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mardi, 09 septembre 2008

Pierre et vacances : soutien à Jean-Claude MENSCH

Les articles des DNA du jour :

Ungersheim / Village Pierre ' Vacances
Les limites d'un faux consensus

 

Le Bioscope compte sur le village vacances pour se refaire une santé. (Photo archives DNA)
La décision d'Ungersheim de retoquer le Symbio, la Communauté d'agglomération Mulhouse Sud Alsace et Pierre ' Vacances, révèle les limites du faux consensus qui régnait autour du projet. Mais bien qu'Ungersheim ait reçu le soutien du maire de Wittenheim, la présidence de la Camsa garde encore l'espoir de voir un accord trouvé d'ici fin septembre.

Ni les membres du Syndicat mixte pour le Bioscope (la Région et le Département), ni le numéro un européen des villages et résidences de loisirs, Pierre ' Vacances, n'ont souhaité réagir hier au coup de frein donné vendredi par Ungersheim (DNA du 7 septembre) au projet d'implantation d'un village vacances dans la forêt communale. La décision, justifiée par des raisons de méthodologie, d'écologie et de conservation du patrimoine, a néanmoins été ressentie comme un véritable pavé dans la mare par les promoteurs de l'opération.

L'absence
de concertation

 Apporté par la Caisse des Dépôts et Consignations pour accroître la fréquentation décevante des parcs de loisirs Écomusée et Bioscope, gérés par sa filiale la Compagnie des Alpes, le projet prévoit la construction de 500 bungalows (110 M €) et l'aménagement d'une piscine tropicale (23 M €). « Le dialogue n'est pas interrompu, on ne peut pas imaginer que le conseil municipal d'Ungersheim ne puisse évoluer », affirmait hier un proche collaborateur de Jo Spiegel, président de la Camsa, tout en reconnaissant qu'il faudrait que le "malentendu" soit aplani avant fin septembre pour ne pas effaroucher définitivement les investisseurs.
« Ce qui est important c'est qu'il y ait un consensus qui se dégage ». Un consensus juridique du moins - indispensable au bouclage du projet car les accords de Pulversheim, sur le ban de laquelle la forêt se situe, et d'Ungersheim propriétaire de la dite forêt, sont nécessaires - à défaut d'un consensus politique.
 Car sur ce plan, le maire de Wittenheim et vice président de la Camsa, Antoine Homé, à la tête d'un collectif hostile au projet comprenant élus et associatifs, a apporté son soutien au maire d'Ungersheim Jean-Claude Mensch.
 Il déplore l'absence de concertation (« On a laissé de côté les élus »), épingle « l'impact environnemental » et consteste « l'injection massive de fonds publics pour un projet immobilier privé ». Et propose « un projet différent consacré au développement des énergies renouvelables avec valorisation du patrimoine minier et soutien véritable à l'Écomusée, dans l'esprit associatif qui était le sien à l'origine ».
 Le désaccord semble donc profond avec Jo Spiegel. « Si on réussit, nous aurons un grand pole touristique à dimension européenne. Je crois à ce projet et je crois que ses promoteurs sont à l'écoute de ce qu'on revendique » (en matière de développement durable et de patrimoine minier ndlr), indiquait celui-ci vendredi, avant qu'Ungersheim ne fasse son choix. Reste à savoir si les promoteurs auront la patience d'attendre.


Ce qu'ils en disent
Un village à réactions

 

Le Bioscope (comme l'Ecomusée) est exploité par la Compagnie des Alpes, une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations qui propose aux collectivités et à Pierre ' Vacances un partenariat pour bâtir un village vacances et une piscine. Mais dans le dédale des divergences d'intérêts... (Photo archives DNA - Marc Rollmann)


Francis Hillmeyer
(président du Scot):
« On ne l'a pas pris
au sérieux »

Président du Schéma d'aménagement du territoire (Scot), il suit de près l'évolution du projet Pierre et Vacances censé voir le jour sur le territoire de deux communes (Ungersheim et Pulversheim) membres du syndicat du Scot signé en décembre dernier. « La réaction d'Ungersheim ne me surprend pas. Mais personne n'a voulu prendre au sérieux le maire d'Ungersheim. On était persuadé que l'intérêt économique avec la création des emplois emporterait la décision. Quand nous avons signé le Scot, il avait été précisé que le schéma pourrait être révisé en partie si le projet Pierre et Vacances devait voir le jour. Cela avait été acté au niveau de la Région et du Département. On a signé le Scot pour ne pas bloquer le processus et le retarder d'une année supplémentaire. Les signataires savaient que le schéma pouvait être révisé. Je crois qu'il y a aussi des problèmes politiques sous-jacents qui m'échappent. Je ne suis pas dans la Camsa. Je ne sais pas si c'est une force ou une faiblesse pour notre région, mais je sais que les gros investisseurs n'attendront pas longtemps surtout s'ils trouvent ailleurs les moyens de réaliser leurs projets. »

