mardi, 14 février 2012
Communiqué de presse au sujet des suppressions de postes dans l'Education Nationale
Réaction
Antoine Homé : « Redonnons un avenir à l'Education nationale »
Dans un communiqué, Antoine Homé, conseiller régional et maire de Wittenheim indique :
« De nouvelles mesures concernant la carte scolaire vont être annoncées pour la rentrée 2012/2013. Elles prévoient la suppression de 108 postes d'enseignants dont 56 postes RASED dans le Haut-Rhin. Ces suppressions impacteront directement la qualité de l'enseignement donné à nos enfants et entraîneront des fermetures de classes dans de nombreuses communes du Bassin Potassique, du Pays Thur-Doller et des cantons de Soultz et Ensisheim.
On ne peut que déplorer que le gouvernement UMP et ses représentants locaux poursuivent la casse du service public de l'Education Nationale dans une logique purement comptable.
Pourtant, l'Education devrait être la priorité pour l'avenir de notre pays. Au cours des campagnes présidentielles et législatives qui s'annoncent, François Hollande et l'ensemble des candidats du Parti Socialiste porteront une politique ambitieuse pour que l'Ecole retrouve les moyens humains et financiers qui lui permettront de garantir la réussite pour tous. »
17:01 Publié dans A Wittenheim, Au PS, En Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Articles de presse relatifs à la Séance plénière du 13 février 2012
Conseil d'alsace La Région approuve la fusion
Conseil d'Alsace :des «réserves » qui questionnent
L'adoption hier par le conseil régional de la résolution en faveur du Conseil d'Alsace a été plombée par le projet de rapport du conseil général du Haut-Rhin qui ferait peser un risque juridique sur le processus.
« Ce sera très compliqué. » Cette petite phrase lâchée par un proche de Philippe Richert résume le sentiment laissé par le débat de l'assemblée régionale sur le Conseil d'Alsace. La majorité et les écologistes (35 voix) ont bien approuvé hier en des termes identiques la résolution en faveur de la fusion de la Région et des deux Départements, adoptée lors du congrès du 1er décembre à Colmar. Les élus FN se sont abstenus et le groupe Socialistes et Démocrates n'a pas pris part au vote.
Mais le conseil général du Haut-Rhin semble ne pas vouloir emprunter le même chemin ; ce qui a plombé l'atmosphère. Or, pour avoir une valeur juridique, la résolution doit être adoptée par les trois collectivités en des termes « convergents ».
Trop content de souligner la « guerre des ego » entre les trois présidents UMP et de justifier la non-participation de son groupe au vote, Antoine Homé (PS) a annoncé que le rapport préparé par le conseil général du Haut-Rhin avait été « modifié ». La fusion des collectivités est mise « sous réserve ». « Je vous presse de ramener M. Buttner à plus de raison ! », a lancé le socialiste à Philippe Richert en estimant que la disposition haut-rhinoise « rend impossible la suite » du processus.
Philippe Richert s'est bien gardé de s'immiscer dans les affaires haut-rhinoises en répétant qu'il s'agissait d'abord de confirmer ce que la Région avait déjà approuvé à l'unanimité le 7 mai. « Nous n'avons pas besoin d'avoir le mot pour mot. Le vote proposé par Charles Buttner repose sur la création du Conseil d'Alsace par fusion avec des compétences nouvelles et sur le référendum en demandant à ce que le groupe projet fasse son travail. Sur le fond, l'opposition est moins flagrante que sur la forme », se rassure Philippe Richert. L'argument ne convainc pas Antoine Homé qui considère que la position de Charles Buttner pose un « problème juridique ».
À l'opposé, Philippe Richert a trouvé un fervent avocat du Conseil d'Alsace en la personne de Jacques Fernique (EELV) dont le plaidoyer a été applaudi par la majorité. C'est rare. Reconnaissant que « la dynamique s'est émoussée », l'écologiste appelle à un sursaut « parce que notre projet de fusion a besoin d'énergie, de volontarisme, car quelle que soit la majorité parlementaire et gouvernementale, l'Alsace devra batailler ».
« Il faudra que la volonté décentralisatrice vienne des régions et de la nôtre pour que les choses bougent vraiment », croit Jacques Fernique, soucieux que la future collectivité unique « fusionne les énergies » et que « la Région ne s'émiette pas dans un machin sans ressort ».
