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mercredi, 15 avril 2015

LE RENOUVEAU SOCIALISTE Réunir ! Réussir ! Renouveler ! Congrès de Poitiers

Pour signer et faire signer cette motion, rendez-vous sur le site :

http://www.renouveausocialiste.fr/mon-blog/signez-la-moti...

 

Congrès de Poitiers

 

LE RENOUVEAU SOCIALISTE

 

Réunir ! Réussir ! Renouveler !

 

Motion présentée par Jean-Christophe Cambadélis et Martine Aubry

 

www.renouveausocialiste.fr

 

11:04 Publié dans Au PS | Lien permanent | Tags : congrès de poitiers, aubry, cambadelis, ps, haut-rhin, alsace | |  Facebook | |

samedi, 20 novembre 2010

DNA : Richert, ministre et président

Richert, ministre et président
Le pari d'une double efficacité

 

Un même homme peut-il assumer correctement deux fonctions aussi importantes que ministre des collectivités territoriales et président de la Région Alsace ? La tâche est-elle surhumaine ? L'engagement pris pendant la campagne de se consacrer entièrement à l'Alsace est-il rompu ?
Ce débat ne pouvait manquer de surgir hier en ouverture de la séance du conseil régional présidée pour la première fois par un président Richert devenu ministre. La charge a été menée par Antoine Homé, président du groupe PS et républicains, qui a « le sentiment déplaisant que l'élection à la région n'a été qu'un marchepied pour obtenir un maroquin ministériel », qui plus est « dans un gouvernement RPR canal historique ». Homé, qui fait rarement dans la nuance, se « soucie beaucoup » du fonctionnement d'un « exécutif constitué presque exclusivement de parlementaires ». Il rappelle la jurisprudence Jospin qui interdisait à un ministre d'être en même temps maire d'une grande ville. « Vous auriez mieux fait de vous consacrer à cette noble tâche » de président de la Région, conclut Antoine Homé.

« Difficile pour vous,
pratique pour nous »

Son allié écologiste Jacques Fernique aborde le sujet sous un tout autre angle. « Ce ne sera pas facile pour vous (de cumuler les deux fonctions) mais ce sera pratique pour nous puisque, sur la réforme des collectivités, nous pourrons dorénavant dialoguer avec l'État et l'interpeller en prise directe ». Et il ne s'est pas privé de se dire « atterré par cette loi de circonstance dictée par un État surendetté », mais il espère que le Richert ministre arrivera à contrer la « majorité conservatrice et l'administration jacobine. Nous savons que vous souhaitez un régime particulier pour l'Alsace, permettant la fusion des compétences des collectivités, avec une meilleure part de proportionnelle et de parité ».

« Pas d'exercice
solitaire du pouvoir »

Le frontiste Patrick Binder, pour qui la nomination de Richert au gouvernement est « un honneur pour l'Alsace », espère qu'il « continuera à être disponible pour les Alsaciens et à les écouter ».
Philippe Richert, tout en renvoyant à Homé les contre-exemples de Catherine Trautmann qui a fait une « mauvaise opération » en abandonnant Strasbourg pour le ministère de la culture, et des maires PS de Lyon et Strasbourg qui cumulent avec un mandat parlementaire, a réitéré son engagement d'être au service de l'Alsace et du pays. « Cela ne me paraît pas incompatible, car présider une collectivité n'est pas un exercice solitaire du pouvoir mais une gouvernance partagée ; elle ne demande pas une omniprésence sur tous les dossiers. »
Il est condamné à une double efficacité, nationale et régionale. On jugera en 2012 si le défi était à taille humaine.

 


Claude Keiflin

 

15:00 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Tags : alsace, richert, homé | |  Facebook | |

dimanche, 14 novembre 2010

Réaction d'Antoine Homé à la nomination de Philippe Richert

 

Le 14 novembre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Réaction du Groupe des élus socialistes et démocrates au Conseil Régional à l’entrée de Philippe RICHERT au Gouvernement.

 

Il est de tradition que le gouvernement de notre pays compte un ministre Alsacien dans sa composition. Cela ne peut généralement qu’être bénéfique pour notre Région.

Toutefois, la nomination de Philippe RICHERT pose problème. En effet, il s’est engagé, au moment de son élection à la Présidence de la Région, à consacrer toute son énergie à cette mission.

Non seulement il n’a pas démissionné du Sénat, mais il rentre aujourd’hui au gouvernement. Cette nouvelle responsabilité, qui demande une plus grande disponibilité, lui donnera encore moins de temps pour la Région Alsace. Cela témoigne du peu d’intérêt qu’il porte au mandat qui lui a été confié en mars dernier.

De plus, son exécutif, avec l’entrée d’André REICHARDT au Sénat, est largement composé de Parlementaires, qui passent le plus clair de leur temps à Paris. Pourtant, notre Région, confrontée à une situation économique et sociale très difficile, a besoin de responsables régionaux disponibles et présents.