Mulhouse j'y crois: « Un signe extrêmement négatif »

Frédéric Marquet et Christophe Muller, co-présidents de l'association  : « L'enjeu se situe bien au-delà du projet Pierre et Vacances. Rejeter ce projet, c'est envoyer un signal extrêmement négatif aux investisseurs qui auraient pu s'intéresser à notre territoire et ce, pour un certain nombre d'années... Nous n'avons pas le droit de priver notre région d'un projet qui offrirait à la fois un nouveau point de départ pour le tourisme en Alsace du sud, une réponse adéquate pour attirer les familles et allonger la durée des séjours, des milliers d'entrées supplémentaires à l'Écomusée et au Bioscope, la construction d'un parc aquatique, équipement dont on connaît la force d'attraction. Cela dit, si les élus d'Ungersheim ont le sentiment d'avoir été exclus de la table des négociations, leur réaction est bien compréhensible et légitime. Reste à espérer que les négociations reprennent sur la base de (...) nouvelles conditions qui, au final, devraient permettre d'améliorer encore le projet... ».

Antoine Homé (Wittenheim) : « Nous sommes totalement solidaires d'Ungersheim »

« Les élus du groupe majoritaire de Wittenheim soutiennent la position de J.-C. Mensch et du conseil municipal d'Ungersheim. Nous sommes nombreux à considérer que ce projet n'est pas un bon projet et à le contester. Le Collectif d'élus et d'associatifs auquel j'appartiens, affirme que ne pas être contre le principe d'un investissement touristique mais contre ce projet-ci qui nous paraît mal situé et pose problème au plan du financement, de l'environnement, et de la méthode. Nous ne sommes dans une posture de contestation, nous proposons un projet différent. Nous demandons que les collectivités soutiennent un projet d'écologie industrielle valorisant le carreau Rodolphe et qu'un véritable soutien soit donné à l'Écomusée, dans son esprit associatif d'origine, alors que celui-ci est en passe de se transformer en un parc de promenade accessoire du Bioscope. »

Alfred Kaluzinski (adjoint à Pulversheim)  : « En phase avec la Camsa »

« Nous sommes tout-à-fait en phase avec la Camsa. Nous avons été suffisamment consultés, nous avions également des inquiétudes qui ont été dissipées, notamment en ce qui concerne le maintien du site du carreau Rodolphe et le choix d'un écosite écologiquement exemplaire. Je regrette cette décision; j'espère qu'elle n'est pas inexorable. C'est un investissement prévu pour donner une deuxième jeunesse à l'Écomusée et au Bioscope. Il y a eu beaucoup de rumeurs colportées qui ne reflètent pas la vérité. Le maire d'Ungersheim dit vouloir défendre le patrimoine minier, or un des engagements de la Caisse des Dépôts et Consignation est de valoriser le carreau Rodolphe. Si le projet ne se fait pas, cela sera au détriment des associations qui défendent le patrimoine minier. »


 

Bioscope-Ecomusée / Projet de Pierre ' Vacances
Pourquoi ça coince

 

Jo Spiegel est à pied d'oeuvre dans la jungle alluviale d'Ungersheim pour convaincre les «indigènes» du bien-fondé du projet Pierre et Vacances... (Dessin Joan)
En refusant de céder les 36 hectares de forêt sur lesquels la société privée Pierre ' Vacances souhaite édifier un village touristique, Ungersheim en bloque la réalisation. Pourquoi ce projet, présenté comme d'importance majeure pour l'économie régionale, coince-t-il ?

Si, du côté de la présidence de la Camsa, on estime que les maires des communes de l'agglo ont été tenus informés de l'avancée du projet et ont donné mandat à Jo Spiegel pour les représenter, cette analyse est loin d'être partagée par tous. « Les élus ont été tenus de côté », entend-on ici et là. Depuis quelques mois on sentait sourdre un malaise de la part d'élus qui ont acquis la conviction que la réflexion et les négociations s'effectuaient dans leur dos.

