mercredi, 16 septembre 2009

Ma déclaration de candidature

Hier après-midi, j'ai déposé ma candidature auprès de l'Union Régionale Alsace du Parti Socialiste. Vous trouverez ci-joint le texte de cette déclaration :

Le 15 septembre 2009,

 

 

Messieurs les Secrétaires de l’Union Régionale du Parti Socialiste,

Messieurs les Premiers Secrétaires Fédéraux,

Chers camarades,

 

Par la présente, j’ai l’honneur de proposer aux militants de notre parti ma candidature pour être le premier des socialistes lors du scrutin régional du printemps prochain.

 

Si je ne déclare cette candidature qu’aujourd’hui, alors que la période de dépôt des candidatures est ouverte depuis une semaine, c’est parce que, fidèle à l’engagement que j’ai souscrit, j’ai souhaité laisser à Jacques Bigot, qui aurait eu mon soutien, le temps de candidater : il ne l’a pas fait à ce jour et conformément à ce que j’avais indiqué en toute transparence, le temps est venu pour moi de déclarer ma candidature et d’indiquer quelles sont les motivations qui me conduisent à aspirer à cette charge.

 

Elles sont d’abord de contribuer au véritable renouveau dont notre région a besoin : l’Alsace, que j’aime passionnément, doit absolument prendre un nouveau départ et seules des politiques audacieuses et innovantes peuvent la faire émerger du marasme économique dans lequel elle est engluée. Ce n’est pas la nouvelle majorité sarkozyste construite sur une base sectaire, en contradiction avec les idées et les pratiques du défunt Président Zeller, qui pourra redonner à l’Alsace le dynamisme et l’enthousiasme créatif dans tous les domaines qui sont nécessaires pour qu’elle reprenne sa place parmi les régions françaises florissantes.

 

Ma candidature est celle d’un militant socialiste engagé, d’un élu de proximité, présent sur le terrain depuis 1995 qui connait bien l’institution régionale pour y siéger depuis six ans et qui a sillonné l’Alsace depuis des années tant au titre de ses engagements publics et politiques que familiaux : né à Mulhouse, ayant grandi à Wittenheim, j’ai vécu plusieurs années à Strasbourg et ma famille maternelle réside à Durrenbach, dans l’Outre-Forêt.

 

J’invite chaleureusement toutes les militantes et tous les militants de notre parti à s’unir autour d’une candidature de rassemblement des socialistes puis de l’ensemble de la gauche et des écologistes. Notre objectif sera de proposer, avec une liste qui donne sa place à toutes les sensibilités, un véritable contrat de gouvernance permettant de construire un meilleur avenir pour les alsaciennes et les alsaciens.

 

Amitiés socialistes,

 

Antoine Homé

L'Alsace : Dépôt de ma candidature

Régionales Antoine Homé (PS) dépose sa candidature

Le maire de Wittenheim, Antoine Homé, conseiller régional socialiste, a déposé, hier, sa candidature comme tête de liste pour les régionales de mars auprès de l'Union régionale du PS. « Il n'est pas possible d'attendre vendredi soir minuit pour faire acte de candidature », souligne le président de l'Union des élus socialistes et républicains du Haut-Rhin, en indiquant avoir attendu jusqu'à présent pour permettre au porte-parole du groupe PS au conseil régional, Jacques Bigot, de se déclarer. « S'il devait le faire d'ici la clôture des candidatures, je serais prêt à travailler avec lui », poursuit le prétendant haut-rhinois qui bénéficie du soutien de la fédération. Bien qu'issu de la gauche du PS, il en appelle à « un large rassemblement de la gauche, avec les Verts, pour préparer l'alternance à la majorité sarkozyste ».


DNA : Annonce de ma candidature

Élection / Régionales 2010
Antoine Homé candidat à la tête de liste PS

 


Antoine Homé a déposé hier sa candidature pour conduire la liste régionale du PS aux élections régionales de mars 2010. Il estime que « le temps était venu » pour se positionner sans attendre la décision de Jacques Bigot qui a jusqu'à vendredi minuit pour faire acte de candidature.
Conseiller régional, maire de Wittenheim et président de l'union des élus socialistes et républicains du Haut-Rhin, il défend une « majorité de progrès qui rassemble la gauche et les Verts » dès le premier tour. Se définissant comme un « militant engagé », Antoine Homé veut proposer « une politique innovante pour faire sortir l'Alsace du marasme économique » face à une majorité « plus sarkozyste que zellerienne ».


DNA : La ZAC du Parc des Collines

Développement / Parc des Collines
ZAC n° 2: c'est parti

 

Visite sur le chantier de la nouvelle tranche du parc des collines avec notamment Jean-Marie Bockel, Jean-Denis Bauer et Robert Pellissier. (Photo DNA-Philip Anstett)
Arrêté pendant un an pour cause de fouilles, le chantier de la deuxième tranche de la ZAC du Parc des Collines redémarre. Après avoir accueilli un site gaulois, un domaine agricole gallo-romain du 1er siècle et un nécropole mérovingienne du 7e siècle, le parc se prépare à l'arrivée de nouvelles activités économiques.

