annulé
Lors du déjeuner à la préfecture qui clôt traditionnellement cette séance de questions-réponses, Adrien Zeller a souligné la « capacité [du préfet] à prendre position sans avoir l'air d'y toucher ».
Sur des dossiers comme le grand contournement ouest de Strasbourg (GCO), le shunt court de Mulhouse qui permettra aux futurs TGV Lyon-Strasbourg d'éviter le passage par la gare de Mulhouse, ou encore la taxe poids lourds, on peut parfois avoir l'impression que l'État fait traîner les choses en espérant qu'elles tomberont dans les oubliettes, ou qu'il recule devant une forte opposition.
Il n'en est rien, a démenti hier Pierre-Étienne Bisch, en livrant des éléments d'avancement des projets ou des échéances, fussent-elles lointaines.
GCO : le concessionnaire
désigné début 2011
Sur le GCO, combattu par les Verts, mais aussi par le nouvel exécutif de la ville de Strasbourg, Andrée Buchmann, vice-présidente de la CUS, a tenté de mettre le préfet en contradiction avec les « politiques affichées par l'État en matière d'environnement », à savoir la réduction des gaz à effet de serre et la sauvegarde de la biodiversité. « Le GCO, a répondu le préfet, ne saurait se faire sans un volet majeur de réduction des effets de serre, un dossier à construire ensemble ».
Les compensations en matière d'émissions de gaz de l'autoroute sont à envisager sur l'ensemble de l'agglomération, à travers la politique des transports publics notamment.
L'appel à candidature pour la concession du GCO devrait être lancé incessamment, « en vue de la désignation du concessionnaire début 2011 ». Avant cette date seront initiées les mesures réductrices d'impact et les acquisitions foncières, informe le préfet.
Shunt court, un élément
de la performance du TGV
L'abandon du shunt court de Mulhouse qui permettra au TGV Rhin-Rhône de gagner une dizaine de minutes entre Lyon et Strasbourg (3 h 15 de trajet), est demandé aussi bien par le maire de Wittenheim, Antoine Homé (PS), que par le couple Binder (FN).
Contrairement à ce qu'affirme Antoine Homé, il ne fait pas « l'unanimité contre lui ». Les socialistes strasbourgeois Roland Ries, maire, et Jacques Bigot, président de la CUS, y sont favorables, en raison de l'accélération du TGV vers Strasbourg et des perspectives de liaison vers Francfort.
« Le shunt, a répondu le préfet, contribue à la performance de la liaison Rhin-Rhône. Celle-ci est extrêmement complexe et nécessite une série d'initiatives comme le shunt auquel la commission d'enquête a donné un avis favorable sans réserve. Ce n'est pas pour autant qu'on en veut à Mulhouse et que cette ville n'aura pas une desserte complète.»
Taxe poids lourds :
avant fin 2010
La taxe poids lourds dont Danièle Meyer (MoDem) demande pourquoi elle n'est toujours pas en vigueur, sera, assure le préfet, opérationnelle avant le 21 décembre 2010, avec un an d'avance sur la taxe de droit commun prévue sur l'ensemble du pays.
« Les projets de décret sont dans les tuyaux. L'avis d'appel public à la concurrence a été lancé le 31 mars pour sélectionner les entreprises candidates à la gestion du dispositif, dans le cadre d'un partenariat public-privé », rappelle le préfet.
Pierre-Étienne Bisch sait par expérience que son temps de préfet de la région Alsace lui « est compté ». S'il peut faire progresser et régler quelques dossiers utiles à la collectivité, disons cinq, il sera un préfet comblé.
Claude Keiflin
L'Alsace :
Avant l’intervention du préfet (voir ci-contre), les votes sur le compte administratif 2008 et la seconde décision modificative 2009 (DM2) ont été une nouvelle occasion pour l’opposition régionale de marquer clairement ses distances avec l’actuelle présidence UMP. Dans la suite logique de leurs rejets des budgets primitifs, l’intergroupe PS-Verts et le FN ont voté contre ces deux points.
Oppositions au shunt
Présentes dans tous les esprits, les élections régionales de l’an prochain ont quitté les pensées pour se manifester dans les mots avec, à propos de la DM2, cette remarque d’Antoine Homé (PS) à l’attention du président Zeller : « On y voit des indices assez clairs sur votre volonté d’être à nouveau candidat ! » Ces indices seraient un « saupoudrage » d’investissements sur tout le territoire : « Ils sont nécessaires mais pourquoi arrivent-ils brutalement ? » Adrien Zeller n’a pas révélé si ce pronostic serait le bon, mais a tout de même répondu : « Je ne me suis jamais régulé sur la température électorale ! Il m’est même arrivé d’augmenter des impôts avant des élections… » Comme ça avait été le cas au Césa (notre édition de jeudi), le shunt de Mulhouse (son contournement ferroviaire) a quelque peu pimenté le débat. Toute l’opposition s’y est opposée. Jacques Fernique (Verts) a fait remarquer que son coût n’était pas seulement financier (« entre 40 et 50 ME »), mais aussi environnemental. Et le leader du groupe FN, Patrick Binder, s’en est servi pour attaquer directement Adrien Zeller : « Vous êtes le seul à le vouloir. Comme pour le Grand contournement ouest, vous êtes de plus en plus isolé sur la scène politique alsacienne ! » Le président n’a pas daigné répondre, même lorsque l’élu frontiste est allé jusqu’à l’appeler « Adrien Ben Zeller, défenseur des mosquées en Alsace »…Cette DM2 est marquée notamment par une baisse de 4 M des recettes provenant des immatriculations de véhicules. Quant au compte administratif, il se distingue par un taux d’exécution de plus de 93 %.
H. de C.
17:39 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, région, zeller, homé
samedi, 14 mars 2009
Presse régionale : Conseil Régional d'Alsace
DNA :
Conseil régional / Un plan de relance de 34 millions d'euros
Des mesures ciblées
Ce plan de relance correspond à « nos compétences exclusives », a souligné Adrien Zeller en réponse au Césa (Conseil économique et social d'Alsace) qui aurait souhaité un plan commun à l'ensemble des collectivités (DNA de jeudi).
« Il reste beaucoup
de secteurs où il y a
des possibilités
de recrutement»
« Nous ne faisons pas de la relance pour la relance, uniquement pour être réactifs. Dans un monde incertain, notre plan a l'avantage d'être cohérent », a dit le président du conseil régional.
L'essentiel des crédits ira à des travaux de maintenance et de restructuration dans des lycées : 18,5 M € s'ajoutant aux 76,7 M € votés au budget primitif. « Neuf gros chantiers sont avancés d'un an », signale Justin Vogel, président de la commission des finances.
Le budget «économie et emploi» est abondé de 3 M € (+ 10,9 % par rapport au budget initial). Le tiers ira à Oséo pour le fonds de garantie Alsace qui permettra de garantir 62,8 M € de crédits à des entreprises, y compris à des entreprises en restructuration. « C'est un dispositif périlleux, mais nous faisons confiance aux entreprises pour récupérer la mise. La contrepartie que nous exigerons est le maintien de l'emploi », dit André Reichardt, président de la commission économie.
Le troisième volet du plan, d'un montant de 4,5 M € (+ 7,3 %), est destiné au soutien d'actions de formation, notamment pour des salariés en chômage partiel. « Il reste beaucoup de secteurs où il y a des possibilités de recrutement. Nous devons faire du sur-mesure pour former à ces métiers », dit Martine Calderoli-Lotz, présidente de la commission formation.
Mi-février, le groupe PS-Verts s'était abstenu sur cette aide aux salariés en chômage partiel. Hier, il est revenu à de meilleurs sentiments, Pierre Mammosser (PS) qualifiant le volet formation de « plus novateur » des trois.
Remboursement anticipé
de la TVA
Le groupe s'est néanmoins abstenu sur le plan de relance que Antoine Homé (PS) soutient sur le principe mais dont il déplore le « manque d'ambition ».
Pour Philippe Carbiener, ce plan, « pot-pourri de projets » dont certains sont « approuvables, d'autres discutables voire franchement condamnables », n'est qu'une « illusion régionale dont l'influence restera très marginale ». Le FN a voté contre le plan de relance. « Quelle sera son efficacité, vous croyez que vos mesures vont ralentir la crise en 2009 ? C'est faux », a asséné Patrick Binder.
Le plan sera financé par l'emprunt et par l'avance sur le fonds de compensation de la TVA versée par l'État (9,4 M €). « La Région bénéficiera de ce remboursement anticipé. Je m'y engage », a dit Justin Vogel en réponse à certains doutes émis par l'opposition.
Claude Keiflin
Conseil régional Le « shunt » de Mulhouse divise les groupes
Les élus régionaux ont adopté hier, après de longs débats, le contrat triennal de Strasbourg et le plan de relance. « Sans être mirobolant, ce contrat triennal permet de franchir une nouvelle étape pour consolider la vocation européenne de Strasbourg », a relevé le président du conseil régional, Adrien Zeller, en présentant la version définitive du contrat triennal de Strasbourg (2009-2011) de 245 M , négocié par les collectivités locales avec l’État qui engagera 117 M .
Discutable
Le président de la Communauté urbaine, Jacques Bigot (PS), partie prenante dans ces négociations, s’est félicité du « bon partenariat » entre les élus alsaciens, et plusieurs élus de la majorité régionale ont relevé les éléments positifs du contrat. À l’inverse, Jacques Fernique, au nom des Verts, a contesté le volet routier, avant de dénoncer le raccordement court de Mulhouse, le fameux « shunt », « inscrit au titre de l’accessibilité de Strasbourg, pour un maigre gain de 10 mn ». « C’est un élément d’accessibilité discutable », a renchéri le maire de Wittenheim, Antoine Homé (PS), la députée de Mulhouse Arlette Grosskost (UMP), ayant elle aussi émis des réserves. Pour sa part, Patrick Binder (FN) avait parlé de « véritable aberration économique ». Premier vice-président du conseil régional, le Mulhousien Bernard Stoessel a rappelé que « la SNCF avait demandé que ces travaux se fassent dès la première phase du TGV Rhin-Rhône pour éviter à certaines rames de s’arrêter en gare de Mulhouse, puis de faire marche arrière ». « Je ne serai pas choqué si des TGV pour Bâle et Zurich ne s’arrêtaient pas à Strasbourg », a rétorqué Jacques Bigot aux anti-shunt. « Il faut dédramatiser cette question », a demandé Adrien Zeller, en affirmant « que la Région Alsace a mis 30 % de plus pour le TGV Rhin-Rhône de plus que pour l’ Est ». « C’est la première fois qu’une infrastructure hors de Strasbourg est inscrite au triennal », s’est félicité Pascal Mangin qui avait suivi les négociations, côté ministère de l’Aménagement. Le contrat a été adopté (en l’absence des élus FN) par la majorité et les socialistes. Les Verts se sont abstenus.
Relance
Auparavant, les élus avaient discuté du plan de relance du conseil régional qui porte sur 34 M supplémentaires, soit 12 % du budget d’investissement de 2009 (nos éditions du 28 février) « Un vrai plan, avec des moyens nouveaux », a assuré le président Zeller. Pour sa part, Antoine Homé n’y a vu qu’« un mini plan destiné à rattraper la faiblesse du budget primitif ». « La Région ne peut intervenir qu’à la marge », a déploré Philippe Carbiener (Verts), Patrick Binder (FN), affichant son « scepticisme quant à l’impact de ces mesures sur la crise ». « Pour que le plan réussisse, il faut être réactif », a estimé Arlette Grosskost, rapporteur des crédits au niveau national. Le document a été adopté par la majorité. Le FN a voté contre, les élus PS et Verts se sont abstenus.
Y.B.
09:25 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : homé, zeller, région


