lundi, 29 juin 2009

DNA : Zeller candidat en 2010 ?

Adrien Zeller donné partant

 


« Tout se passera bien, il n'y aura aucun problème », répond invariablement Adrien Zeller à ceux qui le pressent de questions sur ce qu'il fera aux régionales. Le socialiste haut-rhinois Antoine Homé a cru lire vendredi au conseil régional dans le « saupoudrage d'investissements » la volonté de Zeller de « repartir en 2010 ». C'est mal connaître le président régional de réduire sa décision à ces tactiques électoralistes. Dans sa famille politique au contraire, ils sont de plus en plus nombreux à penser qu'il a fait le choix de ne pas solliciter de nouveau mandat. C'était le cas l'autre jour à la réunion mensuelle des parlementaires alsaciens, à laquelle Adrien Zeller, invité mais en voyage en Corée, n'a pas participé. Philippe Richert, lui, était là, prêt à reprendre le flambeau de la tête de liste au moindre signe du président sortant. Il aurait le soutien d'une grande majorité des parlementaires, y compris d'Arlette Grosskost, chef de file dans le Haut-Rhin, qui a lâché François Loos. Autre candidat déclaré, l'ancien ministre de l'Industrie n'a pas convaincu de sa détermination, ni de son enthousiasme à vouloir diriger la Région Alsace. « Il n'a pas la foi », dit un député UMP. Loos n'était pas à la réunion des parlementaires à Paris. Les absents ont toujours tort.

samedi, 27 juin 2009

Revue de presse : Plénière du Conseil Régional du 26 juin

DNA :

Plan de relance : 93 dossiers sur 1 000

 

Le préfet Pierre-Étienne Bisch a fait hier le point sur la mise en oeuvre du plan de relance en Alsace et salué l'effort concomitant des collectivités alsaciennes.

Sur les mille projets retenus en février par le Comité interministériel d'aménagement et de compétitivité du territoire, 93 concernent l'Alsace (DNA de mercredi dernier). Au 1er juin, 13 opérations financées par le plan de relance ont débuté ou se poursuivent de manière accélérée, notamment le tram-train Mulhouse-Thann-Kruth (31,5 M €), la 3e voie ferroviaire d'Erstein (29,97 M €), la maison d'accueil spécialisée à Strasbourg-Neuhof (10,49 M €). S'y ajoutent 115 M € d'investissements de la SNCF dont la plus grande part est destinée aux ateliers de Bischheim, et l'acquisition auprès de l'entreprise Lohr de wagons pour l'autoroute ferroviaire Luxembourg-Perpignan (20 M €).
Dans le volet automobile du plan, 2 880 véhicules ont bénéficié de la prime à la casse.

3 859 nouveaux
logements
sociaux en 2008

Pour l'accompagnement des salariés en situation de chômage, 1,6 M € ont d'ores et déjà été dépensés, au profit de 2 114 salariés. La prime de solidarité active de 200 € a été versée à près de 102 000 ménages en Alsace.
Avant le plan de relance, l'État et ses établissements publics ont mobilisé en Alsace 10 milliards d'euros en 2008. Le Contrat de projets État-Région 2007-2013, pour lequel l'État s'est engagé à hauteur de 341,5 M €, « s'est révélé bien adapté au plan de relance qui en a accéléré la mise en oeuvre, dit le préfet. Il n'y a aucun projet qui n'ait pu être lancé en 2008 pour des raisons budgétaires ». Les projets qui n'ont pas démarré sont ceux dont les maîtres d'ouvrages n'étaient pas prêts.
Dans le domaine du logement social, longtemps à la traîne en Alsace, 2008 a été une bonne année : 91 % des objectifs ont été satisfaits, soit 3 859 nouveaux logements sociaux financés. Pour le "contrat triennal, Strasbourg capitale européenne", dont la signature est imminente, l'État s'engage pour 117,5 M € sur un montant total de 244 M €. « Le soutien de l'État à Strasbourg et donc à l'Alsace est non seulement renouvelé mais son intensité est renforcée. C'est une ligne de conduite constante », dit le préfet.
Adrien Zeller a rappelé cependant que l'Alsace, région industrielle, souffre plus que d'autres des mutations liées à la crise. Le président régional demande un relais du Fonds stratégique d'investissement (national) pour renforcer le tissu des PME. Le préfet, déjà sensibilisé au problème, en a parlé au président de la Caisse des dépôts. « Dans la mesure où vous demandez un relais pour pousser les dossiers et pas une délégation financière, cela me paraît très raisonnable. »


C.K.

