mercredi, 16 septembre 2009

DNA : Annonce de ma candidature

Élection / Régionales 2010
Antoine Homé candidat à la tête de liste PS

 


Antoine Homé a déposé hier sa candidature pour conduire la liste régionale du PS aux élections régionales de mars 2010. Il estime que « le temps était venu » pour se positionner sans attendre la décision de Jacques Bigot qui a jusqu'à vendredi minuit pour faire acte de candidature.
Conseiller régional, maire de Wittenheim et président de l'union des élus socialistes et républicains du Haut-Rhin, il défend une « majorité de progrès qui rassemble la gauche et les Verts » dès le premier tour. Se définissant comme un « militant engagé », Antoine Homé veut proposer « une politique innovante pour faire sortir l'Alsace du marasme économique » face à une majorité « plus sarkozyste que zellerienne ».


DNA : La ZAC du Parc des Collines

Développement / Parc des Collines
ZAC n° 2: c'est parti

 

Visite sur le chantier de la nouvelle tranche du parc des collines avec notamment Jean-Marie Bockel, Jean-Denis Bauer et Robert Pellissier. (Photo DNA-Philip Anstett)
Arrêté pendant un an pour cause de fouilles, le chantier de la deuxième tranche de la ZAC du Parc des Collines redémarre. Après avoir accueilli un site gaulois, un domaine agricole gallo-romain du 1er siècle et un nécropole mérovingienne du 7e siècle, le parc se prépare à l'arrivée de nouvelles activités économiques.

Le chantier aborde la phase des travaux de viabilisation. Ils seront terminés fin novembre. Car les terrains seront mis à disposition des entreprises dès la fin de l'année, a expliqué Robert Pellissier, directeur de la SERM (Société d'Equipement de la Région mulhousienne) aux maires concernés, Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse et secrétaire d'Etat, Jean-Denis Bauer, maire de Didenheim, M. Isselé, adjoint représentant le maire de Morschwiller-le-Bas mais aussi Antoine Homé, alors vice-président de la Camsa chargé de l'aménagement.
Douze entreprises ont pris contact avec la SERM pour une éventuelle installation dans cette ZAC :« Des contacts de qualité », précise Yves-Marie Mourlat en charge de la commercialisation. Quatre permis devraient être déposés dans les prochains mois.

Etre prêt pour la reprise

Bien sûr cette commercialisation démarre dans un contexte moins favorable qu'en 2008 au moment des fouilles :« Mais la question est de préparer la reprise, même si la donne n'est plus la même qu'avant. Le premier qui disposera d'une offre de qualité sera gagnant. Nous devons être prêt pour quand, d'une manière ou d'une autre, il y aura reprise », a insisté Jean-Marie Bockel.
Sont susceptibles de s'intéresser à une implantation dans cette nouvelle tranche, des entreprises à la recherche d'un site économique, facile d'accès et d'un parking, analyse Robert Pellissier.
Bien sûr, l'effet zone franche attise l'intérêt des entreprises. Le risque existe de voir des entreprises repartir dès que l'effet zone franche sera stoppé :« On ne peut pas l'empêcher, relativise Jean-Marie Bockel, il y a toujours des effets pervers à un dispositif, mais en ce qui concerne Mulhouse on est à la marge. Alors que la création de la zone a eu un effet accélérateur. »
Autre argument en faveur de ce parc des collines :le fait qu'une offre diversifiée soit faite aux entreprises. Elle s'ajoute par exemple à l'offre qui pourra se faire sur le carreau Marie-Louise :« Nous allons mettre en place un schéma directeur des zones d'activité », note encore Antoine Homé, maire de Wittenheim qui plaide pour le développement endogène :« Nous avons besoin de retrouver des centres de décision en local ». De ces entreprises qui grandiront et créeront des emplois dépend le futur développement du territoire.


F.Z.

2 500 emplois

La première tranche de la ZAC Parc des Collines accueille aujourd'hui près de 300 entreprises pour un effectif de 2 500 personnes. Philippe Maitreau, adjoint au maire, estime que sur le nombre de ces emplois, près de 50 % sont des créations nettes. Les entreprises implantées sont très diverses, industrielles, de services, professions libérales, jeunes entreprises débutantes. Un travail de fond est réalisé par ailleurs pour sensibiliser les jeunes universitaires désireux de créer des entreprises et les inciter à privilégier ce territoire pour s'y installer.

samedi, 12 septembre 2009

L'Alsace : Duel fratricide en perspective au conseil régional

Politique Duel fratricide en perspective au conseil régional

 


Il y aura bien deux candidats issus de la majorité d'Adrien Zeller (UMP), lundi, lors de l'élection du président du conseil régional. L'opposition, déjà, se régale.

La réunion destinée à départager André Reichardt, candidat élu au sein du groupe UMP et apparentés (20) et Bernard Stoessel, soutenu au départ par le groupe centriste (7), n'a pas abouti à une clarification. « Je serai bien candidat lundi, mais je n'ai rien à dire », a déclaré le président par intérim, à l'issue de cette rencontre au cours de laquelle certains de ses amis ou alliés l'avaient sommé d'en dire plus sur sa stratégie.

