vendredi, 16 octobre 2009

L'Alsace : Wittelsheim Manifestation contre la fermeture du bureau de « L'Alsace »

Wittelsheim Manifestation contre la fermeture du bureau de « L'Alsace »

 

Des élus et de nombreux habitants de tout le Bassin potassique sont venus dire leur attachement au bureau du journal « L'Alsace », hier matin, à Wittelsheim. Photo Edouard Cousin


Entre 150 et 200 personnes ont participé à une action de protestation, hier matin, en face du bureau du journal « L'Alsace » à Wittelsheim. Cette manifestation, à l'appel du syndicat Filpac CGT du groupe « L'Alsace-Le Pays », avait pour but de réclamer le maintien du bureau de notre quotidien, appelé à fermer ses portes d'ici la fin de l'année 2009.

De nombreux élus du Bassin potassique, le conseiller général Pierre Vogt, son prédécesseur Charles Wilhelm, des maires et adjoints de Wittelsheim, Staffelfelden, Wittenheim, Pulversheim et Bollwiller sont venus participer au mouvement.

Le maire de Wittenheim et conseiller régional, Antoine Homé a estimé que la présence de « L'Alsace » dans le secteur était « une forme de service public ». Se réjouissant de la présence d'élus de toutes sensibilités politiques, il a estimé que cette manifestation s'inscrivait « dans l'esprit du Bassin potassique, une terre de lutte et de mobilisation ».

Yves Goepfert, premier adjoint à Wittelsheim, a ajouté : « On tient à notre journal qui fait partie de la ville ».

Même constat de Charles Wilhelm : « L'Alsace fait partie de notre vie. On y vient quand on a un petit problème à régler ». Et d'Antoine Martinken, représentant la commune de Bollwiller, de souligner : « Cette agence est un point de chute, un point de rencontre, un point de conseil... »

É.C.


dimanche, 04 octobre 2009

L'Alsace : Jacques Bigot veut croire en l'union avec les Verts

Régionales Bigot veut encore croire en l'union avec les Verts

 

Le président de la CUS n'entend plus jouer les figurants au conseil régional. Photo Jean-Marc Loos.


Plébiscité par les militants -- il a obtenu 87 % des suffrages -- comme tête de liste régionale du PS, Jacques Bigot se veut « l'artisan d'un large rassemblement ».

Il reconnaît avoir hésité jusqu'au bout, avant d'annoncer sa candidature in extremis. « Mais une fois que j'ai décidé, je suis déterminé », assure le président de la Communauté urbaine de Strasbourg, Jacques Bigot, adoubé par ses camarades pour mener -- pour la 3e fois -- la liste du PS aux régionales. Il fera équipe, dans le Haut-Rhin avec le maire de Wittenheim, Antoine Homé, qui est plus à gauche que lui. « Antoine Homé représente ce Bassin potassique plus ouvrier. On n'est pas en terre de démocratie chrétienne », observe-t-il, en se reconnaissant dans cette filiation, lui qui comme étudiant a donné des « cours de religion à Fustel ».

Attablé devant un solide cassoulet, le maire d'Illkirch note que les raisons qui l'avaient fait hésiter n'ont pas disparu. Il est toujours convaincu de la nécessité impérieuse d'« un rassemblement avec les Verts ». « Et je pense être plus que d'autres l'artisan de ce rassemblement », martèle-t-il, en faisant état de sa volonté d'ouvrir la discussion avec leurs dirigeants qu'il côtoie régulièrement à la CUS ou au conseil régional.