 

Une dette élevée mais saine

Le compte administratif 2008 et le budget supplémentaire 2009 ont été adoptés par la majorité et rejetés par le groupe PS, Verts et FN. Justin Vogel, président de la commission des finances, a souligné que la capacité de désendettement de la Région est revenue à 4,6 années contre 5,2 en 2007. Le taux d'exécution du budget est de 93,2 %.
Selon Antoine Homé (PS), « l'investissement est en baisse, et c'est inquiétant, alors que le stock de la dette ne baisse pas ». Pour Patrick Binder, c'est une « politique de colmatage sur le Titanic alsacien de l'amiral Zeller ». Philippe Carbiener (Verts) trouve au budget régional un « aspect de bonne gestion, mais un aspect seulement ». « La dette est certes élevée mais saine », réplique Adrien Zeller qui aurait trouvé « injuste de faire financer deux TGV uniquement par la génération actuelle ».

Conseil régional / GCO, shunt TGV Rhin-Rhône, taxe poids lourds
Le préfet : rien n'est annulé

 

Pierre-Étienne Bisch en compagnie d'Adrien Zeller, hier au conseil régional : « Un préfet est un inconnu illustre qui débarque et doit prouver sa capacité à se plonger très vite dans des parcours qui, pour vous, sont des parcours de vie. » (Photo DNA - Laurent Réa)
Le nouveau préfet de région, Pierre-Étienne Bisch, se livrait hier pour la première fois à l'exercice du feu roulant de questions des conseillers régionaux. Mixant habilement fermeté sur le fond des dossiers et ouverture au dialogue, il a passé l'épreuve avec succès.

Lors du déjeuner à la préfecture qui clôt traditionnellement cette séance de questions-réponses, Adrien Zeller a souligné la « capacité [du préfet] à prendre position sans avoir l'air d'y toucher ».
Sur des dossiers comme le grand contournement ouest de Strasbourg (GCO), le shunt court de Mulhouse qui permettra aux futurs TGV Lyon-Strasbourg d'éviter le passage par la gare de Mulhouse, ou encore la taxe poids lourds, on peut parfois avoir l'impression que l'État fait traîner les choses en espérant qu'elles tomberont dans les oubliettes, ou qu'il recule devant une forte opposition.
Il n'en est rien, a démenti hier Pierre-Étienne Bisch, en livrant des éléments d'avancement des projets ou des échéances, fussent-elles lointaines.

GCO : le concessionnaire
désigné début 2011

Sur le GCO, combattu par les Verts, mais aussi par le nouvel exécutif de la ville de Strasbourg, Andrée Buchmann, vice-présidente de la CUS, a tenté de mettre le préfet en contradiction avec les « politiques affichées par l'État en matière d'environnement », à savoir la réduction des gaz à effet de serre et la sauvegarde de la biodiversité. « Le GCO, a répondu le préfet, ne saurait se faire sans un volet majeur de réduction des effets de serre, un dossier à construire ensemble ».
Les compensations en matière d'émissions de gaz de l'autoroute sont à envisager sur l'ensemble de l'agglomération, à travers la politique des transports publics notamment.
L'appel à candidature pour la concession du GCO devrait être lancé incessamment, « en vue de la désignation du concessionnaire début 2011 ». Avant cette date seront initiées les mesures réductrices d'impact et les acquisitions foncières, informe le préfet.

Shunt court, un élément
de la performance du TGV

L'abandon du shunt court de Mulhouse qui permettra au TGV Rhin-Rhône de gagner une dizaine de minutes entre Lyon et Strasbourg (3 h 15 de trajet), est demandé aussi bien par le maire de Wittenheim, Antoine Homé (PS), que par le couple Binder (FN).
Contrairement à ce qu'affirme Antoine Homé, il ne fait pas « l'unanimité contre lui ». Les socialistes strasbourgeois Roland Ries, maire, et Jacques Bigot, président de la CUS, y sont favorables, en raison de l'accélération du TGV vers Strasbourg et des perspectives de liaison vers Francfort.
« Le shunt, a répondu le préfet, contribue à la performance de la liaison Rhin-Rhône. Celle-ci est extrêmement complexe et nécessite une série d'initiatives comme le shunt auquel la commission d'enquête a donné un avis favorable sans réserve. Ce n'est pas pour autant qu'on en veut à Mulhouse et que cette ville n'aura pas une desserte complète.»

Taxe poids lourds :
avant fin 2010

La taxe poids lourds dont Danièle Meyer (MoDem) demande pourquoi elle n'est toujours pas en vigueur, sera, assure le préfet, opérationnelle avant le 21 décembre 2010, avec un an d'avance sur la taxe de droit commun prévue sur l'ensemble du pays.
« Les projets de décret sont dans les tuyaux. L'avis d'appel public à la concurrence a été lancé le 31 mars pour sélectionner les entreprises candidates à la gestion du dispositif, dans le cadre d'un partenariat public-privé », rappelle le préfet.
Pierre-Étienne Bisch sait par expérience que son temps de préfet de la région Alsace lui « est compté ». S'il peut faire progresser et régler quelques dossiers utiles à la collectivité, disons cinq, il sera un préfet comblé.


Claude Keiflin

L'Alsace :


Avant l’intervention du préfet (voir ci-contre), les votes sur le compte administratif 2008 et la seconde décision modificative 2009 (DM2) ont été une nouvelle occasion pour l’opposition régionale de marquer clairement ses distances avec l’actuelle présidence UMP. Dans la suite logique de leurs rejets des budgets primitifs, l’intergroupe PS-Verts et le FN ont voté contre ces deux points.

Oppositions au shunt

Présentes dans tous les esprits, les élections régionales de l’an prochain ont quitté les pensées pour se manifester dans les mots avec, à propos de la DM2, cette remarque d’Antoine Homé (PS) à l’attention du président Zeller : « On y voit des indices assez clairs sur votre volonté d’être à nouveau candidat ! » Ces indices seraient un « saupoudrage » d’investissements sur tout le territoire : « Ils sont nécessaires mais pourquoi arrivent-ils brutalement ? » Adrien Zeller n’a pas révélé si ce pronostic serait le bon, mais a tout de même répondu : « Je ne me suis jamais régulé sur la température électorale ! Il m’est même arrivé d’augmenter des impôts avant des élections… » Comme ça avait été le cas au Césa (notre édition de jeudi), le shunt de Mulhouse (son contournement ferroviaire) a quelque peu pimenté le débat. Toute l’opposition s’y est opposée. Jacques Fernique (Verts) a fait remarquer que son coût n’était pas seulement financier (« entre 40 et 50 ME »), mais aussi environnemental. Et le leader du groupe FN, Patrick Binder, s’en est servi pour attaquer directement Adrien Zeller : « Vous êtes le seul à le vouloir. Comme pour le Grand contournement ouest, vous êtes de plus en plus isolé sur la scène politique alsacienne ! » Le président n’a pas daigné répondre, même lorsque l’élu frontiste est allé jusqu’à l’appeler « Adrien Ben Zeller, défenseur des mosquées en Alsace »…Cette DM2 est marquée notamment par une baisse de 4 M des recettes provenant des immatriculations de véhicules. Quant au compte administratif, il se distingue par un taux d’exécution de plus de 93 %.