Philippe Richert aura cherché le consensus jusqu'au bout. « Ce n'est pas le travail de Philippe Richert mais celui des trois collectivités ensemble », dit-il. « Il ne s'agit pas d'une centralisation régionale mais de voir comment l'organisation peut être un modèle dans la recherche d'efficacité. » Les Haut-Rhinois en sont-ils convaincus ? Réponse vendredi matin à Colmar.
Franck Buchy Voir également le compte-rendu des débats sur www.dna.fr
© Dna, Mardi le 14 Février 2012 / Région
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Le groupe projet prend corps
Le groupe projet sur le Conseil d'Alsace devrait comporter 50 membres et 47 suppléants : 7 représentants pour chacune des trois grandes collectivités (le conseil régional, les conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin) ; 6 pour le CESER-Alsace ; 3 pour chacune des deux associations départementales des maires ; 2 pour chaque agglomération (Colmar, Mulhouse et Strasbourg) ; 2 sénateurs et 2 députés pour chacun des départements.
La Région Alsace sera représentée par Jean-Paul Omeyer, Pascale Schmidiger, Catherine Zuber et Gilbert Scholly pour la majorité ; Antoine Homé (PS et Indépendants) ; Jacques Fernique (EELV Alsace) et Martine Binder (FN).
Le conseil général du Bas-Rhin a désigné ses représentants jeudi dernier en commission permanente. Il s'agit d'Alfred Becker, Rémy Bertrand, Bernard Fischer et Jean-Laurent Vonau pour la majorité ; d'Alice Morel (Indépendant) ; de Pierre Marmillod (Force centriste Alsace) et de Raphaël Nisand (PS).
Le conseil général désignera ses représentants lors de sa plénière de ce vendredi. Il s'agira de Rémy With, Michel Habig, Francis Flury, Guy Jacquey et Pierre Bihl pour la majorité ; de Pierre Freyburger (PS) et de Henri Stoll (EELV).
Les présidents Philippe Richert, Guy-Dominique Kennel et Charles Buttner sont membres de droit du groupe projet dont ils animeront conjointement les réunions. Le groupe devrait travailler sur la base d'une lettre de mission cosignée par les trois présidents et d'un ordre du jour approuvé par eux.
17:00 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les articles de presse relatifs à la Séance plénière du 13 février 2012
Conseil d'Alsace Les élus régionaux confirment la résolution de Colmar
L'unanimité a été seulement obtenue pour le vote sur le groupe projet. Photo Stadler/Région Alsace
La majoritéde Philippe Richertet les écologistes ont voté hier la résolution demandant la création d'un conseil d'Alsace. Le FN s'est abstenu,la gauche n'a pas pris part au vote.
La résolution demandant la fusion du conseil régional et des deux conseils généraux a beau avoir été adoptée à une très large majorité à Colmar, lors de la réunion du congrès d'Alsace. Pour que le texte ait valeur juridique, chaque assemblée doit le voter en session plénière. Après le conseil général du Bas-Rhin, les élus régionaux se sont prononcés hier. Quelques jours avant le conseil général du Haut-Rhin...
« Consternant »
« Personne n'imaginerait qu'une des trois assemblées reviendrait sur le texte voté, que des élus changent de position », a mis en garde le président et ministre Philippe Richert, en expliquant qu'« après ces votes conformes des trois assemblées, une nouvelle étape du processus pourrait être entamée ». « Nous travaillerons sur la question du référendum et sur le document qui l'accompagnera », a précisé Philippe Richert qui s'est exprimé au nom de la majorité.
Le porte-parole du groupe PS-démocrates, qui avait voté la résolution une première fois, en mai, puis s'était divisé en décembre, Antoine Homé a eu beau jeu de brandir la version du rapport que le président haut-rhinois, Charles Buttner, veut soumettre cette semaine à son assemblée (L'Alsace de dimanche). « Ce document est consternant sur le fond. Mais surtout, il ne peut y avoir de réserves dans une délibération. Vous devriez ramener M. Buttner à plus de raison », s'est indigné le socialiste qui avait pris soin de préciser qu'après le 6 mai (sous-entendu la victoire de François Hollande), le gouvernement mettra en place « l'acte 3 de la décentralisation et l'Alsace, dans ce cadre, aura un statut adapté ». Et Antoine Homé d'annoncer que son groupe ne participerait pas au vote, pour « marquer sa lassitude devant ces nouvelles péripéties ». Mais cette option a permis aussi d'éviter aux élus de gauche d'afficher leurs divergences.
« Soyons novateurs ! »
« Quelle que soit la future majorité, l'Alsace devra batailler », a affirmé en écho l'écologiste Jacques Fernique, dont le groupe est resté fidèle à ses deux votes précédents, en faveur du conseil d'Alsace. Rappelant que « le groupe projet doit trouver les modalités du juste équilibre », Jacques Fernique a appelé « les tenants du fait régional à se mobiliser ». « Sachons nous montrer les plus novateurs et les plus déterminés ! », a-t-il encore lancé, persuadé que « rien n'arrête une idée dont le temps est venu ». Ce qui lui a valu des applaudissements de la majorité... Pour sa part, Martine Binder a déploré que « le projet ne présente pas de coût chiffré ». « Vous demandez l'élargissement des compétences, sans définir de compensations », a ajouté la porte-parole du FN qui s'est abstenu.
La résolution a été adoptée par 34 voix pour et cinq abstentions. La proposition des 14 membres qui participeront au groupe projet sur le conseil unique a été votée à l'unanimité. Suite du feuilleton vendredi, à Colmar.
Yolande Baldeweck À la demande de l'opposition, Philippe Richerta soumis la convention du financement du GCO (Grand contournement ouest) de Strasbourg au débat public.
Après le conseil général du Bas-Rhin, le conseil régional a adopté hier par 27 voix pour, 19 contre (les oppositions PS-démocrates, écologistes et FN) et une abstention, (celle du vice-président UMP Justin Vogel), sa participation de 3,5 MEUR à la contribution publique de 33 MEUR (dont 26,5 MEUR pour l'État et 3,25 MEUR pour le Bas-Rhin) pour le GCO, qui a été concédé au groupe Vinci. « Soit 0,5 % du montant des travaux », a précisé le président Philippe Richert, en rappelant que « tout le trafic nord-sud passe automatiquement par Strasbourg ». Pour lui, « le GCO n'est que le maillon manquant » de cet axe, dont le chantier apportera « 189 MEUR de travaux aux entreprises locales ».
Une fois de plus, socialistes et écologistes ont dit leur opposition à un projet dont le vice-président Antoine Herth a rappelé qu'il est sur les rails depuis 2006. Et que tous les recours ont été purgés. « La Ville de Strasbourg et la Cus qui sont opposées au projet ne participeront pas au financement », a rappelé l'adjoint Alain Fontanel, en reprochant à Philippe Richert de « verrouiller » l'opération à quelques semaines de la présidentielle. À l'entendre, « la résiliation du contrat de concession, s'il est encore signé, coûtera 27 MEUR » à la gauche...
« Un contrat se casse », a confirmé l'écologiste Andrée Buchmann, en critiquant « un investissement qui ne servira que quelques heures par jour ». Le reste du temps, « la circulation aux entrées de Strasbourg est fluide ». « C'est une faute morale », a renchéri Antoine Waechter. Les élus du Kochersberg, Dominique Hoeffel, mais surtout Justin Vogel, répétant l'opposition des 28 communes du secteur au GCO. À l'inverse, Pascal Mangin (UMP) a observé que « la Cus ne pourrait pas neutraliser la troisième voie sur l'A35 pour les transports en commun sans le GCO ». Parlant de dossier « éminemment politique », Martine Binder a demandé un vote à bulletins secrets. Qui n'aurait rien changé.
16:59 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Intervention au Conseil Régional sur l'adoption de la résolution du Congrès d'Alsace du 1er décembre
Monsieur le Président,
Vous nous réunissez aujourd’hui, une nouvelle fois dans la cacophonie et la précipitation, au regard des nombreuses convocations contradictoires reçues ces derniers jours.
Si j’en crois l’ordre du jour que vous nous soumettez, l’objectif de cette séance exceptionnelle est de voter un texte sur le Conseil Unique d’Alsace, une résolution pour être plus précis, la même résolution soumise régulièrement au vote depuis maintenant presqu’un an.
