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dimanche, 20 décembre 2009

L'Alsace : ça se raconte

Ça se raconte Une passerelleau nom d'Adrien Zeller ?

 

Antoine Homé et Jean-Pierre Baeumler. Photo J.-M. Loos

Homé-Baeumler heureux. On ignore ce qui a mis de bonne humeur (voir photo) les deux élus PS, Antoine Homé, tête de la liste haut-rhinoise aux régionales, et Jean-Pierre Baeumler, maire de Thann, qui ne sera plus dans la course, lors de la session au conseil régional.

Il y a même eu un moment de complicité entre majorité et opposition, quand le Cernéen Jean-Paul Omeyer a annoncé que « l'équipe de France féminine de handball venait de se qualifier pour la finale du championnat du monde, avec dans les buts Cléopâtre Darleux ». « Elle est de Wittenheim ! », a rebondi le maire de la commune, Antoine Homé. Et tous ont applaudi !

 

Yolande Baldeweck


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samedi, 19 décembre 2009

DNA : L'opposition s'oppose

Politiques urbaines
L'opposition s'oppose

 


La Région consacrera en 2010 près de 8,2 millions d'€ à ses politiques de la ville, que ce soit pour les contrats urbains de cohésion sociale, la rénovation urbaine et la réhabilitation du logement social en basse consommation. Le maire de Wittenheim Antoine Homé (PS) les juge « insuffisantes », estimant que la collectivité « ignore le fait urbain » alors que les « villes sont au coeur de l'aménagement du territoire ». Martine Binder (FN) fustige elle cette « politique funeste » vue comme de « l'acharnement thérapeutique ». La vice-présidente en charge du dossier Arlette Grosskost et le président André Reichardt insistent sur les interventions en matière d'efficacité énergétique dans les quartiers. Ils soulignent aussi que les villes socialistes telles que Wittenheim et Strasbourg ont sollicité et obtenu ces aides régionales. Les Verts, le PS et le FN ont voté contre.


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L'Alsace : « Zelleriens » et MoDem adoptent le budget

Conseil régional « Zelleriens »et MoDem adoptent le budget

 


Après presque deux jours de débat, la large majorité d'André Reichardt a voté hier le budget primitif de 2010.Les élus PS-Verts et FNont voté contre.

Il n'y avait pas de suspense, hier, au conseil régional, si ce n'est pour l'heure du déjeuner ! Au fur et à mesure de l'avancement des travaux, on a senti chez l'un ou l'autre élu une certaine émotion. Les trois vice-présidents Jean-Paul Heider, Gérard Traband, Mariette Siefert, présentaient leurs derniers rapports, puisqu'ils ont choisi de ne pas se représenter. Tout comme Hubert Haenel, Élisabeth Weiss, Danièle Meyer pour la majorité, Jean-Pierre Baeumler pour l'opposition, qui assistaient à leur « dernière séance ».

« Budget virtuel »

Au moment du vote des rapports budgétaires, les 18 élus PS, Verts et FN ont voté contre l'augmentation de la fiscalité de 4 % (L'Alsace de jeudi et de vendredi ). Les mêmes élus ont rejeté le budget adopté par les 27 conseillers de la « majorité zellerienne » et les 2 du MoDem. Sur un ton plutôt modéré, Jacques Fernique s'est dit « insatisfait » des choix budgétaires. Évoquant le vote des Verts en faveur du budget de l'environnement, présenté jeudi soir par Gilbert Scholly, il a précisé : « Ce n'est pas un blanc-seing », précisant que « le budget est en deçà de l'exigence environnementale et écologique ».

Plus incisif, le socialiste haut-rhinois Antoine Homé a reproché à Antoine Reichardt le nombre de chantiers engagés depuis son élection, le 14 septembre, et « la rupture avec la politique d'Adrien Zeller ». « C'est un budget virtuel car il devra être remanié après les échéances électorales », a-t-il conclu. « C'est un budget fourre-tout », a renchéri Martine Binder (FN), en critiquant le président d'avoir renouvelé le contrat sur les TER. Enfin, le Mulhousien Bernard Stoessel a fait entendre sa différence, en déplorant que « le budget ne porte pas la marque d'Adrien Zeller ». Tout en le votant « par raison ».

« J'ai fait mon travail »

« Le budget avait été préparé par Adrien Zeller, conforté par Bernard Stoessel et simplement amendé par moi-même, qui ai fait rajouter le plan Agir pour l'emploi », a répliqué André Reichardt. Il a regretté que les élus PS et Verts aient voté contre le rapport final, « alors qu'ils avaient voté pour ou s'étaient abstenus sur les deux tiers du budget ». « Et ne me reprochez pas d'en avoir fait trop. J'ai fait mon travail », a-t-il conclu, en espérant, plus politique, que « la majorité zellerienne aura l'occasion de porter ce budget tout au long de l'année »...