La méthode mise en cause

Ce malaise, le maire d'Ungersheim, Jean-Claude Mensch, l'a clairement exprimé vendredi soir. En juillet un collectif d'élus socialistes, indépendants, écologistes et associatifs était monté au créneau pour regretter un manque de transparence et de concertation. N'a t-on pas voulu aller trop vite  ? N'a t-on pas choisi de faire l'économie d'un véritable débat démocratique  ? A-t-on suffisamment associé à la discussion les élus locaux, les acteurs de terrain et la population  ?
 La création du village vacances a été perçue, à tort ou à raison, comme une volonté de la Caisse des Dépôts et Consignation de sauver le Bioscope et l'Écomusée (gérés par sa filiale, la Compagnie des Alpes) en mobilisant de l'argent public. Une volonté relayée par les collectivités territoriales à travers le Symbio au nom des retombées économiques possibles pour le Sud Alsace.

La dimension environnementale contestée

 Une des causes du retoquage du projet par Ungersheim réside dans son incompatibilité, selon Jean-Claude Mensch, avec le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT). Signé en décembre 2007, il confère un statut de protection à la portion de forêt alluviale de la Thur concernée. Doit-on modifier le SCOT au gré des pressions économiques?, semble s'interroger le maire d'Ungersheim.
 De surcroît, le SCOT, tout comme le Plan Climat Territorial de la Camsa, prône mesure foncière, maîtrise de l'urbanisation, et limitation des déplacements automobiles. Autant de principes éborgnés par le projet. Suffit-il d'assortir de panneaux photovoltaïques et de géothermie un projet immobilier pour en faire un projet exemplaire au regard du développement durable  ? Apparemment il y a là matière à débat. Mais pour le porte-parole de la présidence de la Camsa, J.-C. Mensch est allé trop vite  : le projet de convention qui aurait dû être signé hier midi, dit-il, apporte des garanties tant en cette matière de développement durable que dans le domaine de la conservation patrimoniale du carreau Rodolphe.

Les fonds publics en question

Pour le maire de Wittenheim et vice-président de la Camsa, Antoine Homé, le projet « est un mauvais projet » (lire ci-dessous). « C'est un projet de promotion immobilière privé et nous contestons l'injection massive d'argent public. La Région et le Conseil général 68 ont déjà investis 37 M € sur le Bioscope et on voit bien que ce parc ne rencontre pas le succès escompté. Avec les 23 € M € que la Région, le Département et la Camsa se proposent d'investir pour la réalisation d'une piscine tropicale, on arrive à 60 M €, plus les terrains cédés à l'euro symbolique ». Le collectif, que représente Antoine Homé (et qui compte en son sein différents élus socialistes, indépendants, écologistes, ainsi que des associatifs, dont J.-C. Mensch, Martine Difford, François Tacquard, les maires de Feldkirch et de Stafflefelden), se dit favorable au financement « d'un projet différent réorientant l'argent public vers des projets adaptés à notre territoire ».


G.G.

A la Camsa on y croit encore

La convention qui devait finaliser hier à la Camsa les droits et les devoirs des uns et des autres n'a pas pu être signée. Mais nul doute que les tractations vont reprendre pour tenter de trouver rapidement une solution. Dès hier, Jo Spiegel a décroché son téléphone pour appeler J.-C. Mensch et « le dialogue n'est pas interrompu », indique-t-on à la présidence de la Camsa. Reste à savoir ce qui est négociable pour Ungersheim et combien de temps cela prendra. « On ne peut pas imaginer que le conseil municipal ne puisse pas évoluer. La convention à la signature de laquelle Ungersheim était conviée aujourd'hui intégrait d'ailleurs un certain nombre d'avancées répondant aux interrogations de J.-C. Mensch », souligne ce proche collaborateur de J. Spiegel qui rappelle également que le conseil municipal de Pulversheim, sur le ban de laquelle le terrain propriété d'Ungersheim se trouve, a donné son feu vert au projet en juin. Le projet n'est donc pas encore révolu, mais il faudra faire vite, et « trouver un accord avant fin septembre ». Car le refus affiché par un "partenaire local" de voir la forêt cédée à un promoteur immobilier risque de refroidir Pierre ' Vacances. Si le « Aucun commentaire pour l'instant », était de rigueur hier chez le numéro un européen des villages vacances (tout comme au Symbio), on imagine difficilement la société, qui recherche un site naturel, accepter les conditions posées par Ungersheim.