Monsieur le Président, vous avez, si je puis dire, convoqué en plus de votre assemblée, l’Alsace et ses citoyens le 7 mai dernier, dans le but de présenter publiquement et en direct sur France 3 Alsace, la création du Conseil Unique d’Alsace garantissant selon vous une meilleure lisibilité de l’action publique territoriale, une organisation plus cohérente et donc plus efficace de nos institutions locales.
Si l’outil institutionnel a son importance, nous continuons à dire et redire pour notre part que les vraies priorités du Conseil Régional doivent être de répondre aux attentes des alsaciens en termes d’économie, de formation initiale et continue, trois domaines où votre politique pèche fortement.
Toutefois, dans une démarche constructive, avec la volonté d’une réflexion partagée et au-delà des clivages politiques, nous avons souhaité être force de propositions et contribuer à l’évolution institutionnelle de nos collectivités. Ainsi, nous avons adopté la résolution du 7 mai dernier, prévoyant notamment la création d’un groupe projet permettant une concertation approfondie associant l’ensemble de l’Alsace dans ses composantes politiques, socio-professionnelles et territoriales afin d’aboutir à un projet élaboré de manière démocratique et collégiale.
Depuis lors, cela fait plus de 9 mois, à coups de multiples grandes messes, de réunions improvisées selon une organisation calendaire chaotique, de battage médiatique, vous faîtes la promotion de votre projet de Conseil Unique d’Alsace. Mais, à ce jour, ce que vous proposez aux Alsaciens Monsieur le Président, ce n’est qu’un slogan car sur le fond, je pense que comme nous, ils vous attendent encore.
Je reviens sur le rôle important que devrait jouer notre collectivité tant en matière d’innovation et de développement économique, d’éducation, de formation professionnelle que de transports. La nouvelle collectivité unique telle que nous la concevons se doit d’être la garante d’une action politique locale qui conjugue justice sociale et territoriale. Cette région devrait être garante d’une vraie décentralisation telle qu’elle a été impulsée par les socialistes il y a 30 ans, rétablissant la confiance entre l’Etat et les collectivités en leur attribuant notamment les moyens financiers à la hauteur des responsabilités qui leur sont confiées. Si les Français nous en donnent l’occasion le 6 mai prochain, nous proposerons d’ailleurs un véritable acte III de la Décentralisation renforçant la démocratie de proximité et l’autonomie financière des collectivités et l’Alsace pourra bien entendu disposer d’un statut adapté. Pour notre part, nous sommes cohérents : nous sommes pour la décentralisation ici comme ailleurs. Nous ne sommes pas comme vous, l’UMP jacobine qui étrangle les collectivités depuis Paris alors que vous vous prétendez girondins lorsque vous siégez dans cette assemblée.
Monsieur le Président, nous somme lassés d’une part du fait que l’Assemblée Régionale serve de chambre d’enregistrement chargée d’entériner vos annonces médiatiques et d’autre part, du retard qu’a pris la mise en œuvre de votre projet, projet qu’il sera difficile d’élaborer en pleine période électorale.
Les querelles d’égo auxquelles nous assistons depuis des mois entre vous-même, Messieurs Buttner et Kennel, relayées par les récents discours entendus au cours des dernières semaines, où chacun prêche pour la conservation de ses acquis, ce que nous refusons, semble paralyser le projet. Et je viens d’ailleurs de prendre connaissance du rapport qui sera présenté par Monsieur Buttner ce vendredi devant le Conseil Général du Haut-Rhin. Ce document est consternant d’une part sur le fond, à titre d’exemple le mode de scrutin évoqué ou encore le document faisant référence aux principes fondateurs de la collectivité unique qui pourtant avait été retiré du vote le 1er décembre dernier.
Cette cacophonie rend impossible, Monsieur le Président, la suite des opérations car les délibérations ne sont pas concordantes. Cette affaire tourne à la mascarade et l’on ne peut pas s’en réjoui. Vos méthodes de travail, je le redis, depuis le début de cette aventure qui se voulait pourtant démocratique, sont insatisfaisantes au regard de l’enjeu d’une telle réforme. Les querelles intestines des trois Présidents UMP obscurcissent la réflexion institutionnelle qui nous engage. C’est pourquoi, le groupe Socialistes et Démocrates demande que l’on sorte de l’affichage politique et que l’on engage le travail, du moins si le calendrier politique le permet. Nous nous sommes déjà prononcés sur la perspective du Conseil Unique. Nous attendons maintenant des actes. Cependant, les nouvelles péripéties initiées par Monsieur Buttner et notre lassitude de nous voir voter et revoter conduiront le groupe à ne pas prendre pas part au vote de cette résolution.
Je vous remercie.
16:56 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 10 février 2012
Centrale de FESSENHEIM : ayons l'audace de la fermer et de lui donner un avenir
La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim constitue l’un des 60 engagements que François HOLLANDE prend devant les Français. Cet engagement n’a rien d’idéologique, ni d’irresponsable. Il est le fruit d’un constat et d’une réflexion. Et il s’accommode bien évidemment de la prise en compte des attentes légitimes des salariés de la centrale.
A l’évidence, le contexte que nous affrontons aujourd’hui n’a plus rien à voir avec le contexte des années 1960, où a été définie la stratégie nucléaire de notre pays. Les enjeux climatiques et environnementaux, les attentes liées à la sûreté ou à la santé publiques, ou encore les questions économiques du coût et des marchés de l’énergie ont pris une telle importance aujourd’hui qu’on ne peut plus simplement se contenter de continuer sur une lancée définie il y a un demi-siècle.
Alors que partout, du Japon à l’Allemagne, grandit la défiance à l’égard de l’énergie nucléaire, c’est de notre responsabilité éminente d’oser remettre à plat la stratégie énergétique de notre pays, dont le nucléaire est le pilier. La vraie irresponsabilité serait de persister dans le tout nucléaire, qui préfère la fuite en avant à l’appréhension posée, transparente et partagée des enjeux de notre avenir énergétique.
Ces enjeux, nous en sommes convaincus, réclament que nous rééquilibrions désormais la stratégie énergétique de la France sur trois piliers fondamentaux, qui doivent être :
- la nécessaire maîtrise des consommations énergétiques, faute de quoi nous aurons besoin de toutes les sources d’énergie, fossiles, renouvelables et nucléaire ;
- la diversification des sources d’énergie, à la faveur du développement des énergies renouvelables, dans le cadre d’une politique d’industrialisation des filières et de création d’emplois (gisement estimé à 600.000 emplois potentiels), en luttant dans le même temps contre la précarité énergétique qui touche de plus en plus de Français ;
- et la diminution progressive du nucléaire dans le mix de production d’électricité (objectif de 50% à l’horizon 2025), qu’accompagneront une attention soutenue à la sûreté des installations et la modernisation de la filière (achèvement de l’EPR de Flamanville). Dans notre pays où le nucléaire est une réalité si prégnante, il est irréaliste de décréter une sortie du nucléaire brutale, comme d’autres pays ont pu le faire. Le nucléaire est une réalité qui nous accompagnera encore longtemps, il faut nous assurer que cela soit dans les conditions de sûreté maximales.
Alors, oui, il faut engager la diversification énergétique de la France. La fermeture de Fessenheim, centrale la plus vieille et la moins sûre de France, enclenchera le mouvement. Mais qui oserait soupçonner François Hollande et les partisans de cette fermeture, de plus en plus nombreux, de penser qu’elle se ferait de manière « sèche », sans égard pour l’expertise, le savoir faire et les métiers des salariés de la centrale ?
Les emplois de Fessenheim, au sein du pôle public EDF qui sera maintenu, seront au cœur de la démarche de fermeture et de démantèlement de cette centrale. Car le défi est bien là : démanteler une centrale nucléaire. Pour montrer qu’on sait le faire. Pour enrichir l’excellence de notre filière que personne ne conteste. Pour capitaliser cette expérience, ses aléas et ses acquis. Faire de Fessenheim un vrai site expérimental sur la fin de vie du nucléaire, c’est bien redonner un avenir à Fessenheim et à ses salariés. Et reconnaître et pérenniser leur expertise.
On ne maîtrise réellement une technologie que si on en prévoit la fin. On ne trace le chemin de l’indépendance énergétique d’un pays qu’en osant remettre en question des choix stratégiques engagés il y a cinquante ans pour en proposer d’autres plus innovants encore pour les trente à cinquante années à venir.