Tout se discute

« Mon score m'autorise à proposer ce rassemblement », soutient-il, en allant jusqu'à observer que « tout se discute ». Y compris la tête de liste ? Et de lancer aux Verts qui veulent faire liste à part au premier tour : « Est-ce qu'on veut gouverner ou être dans l'opposition ? Pour gagner il faut arriver en tête devant l'UMP. Et cela n'est possible que si on se rassemble ! » Car là est bien la question qui taraude Jacques Bigot. À 57 ans, l'avocat strasbourgeois, qui ne passe plus qu'une matinée -- et encore -- dans son cabinet, n'a plus envie de jouer les figurants. Si sa philosophie n'est pas faite sur le cumul entre présidence de la Région et celle de la CUS -- il aura le temps d'aviser -- il n'y voit pas d'incompatibilité majeure. Même « la future métropole qui ne sera qu'une communauté urbaine avec des compétences élargies » ne devrait pas empiéter sur la gestion du conseil régional. D'autant qu'il se dit persuadé qu'en matière de développement économique -- un des axes majeurs de la politique qu'il veut développer, avec la mise en place d'un observatoire économique -- « la Région devra collaborer avec les trois grandes agglomérations ». « Adrien Zeller l'avait bien compris : pour la présence de l'Alsace en 2010 à Shanghai, il avait demandé que la CUS se joigne à la Région. J'avais proposé d'y rajouter la Camsa », explique-t-il, persuadé que les futures métropoles, pour se mesurer à leurs concurrentes européennes, auront surtout besoin de moyens financiers ! Mais la Région devra aussi lancer de grands débats publics, notamment sur l'avenir de Fessenheim, tout en sachant que « son président n'a aucun pouvoir pour décider sa fermeture ». D'après les statuts du PS, Jacques Bigot devra, d'ici le 3 décembre, choisir les socialistes de la liste. Mais il « veut tout de suite avoir des échanges avec des élus non encartés et des représentants de la société civile ». Il répète ne pas croire en une fusion concoctée en 48 heures. Sauf en cas de nécessité avec le MoDem... Et d'avance, il promet de « ne pas dire du mal de Philippe Richert », convaincu qu'il est que son principal adversaire « ne dira pas de mal de lui ». Pour lui, « ce sera une campagne digne »

Yolande Baldeweck


samedi, 19 septembre 2009

DNA : Et de trois pour Jacques Bigot

Élections régionales / Tête de liste du PS
Et de trois pour Jacques Bigot

 

Jacques Bigot, lundi, lors de l'élection du président du conseil régional. Il a fait le plein des voix de l'intergroupe PS-Verts qu'il préside depuis 2004. (Photo DNA - Jean-Christophe Dorn)
Jacques Bigot a fini par céder à l'insistante pression des responsables du PS : il conduira la liste aux régionales, si les militants en sont d'accord, ce qui ne fait aucun doute.

Le président de la CUS et maire d'Illkirch a longtemps hésité à déposer sa candidature. C'est fait depuis hier, en fin de matinée, alors que le dernier délai était fixé à minuit. Homme de rassemblement, Jacques Bigot, avait conduit en 1998 et 2004 une liste d'union avec les écologistes dès le premier tour.
En 2010, les Verts, forts de leur succès aux européennes, ont décidé de présenter au 1er tour une liste écologiste élargie, sous le sigle d'Europe écologie Alsace. Une stratégie décevante pour Bigot, président de l'intergroupe PS-Verts au conseil régional. « J'ai l'impression que douze années de travail en commun sont foutues en l'air », a-t-il dit à ses colistiers écologistes la semaine dernière lors d'une réunion de groupe (DNA de dimanche).

Il ne désespère pas
de convaincre les Verts

Ses amis socialistes, à commencer par Roland Ries, ont su se montrer convaincants. Jacques Bigot est le seul socialiste, en dehors du maire de Strasbourg et de la députée européenne Catherine Trautmann, qui ait une vraie notoriété régionale. C'est lui, ont calculé ses camarades, qui a les meilleures chances de maintenir le PS en tête des listes de gauche et de ne pas se faire devancer par la liste écologiste.
D'ailleurs, il « ne désespère pas » d'arriver à convaincre les Verts de constituer une liste de « large rassemblement » dès le premier tour. En 2004, rappelle-t-il, ce n'était pas évident non plus à six mois du scrutin, mais il avait su faire les concessions qu'il fallait pour y parvenir.
Dans sa déclaration de candidature, Jacques Bigot propose « d'offrir une alternative à une UMP avide de disposer de tous les pouvoirs, pour une Alsace solidaire et ouverte, en construisant une liste rassemblant, au-delà de nous-mêmes, toutes celles et ceux qui refusent la remise en cause de ces valeurs dans notre région ». Son offre de rassemblement s'étend-elle aux centristes du MoDem ? « Ils ont d'abord besoin de clarifier leur position. Mais pourquoi pas si on arrive à construire une liste décentralisatrice et alternative à la droite ? »