 

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lundi, 08 septembre 2008

Dossier Pierre et vacances

DNA - Les chuchotements

PIERRE ' VACANCES

Clivages
politiciens ?

Les opposants à l'implantation d'un village Pierre ' Vacances près de l'Écomusée/Bioscope n'ont pas attendu le refus d'Ungersheim de céder des forêts (DNA d'hier) pour se faire entendre. Fin juin, lors d'un vote indicatif en commissions réunies de la CAMSA, les communes de Staffelfelden, Ungersheim, Feldkirch et Wittenheim ont rejeté l'octroi, par la CAMSA, de 8 M € d'aides pour la construction de la piscine tropicale ; Antoine Homé, maire de Wittenheim, craint de perdre le centre nautique qu'on lui a promis. A la Région, beaucoup attribuent ces oppositions à des clivages très politiques entre Bockel-Spiegel et Mensch-Homé (PS).

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samedi, 19 juillet 2008

L'Alsace : TER - Contre la suppression des contrôleurs

TER Contre la suppression des contrôleurs

Antoine Homé, Conseiller régional d’Alsace, représentant l’intergroupe socialiste et verts, a rencontré, jeudi matin, les responsables de la CGT cheminots en gare de Bollwiller afin de les soutenir dans leur combat contre le projet de suppression des contrôleurs à bord des TER, mesure envisagée récemment par la Région Alsace. «L’ initiative d’une telle pétition a été très bien accueillie par les voyageurs, ceux-ci n’hésitant pas, pour la qualité et la sécurité du service public, à sortir leurs stylos», assure Antoine Homé.

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vendredi, 18 juillet 2008

DNA : Avec les cheminots en gare de Bollwiller

Social / Mécontentement du syndicat des cheminots CGT
Petit déjeuner... de la contestation

 


La CGT lutte aussi pour la réouverture d'un guichet à la gare de Bollwiller. (Photos DNA)
A l'initiative du Syndicat des cheminots CGT de Mulhouse, les voyageurs au départ de Bollwiller ont été accueillis hier matin par quelques cheminots mécontents du projet de suppression des contrôleurs dans les trains.

Les voyageurs arrivant à la gare de Bollwiller ont eu l'agréable surprise de se voir offrir un petit déjeuner par quelques cheminots qui les ont informés des intentions du Conseil régional de supprimer les contrôleurs dans les trains TER pour les remplacer par des contrôles aléatoires ou ciblés.
 Pour soutenir leurs actions, le maire de Wittenheim et président de l'intergroupe PS/Vert au Conseil régional Antoine Homé avait fait le déplacement.
 D'une même voix, Antoine Homé et Serge Goyot, le responsable du syndicat des cheminots CGT de Mulhouse, s'indignent : « Supprimer les contrôleurs dans les trains c'est une aberration. C'est faire fi de la sécurité des voyageurs, c'est faire fi du côté humain, de l'aide aux personnes à mobilité réduite et de plus ce n'est certainement pas le bon moyen pour lutter contre la fraude et la dégradation du matériel ».

En lutte également
pour le rétablissement
d'un guichet à Bollwiller

 Parallèlement à ce mouvement de mécontentement, le syndicat CGT lutte également pour le rétablissement d'un guichet à la gare de Bollwiller. A cet effet, les voyageurs ont été invités à signer une pétition en deux volets, le premier pour le maintien des contrôleurs dans les trains, le deuxième pour la réouverture d'un guichet en gare de Bollwiller.
 En cette période estivale, les voyageurs sont moins nombreux mais cela n'a pas empêché les signatures de s'accumuler au bas de la pétition.
 Le tract distribué aux voyageurs souligne une autre contradiction. En effet en date du 2 juin, une nouvelle convention a été signée entre la Région Midi-Pyrénées et la SNCF pour une période de dix ans. Cette convention garantit la présence systématique d'au moins un contrôleur dans chaque train régional TER.

« L'usagé sera le
dindon de la farce »

 La Région Alsace se prépare à faire exactement le contraire.
« C'est évidemment l'usagé qui serait le dindon de la farce si les contrôleurs étaient supprimer dans les trains. Il faut que les voyageurs exigent un service public de qualité », commente la CGT. A noter que vers 8 h 30 les « Cégétistes » se sont rendus en gare de Thann pour poursuivre leur action.


Paul Kopp

15:31 Publié dans En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |