mardi, 08 septembre 2009

DNA : Fête de la Concorde à Mulhouse

Politique / Benoît Hamon à la Fête de la concorde
« Les jours de Bockel à la tête de Mulhouse sont comptés »

 

Il n'y aura plus de Fête de la rose à Mulhouse mais la Fête de la concorde où seront toujours distribuées des roses.

« On a comptabilisé 805 billets sur le site, dont 450 repas ». Pour Thierry Sother, élu de la liste municipale d'opposition de gauche Un souffle nouveau pour Mulhouse, le résultat de la première Fête de la concorde est inespéré. « Le beau temps a joué pour nous. Nous avons eu un temps de rentrée politique agréable. »
Dans l'assistance au moment des interventions politiques, il y avait, entre autres, la sénatrice Patricia Schillinger, les conseillers régionaux Jo Spiegel (maire de Kingersheim, président de la Camsa) et Martine Diffor, les conseillers généraux Antoine Homé (maire de Wittenheim), Gilbert Buttazzoni, le maire de Flaxlanden Claude Frey, Catherine Hoffarth (ex-secrétaire fédérale), mais aussi l'ancien maire de Morschwiller Jean-Paul Wurth et l'ancienne adjointe de Mulhouse Monique Leborgne, ou encore Jean-Louis Hoffet (conseiller de Munster), Paul Meyer conseiller communautaire de Strasbourg.
Si le porte parole national Benoît Hamon ne s'est pas trop attardé sur le cas du maire et secrétaire d'État, il a tout de même estimé que « les jours de Bockel à la tête de Mulhouse sont comptés. Bockel a eu la chance d'être dans l'ombre d'Éric Besson, le traître absolu, sur qui se sont focalisées les critiques ». Avant son intervention, Benoît Hamon a prédit en aparté, à Pierre Freyburger et Karim Kacel, que « la Gauche moderne, ça n'existera plus dans deux ans ».
Après avoir rendu un vibrant hommage au regretté Roger Imbéry, Pierre Freyburger, a cité les personnalités présentes et remercié avec insistance Antoine Homé « pour son soutien indéfectible ». Le chef de file de l'opposition de gauche à Mulhouse votera pour le maire de Wittenheim comme tête de liste aux Régionales et non pour Jo Spiegel, pourtant pressenti par quelques ténors socialistes alsaciens comme Yves Bigot, président de la Communauté urbaine de Strasbourg.


E.Ch.

lundi, 07 septembre 2009

DNA : Chuchotements

JACQUES BIGOT
Pressé et pas pressé

 


Les militants alsaciens du PS éliront leur tête de liste pour les régionales le 8 octobre. Les inscriptions seront closes le 18 septembre. Jacques Bigot, président de l'intergroupe PS-Verts, attendra le dernier moment pour dire si oui ou non il conduira la liste PS, comme en 1998 et 2004. Tous les dirigeants du PS le pressent d'y aller. Ils craignent la foire d'empoigne interne s'il renonce. Mais lui a de bonnes raisons d'hésiter. S'il gagne et devient président de la Région, il devra abandonner la mairie d'Illkirch et la présidence de la CUS. L'autre risque est de faire un score quelconque face à Philippe Richert.

HOMÉ

Dans les
starting-blocks

Estimant qu'il n'y a « pas de temps à perdre », la sénatrice PS du Haut-Rhin Patricia Schillinger a écrit à Martine Aubry pour défendre la candidature d'Antoine Homé à la tête de la liste PS aux régionales de 2010 si Jacques Bigot ne se présente pas. Le maire de Wittenheim soutiendra son collègue d'Illkirch si celui-ci part à la bataille dans le cadre d'un ticket Bigot-Homé. Antoine Homé « exhorte » par ailleurs les Verts et l'ensemble de la gauche à s'unir le plus largement dès le premier tour autour d'un « projet de qualité » sans parler le moins du monde d'une alliance avec le MoDem.

dimanche, 06 septembre 2009

L'Alsace : ça se raconte

HOMÉ SOUTENU PAR SCHILLINGER. - Le maire de Kingersheim, Jo Spiegel, n'ira pas aux régionales. Il préfère, au sein de l'agglo, « rassembler des hommes et des femmes de sensibilités différentes, au-delà des approches partisanes », assure l'élu socialiste, en mettant en avant son « idéal de transformation du monde » qui s'inspire du philosophe personnaliste Emmanuel Mounier. Il n'est pas certain que ce discours convaincra ses camarades de la gauche du PS. Pour sa part, Antoine Homé, maire de Wittenheim, avec le soutien de la fédération, aspire à conduire la liste régionale. La sénatrice Patricia Schillinger, qui l'appuiera si Jacques Bigot « persiste dans son indécision », a suggéré à Martine Aubry de réunir les élus alsaciens « afin d'arrêter une position claire ».

vendredi, 04 septembre 2009

DNA et L'Alsace : rentrée des classes à Wittenheim

DNA :

Wittenheim / Rentrée scolaire
Onze écoles en effervescence

 

Les enfants de la maternelle des "grands" à Fernand-Anna, en compagnie des élus et de la maîtresse Martine Gauchey...(Photo DNA)
C'est par une météo automnale, propice aux études, que s'est déroulée la rentrée des jeunes écoliers wittenheimois. Les élus étaient eux aussi de la partie pour cette première prise de contact avec livres et cahiers.

