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mardi, 10 février 2015

Revue de presse du mardi 10 février 2015

 

 

© Dna, Mardi le 10 Février 2015 / Mulhouse
Wittenheim Pôle de psychiatrie Lauch-Thur-Doller
Le Leo à l'écoute le jeudi

Un premier Lieu d'écoute et d'orientation (Leo) pour les personnes en souffrance a été mis en place à Wittenheim.

Des points écoute existent déjà à Mulhouse ou à Kingersheim. Ce Leo est donc le premier à voir le jour sous cette forme, à l'initiative du pôle clinique de psychiatrie Lauch-Thur-Doller (*).

Le Leo existe depuis décembre 2014, il connaît une affluence plus importante depuis qu'il a quitté les locaux provisoires de la mairie de Wittenheim pour s'installer mi-janvier dans la nouvelle Maison de la Solidarité, toujours au centre-ville.

Beaucoup de femmes seules

Il fait le lien entre la population et le champ de la santé mentale en dehors de tous lieux institutionnalisés. Un réseau Santé existe d'ailleurs dans la commune. « La priorité est donnée aux habitants de Wittenheim. C'est une des grosses communes du bassin de vie », explique Barbara Schall, psychologue du pôle. Un second Leo devrait fonctionner à Wittelsheim courant mars.

Chaque jeudi matin, Barbara Schall ou sa collègue Clarisse Blauhellig, assistante sociale, quittent leurs bureaux du centre psychothérapeutique de Pfastatt (qui relève du centre hospitalier de Rouffach) pour assurer la permanence du Leo.

À la Maison de la solidarité, c'est le jour consacré aux Restos du coeur. Les personnes en difficulté sont souvent guidées vers la permanence d'écoute et d'orientation. Beaucoup de femmes seules sont concernées. « On reçoit toutes les personnes qui peuvent être en situation de difficulté psychologique. Elles peuvent être en deuil, subir des violences conjugales ou être harcelées au travail. » L'objectif est de désarmorcer les situations de crise et guider ces personnes vers une prise en charge, qui n'est pas forcément longue. Cela peut être vers le centre médico-psychologique de Pfastatt. « Les gens souvent ne connaissent pas ce service ou n'osent pas faire la démarche. »

Les personnes pourront revenir à la Maison de la solidarité de façon ponctuelle. Les rendez-vous sont gratuits et anonymes.

K.D. Leo, Lieu d'écoute et d'orientation, Maison de la solidarité à Wittenheim, 33 rue d'Ensisheim. Répondeur téléphonique : 03 89 78 78 90 (les personnes sont rappelées rapidement).leo.wittenheim@ch-rouffach.fr L'accueil a lieu tous les jeudis, avec une permanence libre de 9h à 10 et une possibilité de rendez-vous de 10h à 12h. (*) Ce sont les cantons de Gueb-willer, Soultz, Wittenheim, Cernay, Thann, Saint-Amarin et Masevaux.


© L'alsace, Mardi le 10 Février 2015
Trioplast : les coulisses d'une démolition

Une page se tourne rue de Lorraine, à Wittenheim. Neuf ans après la fermeture de l'entreprise de production de film plastique Trioplast, (lire ci-dessous), le nouveau propriétaire du site a chargé l'entreprise Batichoc de faire place nette. Début décembre, deux pelles mécaniques ont commencé à grignoter les bâtiments, soit quelque 20?000 m² de béton et de ferraille, et deux mois plus tard, il ne restait déjà qu'un bout de hangar éventré et une dalle jonchée de gravats.

Pendant qu'un engin de chantier croquait les derniers piliers comme des biscottes avec ses mâchoires d'acier d'une pression de 350 tonnes, une autre équipe s'affairait sur une partie du chantier plus discrète, mais aussi bien plus technique : les bureaux, d'une surface d'environ 100 m², où les dalles reposaient sur une colle à l'amiante. Quelques fibres indésirables transformant le chantier en une zone à haute sécurité. L'entreprise nous en a ouvert les portes, à quelques heures du début des opérations.