Lors de la matinée d'hier, Martine Calderoli-Lotz a présenté le budget de la formation continue, la députée Arlette Grosskost la politique de la ville, Gérard Traband les crédits en faveur de la culture et du sport (lire ci-dessous) et Jean-Paul Heider le budget des affaires européennes et internationales.

Plusieurs échanges assez vifs ont émaillé les débats. Y compris lors de la présentation, par Bernard Stoessel, de la politique en faveur de l'apprentissage et des lycées qui, s'ajoutant à la formation continue et à l'enseignement supérieur représente 303 millions d'euros. Une fois de plus, le FN a contesté les actions en faveur de l'animation de la vie lycéenne, les initiatives dans le cadre du devoir de mémoire et du « Mois de l'Autre ». Mais c'était déjà le cas du temps d'Adrien Zeller...

Yolande Baldeweck


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vendredi, 18 décembre 2009

DNA : Compte à rebours électoral

Conseil régional / Débat budgétaire
Compte à rebours électoral

 

André Reichardt préside son dernier et unique budget de la Région Alsace. (Photo DNA - Laurent Réa)
En agitant le spectre de la réforme des collectivités et des finances locales à trois mois des élections régionales, l'opposition écologiste et socialiste a cherché à nationaliser hier le débat sur le budget primitif de la Région Alsace. L'exécutif se veut « serein ».

ll ne faisait pas très chaud hier matin dans l'hémicycle de la Région Alsace où les élus ont commencé à débattre du budget primitif 2010 (DNA d'hier). « C'est l'hiver sur les finances régionales ; tout est gelé », lance Antoine Homé (PS) en estimant que le budget présenté par André Reichardt est la conséquence de « l'étranglement » des collectivités « organisé par le gouvernement ».
« Vous êtes la victime collatérale d'une réforme qui visait les Régions socialistes », renchérit la tête de liste haut-rhinoise du PS aux régionales qui dénonce « l'esbrouffe de la fiscalité », « l'explosion » de la dette et un budget « raboté » et « à bout de souffle ». Pour Patrick Binder (FN) le président UMP de la Région est « l'héritier d'un bilan malgré lui » et « ne maîtrise rien du tout » en matière budgétaire.

« Il n'est pas question
de décroissance »

Le ton était donné. La longue séance budgétaire n'échappera donc pas aux « allusions » électorales, ce qui réjouit Jacques Fernique (Verts) qui n'y voit « rien de honteux » ni de démagogique. La tête de liste régionale d'Europe Écologie Alsace reste sur sa faim en matière de politique climat-énergie du conseil régional : « Notre accompagnement conjoncturel ne doit pas nous exonérer d'adapter notre économie aux défis climatiques qui sont des opportunités créatrices d'emplois. Il n'est pas question de décroissance. »
Après avoir quitté la séance dans un effet de manche - « pour boire un café » - faute d'avoir pu prendre la parole après le préambule « politique et politicien » d'André Reichardt, Jacques Bigot regrette lui aussi « la réduction » des marges de manoeuvre de la Région.
« La crise structurelle de l'outil productif en Alsace mérite une attention particulière. Qui mieux que les acteurs locaux peuvent faire des propositions ? », relève la tête de liste PS aux régionales qui suspecte la majorité de conduire la Région dans une situation « extrêmement dangereuse ».

« La Région est devenue
incontournable »

Contrairement aux socialistes, André Reichardt ne se fait « pas de souci » pour l'équilibre budgétaire et ne craint pas la disparition de la collectivité. « La Région est devenue incontournable ; il est impossible de revenir en arrière », dit-il en balayant d'un revers de main l'impact de la réforme des finances locales sur le budget.
« Les recettes sont assurées. Ce qui m'incombe, c'est la dynamique fiscale et non l'autonomie. » Le successeur d'Adrien Zeller juge le bilan du mandat « exemplaire », bilan qu'il entend poursuivre avec « les moyens qui sont les [siens] ».
Justin Vogel, le président de la commission des finances, ne croit pas davantage à « l'étranglement » des collectivités. Mais stigmatise « la posture de moralisateurs » que cultiveraient selon lui les socialistes tout en cherchant à « manipuler les peurs ».
La campagne connaîtra encore quelques escarmouches aujourd'hui avant de se taire durant les fêtes. Les esprits s'échaufferont à nouveau en janvier.


Franck Buchy

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