H. de C.

lundi, 15 juin 2009

DNA : Théodore Deck à Guebwiller

Guebwiller / Vie culturelle
La ville de Théodore Deck

 

Discussion céramique entre Jean-François Fouilhoux, David Caméo et Catherine Trautmann. (Photos DNA)
Le musée guebwillerois est devenu officiellement hier « Musée Théodore-Deck et des pays du Florival » en présence de personnalités marquantes du monde de la céramique.

Lors de son installation en mai 1984 sur son site actuel, le musée comptait dans ses collections moins d'une centaine d'oeuvres du céramiste guebwillerois ; un quart de siècle plus tard, d'acquisitions en donations et dépôts, ce sont plus de 600 de ses créations qui y sont exposées.
Comme l'a souligné Denis Rebmann dans son propos inaugural, « ce musée d'histoire locale, dans un lieu historique magnifique, a connu une superbe métamorphose grâce à la passion d'un conservateur, Julien Schweizer, pour le génie créatif d'un enfant de Guebwiller ; une passion qui a abouti à la constitution méthodique, obstinée et raisonnée de la plus belle collection Deck au monde ». Après avoir redit sa « volonté de porter le projet de développement de l'IEAC (Institut européen des arts céramiques) ici, sur notre territoire », il a affirmé celle de « faire le pari de l'art et de l'intelligence ; de faire de Guebwiller la ville de Théodore Deck, de la céramique, de l'art ; de l'art comme démarche de développement et de création de richesses ».

Le bleu est bien de Deck !

Directeur de la manufacture de Sèvres, et donc lointain « descendant » de Théodore Deck, David Caméo a dressé un rapide portrait de celui-ci, « homme de la couleur avant tout (...) qui a redécouvert par ses recherches incessantes d'anciennes techniques, renoués avec des traditions ancestrales... » avant d'affirmer avec un large sourire « ... mais le bleu est bien de Deck ! ». A la surprise de ses hôtes mais également des responsables de l'Institut européen des arts céramiques installé à Guebwiller depuis 5 ans, David Caméo a annoncé vouloir « engager un partenariat entre Sèvres et l'IEAC... peut-être dans le cadre d'une collaboration dans le domaine de la recherche ».
Faisant un parallèle entre l'obstination dans la recherche de Deck et celle Jean-François Fouilhoux, dont les céladons sont exposés au musée cet été, il a rappelé qu'un créateur céramiste « doit aller jusqu'au bout de la matière, lui donner ses lettres de noblesse. Ce n'est qu'en maîtrisant totalement la matière qu'il s'exprime entièrement et librement ».
Un propos repris par Jean-François Fouilhoux qui aurait « pu signer les textes de Deck exposés au musée. (Je) partage avec Deck la passion de la matière ; la passion, c'est une façon de vouloir percer le mystère de la création », avant de faire l'éloge des musées, « lieux où les relais se passent de génération en génération ».
Cette cérémonie s'est déroulée en présence de Catherine Trautmann, députée européenne et ancienne ministre de la Culture et de la Communication, de Antoine Homé, conseiller régional, de Daniel Weber, vice-président du conseil général, du directeur des Arts décoratifs de Strasbourg, de Julien Schweizer, conservateur du musée guebwillerois, de Auguste Vonville, président de l'IEAC, et de Thiébaut Dietrich, directeur de l'IEAC et maître d'oeuvre de l'exposition de Jean-François Fouilhoux.


b. fz.

samedi, 30 mai 2009

DNA : Lycée Deck à Guebwiller

Guebwiller / Lycée Théodore-Deck
Compétences et compétitivité

 

Jacques Muller, sénateur, Adrien Zeller, président du conseil régional, Denis Rebmann, maire de Guebwiller, avec Martine del Conte, proviseur du lycée Théodore-Deck.
Restaurant scolaire, internat, pôle Ortech... ces trois équipements performants du lycée guebwillerois ont été inaugurés hier après-midi.