Dès les abords du bâtiment, des banderoles jaunes avertissent en gros caractères les badauds imprudents. « Danger amiante ». En s'approchant, une pancarte précise : « Empoussièrement niveau 2, accès contrôlé, équipement obligatoire », le tout assorti d'une ribambelle de logos et d'articles de loi. Bref, on n'entre pas sur ce chantier comme dans un moulin... d'abord parce qu'il n'y a pas une porte, mais quatre. Pour éviter qu'une fibre ne s'échappe, trois sas séparent l'extérieur de la salle à traiter.

Deux d'entre eux sont équipés de robinets pour permettre aux désamianteurs de respecter en sortant un rituel rigoureusement minuté. Première douche, délai d'attente, enlèvement de l'équipement, deuxième douche... L'eau utilisée file directement dans des appareils qui la filtrent, et à la sortie, des tongs et des peignoirs sont alignés, comme à la piscine.

De l'autre côté des sas, la salle est entièrement couverte d'une bâche translucide rendue étanche à l'aide de ruban adhésif et de mousse de polyuréthane afin d'éviter que l'air pollué ne s'échappe par un interstice une fois le désamiantage commencé. Les fibres en suspension ne doivent avoir qu'une seule issue : une bouche d'aération grillagée, à l'autre bout de la pièce. « À l'extérieur, il y a deux extracteurs », précise Bruno Bonnel, directeur du désamiantage chez Batichoc.

« Notre cosmonaute est prêt ! »

Si un appareil tombe en panne, l'autre prend le relais, et si l'alimentation en électricité s'interrompt, un générateur de secours embraie : « Tout est doublé », précise le responsable. Pour rendre toute fuite impossible, l'autre secret est de maintenir toute la salle en « dépression », à exactement 20 pascals en dessous de la pression atmosphérique. Mécaniquement, l'air ne peut sortir que par ces aspirateurs géants, comme une boisson dans une paille. Après l'installation du dispositif - qui doit être approuvé par l'inspection du travail -, Roland Marien, chef du chantier de désamiantage, procède à un dernier test grandeur nature. Il entre avec un générateur de fumée et en emplit toute la pièce jusqu'à ce que l'on ne puisse plus distinguer le bout de ses doigts. « En cinq minutes, tout doit être parti », résume-t-il. Le premier désamianteur peut alors commencer à s'équiper pour travailler.

Entre le masque à ventilation assistée, la combinaison et l'arsenal de capteurs embarqués, sa préparation prend encore un bon quart d'heure. « Voilà, notre cosmonaute est prêt ! », rit Patrick Gaidella, responsable de travaux. Durant l'intervention, un hublot, des mini- caméras et une batterie de capteurs permettront aussi de relever et d'enregistrer les moindres paramètres de l'extérieur.

Finalement, le chantier a pu être libéré vendredi, après des dernières « mesures libératoires » ayant confirmé qu'il ne subsistait plus aucune trace de fibres dans l'air. En tout, le chantier de désamiantage aura pris environ deux semaines... dont la moitié de préparation et d'installation.

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mercredi, 04 février 2015

Revue de presse du mardi 3 et du mercredi 4 février 2015

 

 

© Dna, Mardi le 03 Février 2015 / Mulhouse
Wittenheim
Wittenheim Il y a 70 ans, la Libération

Le 70e anniversaire de la libération de Wittenheim a été célébré avec sobriété et dignité. Une forte représentation de libérateurs était saluée par le maire Antoine Homé.

Un office inter-religieux s'est déroulé à l'église Sainte-Marie. Les cultes catholique, protestant, israélite et musulman y participaient. Dans le choeur de l'église 70 bougies allumées symbolisaient les 70 années écoulées depuis fin janvier, début février 1945. Des lectures des livres fondateurs des trois religions, la Torah, la Bible et le Coran, et un long moment de recueillement ont marqué l'office.