Roland RIES, maire de Strasbourg, sénateur du Bas-Rhin
Patricia SCHILLINGER, sénatrice du Haut-Rhin
Armand JUNG, député du Bas-Rhin
Catherine TRAUTMANN, députée européenne
Antoine HOMÉ, conseiller régional, maire de Wittenheim
Pierre FREYBURGER, conseiller général 68
Jacques BIGOT, président de la Communauté urbaine de Strasbourg, maire d’Illkirch-Graffenstaden
Philippe BIES, Olivier BITZ, Henri DREYFUS, Eric ELKOUBY, Claude FROEHLY, Robert HERRMANN, Raphaël NISAND, Serge OEHLER, conseillers généraux 67
Alain FONTANEL, Pernelle RICHARDOT, Cléo SCHWEITZER, Victorine VALENTIN, conseillers régionaux
Denis WIESSER, premier secrétaire fédéral du PS 68
Mathieu CAHN, premier secrétaire fédéral du PS 67
16:17 Publié dans Au PS, En Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 11 janvier 2012
Retour sur la cérémonie des Voeux de Wittenheim
© L'alsace, Mardi le 10 Janvier 2012
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Wittenheim 2012, cap surde nouvelles réalisations
La Maison de la musique devrait être aménagée, dès cet été, dans les anciens locaux de l'école Jules-Renard. Elle accueillera les associations musicales, comme l'harmonie municipale Vogésia. Coût de cet investissement : 600 000 EUR. Photo Christophe Schmitt
On ne change pas une formule qui avait déjà attiré beaucoup de monde l'an passé à l'Espace Léo-Lagrange : la cérémonie des voeux du maire de Wittenheim a débuté par la diffusion d'un film présentant les atouts de la Ville, s'est poursuivie avec l'allocution d'Antoine Homé et s'est achevée sur des notes entraînantes, en l'occurrence celles de l'harmonie municipale Vogésia. Sans oublier évidemment les petits fours et le vin d'honneur.
Et comme l'an passé, après avoir salué toutes les personnalités présentes, le maire a eu une pensée pour ses prédécesseurs, dont Paul Zwingelstein disparu il y a tout juste dix ans.
Aux urnes, citoyensDans son discours assez consensuel, avec un mot pour chacun des membres de son équipe municipale et le personnel communal, le responsable socialiste a parfois pris le dessus sur le premier magistrat, comme quand il a souhaité que « tous les citoyens de notre pays prennent le chemin des urnes au printemps prochain dans l'espoir que notre démocratie retrouve toute sa vigueur par une forte participation citoyenne ».
De même, le conseiller régional d'opposition s'est fait entendre sur le conseil unique d'Alsace, une « réforme d'ampleur » qui « ne pourra se concrétiser qu'à la condition d'être construite sur la base d'un dialogue démocratique et d'une concertation très large, au-delà des clivages partisans et des querelles territoriales ».
« Équilibre territorial »Revêtant aussi ses habits de vice-président de la M2A (Mulhouse Alsace agglomération), Antoine Homé a donné sa définition d'une communauté d'agglomération idéale, « un lieu de coopération et de projets partagés », en prônant « l'équilibre territorial » : « Après le report du projet d'extension du tramway en 2010, il est de notre devoir de faire avancer les autres projets qui concernent le Bassin potassique ». Et Antoine Homé de souhaiter, pour cette année, un nouveau périscolaire sur le secteur Pasteur-La Forêt à Wittenheim, la concrétisation des bus express « pour pallier temporairement le report du tram » et celle du projet de stade nautique, « qui profitera à l'ensemble des habitants du nord de l'agglomération ».
Sur ce dernier point, le maire n'a pas manqué d'interpeller le président de la M2A Jean-Marie Bockel, pour s'assurer de son soutien, comme il l'a fait un peu plus tard avec le préfet du Haut-Rhin Alain Perret sur le « déstockage total » de Stocamine, sur la « pérennité » du commissariat de police de Wittenheim-Kingersheim ou encore sur l'inauguration du mémorial des mineurs « tant attendu ».