Le maire Antoine Homé, sa première adjointe Marie-France Vallat ainsi que Catherine Runzer, adjointe en charge des écoles, ont fait le tour des onze établissements scolaires de la ville, soient six écoles élémentaires et cinq maternelles.
Près de 1350 élèves fréquentent ces différentes écoles dont plusieurs, les maternelles en particulier, ont fait l'objet de travaux de rénovation et d'embellissement. A cet égard, le maire devait rappeler, « la très forte implication de la Ville à l'endroit des écoles ». Ainsi, détaille-t-il, « ce sont très précisément 128 394,61 € qui ont été consacrés aux travaux réalisés dans nos écoles ».

Quelques classes surchargées

Par ailleurs, Antoine Homé a cependant déploré quelques classes surchargées, à Jeune-Bois notamment avec des effectifs de 34 enfants par classe : « La politique de diminution des effectifs du corps enseignant au niveau national en est la cause regrettable... ».
Quoi qu'il en soit, élus, enseignants et parents (ces derniers venus nombreux accompagner leur progéniture pu ont dialoguer avec les maîtres et les élus) ont jugé cette rentrée satisfaisante. La cloche a sonné, les vacances sont passées aux oubliettes, écoliers et instituteurs remettent l'ouvrage sur le tapis... Bon courage !


D.W.

L'Alsace :

Wittenheim Une rentréesans problème

 


Hier matin, le maire Antoine Homé, accompagné de Marie-France Vallat, première adjointe, de Catherine Runzer-Loetscher, adjointe chargée des affaires scolaires, et de plusieurs responsables de l'administration municipale a rendu visite aux écoliers et enseignants des onze écoles primaires. En fait, Wittenheim ne compte plus que dix écoles cette année contre onze lors de la rentrée scolaire 2008/2009, suite à la fusion des écoles du Centre, les écoles Célestin-Freinet et Marie-Curie. Ce nouveau groupe scolaire, dirigé par Philippe Wiesel, est devenu l'école la plus importante de la commune au niveau des effectifs. Il compte 276 élèves répartis sur onze classes.

Le maire et son équipe se sont plus longuement attardés à l'école maternelle Fernand-Anna, dirigée par Stéphanie Wach. Les élus ont pu y saluer Eric Oudot, inspecteur de l'Éducation nationale de la circonscription de Wittenheim. « En tout, les écoles primaires de Wittenheim accueillent 1 350 élèves affectés à 56 classes dont une classe d'intégration scolaire. Au fil de notre visite, nous avons pu constater que la rentrée se passe bien partout, élèves et enseignants retrouvent des locaux accueillants... Cependant nous regrettons ici ou là quelques classes surchargées, 34 élèves pour un CM2 c'est beaucoup, et nous déplorons aussi que le poste de psychologue pour les écoles de Wittenheim n'ait pas été pourvu ».

lundi, 31 août 2009

L'Alsace : Sahel vert

Wittenheim Sahel Vert sort

de sa phase de croissance

 

Jacky Ceroi et Nicole D'Angelo, chevilles ouvrières de l'association. Photo Elisa Meyer


À l'occasion de ses 18 ans et de la journée « Recyclades » proposée par l'association Sahel Vert aujourd'hui à Wittenheim, rencontre avec Jacky Ceroi, son délégué général, et Nicole D'Angelo, responsable éducative. Ils reviennent sur les origines, l'histoire, le fonctionnement et les projets de la structure.

L'association Sahel Vert fête cette année ses 18 ans d'existence.

À 18 ans, l'association a-t-elle atteint sa vitesse de croisière ? Oui, elle sort de sa période de croissance, de son adolescence en quelque sorte. Nous sommes parvenus à structurer l'association dans sa démarche de professionnalisation et d'institutionnalisation. L'ensemble du personnel a suivi une formation et obtenu un diplôme dans le champ de l'action sociale. Sur sept employés, trois personnes sont même titulaires d'un diplôme d'ingénierie sociale (master 2). Enfin, ces sept emplois correspondent à 5,6 postes à temps plein. L'association s'articule comme une structure classique. Un conseil d'administration la gère. Son particularisme réside dans son mode de fonctionnement. Le conseil d'administration a créé une DCO (Direction cheville ouvrière), faite de l'ensemble des salariés pour lesquels l'objectif est de travailler sur du management participatif. Nos champs d'application sont la prévention, l'insertion sociale, la solidarité, l'art et la culture. Nous travaillons avec l'État, le conseil général, le conseil régional, la Camsa et les communes, la mission locale et les associations d'insertion (pour tout ce qui relève de l'insertion professionnelle) et le Cap (pour les conduites addictives). Nous proposons des activités de jour qui sont une alternative au placement... Nous pouvons recréer du lien autour de tous les dispositifs de droit commun. Nous travaillons sur le savoir-être : l'insertion sociale étant un préalable à l'insertion socioprofessionnelle. Comment fonctionnez-vous ? L'association dispose d'un budget de 500 000 EUR par année. 250 000 EUR en numéraire et 250 000 EUR en bénévolat valorisé, c'est-à-dire que si l'on convertit pécuniairement le travail fourni par les bénévoles de l'association et si nos ressources augmentaient, Sahel Vert pourrait encore créer de l'emploi. L'État contribue à hauteur de 100 000 EUR, la municipalité de Wittenheim nous met gracieusement le site de la Dynamitière à disposition (économie de 18 000 EUR). Enfin, les collectivités territoriales contribuent à hauteur de 100 000 EUR, 50 000 EUR proviennent du mécénat et d'activités privées. Comment l'association est-elle née ? Grâce à l'appui de certains hommes politiques comme Paul Zwingelstein et Antoine Homé, les maires successifs de Wittenheim... Grâce également à Jo Spiegel, président de la Communauté de communes du Bassin Potassique à l'époque, et actuel président de la Camsa (Communauté d'agglomération Mulhouse sud Alsace). Nous nous situons au croisement des trois cercles formant notre société : politique, économie et société civile. L'association a été placée en redressement judiciaire, qu'en est-il aujourd'hui ? Depuis le 11 mars 2009, nous bénéficions d'un accord de « continuation » d'activité et de la mise en place d'un plan d'épuration de la dette (105 000 EUR) que nous souhaitons sur trois ans. Comment cette dette s'est-elle créée ? Nous avons des difficultés à nous constituer une trésorerie, car les subventions tardent toujours à arriver. Ensuite, nous avons commencé, lors d'un projet de création d'un centre éducatif fortement indiqué par l'État, à avancer les frais de formation, mais il y a eu un décalage par rapport au versement des charges sociales. Si nous n'avions pas été assignés en justice, nous aurions eu la capacité à couvrir nos charges en utilisant un lissage des dettes sur quelques années. Tout ça, en fait, est un mal pour un bien, car nous avons su répondre à point nommé aux demandes du juge-commissaire et de nos partenaires... Quelles sont les méthodes employées à Sahel Vert ? Nous mettons en oeuvre la méthode du projet-action. Concrètement, pour les personnes qui viennent chez nous, il est nécessaire de partir d'une idée et de la réaliser dans le cadre de leur parcours de vie. C'est ainsi qu'ils arrivent à croire à nouveau. Nous nous fixons des objectifs atteignables, pour faire de l'ordinaire, de l'extraordinaire. Ici, pas de jugements de valeur. On ne positionne pas nos bénéficiaires en victime de la société, cela voudrait dire qu'on les déconsidère. Quels sont les projets de l'association ? Courant 2010, nous aimerions inscrire notre manière de voir les choses, à savoir « Il n'y a de sens à être humain que de vivre ensemble », dans des réflexions universitaires. Nous travaillons d'ailleurs avec Roger M'Pongo, prêtre à Staffelfelden, sur un projet qui s'inscrirait dans une dimension africo-européenne. Enfin, nous voudrions faire de Sahel Vert une OING (Organisation internationale non gouvernementale). Ce qui est déjà le cas dans la pratique, du fait d'avoir deux lieux d'implication - le centre « An ka Ta N'Gnéfé » (« Allons de l'avant ») en Bambara à Sofara au Mali et le centre de La Dynamitière à Wittenheim-, mais nous aimerions le devenir officiellement. Quel sera le programme de la journée Recyclades ? Il y aura une exposition de mobilier en carton réalisé par les jeunes à La Dynamitière et à la maison d'arrêt de Mulhouse dans le cadre du dispositif Ville/Vie/Vacances. Un atelier ludique de découverte pour les enfants, de 14 h à 17 h (recyclage de papier, découverte de la faune et de la flore, fabrication de mobile) sera également proposé, ainsi qu'un atelier d'action d'autofinancement (petite restauration, vente d'artisanat malien, lavage de voitures). Une grande braderie solidaire aura aussi lieu (matériel d'informatique, électroménager, mécanique, etc.) dans le but de financer des actions de solidarité menées par des jeunes avec le Mali. L'association Adesion exposera, également, le mobilier de l'Atelier du Beau. Entre 17 h et 18 h est programmée l'inauguration de notre tipi végétal. Enfin, à 18 h, un repas sera partagé avec tous les participants. Y ALLER Journée des Recyclades, aujourd'hui samedi 29 août, à partir de 14 h, au centre La Dynamitière, à Wittenheim, le long de la route du Florival, en face de l'entrée de Staffelfelden en venant de Wittelsheim.


L'Alsace : élections régionales

Régionales Les socialistesdans l'attente du choix de Bigot

 

Antoine Homé, Mathieu Cahn et Jo Spiegel. Photos Darek Szuster et Dominique Gutekunst


Qui va conduire la liste PS aux régionales ?Les sections voterontle 1er octobre pourla tête de liste.D'ici la mi-septembre,les candidats devront se faire connaître.

Tout dépend de Jacques Bigot. Maire d'Illkirch, président de la Communauté urbaine de Strasbourg. Le porte-parole de l'intergroupe PS-Verts au conseil régional est sans doute la meilleure carte dont disposent les socialistes alsaciens dans la course aux régionales de mars. Même si d'aucuns craignent un vote anti-Strasbourg. Pris par ses différentes fonctions, Jacques Bigot pourrait ne pas se représenter. Dès lors, d'aucuns, à l'instar du maire de Strasbourg, Roland Ries, évoquent « un saut générationnel », histoire de se démarquer nettement de la majorité.

Homé candidat

Dans cette hypothèse, le maire de Wittenheim, Antoine Homé, conseiller régional sortant, avait prévenu ses camarades, début juillet, qu'il serait candidat. « J'ai une légitimité à être tête de liste régionale, comme sortant, et la fédération du Haut-Rhin me soutient », argumente-t-il, en observant que plusieurs régions de gauche, comme Poitou-Charentes, sont dirigées par des présidents issus de départements qui ne sont pas les plus peuplés. « Je travaillerai en étroite collaboration avec les élus de la CUS et du Bas-Rhin », promet-il.

Dans le Bas-Rhin, on ne l'entend pas de cette oreille. « Nous n'avons rien contre nos amis du Haut-Rhin, Mais où est la dynamique à gauche ? », interroge Mathieu Cahn. Le premier secrétaire du PS du Bas-Rhin « doute qu'Antoine Homé est au centre de gravité de la gauche alsacienne, lui qui avait fait campagne pour le non et qui se situe à l'aile gauche du PS ». Et d'enfoncer le clou : « La fédération du Haut-Rhin est divisée entre Antoine Homé et Jo Spiegel... »

« Le pôle du dynamisme PS se situe clairement au niveau de la CUS », soutient l'adjoint strasbourgeois, en citant plusieurs élus - tous des trentenaires et tous sur une ligne plutôt social-démocrate -- susceptibles de prendre le relais : Pernelle Richardot, proche de Catherine Trautmann, Olivier Bitz (qui est aussi conseiller général) et Alain Fontanel - énarque comme Antoine Homé - secrétaire national chargé des fédérations du PS, et lui-même. « Nous travaillons à un accord politique. Il ne s'agit pas d'un combat de coqs, ni de reproduire ce qui se passe au niveau national », lâche-t-il, en plaidant pour « une liste de rassemblement la plus large possible pour éviter que la région ne tombe entre les mains de l'UMP », Adrien Zeller ayant « représenté un centrisme alsacien qui disparaît avec lui ». Le 1er fédéral bas-rhinois espère toujours un accord avec les Verts au premier tour... même si ces derniers veulent pousser leur avantage des européennes et faire cavalier seul.

Plus consensuel

Trop inexpérimentés, les jeunes loups de l'équipe Ries ? D'aucuns semblent le craindre. Où l'on revient dans le Haut-Rhin. Jo Spiegel, maire de Kingersheim et actuel président de la Camsa, qui bénéficie d'une image consensuelle, a été contacté pour relever le défi. « Avec Bigot, Ries, Baeumler, nous avons fait la démonstration depuis 20 ans que nous pouvions être garants de l'intérêt général », rappelle l'intéressé, défenseur d'une collectivité unique, en observant que « les quatre ans à venir seront d'une importance stratégique pour préparer l'évolution institutionnelle de l'Alsace ». Mais il n'en dira pas plus. Comme il doit quitter la présidence de l'agglomération mulhousienne (pour une vice-présidence déléguée), cela lui laisserait plus de liberté pour conduire la campagne.

Yolande Baldeweck