C'était ensuite face au monument aux morts que le maire rappelait les combats, les lourdes pertes humaines et matérielles qui ont meurtri la ville martyre » - la mairie étant libérée le 31 janvier 1945. Un dépôt de gerbes de la part des autorités, du conseil municipal des enfants et des représentants des villes marraines de Wittenheim, soit Saint-Cloud, Thiers et Fontenoy, clôturait ce douloureux anniversaire. Les convives se retrouvaient dans l'après-midi au complexe Léo-Lagrange pour la découverte d'une exposition relatant le retour de Wittenheim à la France, marquant la fin du joug nazi.

d.w.


Dna, Mardi le 03 Février 2015 / Mulhouse
Wittenheim  Expo photos à la bibliothèque
Wittenheim Les clichés de Monsieur Nhu

Au milieu des livres une fort attrayante expo photos fait le ravissement des usagers de la bibliothèque municipale.

Nhu Pham Minh Thuyen, la cinquantaine rayonnante, est venu depuis sa ville de Colmar pour proposer de superbes clichés au regard du public. Une vingtaine de photographies, des portraits, la ville ou encore des thèmes ayant trait à la culture et, l'endroit est tout indiqué, aux livres, illustrent le coup d'oeil éclairé de « Maître Nhu ». Ce dernier n'en est pas à sa première exposition à Wittenheim, il y a été primé lors du « Printemps de la photo 2014 ». M. Nhu est également régulièrement présent dans plusieurs salons de la photo en Alsace. Directrice de la bibliothèque, Frédérique Wisson a une fois de plus déniché une pointure pour magnifier la culture dans ses locaux. Une forte délégation d'élus a salué le talent du photographe et fait l'éloge des activités et du dynamisme de la médiathèque Paul-Zwingelstein.

dw


Dna, Mercredi le 04 Février 2015 / Mulhouse
Wittenheim  Conseil municipal
Wittenheim « Un effort de tous pour des services performants »

Eclairer les élus sur les axes de l'action municipale pour l'année 2015, au regard du contexte économique, budgétaire et des perspectives financières de la Ville. C'était l'objet de la séance de lundi soir, la tenue du débat sur les orientations budgétaires (DOB).

Après avoir évoqué un contexte économique difficile qui se traduit notamment par une forte baisse des dotations de l'Etat (moins 300 000EUR pour 2015, alors que le budget de la ville est de l'ordre de 15 à 16 millions d'euros) Antoine Homé analyse la situation locale : « Les difficultés qui pèsent sur les collectivités demandent un effort de tous pour offrir un niveau de service performant aux Wittenheimois. La diminution des concours de l'Etat oblige la Ville à poursuivre ses efforts de rationalisation de ses dépenses tout en maintenant une pression fiscale maîtrisée. » Le maire poursuit : « Notre politique d'investissement reste ambitieuse [...]. On n'a pas posé notre sac, on continue, mais il n'y a aucune place pour le gaspillage. Cette année les associations devront participer à l'effort de réduction des dépenses [...]. La solidarité et l'éducation sont prioritaires». L'élu en arrive aux investissements : « La ville gardera un bon niveau d'investissement, les grands projets (parc de détente, Centre social, complexe Coubertin) arrivent à terme et feront encore l'objet d'inscriptions budgétaires cette année. Pour 2015 sont notamment programmés : des travaux de réaménagement du gymnase Pierre-de-Coubertin, la réhabilitation de la rue de la Forêt, la sécurisation de la rue de Ruelisheim, l'amélioration thermique des bâtiments publics, etc. »

L'opposant UMP Patrick Pichenel, plus que jamais en accord avec le maire : « On voit votre volonté de continuer à maîtriser les dépenses, nous vous soutenons. » Puis, Patrick Pichenel s'en prend à l'USW foot : « Cette association a utilisé son site pour faire campagne contre vous et moi-même au profit de la liste de Philippe Duffau lors de la campagne électorale [...]. C'est irresponsable, ce club bénéficie de subventions importantes, il me paraît souhaitable qu'une sanction financière soit prononcée contre lui ».