Le chantier aborde la phase des travaux de viabilisation. Ils seront terminés fin novembre. Car les terrains seront mis à disposition des entreprises dès la fin de l'année, a expliqué Robert Pellissier, directeur de la SERM (Société d'Equipement de la Région mulhousienne) aux maires concernés, Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse et secrétaire d'Etat, Jean-Denis Bauer, maire de Didenheim, M. Isselé, adjoint représentant le maire de Morschwiller-le-Bas mais aussi Antoine Homé, alors vice-président de la Camsa chargé de l'aménagement.
Douze entreprises ont pris contact avec la SERM pour une éventuelle installation dans cette ZAC :« Des contacts de qualité », précise Yves-Marie Mourlat en charge de la commercialisation. Quatre permis devraient être déposés dans les prochains mois.

Etre prêt pour la reprise

Bien sûr cette commercialisation démarre dans un contexte moins favorable qu'en 2008 au moment des fouilles :« Mais la question est de préparer la reprise, même si la donne n'est plus la même qu'avant. Le premier qui disposera d'une offre de qualité sera gagnant. Nous devons être prêt pour quand, d'une manière ou d'une autre, il y aura reprise », a insisté Jean-Marie Bockel.
Sont susceptibles de s'intéresser à une implantation dans cette nouvelle tranche, des entreprises à la recherche d'un site économique, facile d'accès et d'un parking, analyse Robert Pellissier.
Bien sûr, l'effet zone franche attise l'intérêt des entreprises. Le risque existe de voir des entreprises repartir dès que l'effet zone franche sera stoppé :« On ne peut pas l'empêcher, relativise Jean-Marie Bockel, il y a toujours des effets pervers à un dispositif, mais en ce qui concerne Mulhouse on est à la marge. Alors que la création de la zone a eu un effet accélérateur. »
Autre argument en faveur de ce parc des collines :le fait qu'une offre diversifiée soit faite aux entreprises. Elle s'ajoute par exemple à l'offre qui pourra se faire sur le carreau Marie-Louise :« Nous allons mettre en place un schéma directeur des zones d'activité », note encore Antoine Homé, maire de Wittenheim qui plaide pour le développement endogène :« Nous avons besoin de retrouver des centres de décision en local ». De ces entreprises qui grandiront et créeront des emplois dépend le futur développement du territoire.


F.Z.

2 500 emplois

La première tranche de la ZAC Parc des Collines accueille aujourd'hui près de 300 entreprises pour un effectif de 2 500 personnes. Philippe Maitreau, adjoint au maire, estime que sur le nombre de ces emplois, près de 50 % sont des créations nettes. Les entreprises implantées sont très diverses, industrielles, de services, professions libérales, jeunes entreprises débutantes. Un travail de fond est réalisé par ailleurs pour sensibiliser les jeunes universitaires désireux de créer des entreprises et les inciter à privilégier ce territoire pour s'y installer.

samedi, 12 septembre 2009

L'Alsace : Duel fratricide en perspective au conseil régional

Politique Duel fratricide en perspective au conseil régional

 


Il y aura bien deux candidats issus de la majorité d'Adrien Zeller (UMP), lundi, lors de l'élection du président du conseil régional. L'opposition, déjà, se régale.

La réunion destinée à départager André Reichardt, candidat élu au sein du groupe UMP et apparentés (20) et Bernard Stoessel, soutenu au départ par le groupe centriste (7), n'a pas abouti à une clarification. « Je serai bien candidat lundi, mais je n'ai rien à dire », a déclaré le président par intérim, à l'issue de cette rencontre au cours de laquelle certains de ses amis ou alliés l'avaient sommé d'en dire plus sur sa stratégie.

« Il a pris une position de coeur, parlant de la fidélité à Adrien Zeller. Les autres élus centristes ont pris une position de raison », explique un des participants à cette réunion. Si Odile Uhlrich-Mallet et Danièle Meyer, toutes deux MoDem, ont pris position pour lui qui est un ex-Modem, les quatre autres élus issus de l'UDF, dont le vice-président René Danési, ont indiqué qu'ils soutiendraient André Reichardt, « au nom de l'union mise en place en 2004 » et qu'ils veulent voir perdurer « pour six mois et au-delà ». Et parce qu'ils ne souhaitent pas donner l'image d'une majorité divisée, dans la perspective de mars prochain. « C'est une démarche personnelle », a simplement répondu Bernard Stoessel.

Ce qui n'a pas manqué d'interpeller une bonne partie des élus présents. Car s'il se présente, c'est en bonne logique pour être élu. Or la mathématique électorale joue contre lui. Le centriste dispose a priori de trois voix, contre 24, voire 26 (avec les deux ex-FN) à André Reichardt, à condition qu'il n'y ait aucune défection dans son camp. Il en faut 24 pour être élu au 1er tour, ce qui semble à la portée du candidat UMP, la majorité relative suffisant au 3e tour.

Rupture

Sauf qu'après avoir déclaré qu'ils n'arbitreraient pas le duel au sein de la droite, les socialistes et verts ont compris tout l'intérêt qu'ils pourraient tirer de l'étalage des zizanies de la majorité actuelle au grand jour. En votant pour Bernard Stoessel, la gauche lui assure au minimum 15 voix. « Nous avons une stratégie très ouverte. Il y a un candidat plus dur et un candidat plus centriste », note de manière ambiguë l'écologiste Andrée Buchmann. « Le choix de présenter André Reichardt constitue une rupture par rapport aux années du mandat d'Adrien Zeller, en particulier sur la conception de la Région », renchérit le socialiste Antoine Homé, en précisant que l'intergroupe s'exprimera lundi. Les 12 PS et verts arriveront-ils à convaincre des élus apparentés UMP de les rejoindre ? Accepteraient-ils l'appoint des 6 voix du FN ? Autant de questions qui se poseront concrètement.

Après l'élection du président, les élus devront mettre en place la commission permanente, à la proportionnelle. André Reichardt s'est engagé, auprès des centristes, « s'il est élu, à respecter les équilibres actuels ». Il est « prêt aussi à travailleJr avec Bernard Stoessel ». Et dans le cas contraire ?

Yolande Baldeweck

DNA : La CAMSA est morte, vive la CARMA

Au Parc Expo / Conseil communautaire
La Camsa est morte, vive la Carma !

 

La séance était historique. Hier soir, les conseillers communautaires de la Camsa ont approuvé à main levée, à l'unanimité sans abstention, la constitution d'une communauté d'agglomération élargie. La Camsa est morte, vive la Carma !

« Cette démarche historique fera date », a insisté Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse qui présidera aux destinées de la future Carma, avec à ses côtés les deux vice-présidents Jo Spiegel et Olivier Becht. « Nous travaillons pour nos concitoyens, ceux qui nous ont mandatés et pour nos enfants. Nous souffrions de ce handicap de n'être pas unis et dans le cadre de la compétition des territoires, cela devenait un vrai souci, un vrai handicap. »

Jo Spiegel ovationné

Mais pour arriver à cette séquence émotion de ce vendredi, le chemin à parcourir a été long comme l'a rappelé Jo Spiegel. « Nous sommes à la vingtième édition de ce document unique, depuis des mois nous débattons, nous échangeons », a-t-il souligné en saluant la fantastique évolution qui a été construite peu à peu par le Club des 22 en un an, le rôle moteur de certains élus dans des environnements qui n'ont pas été faciles, remerciant les conseillers et les maires qui tous ont été guidés par l'éthique du bien commun.
Pour cette dernière séance, Jo Spiegel a encore tenu à resituer la future «grande agglo» dans son contexte :«J'entends parler de Grand Mulhouse ou de Grande agglo, mais en fait nous adaptons notre gouvernance à un territoire pertinent, déjà vécu, pratiqué par les habitants, qu'ils fabriquent dans leur quotidien et qui va dans le sens de l'histoire».
Jo Spiegel et ses collègues maire du bassin potassique avaient déjà franchi une première étape en 2004 en faisant alliance avec la ville centre. «Nous avions traversé les mêmes doutes, mais c'est un processus que nous avions ardemment souhaité. Nous ne sommes pas propriétaires de nos territoires, nous travaillons pour le bienfait d'une agglomération unie qui s'exprimera avec le temps», a-t-il conclu avant d'être ovationné par la salle.

Paroles d'élus

Tous les élus qui ont pris la parole les uns après les autres ont ensuite tous insisté sur un point majeur. Cette Carma se construit sur les ruines des égoïsmes mais pour l'intérêt général :« Je souhaite que ce soit le meilleur pour tous nos concitoyens », a dit Jean-Denis Bauer, maire de Didenheim. « Nous formerons une même famille », a renchéri André Clad, maire de Lutterbach. « Nous construiront une nouvelle histoire pour le seul bien-être de nos concitoyens », a ajouté Stanislas Pilarz, maire de Staffelfelden. « Nous allons offrir du sens à nos concitoyens, sur un territoire plus pertinent, on pourra faire de grandes choses », a estimé pour sa part Richard Lazek pour Bollwiller. « Après des temps de crainte et d'interrogation, je suis très fière », s'est réjouie Josiane Mehlen, maire de Morschwiller le Bas. « Après 30 ans de je t'aime moi non plus, parlons maintenant Carma », a conclu Vincent Hagenbach (Richwiller). Heureux, c'était aussi le cas pour Antoine Homé (Wittenheim) :« nous avons enfin cette taille critique qui nous permet d'être présent ». Et Joseph Goester a eu le mot de la fin. En pionnier de l'intercommunalité avec Jean-Marie Bockel, il a déclaré « ne rien regretter. Nous avions une vision futuriste, nous étions sur la bonne voie. » Il a fini sur ce mot d'humour qui s'entendra encore souvent :« Ce sera la révolution pour l'agglomération. On chantera la Carmagnole. »


Françoise Zimmermann