« Il a pris une position de coeur, parlant de la fidélité à Adrien Zeller. Les autres élus centristes ont pris une position de raison », explique un des participants à cette réunion. Si Odile Uhlrich-Mallet et Danièle Meyer, toutes deux MoDem, ont pris position pour lui qui est un ex-Modem, les quatre autres élus issus de l'UDF, dont le vice-président René Danési, ont indiqué qu'ils soutiendraient André Reichardt, « au nom de l'union mise en place en 2004 » et qu'ils veulent voir perdurer « pour six mois et au-delà ». Et parce qu'ils ne souhaitent pas donner l'image d'une majorité divisée, dans la perspective de mars prochain. « C'est une démarche personnelle », a simplement répondu Bernard Stoessel.

Ce qui n'a pas manqué d'interpeller une bonne partie des élus présents. Car s'il se présente, c'est en bonne logique pour être élu. Or la mathématique électorale joue contre lui. Le centriste dispose a priori de trois voix, contre 24, voire 26 (avec les deux ex-FN) à André Reichardt, à condition qu'il n'y ait aucune défection dans son camp. Il en faut 24 pour être élu au 1er tour, ce qui semble à la portée du candidat UMP, la majorité relative suffisant au 3e tour.

Rupture

Sauf qu'après avoir déclaré qu'ils n'arbitreraient pas le duel au sein de la droite, les socialistes et verts ont compris tout l'intérêt qu'ils pourraient tirer de l'étalage des zizanies de la majorité actuelle au grand jour. En votant pour Bernard Stoessel, la gauche lui assure au minimum 15 voix. « Nous avons une stratégie très ouverte. Il y a un candidat plus dur et un candidat plus centriste », note de manière ambiguë l'écologiste Andrée Buchmann. « Le choix de présenter André Reichardt constitue une rupture par rapport aux années du mandat d'Adrien Zeller, en particulier sur la conception de la Région », renchérit le socialiste Antoine Homé, en précisant que l'intergroupe s'exprimera lundi. Les 12 PS et verts arriveront-ils à convaincre des élus apparentés UMP de les rejoindre ? Accepteraient-ils l'appoint des 6 voix du FN ? Autant de questions qui se poseront concrètement.

Après l'élection du président, les élus devront mettre en place la commission permanente, à la proportionnelle. André Reichardt s'est engagé, auprès des centristes, « s'il est élu, à respecter les équilibres actuels ». Il est « prêt aussi à travailleJr avec Bernard Stoessel ». Et dans le cas contraire ?

Yolande Baldeweck

DNA : La CAMSA est morte, vive la CARMA

Au Parc Expo / Conseil communautaire
La Camsa est morte, vive la Carma !

 

La séance était historique. Hier soir, les conseillers communautaires de la Camsa ont approuvé à main levée, à l'unanimité sans abstention, la constitution d'une communauté d'agglomération élargie. La Camsa est morte, vive la Carma !

« Cette démarche historique fera date », a insisté Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse qui présidera aux destinées de la future Carma, avec à ses côtés les deux vice-présidents Jo Spiegel et Olivier Becht. « Nous travaillons pour nos concitoyens, ceux qui nous ont mandatés et pour nos enfants. Nous souffrions de ce handicap de n'être pas unis et dans le cadre de la compétition des territoires, cela devenait un vrai souci, un vrai handicap. »

Jo Spiegel ovationné

Mais pour arriver à cette séquence émotion de ce vendredi, le chemin à parcourir a été long comme l'a rappelé Jo Spiegel. « Nous sommes à la vingtième édition de ce document unique, depuis des mois nous débattons, nous échangeons », a-t-il souligné en saluant la fantastique évolution qui a été construite peu à peu par le Club des 22 en un an, le rôle moteur de certains élus dans des environnements qui n'ont pas été faciles, remerciant les conseillers et les maires qui tous ont été guidés par l'éthique du bien commun.
Pour cette dernière séance, Jo Spiegel a encore tenu à resituer la future «grande agglo» dans son contexte :«J'entends parler de Grand Mulhouse ou de Grande agglo, mais en fait nous adaptons notre gouvernance à un territoire pertinent, déjà vécu, pratiqué par les habitants, qu'ils fabriquent dans leur quotidien et qui va dans le sens de l'histoire».
Jo Spiegel et ses collègues maire du bassin potassique avaient déjà franchi une première étape en 2004 en faisant alliance avec la ville centre. «Nous avions traversé les mêmes doutes, mais c'est un processus que nous avions ardemment souhaité. Nous ne sommes pas propriétaires de nos territoires, nous travaillons pour le bienfait d'une agglomération unie qui s'exprimera avec le temps», a-t-il conclu avant d'être ovationné par la salle.