«Ne pas faire payer aux Wittenheimois...»

Philippe Duffau : « Si la croissance est en berne ce n'est que la conséquence d'une politique nationale désastreuse qu'il n'est pas question de faire payer aux Wittenheimois [...]. Des choix d'investissements locaux sont discutables, on pourrait supprimer les voeux du maire, impliquer les associations quant à l'animation, trop municipalisée, de la ville, revoir la tenue des Journées Italiennes, éviter les audits, repenser le bulletin municipal, etc. »

Le maire répond : « Merci à M. Pichenel pour son intervention constructive. M. Duffau, vous méconnaissez la vie locale, nos associations sont mobilisées, les voeux ont un coût extrêmement modeste. Vous semblez vous désintéresser des manifestations locales où vous êtes très peu présent. » Ambiance...

Mais gageons que tous se retrouveront pour le carnaval de la ville, et ce sera le 15 février prochain.

dw


© L'alsace, Mercredi le 04 Février 2015
Première séance de l'année par une minute de silence en hommage aux victimes des récents attentats à Paris. Une séance largement dominée par le débat d'orientations budgétaires.

Fiscalité locale : « On fera du mieux qu'on pourra »

Comme à son habitude, le maire Antoine Homé a d'abord présenté le contexte économique général et les perspectives financières de la Ville, avant de décliner les axes prioritaires de l'action municipale. Ces orientations budgétaires ont été élaborées dans un cadre « contraint », comme l'ont souligné tous les interlocuteurs.

En cause, principalement : l'amputation de la dotation globale de fonctionnement (DGF) de 11 milliards d'euros pour la période 2015-2017 (3,67 milliards pour cette année), qui touche toutes les collectivités, ceci dans le but de réduire les déficits publics. Pour Wittenheim, cela induit une baisse de 300 000 EUR cette année, a souligné le maire, sachant que la DGF représente 28 % des recettes de fonctionnement de la Ville, soit le deuxième poste de recettes après les impôts locaux. Pour 2015, la DGF est estimée à 2,27 millions d'euros (MEUR), alors que les recettes fiscales, compte tenu de l'évolution des bases, devraient augmenter de 200 000 EUR, à 4,77 MEUR. Sur les taux de la fiscalité locale, Antoine Homé a d'ailleurs juste parlé de « conserver une pression fiscale maîtrisée ». « On fera du mieux qu'on pourra. »

L'élu a toutefois relevé quelques bonnes nouvelles, comme le maintien du fonds d'amorçage de la réforme des rythmes scolaires pour 2015-2016, soit 50 EUR/élève, ou la progression de la dotation de solidarité urbaine (DSU) pour une Ville comme Wittenheim, soit 466 000 EUR prévus cette année.

Conséquence en partie de la baisse de la DGF, le taux d'épargne brute (autofinancement) passe sous la barre des 10 % (il était de l'ordre de 14 % jusqu'en 2011). Quant à la dette de la Ville, elle a progressé à 6,89 MEUR début 2014, en raison des financements de projets structurants et des mises aux normes obligatoires (Grenelle de l'environnement, accessibilité...), a fait valoir le maire, mais elle reste inférieure par rapport à la moyenne des communes de même importance.

La questiondes subventions

Résultant de tout cela, la maîtrise des dépenses de fonctionnement est une nouvelle fois un objectif « ambitieux » pour la Ville. Antoine Homé n'a pas manqué de saluer « le gros effort » fait en la matière et le travail des services de la mairie pour y arriver. Une baisse de 6 % est notamment prévue dans les charges à caractère général. De même, il est question de revoir les contributions aux organismes intercommunaux et les subventions aux associations, qui « devront cette année participer à l'effort de réduction des dépenses ». La priorité sera donnée à tout ce qui relève de la solidarité et de l'éducation.