Les militants consultés
le 8 octobre

Le 8 octobre, Jacques Bigot sera seul à se présenter aux suffrages des adhérents du PS. Antoine Homé, conseiller régional et maire de Wittenheim, qui avait déposé sa candidature en début de semaine, l'a retirée. « J'avais indiqué que si Jacques Bigot devait y aller, je le soutiendrais. Il a toutes les qualités pour être président de la Région. Je l'ai rencontré ce matin (hier) à Strasbourg et nous avons convenu que je serai le chef de file de la liste PS dans le Haut-Rhin. Au raidissement de la droite qu'on a pu constater lundi (lors de l'élection du président Reichardt), nous opposerons une majorité plus tolérante. Nous ferons des propositions audacieuses pour replacer l'Alsace parmi les régions qui gagnent », dit Antoine Homé. Lui aussi souhaite « le rassemblement de tous ceux qui se reconnaissent dans un projet d'alternance. »


Claude Keiflin

L'Alsace : Jacques Bigot part en binôme avec Antoine Homé

Jacques Bigot part en binôme avec Antoine Homé

 


Après avoir longuement hésité, le maire d'Illkirch, Jacques Bigot, président de la Communauté urbaine de Strasbourg, a décidé de se présenter aux régionales, comme tête de liste PS. Antoine Homé a retiré sa candidature.

Pour la troisième fois depuis 1998, Jacques Bigot repartira à la bataille au nom des socialistes. En 2004, il avait fait l'union avec les Verts. Cette fois-ci, les écologistes, forts de leur score des européennes qui leur a permis de dépasser le PS en Alsace, ont décidé de partir seuls à la bataille avec le secret espoir d'arriver, au soir du premier tour, en tête de la gauche. Dès lors, ses amis -- parmi lesquels Roland Ries -- après avoir évoqué « un saut générationnel » avec un ou une trentenaire comme tête de liste, ont préféré jouer la sécurité. Jacques Bigot serait le mieux à même d'éviter au PS l'humiliation d'une négociation avec les Verts en mauvaise posture. S'il a hésité, c'est parce qu'il tenait à à cette union qui semble désormais difficile, voire impossible. « Ceux qui m'ont poussé estiment que je pourrai être le mieux placé pour être l'artisan de ce rassemblement », commentait-il hier.

Dès lors, le maire de Wittenheim, Antoine Homé, qui avait fait acte de candidature (nos éditions de mercredi), après avoir rencontré Jacques Bigot et Roland Ries hier matin, l'a retirée, en se félicitant que le porte-parole du groupe PS-Verts au conseil régional ait décidé d'y aller. « C'est une candidature d'unité. Toutes les conditions sont réunies pour préparer l'alternance », soutient le Haut-Rhinois qui sera chef de file dans son département. « Nous formerons un binôme », indique Antoine Homé, qui croit « l'alliance à construire entre la gauche et les Verts pour le premier tour » encore réalisable.

vendredi, 18 septembre 2009

Jacques Bigot candidat à la tête de liste régionale

Ce matin, j'ai rencontré Jacques Bigot qui m'a annoncé sa candidature et m'a indiqué qu'il souhaitait conduire cette campagne en "binôme" avec moi comme tête de liste dans le Haut-Rhin.

Je lui ai répondu que j'étais d'accord avec cette proposition et que, conformément à ce que j'avais toujours dit, je me retirerais de la candidature à la tête de liste régionale et que mon soutien lui était acquis.