Il n’est pas acceptable que, dorénavant, les actions et les politiques engagées par le Conseil Régional d’Alsace soient décidées depuis Paris, même si Philippe RICHERT a soutenu le projet de recentralisation et de régression territoriale porté par le Gouvernement.

Pour notre part, nous demandons une Présidence de la Région à plein temps, pour qu’enfin se dessine une véritable vision pour notre Région et son avenir.

 

Antoine HOMÉ

Pour le groupe des élus Socialistes et Démocrates

21:26 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Tags : alsace, richert | |  Facebook | |

dimanche, 07 novembre 2010

Tribune : Non à la mise sous cloche de la Région Alsace !

Non à la mise sous cloche de la Région Alsace !

Oui à une décentralisation efficace et solidaire !

 

Philippe Richert, Président de la Région Alsace, fait aujourd’hui le choix de quitter l’Association des Régions de France (ARF), pour présider une nouvelle structure, l’Association des Elus des Régions Françaises (AERF). Cette officine téléguidée par l’Elysée est composée de trois membres du Gouvernement, d’un proche conseiller de Nicolas Sarkozy, et de la moitié des conseillers régionaux élus sur les listes conduites par l’UMP. En clair, il s’agit d’une association exclusivement composée par la droite et pour la droite, et qui ignore la pluralité des opinions.

Cette action est d’abord le constat du refus, par Philippe Richert et ses amis de l’UMP, lorsqu’ils sont minoritaires, des règles qui définissent le système démocratique de notre République. En effet, les élus de l’UMP, frustrés d’avoir perdu les élections dans vingt-trois Régions, regrettent de ne pas disposer d’assez de place à l’ARF. Mais n’est-ce pas là le principe même de la démocratie : attribuer le plus de responsabilités à ceux qui représentent le plus grand nombre ? Ce principe est d’ailleurs respecté par tous les membres des autres associations d’élus et de collectivités.

Il est ensuite fort regrettable de constater que les priorités de notre Président de Région sont aujourd’hui de se sentir « protégé » au sein d’une instance composée uniquement de sa formation politique plutôt que de travailler main dans la main, avec ses collègues Présidents des autres Régions françaises, comme le faisait Adrien Zeller, pour une « France forte de ses Régions ». En quittant l’ARF, Philippe Richert coupe le lien qui l’unissait aux autres Régions, pour ne privilégier qu’un interlocuteur : le Palais de l’Elysée. Il est donc fini le temps de la coopération et du dialogue entre l’Alsace et les autres Régions françaises.

Pourtant aujourd’hui, personne ne peut le nier, l’Etat a sévèrement mis à mal le Budget des collectivités territoriales qui, rappelons-le, assurent 73% de l’investissement public du pays. Philippe Richert critique « les jérémiades des Régions dirigées par la gauche » sur leur manque de moyens, mais leur donne tout à fait raison dans les faits. Ne vient-il pas de nous présenter des orientations budgétaires en baisse de 3% pour 2011, avec désormais 92% des recettes décidées par l’Etat alors qu’elles étaient de 75% avant 2009 ? C’est le moment qu’il choisit pour prétendre qu’il va privilégier les dépenses d’investissement par rapport à celles de fonctionnement, contrairement aux soi-disant « cigales » de la gauche. En réalité, dans les projections budgétaires de la Région Alsace, l’investissement opérationnel sera en baisse d’ici à 2012 de 43% par rapport à 2009, soit près de 130 millions d’euros, et les sacrifices portent d’abord sur les dépenses d’avenir comme les Lycées et les Trains Express Régionaux.

La droite alsacienne se dit partisane de la décentralisation alors que la réforme que ses représentants ont soutenue, entérine un recul sans précédent de celle-ci et donc un affaiblissement du pouvoir local. Au Sénat comme à l’Assemblée Nationale, les Parlementaires UMP, et notamment Philippe Richert lui-même, votent contre la décentralisation alors qu’ils prétendent la défendre lorsqu’ils sont en Alsace. Ce double langage est intolérable et bien caractéristique des méthodes politiciennes que nos concitoyens ne supportent plus.

La loi, telle qu’elle est proposée aujourd’hui, c’est la perte d’autonomie des Régions, un recul historique de la décentralisation et l’expression de la défiance du gouvernement UMP par rapport aux territoires.

Pour notre part, nous croyons à une démocratie régionale efficace et solidaire, proche des citoyens qui donne toute sa place à la décision locale comme cela se fait partout en Europe : c’est dans cet esprit que nous continuerons à nous battre pour une « France forte de ses régions ».

 

Antoine HOMÉ

Président du groupe des élus Socialistes et Démocrates

Pour le groupe des élus Socialistes et Démocrates au Conseil Régional d’Alsace

11:09 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Tags : alsace, région | |  Facebook | |