La Ville entend quand même « garder un bon niveau d'investissement ». Les grands chantiers que sont le parc du Rabbargala et le nouveau centre social et familial devraient être finis pour l'été, une deuxième phase de travaux au gymnase Pierre-de-Courbertin devrait être engagée, la sécurisation de la rue de Ruelisheim est programmée cet été, entre autres...

Ces orientations budgétaires ont été en grande partie soutenues par le groupe Servir Wittenheim. Patrick Pichenel a même « suggéré certaines pistes avant le vote définitif du budget », notamment pour les subventions aux associations, « qui sont dans leur immense majorité exemplaires, mais l'une d'entre elles, l'USW football, a, durant la campagne électorale, utilisé son site pour faire campagne contre vous (Antoine Homé) et moi-même... Ce site doit servir à communiquer des résultats sportifs et non faire une campagne politique avec l'argent du contribuable, puisque ce club bénéficie de subventions importantes. À titre personnel, il me paraît souhaitable qu'une sanction financière soit prononcée. »

Une suggestion qui n'a été relevée ni par le maire, ni par l'autre groupe minoritaire, Witt'démocratie citoyenne. Son chef de file, Philippe Duffau, s'est juste prononcé contre la baisse des subventions aux associations et contre la hausse - éventuelle - des impôts. « On ne va pas faire payer aux Wittenheimois les conséquences d'une politique nationale désastreuse », a-t-il déclaré. Au plan local, il a pointé « des années d'investissements pas judicieux » et « la municipalisation des manifestations au détriment des associations ». Il a émis d'autres pistes que la majorité pour faire des économies : « supprimer les voeux du maire, confier l'organisation des temps d'activités périscolaires (Tap) à la MJC, faire le journal municipal en interne... ».

Antoine Homé lui a répondu point par point et a vivement défendu sa politique. Les deux hommes se sont aussi opposés sur le fait de parler de laïcité et des valeurs de la République pendant les Tap, Philippe Duffau - instituteur de métier - estimant que « c'est le rôle de l'école, et non du périscolaire », le maire considérant que « tout le monde doit s'y mettre, en renfort de l'Éducation nationale ».

Bref, Charlie était encore très présent lundi soir à Wittenheim.

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lundi, 02 février 2015

Revue de presse du lundi 2 février 2015

 

 

La Libération, 70 ans après © L'alsace, Lundi le 02 Février 2015

 

La célébration du 70e anniversaire de la Libération de Wittenheim, dimanche, était l'occasion de rendre hommage aux libérateurs.  Photos L'Alsace/L.S.

 

Laurent Schneider

Trois temps forts ont marqué la célébration du 70e anniversaire de la Libération, dimanche, à Wittenheim.

À 10 h, un office interreligieux a rassemblé libérateurs et habitants à l'église Sainte-Marie où des textes ont été lus par des représentants des cultes catholiques, protestants et musulmans. À l'issue de cette cérémonie religieuse, tout le monde s'est retrouvé place des Malgré-Nous devant le monument aux morts. Là, avant le dépôt de gerbes par les autorités, les associations patriotiques, le conseil municipal des enfants et un élu de Fontenay-sous-Bois, ville marraine de Wittenheim, le maire Antoine Homé a rappelé les faits marquants des combats qui ont eu lieu fin janvier et début février 1945.

Ensuite, à l'Espace Léo-Lagrange, Lucille Richert, ajointe au maire honoraire, a rappelé la dureté des combats, notamment aux abords de l'école Marie-Curie et de l'église Sainte-Marie. Elle a également évoqué la mémoire du jeune abbé Merklen, mortellement blessé par un éclat d'obus. Le maire a ensuite rendu hommage aux libérateurs et remercié les trois villes marraines - Thiers, Saint-Cloud et Fontenay-sous-Bois - pour leur générosité.

Durant toute la journée, le public a eu le loisir de découvrir une intéressante exposition, notamment de nombreuses photos légendées et des tenues et équipements des soldats libérateurs.


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vendredi, 30 janvier 2015

Revue de presse du vendredi 30 janvier 2015

 

 

© L'alsace, Vendredi le 30 Janvier 2015

Ce dimanche 1er février, la ville de Wittenheim fêtera le 70e anniversaire de sa libération en rendant hommage aux soldats qui ont participé aux combats qui ont libéré la commune. Dans les rangs de ces libérateurs se trouvait le soldat Yoube Lalleg d'origine algérienne. Âgé aujourd'hui de plus de 95 ans, il vit à Wittenheim depuis 1946.

Avant de participer aux combats libérateurs du hameau de Schoenensteinbach et de la cité Sainte-Barbe les 1er et 2 février 1945, Yoube Lalleg avait déjà participé à la campagne de Tunisie où il a été blessé et fait prisonnier par les Allemands.

Après son évasion, il rejoindra la 1re Armée française avec laquelle il a débarqué fin août 1944 sur les plages du golfe de Saint-Tropez. « Ensuite, j'ai fait un long périple émaillé de grandes batailles, notamment à Belfort, avant d'atteindre le Bassin potassique. Là, dans la forêt de Richwiller, ma section a rejoint le 21e RIC, régiment d'infanterie coloniale de la 9e Division d'infanterie coloniale. Sous le commandement du capitaine Robert Vial, au cours de la nuit glaciale du 1er au 2 février, nous avons commencé la progression vers le hameau de Schoenensteinbach et la cité Sainte-Barbe, se rappelle-t-il avec émotion. Après un engagement victorieux des blindés, nous avons totalement occupé le hameau vers midi ainsi qu'une partie du carreau de la mine Théodore. La compagnie a ensuite anéanti les dernières résistances allemandes retranchées dans les locaux de la mine. Au cours de ces combats, le capitaine Vial a été gravement blessé par un éclat d' obus allemand, il a survécu mais a perdu la vue. » Autre fait marquant : « Dans la soirée, les Allemands ont été contraints à lâcher toute la cité minière d'une part sous les attaques du 21e RIC et sous celles d'un bataillon du 6e RIC qui venait de Wittenheim centre déjà libéré. » Yoube Lalleg participera ensuite aux combats de la Poche de Colmar et à la campagne Rhin et Danube.

Conseiller technique pour le film « Indigènes »

Après la guerre, il été durant plusieurs années président de la section Rhin et Danube de Wittenheim. Plus récemment, il a été sollicité par les réalisateurs du film Indigènes en tant que conseiller technique.

Les combats pour la libération de Wittenheim ont débuté dans l'après-midi du 20 janvier 1945 par des bombardements très intenses qui se sont poursuivis durant plusieurs jours. Le 25 janvier, très tôt le matin ont débuté les combats du côté de la Cité Anna.

Le 27 janvier, la cité et l'usine Kullmann ont été libérées. Le 31 janvier, tout Wittenheim centre a été libéré. Ont suivi les combats pour la libération du hameau de Schoenensteinbach et de la cité Théodore.

COMMÉMORER La journée commémorative du dimanche 1er février se déroulera comme suit : 10 h : office interreligieux à l'église Sainte-Marie ; 11 h 15 : cérémonie patriotique au monument aux morts, place des Malgré-nous ; vin d'honneur et déjeuner offerts aux libérateurs à la salle Léo-Lagrange; exposition à la grande salle de l'Espace Léo-Lagrange et sur le parking.

Voici quelques chiffres issus de l'ouvrage Chronique de Wittenheim de Désiré Renaud concernant la libération de Wittenheim. La commune a payé un lourd tribut avec 64 victimes civiles, 120 mutilés civils, 50 personnes déportées, 31 familles expulsées, deux morts en déportation, 72 morts dans la Wehrmacht incorporés de force, six morts dans l'armée française, 751 maisons endommagées et 132 maisons totalement détruites.


L'alsace, Vendredi le 30 Janvier 2015

« Notre société est riche, mais elle ne fait pas ce qui est nécessaire pour les personnes en perte d'autonomie. Si ça continue, ça nous explosera à la figure », estime Pierre Kammerer. C'est en ces termes que le directeur du Réseau Apa a lancé, mardi soir à Riedisheim, un nouvel appel aux élus et au gouvernement à enfin « prendre des décisions ». « La loi d'accompagnement du vieillissement est en chantier depuis dix ans. Les 600 millions d'euros annoncés ne suffisent pas, il faut plusieurs milliards. »

« Dans la solidarité et la fraternité »

À quelques semaines des élections départementales, il a rappelé que la principale compétence des Départements reste le social : « Il faut que nos élus aient à coeur de soutenir les associations qui oeuvrent pour ceux qui sont touchés par le handicap et la maladie. »

Créée il y a près de 70 ans, l'association d'aide aux personnes âgées, qui offre aujourd'hui 23 services à destination de toutes les générations, défend l'esprit de ses fondateurs : « Prendre soin des autres dans un esprit de service public, vivre ensemble dans la solidarité et la fraternité. Les services à la personne, ce n'est pas un business, assure Pierre Kammerer. Même si des hommes politiques, de droite et de gauche, se sont battus pour que cela devienne un business. »

Innovations et expérimentations

Ces dernières années, des investisseurs ont misé sur le vieillissement et construit des résidences pour seniors qui sont loin de faire le plein parce qu'inabordables pour une bonne partie de la population. En revanche, les équipements et services accessibles à tous deviennent insuffisants : « L'offre d'équipement est en baisse, il n'y a plus d'ouvertures de maisons de retraite prévues dans la région, les accueils de jour et les hébergements temporaires ou d'urgence sont pleins... »

Pour répondre aux besoins grandissants, le Réseau Apa bataille sur tous les fronts. Il demande l'extension des services de soins infirmiers à domicile, va ouvrir des accueils de jour à Wittenheim et Riedisheim, entame la rénovation de la maison de retraite de l'Arc à Mulhouse. Il innove, en construisant cette année à Riedisheim, en face de sa résidence Le Bois Gentil, 80 logements de deux et trois pièces pour seniors : ils seront équipés en domotique et un promoteur en financera la moitié.

Innovation encore, à Wittenheim, où seront regroupés sur un même lieu un accueil de jour Alzheimer, des services de soins et d'aide à domicile, « pour que les familles trouvent des solutions simples, efficaces et rapides ». Il expérimente avec son homologue bas-rhinois, l'Abrapa, un service d'aide à l'adaptation du domicile constitué d'un ergothérapeute et d'un conducteur de travaux capables d'intervenir très rapidement.

Il se lance dans l'ère numérique avec le Facilien, un service d'initiation des personnes âgées à l'internet (L'Alsace du 7 janvier 2015) afin qu'elles puissent garder le contact avec leurs proches et leurs aidants professionnels. Le Réseau Apa investira 13,5 millions d'euros en travaux en 2015-2016 : « Des investissements qui bénéficieront à l'économie locale » , avance Pierre Kammerer.

Appel à la générosité et au bénévolat

Pour compenser la baisse des subventions publiques, il compte sur la générosité des donateurs et sur les legs. Il s'appuie sur l'enthousiasme de ses 870 bénévoles qui offrent de leur temps libre pour appuyer ses 2 650 salariés : « Nous aurons besoin de plus en plus de bénévoles. » Pour améliorer les services rendus, il va accroître la formation, qui l'an dernier a bénéficié à 900 professionnels et 250 bénévoles.

La petite enfance aussi

Le Réseau Apa veut aussi étendre son action à la petite enfance. Il propose déjà des services de garde à domicile des enfants. Il répond désormais aux appels d'offres de gestion de multi-accueil et crèches : « Nous avons une expertise dans la garde d'enfants et dans l'accueil de jour des personnes âgées : nous voulons conjuguer ces deux expertises. » Dans l'espoir, là aussi, de ne pas laisser le « business » gagner du terrain.

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