Ce qui m'importe avant tout, c'est l'unité du PS alsacien et surtout de pouvoir proposer une alternative politique aux alsaciennes et aux alsaciens : aujourd'hui, la construction d'une majorité nouvelle est possible et cela demande de poursuivre les efforts de rassemblement de l'ensemble de la gauche, des écologistes et de toutes celles et ceux qui refusent de perpétuer la majorité sarkozyste et veulent redonner l'espoir à nos concitoyens.

mercredi, 16 septembre 2009

Ma déclaration de candidature

Hier après-midi, j'ai déposé ma candidature auprès de l'Union Régionale Alsace du Parti Socialiste. Vous trouverez ci-joint le texte de cette déclaration :

Le 15 septembre 2009,

 

 

Messieurs les Secrétaires de l’Union Régionale du Parti Socialiste,

Messieurs les Premiers Secrétaires Fédéraux,

Chers camarades,

 

Par la présente, j’ai l’honneur de proposer aux militants de notre parti ma candidature pour être le premier des socialistes lors du scrutin régional du printemps prochain.

 

Si je ne déclare cette candidature qu’aujourd’hui, alors que la période de dépôt des candidatures est ouverte depuis une semaine, c’est parce que, fidèle à l’engagement que j’ai souscrit, j’ai souhaité laisser à Jacques Bigot, qui aurait eu mon soutien, le temps de candidater : il ne l’a pas fait à ce jour et conformément à ce que j’avais indiqué en toute transparence, le temps est venu pour moi de déclarer ma candidature et d’indiquer quelles sont les motivations qui me conduisent à aspirer à cette charge.

 

Elles sont d’abord de contribuer au véritable renouveau dont notre région a besoin : l’Alsace, que j’aime passionnément, doit absolument prendre un nouveau départ et seules des politiques audacieuses et innovantes peuvent la faire émerger du marasme économique dans lequel elle est engluée. Ce n’est pas la nouvelle majorité sarkozyste construite sur une base sectaire, en contradiction avec les idées et les pratiques du défunt Président Zeller, qui pourra redonner à l’Alsace le dynamisme et l’enthousiasme créatif dans tous les domaines qui sont nécessaires pour qu’elle reprenne sa place parmi les régions françaises florissantes.

 

Ma candidature est celle d’un militant socialiste engagé, d’un élu de proximité, présent sur le terrain depuis 1995 qui connait bien l’institution régionale pour y siéger depuis six ans et qui a sillonné l’Alsace depuis des années tant au titre de ses engagements publics et politiques que familiaux : né à Mulhouse, ayant grandi à Wittenheim, j’ai vécu plusieurs années à Strasbourg et ma famille maternelle réside à Durrenbach, dans l’Outre-Forêt.

 

J’invite chaleureusement toutes les militantes et tous les militants de notre parti à s’unir autour d’une candidature de rassemblement des socialistes puis de l’ensemble de la gauche et des écologistes. Notre objectif sera de proposer, avec une liste qui donne sa place à toutes les sensibilités, un véritable contrat de gouvernance permettant de construire un meilleur avenir pour les alsaciennes et les alsaciens.

 

Amitiés socialistes,

 

Antoine Homé

L'Alsace : Dépôt de ma candidature

Régionales Antoine Homé (PS) dépose sa candidature

Le maire de Wittenheim, Antoine Homé, conseiller régional socialiste, a déposé, hier, sa candidature comme tête de liste pour les régionales de mars auprès de l'Union régionale du PS. « Il n'est pas possible d'attendre vendredi soir minuit pour faire acte de candidature », souligne le président de l'Union des élus socialistes et républicains du Haut-Rhin, en indiquant avoir attendu jusqu'à présent pour permettre au porte-parole du groupe PS au conseil régional, Jacques Bigot, de se déclarer. « S'il devait le faire d'ici la clôture des candidatures, je serais prêt à travailler avec lui », poursuit le prétendant haut-rhinois qui bénéficie du soutien de la fédération. Bien qu'issu de la gauche du PS, il en appelle à « un large rassemblement de la gauche, avec les Verts, pour préparer l'alternance à la majorité sarkozyste ».


DNA : Annonce de ma candidature

Élection / Régionales 2010
Antoine Homé candidat à la tête de liste PS

 


Antoine Homé a déposé hier sa candidature pour conduire la liste régionale du PS aux élections régionales de mars 2010. Il estime que « le temps était venu » pour se positionner sans attendre la décision de Jacques Bigot qui a jusqu'à vendredi minuit pour faire acte de candidature.
Conseiller régional, maire de Wittenheim et président de l'union des élus socialistes et républicains du Haut-Rhin, il défend une « majorité de progrès qui rassemble la gauche et les Verts » dès le premier tour. Se définissant comme un « militant engagé », Antoine Homé veut proposer « une politique innovante pour faire sortir l'Alsace du marasme économique » face à une majorité « plus sarkozyste que zellerienne ».


mardi, 08 septembre 2009

DNA : Fête de la Concorde à Mulhouse

Politique / Benoît Hamon à la Fête de la concorde
« Les jours de Bockel à la tête de Mulhouse sont comptés »

 

Il n'y aura plus de Fête de la rose à Mulhouse mais la Fête de la concorde où seront toujours distribuées des roses.

« On a comptabilisé 805 billets sur le site, dont 450 repas ». Pour Thierry Sother, élu de la liste municipale d'opposition de gauche Un souffle nouveau pour Mulhouse, le résultat de la première Fête de la concorde est inespéré. « Le beau temps a joué pour nous. Nous avons eu un temps de rentrée politique agréable. »
Dans l'assistance au moment des interventions politiques, il y avait, entre autres, la sénatrice Patricia Schillinger, les conseillers régionaux Jo Spiegel (maire de Kingersheim, président de la Camsa) et Martine Diffor, les conseillers généraux Antoine Homé (maire de Wittenheim), Gilbert Buttazzoni, le maire de Flaxlanden Claude Frey, Catherine Hoffarth (ex-secrétaire fédérale), mais aussi l'ancien maire de Morschwiller Jean-Paul Wurth et l'ancienne adjointe de Mulhouse Monique Leborgne, ou encore Jean-Louis Hoffet (conseiller de Munster), Paul Meyer conseiller communautaire de Strasbourg.
Si le porte parole national Benoît Hamon ne s'est pas trop attardé sur le cas du maire et secrétaire d'État, il a tout de même estimé que « les jours de Bockel à la tête de Mulhouse sont comptés. Bockel a eu la chance d'être dans l'ombre d'Éric Besson, le traître absolu, sur qui se sont focalisées les critiques ». Avant son intervention, Benoît Hamon a prédit en aparté, à Pierre Freyburger et Karim Kacel, que « la Gauche moderne, ça n'existera plus dans deux ans ».
Après avoir rendu un vibrant hommage au regretté Roger Imbéry, Pierre Freyburger, a cité les personnalités présentes et remercié avec insistance Antoine Homé « pour son soutien indéfectible ». Le chef de file de l'opposition de gauche à Mulhouse votera pour le maire de Wittenheim comme tête de liste aux Régionales et non pour Jo Spiegel, pourtant pressenti par quelques ténors socialistes alsaciens comme Yves Bigot, président de la Communauté urbaine de Strasbourg.


E.Ch.

lundi, 07 septembre 2009

DNA : Chuchotements

JACQUES BIGOT
Pressé et pas pressé

 


Les militants alsaciens du PS éliront leur tête de liste pour les régionales le 8 octobre. Les inscriptions seront closes le 18 septembre. Jacques Bigot, président de l'intergroupe PS-Verts, attendra le dernier moment pour dire si oui ou non il conduira la liste PS, comme en 1998 et 2004. Tous les dirigeants du PS le pressent d'y aller. Ils craignent la foire d'empoigne interne s'il renonce. Mais lui a de bonnes raisons d'hésiter. S'il gagne et devient président de la Région, il devra abandonner la mairie d'Illkirch et la présidence de la CUS. L'autre risque est de faire un score quelconque face à Philippe Richert.

HOMÉ

Dans les
starting-blocks

Estimant qu'il n'y a « pas de temps à perdre », la sénatrice PS du Haut-Rhin Patricia Schillinger a écrit à Martine Aubry pour défendre la candidature d'Antoine Homé à la tête de la liste PS aux régionales de 2010 si Jacques Bigot ne se présente pas. Le maire de Wittenheim soutiendra son collègue d'Illkirch si celui-ci part à la bataille dans le cadre d'un ticket Bigot-Homé. Antoine Homé « exhorte » par ailleurs les Verts et l'ensemble de la gauche à s'unir le plus largement dès le premier tour autour d'un « projet de qualité » sans parler le moins du monde d'une alliance avec le MoDem.

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