Après avoir connu une première phase d'aménagement il y a une vingtaine d'années et une réorganisation des espaces en 1996, le lycée s'est doté il y a peu d'un restaurant en self-service dans un bâtiment réalisé par le cabinet Serge Gaussin de Mulhouse (coût, avec les équipements de la cuisine, de 3,9 M € TTC). L'internat a également été entièrement restructuré avec la création de 19 chambres doubles et de cinq chambres individuelles au rez-de-chaussée et au premier étage pour les lycéens, ainsi que de 19 studios réservés au étudiants du CFEB (Centre de formation aux enseignements bilingues). Menée par le cabinet guebwillerois Muller ' Muller, cette opération, qui comprend également la création de quatre logements de service, apparaît pour 4,27 M € au budget de la Région, financier de la totalité de l'opération.
Adrien Zeller, président du conseil régional, François Loos, député et ancien ministre de l'industrie, Jacques Muller, sénateur, Bernard Stoessel et Antoine Homé, conseillers régionaux, Jean-Pierre Gallo, président de la CCI de Mulhouse, Denis Rebmann, maire de Guebwiller, ont également découvert le Pôle Ortech, installé au coeur du lycée et dont la devise pourrait être : « Prouver aux entrepreneurs qu'il est possible de rester compétitif et d'améliorer la rentabilité en utilisant de nouvelles technologies et méthodes ».
Pensé par les enseignants du lycée il y a six ans, soutenu avec conviction par la Région, ce pôle Ortech (Outillage Rapide TECHnologique) est en relation avec une vingtaine d'entreprises, des artistes, des chercheurs du CNRS, des structures universitaires mais est surtout au service de la formation des lycéens et des étudiants qui disposent d'un outil industriel à la pointe de la technologie. Parmi ces sept équipements extrêmement sophistiqués figurent notamment un scanner laser 3 D, une machine UGA cinq axes (usinage grande vitesse) tournant à 22 000 tours/mn, une installation de frittage "poudre polyamide FPP" pour prototypes et petites séries, une imprimante 3 D. L'investissement de la région est de 800 000 € (dont 200 000 € d'aide européenne au titre de l'innovation), l'apport du rectorat de 150 000 €.

Une démarche
« venue d'en bas »

Jean-Pierre Gallo s'est plu a rappeler que « aujourd'hui nos entreprises industrielles redeviennent compétitives dans de nombreux domaines ; il faut optimiser cette compétitivité en développant de façon exemplaire et sensé le partenariat entreprises/Éducation nationale ; pour le pôle Ortech, c'est initialement la compétence de NSC, par le biais des enseignants et des ingénieurs, qui est arrivée au lycée. Plus de compétences, c'est une meilleure compétitivité ! ».
Après avoir salué le travail esthétique et environnemental des architectes, Denis Rebmann a constaté « qu'avec le pôle Ortech, l'excellence n'est plus réservée aux sites les plus réputés ; un pôle symbolique des défis à relever, qui conjuguent dynamisme, innovation, emploi, développement ». Après avoir souligné « que la création du pôle d'excellence guebwillerois est une démarche "venue d'en bas", des enseignants », Adrien Zeller a dit que « la responsabilité première de la Région, ce sont les lycées, et que ces fondamentaux ne seront jamais sacrifiés à d'autres priorités (notamment les liaisons ferroviaires). Si on développe l'Alsace, c'est tout le territoire qui doit en profiter, tous les jeunes qui doivent en profiter ! ».


b.fz.

vendredi, 29 mai 2009

DNA : L'alsacien à l'honneur

 

Wittenheim
Le trophée des Alsaciens

 

En costume gris, Antoine Homé, à droite Rose Kiry, puis Patricia Schillinger, Justin Vogel et, derrière lui, Charles Bixel. (Document remis)

L'Office pour la langue et la culture d'Alsace (Olca) et l'association « E friehjohr fer unseri sproch » proposent chaque année une grande fête régionale du dialecte alsacien. Il récompense des Alsaciens qui oeuvrent, chacun dans leur domaine, pour la promotion du dialecte. Cette année, deux Wittenheimois ont été décorés du trophée « FriehjohrSchwälmelePriss 2009 », le samedi 23 mai à Sélestat. C'est en présence du maire de Wittenheim et conseiller régional, Antoine Homé et de son adjoint Francis Knecht-Walker, que Charles Bixel a été honoré pour son implication au sein du Théâtre alsacien de Mulhouse et Rose Kiry pour l'organisation de deux « Friehjohr » à Wittenheim et son implication pour la mise en place des plaques de rues bilingues dans la commune.


 

 

lundi, 25 mai 2009

L'Alsace : tournoi d'échec à Lutterbach

Échecs Réussite départementale

 

300 joueurs se sont affrontés au Cosec. Photo Antoinette Ober

À la demande du Comité départemental des échecs présidé par Claude Schmitt, et grâce à l’appui de la municipalité, le Cercle lutterbachois d’échecs (Clé) a organisé hier, pour la troisième fois, la finale départementale, dans un Cosec bondé le matin, 300 joueurs soit 45 équipes s’affrontant, mais où l’on entendait une mouche voler. « Plus qu’une finale départementale, c’est à une fête des échecs que nous avons assisté, a souligné le directeur technique, Bernard Chemin. Le championnat s’est déroulé de façon brillante, grâce au fair-play qui a permis aux différentes rencontres de se dérouler sereinement toute l’année ». Jean-Marie Nick, adjoint au maire, a relevé que Lutterbach est célèbre « pas seulement pour la bière ou la Savonnerie mais aussi pour ses manifestations associatives » et Antoine Homé, conseiller régional, a salué les vertus « de contrôle de soi et de respect de l’autre » que développe « ce sport cérébral ».

Parties rapides

Côté jeu, la surprise est venue du premier de la Division I, le Cercle d’échecs de la Thur, s’imposant par un étonnant 7 à 0, face à Colmar. Kingersheim 2 quant à lui a remporté le titre de champion du Haut-Rhin.L’après-midi s’est déroulé le troisième championnat départemental de parties rapides, gagné, chez les plus de 1 500 élo par Sébastien Muheim de Philidor et chez les moins de 1 500 élo par Thiébaud Schaffhauser d’Osenbach. Le président du Clé s’est montré fier de sa féminine, Loreleï Muller, deuxième derrière Noémie Delaunay de Saint-Louis et de ses jeunes.


dimanche, 24 mai 2009

L'Alsace : Les Maires du Haut-Rhin à la Foire de Mulhouse

Maires du Haut-Rhin « Nous pouvons tous agir »

 

Petite pause conviviale après la séance de travail. Photo Jean-François Frey

Le président du conseil régional, Adrien Zeller, qui avait invité les maires du Haut-Rhin à se retrouver à la Foire de Mulhouse, s’est voulu « plus positif que pessimiste ».

Pas question de nier que l’Alsace, à l’instar des autres régions industrielles, a « subi durement le choc de la crise ». « Au plan social et au niveau de l’insertion des jeunes, les difficultés sont devant nous », a mis en garde Adrien Zeller, devant les maires du Haut-Rhin et leur président, René Danési.Même si la croissance revient, il faudra plusieurs années pour retrouver un niveau d’emploi élevé, a poursuivi le président du conseil régional, en rappelant aux élus : « Nous pouvons tous faire quelque chose… »

« Leviers en région »

Dans son exposé, le président du conseil régional a insisté sur les mesures prises, du plan de relance régional à la formation pour les salariés au chômage partiel, sans oublier les différentes initiatives pour lutter contre l’effet de serre. Ainsi, commentant les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy mardi, à Urmatt (L’Alsace du 20 mai), il a lancé : « Nous n’avons pas attendu pour soutenir la filière bois et les scieries depuis huit ans », en précisant que la Région a aidé 300 entreprises. Et de conclure qu’il faudrait « plus de leviers en région pour animer la transition ». Invités à débattre avec lui, les maires ont évoqué certaines difficultés liées au plan de relance auquel la plupart d’entre eux se sont engagés à participer. Mais les travaux devront être réalisés avant fin décembre. Pourront-ils respecter cette date butoir sous peine de se voir pénaliser l’an prochain ? Le maire et conseiller régional de Wittenheim Antoine Homé (PS) a sollicité de la mansuétude de la part des services de l’État. Pour sa part, le maire de Colmar, Gilbert Meyer (UMP), a rappelé que les budgets de fonctionnement sont arrêtés fin janvier.Autre sujet d’inquiétude : le photovoltaïque solaire. Antoine Homé, mais aussi le sénateur Jacques Muller (Vert) ont fait part « des complications liées à l’attitude des architectes des bâtiments de France ». « Il vaudrait mieux qu’ils accompagnent les maires dans la bonne instruction du dossier, plutôt que de prendre des décisions incompréhensibles », a relevé le sénateur-maire de Wattwiller. « Il semble qu’il y a un assouplissement de ce côté-là », a noté cependant Adrien Zeller.En accueillant ses collègues, le maire de Mulhouse, Jean-Marie Bockel, avait souligné « le rôle plus important, en ces temps difficiles et dans une société qui se cherche », qui revient aux élus. « Le gouvernement n’a pas oublié que vous faites 75 % des investissements publics », a ajouté le ministre alsacien. Mais surtout, il a appelé les uns et les autres à « surmonter les difficultés territoriales et politiques pour parler d’une seule voix à Paris ». Et de citer en exemple les TGV : « On y a cru, on s’est battu et aujourd’hui l’un fonctionne et l’autre est en chantier» Sauf que la bataille du financement n’est pas terminée.


Yolande Baldeweck

samedi, 16 mai 2009

DNA : Lancement des travaux de la salle culturelle et festive de Battenheim

Battenheim / Salle festive et culturelle
La chimère devient réalité

 

Quand un maire s'improvise maçon. (Photo DNA)
Le chantier de construction de la salle festive et culturelle de Battenheim a été officiellement lancé mardi après-midi, lors de la pose de la première pierre scellée par le maire Georges Ottenwaelder.

Alors que les ouvriers s'activent sur le chantier, le maire entouré de ses adjoints mais aussi de Bernard Notter président de la CCIN (communauté de communes de l'Ile-Napoléon), de Antoine Homé, conseiller régional et maire de Wittenheim, de Michel Marchal maire honoraire de la commune, de l'architecte Santandrea du cabinet Santandrea, Rapp et Fellmann de Riedisheim et de nombreux représentants des corps de métiers intervenant sur ce chantier a scellé une pierre dans l'un des murs de ce qui sera dans quelques mois un bel équipement.

Cette salle festive sera achevée pour l'été 2010

« Ce projet est une vieille chimère devenue réalité initiée par mon prédécesseur, le maire honoraire Michel Marchal à qui je rends hommage puisqu'il est à mes côtés aujourd'hui », dit le maire qui a donné ensuite quelques précisions sur cette réalisation. Elle comprendra une salle de fêtes de 560 m², un périscolaire de 140 m², une mezzanine expo, une salle de réunion à l'étage, une agora extérieur. Le tout sur un terrain de 1460 m² juste à côté du terrain de foot.
L'environnement sera préservé au maximum grâce à un chauffage à pompe à chaleur eau/eau qui fonctionnera avec l'eau de la nappe phréatique.
Le coût total de cet ensemble qui correspond à un réel besoin compte tenu de l'expansion démographique du village s'élève à 3,3 millions d'euros. 30 % de ce montant seront prélevés sur les fonds propres de la commune qui fera aussi un emprunt de un million d'euros alors le solde sera financé par des subventions du conseil général, du conseil régional et de la CCIN.
Une route décrétée d'intérêt communautaire sera construite. Elle donnera accès directement à ce complexe. Son coût sera pris en charge par la CCIN. Sauf imprévu, cette salle festive sera achevée pour l'été 2010.


P.K.

vendredi, 15 mai 2009

L'Alsace : Première pierre de la salle de Battenheim

Battenheim Un cœur pour la vie festive et culturelle

 

Le chantier est lancé pour 12 mois de travaux. Photo Marie-Claire Guth

Une première pierre marque le lancement de la construction de la salle festive de Battenheim avec espace périscolaire, un édifice majeur pour la vie locale.

L’énorme panneau de chantier donne un aperçu de la taille du projet, tant par l’esquisse du bâtiment que par la liste des entreprises intervenantes. Confié au cabinet d’architectes Santandrea-Rapp-Fellmann, ce projet de salle festive bénéficie du concours financier de la Région, du Département du Haut-Rhin et de la CCIN (communauté de communes de l’Ile-Napoléon). Douze mois de travaux sont annoncés depuis le 1er avril.Peut-on s’avancer sur la programmation de cette salle festive ? « Je pense qu’on peut « raisonnablement » penser qu’elle sera opérationnelle pour l’été 2010, estime le maire de Battenheim, Georges Ottenwaelder. Nous comptons fortement accueillir les premiers enfants dans l’espace périscolaire pour la rentrée 2010. Mais bien avant l’achèvement des travaux, nous convierons les responsables d’associations à une visite de chantier. » Devant les élus municipaux, les responsables d’entreprises, le maire a déposé un tube métallique et l’a scellé dans la première pierre de l’édifice. Puis armés de truelles, les officiels ont rajouté du mortier à ce geste symbolique, d’abord Bernard Notter, conseiller général et président de la CCIN, suivi d’Antoine Homé, conseiller régional, puis Michel Marchal, ancien maire et initiateur du projet.

Spacieux et convivial

L’ensemble de cette salle festive et culturelle avec espace périscolaire a une emprise au sol de 1460 m². Le périscolaire pourra accueillir une trentaine d’enfants. La salle des fêtes aura une capacité de 390 personnes en configuration banquet. « Cette salle est dédiée avant tout à l’organisation de manifestations pour les nombreuses associations de Battenheim. Elle leur apportera le confort qui leur manque actuellement avec sa taille plus que spacieuse, son espace traiteur, ses équipements de rangement, sans oublier son espace extérieur avec une agora, un grand parking et sa route d’accès exclusive. »

Des activités multiples

Le coût total de l’opération est de 3,3 millions d’euros TTC, dont 30 % d’autofinancement sur fonds propres, le reste étant couvert par les subventions et un emprunt.Le mode de fonctionnement et de gestion de la salle est un point à définir comme le précise le maire : « J’organiserai une table ronde le moment voulu avec la municipalité et le monde associatif pour en discuter. » Pour sa gestion, diverses solutions restent ouvertes : comité de gestion, office municipal, etc. Mais pour son utilisation, les horizons sont larges : « Des activités culturelles, jeux, expositions, théâtre… voire sportives pourront s’y dérouler et nul doute qu’elle suscitera très vite de nouvelles activités. Elle deviendra très vite le cœur de la vie culturelle et festive de Battenheim ».


M.-C.G.

lundi, 11 mai 2009

Délocalisation de la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires Est de Strasbourg à Nancy

Je viens de faire part à Madame Rachida DATI, Ministre de la Justice, de l’inquiétude des représentants syndicaux des personnels de la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires de l’Est actuellement basés à Strasbourg par rapport au projet de transfert de leur service à Nancy en 2010.

L’impact sur la situation familiale des agents concernés sera très important et outre les 145 personnes en question, il faut inclure l’impact sur les conjoints et enfants. Des trajets journaliers entre l’Alsace et le cœur de la Lorraine seront rapidement difficiles à supporter pour les agents et les familles ne pourront pas forcément suivre.

De plus, cette délocalisation entrainera la disparition de l’administration territoriale pénitentiaire sur la Région Alsace et aura un impact financier non négligeable avec l’achat ou la location de locaux à Nancy alors que les locaux strasbourgeois sont rénovés depuis peu.

Pour toutes ces raisons, j’ai demandé à la Ministre de retirer ce projet et de reprendre les discussions avec les partenaires sociaux.

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