Paroles d'élus

Tous les élus qui ont pris la parole les uns après les autres ont ensuite tous insisté sur un point majeur. Cette Carma se construit sur les ruines des égoïsmes mais pour l'intérêt général :« Je souhaite que ce soit le meilleur pour tous nos concitoyens », a dit Jean-Denis Bauer, maire de Didenheim. « Nous formerons une même famille », a renchéri André Clad, maire de Lutterbach. « Nous construiront une nouvelle histoire pour le seul bien-être de nos concitoyens », a ajouté Stanislas Pilarz, maire de Staffelfelden. « Nous allons offrir du sens à nos concitoyens, sur un territoire plus pertinent, on pourra faire de grandes choses », a estimé pour sa part Richard Lazek pour Bollwiller. « Après des temps de crainte et d'interrogation, je suis très fière », s'est réjouie Josiane Mehlen, maire de Morschwiller le Bas. « Après 30 ans de je t'aime moi non plus, parlons maintenant Carma », a conclu Vincent Hagenbach (Richwiller). Heureux, c'était aussi le cas pour Antoine Homé (Wittenheim) :« nous avons enfin cette taille critique qui nous permet d'être présent ». Et Joseph Goester a eu le mot de la fin. En pionnier de l'intercommunalité avec Jean-Marie Bockel, il a déclaré « ne rien regretter. Nous avions une vision futuriste, nous étions sur la bonne voie. » Il a fini sur ce mot d'humour qui s'entendra encore souvent :« Ce sera la révolution pour l'agglomération. On chantera la Carmagnole. »


Françoise Zimmermann

mardi, 08 septembre 2009

DNA : Fête de la Concorde à Mulhouse

Politique / Benoît Hamon à la Fête de la concorde
« Les jours de Bockel à la tête de Mulhouse sont comptés »

 

Il n'y aura plus de Fête de la rose à Mulhouse mais la Fête de la concorde où seront toujours distribuées des roses.

« On a comptabilisé 805 billets sur le site, dont 450 repas ». Pour Thierry Sother, élu de la liste municipale d'opposition de gauche Un souffle nouveau pour Mulhouse, le résultat de la première Fête de la concorde est inespéré. « Le beau temps a joué pour nous. Nous avons eu un temps de rentrée politique agréable. »
Dans l'assistance au moment des interventions politiques, il y avait, entre autres, la sénatrice Patricia Schillinger, les conseillers régionaux Jo Spiegel (maire de Kingersheim, président de la Camsa) et Martine Diffor, les conseillers généraux Antoine Homé (maire de Wittenheim), Gilbert Buttazzoni, le maire de Flaxlanden Claude Frey, Catherine Hoffarth (ex-secrétaire fédérale), mais aussi l'ancien maire de Morschwiller Jean-Paul Wurth et l'ancienne adjointe de Mulhouse Monique Leborgne, ou encore Jean-Louis Hoffet (conseiller de Munster), Paul Meyer conseiller communautaire de Strasbourg.
Si le porte parole national Benoît Hamon ne s'est pas trop attardé sur le cas du maire et secrétaire d'État, il a tout de même estimé que « les jours de Bockel à la tête de Mulhouse sont comptés. Bockel a eu la chance d'être dans l'ombre d'Éric Besson, le traître absolu, sur qui se sont focalisées les critiques ». Avant son intervention, Benoît Hamon a prédit en aparté, à Pierre Freyburger et Karim Kacel, que « la Gauche moderne, ça n'existera plus dans deux ans ».
Après avoir rendu un vibrant hommage au regretté Roger Imbéry, Pierre Freyburger, a cité les personnalités présentes et remercié avec insistance Antoine Homé « pour son soutien indéfectible ». Le chef de file de l'opposition de gauche à Mulhouse votera pour le maire de Wittenheim comme tête de liste aux Régionales et non pour Jo Spiegel, pourtant pressenti par quelques ténors socialistes alsaciens comme Yves Bigot, président de la Communauté urbaine de Strasbourg.


E.Ch.

lundi, 07 septembre 2009

DNA : Chuchotements

JACQUES BIGOT
Pressé et pas pressé

 


Les militants alsaciens du PS éliront leur tête de liste pour les régionales le 8 octobre. Les inscriptions seront closes le 18 septembre. Jacques Bigot, président de l'intergroupe PS-Verts, attendra le dernier moment pour dire si oui ou non il conduira la liste PS, comme en 1998 et 2004. Tous les dirigeants du PS le pressent d'y aller. Ils craignent la foire d'empoigne interne s'il renonce. Mais lui a de bonnes raisons d'hésiter. S'il gagne et devient président de la Région, il devra abandonner la mairie d'Illkirch et la présidence de la CUS. L'autre risque est de faire un score quelconque face à Philippe Richert.

HOMÉ

Dans les
starting-blocks

Estimant qu'il n'y a « pas de temps à perdre », la sénatrice PS du Haut-Rhin Patricia Schillinger a écrit à Martine Aubry pour défendre la candidature d'Antoine Homé à la tête de la liste PS aux régionales de 2010 si Jacques Bigot ne se présente pas. Le maire de Wittenheim soutiendra son collègue d'Illkirch si celui-ci part à la bataille dans le cadre d'un ticket Bigot-Homé. Antoine Homé « exhorte » par ailleurs les Verts et l'ensemble de la gauche à s'unir le plus largement dès le premier tour autour d'un « projet de qualité » sans parler le moins du monde d'une alliance avec le MoDem.