Des Maisons et un parcComme le veut l'exercice des voeux, Antoine Homé a retracé brièvement les grands événements wittenheimois de 2011 et s'est attardé sur les projets locaux de cette nouvelle année. Il s'est d'abord félicité, une nouvelle fois, d'avoir « une situation budgétaire saine » et donc de pouvoir « préserver un bon niveau d'investissement et poursuivre les engagements du programme municipal ».
« L'année 2012 sera particulièrement mise à profit pour démarrer ou achever de nombreux projets », a assuré le maire. Maison de la solidarité à la place de la friche Transval grès, nouveau centre social et familial sur le site du foyer Sainte-Marie, Maison de la musique dans les anciens locaux de l'école Jules-Renard, parc de détente familial, panneaux photovoltaïques sur plusieurs bâtiments publics, caméras de vidéoprotection supplémentaires... sont quelques dossiers qui verront leur concrétisation ou leur lancement cette année.
La Maison de la musique, notamment, « constitue la première phase de notre projet d'équipement culturel, dont la seconde, à savoir la salle de spectacle, est en cours d'étude », a souligné Antoine Homé. Pour le parc de détente familial, d'un coût prévisionnel de trois millions d'euros, un conseil participatif associant citoyens et associations sera mis en place. L'idée est de faire de cet espace dédié au sport et aux loisirs un équipement qui « incite au respect de l'environnement ».
Dans le domaine de la démocratie de proximité, le maire a rappelé l'installation de la Conférence permanente du commerce local en 2011, dont deux chantiers sont au programme cette année : la revitalisation de la zone bleue et l'organisation d'une animation commerciale au centre-ville.
« Malgré la crise [...], nous ne baisserons jamais les bras ! Nous continuerons à nous battre pour notre ville, pour son avenir et pour celui de nos enfants », a conclu Antoine Homé, avant de laisser la place à deux Vamps alsaciennes, à la Vogésia et aux danseurs de l'Association familiale de Ruelisheim.
Magali Claudel
© Dna, Mercredi le 11 Janvier 2012
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Wittenheim Voeux du maire
Wittenheim Ne jamais baisser les bras
« Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent et une confiance inébranlable pour l'avenir ». Antoine Homé, au terme de ses voeux, citait Jean Jaurès.
Le maire a tenté de coller aux mots du leader socialiste assassiné en 1914 en dressant un état des lieux de la ville; réalisations et projets étaient au menu.
Un impressionnant parterre d'élus et un Espace Léo-Lagrange comble... la cérémonie des voeux débutait par une projection vantant les « Grandes Heures 2011 » de Wittenheim. Antoine Homé enchaînait. D'emblée, le maire faisait allusion à la crise, mais... soulignait : « Nous avons su, au fil des ans, conserver une situation budgétaire saine (....)un véritable atout pour notre commune ». Bien entendu, M2A et ses projets pour Wittenheim étaient évoqués : une piscine, des liaisons « bus-express », le périscolaire, etc. Rien de nouveau sous le soleil, Antoine Homé s'adressait à JM Bockel assis au 1er rang et escomptait l'engagement du président de M2A. Les réalisations et projets locaux étaient ensuite détaillés : un nouveau Centre Social et Familial, une Maison de la Solidarité, une Maison de la Musique ou encore le futur Parc de Loisirs qui devrait voir le jour en 2013.
Antoine Homé saluait l'action de sa majorité municipale, se félicitait du dynamisme de la politique de proximité à l'image des multiples instances participatives (les conseils des Sages, des quartiers, du commerce, des jeunes) et louait la compétence des services municipaux.
Le conseiller régional, candidat à la députation sous les couleurs socialistes, concluait optimiste à l'adresse des Wittenheimois : « Malgré la crise, vous pouvez compter sur nous, nous ne baisserons jamais les bras [...] Vous pouvez compter sur moi pour porter haut et fort la voix de notre ville ! »
L'heure était à la fête : une éblouissante prestation de la Vogésia emportait l'adhésion générale. Les musiciens de Valérie Seiler ont fait un tabac avec Carmen de Bizet mais aussi Mickael Jackson sans oublier, Nouvel An oblige, Strauss et la Marche de Radetzky...
Pour peu la salle pouvait se croire sous les ors de l'Opéra de l'opulente Vienne. Un substantiel et roboratif buffet allait lui aussi contribuer à oublier la crise.
D.W.
09:35 Publié dans A Wittenheim | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




