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samedi, 27 juin 2009

Revue de presse : Plénière du Conseil Régional du 26 juin

DNA :

Plan de relance : 93 dossiers sur 1 000

 

Le préfet Pierre-Étienne Bisch a fait hier le point sur la mise en oeuvre du plan de relance en Alsace et salué l'effort concomitant des collectivités alsaciennes.

Sur les mille projets retenus en février par le Comité interministériel d'aménagement et de compétitivité du territoire, 93 concernent l'Alsace (DNA de mercredi dernier). Au 1er juin, 13 opérations financées par le plan de relance ont débuté ou se poursuivent de manière accélérée, notamment le tram-train Mulhouse-Thann-Kruth (31,5 M €), la 3e voie ferroviaire d'Erstein (29,97 M €), la maison d'accueil spécialisée à Strasbourg-Neuhof (10,49 M €). S'y ajoutent 115 M € d'investissements de la SNCF dont la plus grande part est destinée aux ateliers de Bischheim, et l'acquisition auprès de l'entreprise Lohr de wagons pour l'autoroute ferroviaire Luxembourg-Perpignan (20 M €).
Dans le volet automobile du plan, 2 880 véhicules ont bénéficié de la prime à la casse.

3 859 nouveaux
logements
sociaux en 2008

Pour l'accompagnement des salariés en situation de chômage, 1,6 M € ont d'ores et déjà été dépensés, au profit de 2 114 salariés. La prime de solidarité active de 200 € a été versée à près de 102 000 ménages en Alsace.
Avant le plan de relance, l'État et ses établissements publics ont mobilisé en Alsace 10 milliards d'euros en 2008. Le Contrat de projets État-Région 2007-2013, pour lequel l'État s'est engagé à hauteur de 341,5 M €, « s'est révélé bien adapté au plan de relance qui en a accéléré la mise en oeuvre, dit le préfet. Il n'y a aucun projet qui n'ait pu être lancé en 2008 pour des raisons budgétaires ». Les projets qui n'ont pas démarré sont ceux dont les maîtres d'ouvrages n'étaient pas prêts.
Dans le domaine du logement social, longtemps à la traîne en Alsace, 2008 a été une bonne année : 91 % des objectifs ont été satisfaits, soit 3 859 nouveaux logements sociaux financés. Pour le "contrat triennal, Strasbourg capitale européenne", dont la signature est imminente, l'État s'engage pour 117,5 M € sur un montant total de 244 M €. « Le soutien de l'État à Strasbourg et donc à l'Alsace est non seulement renouvelé mais son intensité est renforcée. C'est une ligne de conduite constante », dit le préfet.
Adrien Zeller a rappelé cependant que l'Alsace, région industrielle, souffre plus que d'autres des mutations liées à la crise. Le président régional demande un relais du Fonds stratégique d'investissement (national) pour renforcer le tissu des PME. Le préfet, déjà sensibilisé au problème, en a parlé au président de la Caisse des dépôts. « Dans la mesure où vous demandez un relais pour pousser les dossiers et pas une délégation financière, cela me paraît très raisonnable. »


C.K.

 

Une dette élevée mais saine

Le compte administratif 2008 et le budget supplémentaire 2009 ont été adoptés par la majorité et rejetés par le groupe PS, Verts et FN. Justin Vogel, président de la commission des finances, a souligné que la capacité de désendettement de la Région est revenue à 4,6 années contre 5,2 en 2007. Le taux d'exécution du budget est de 93,2 %.
Selon Antoine Homé (PS), « l'investissement est en baisse, et c'est inquiétant, alors que le stock de la dette ne baisse pas ». Pour Patrick Binder, c'est une « politique de colmatage sur le Titanic alsacien de l'amiral Zeller ». Philippe Carbiener (Verts) trouve au budget régional un « aspect de bonne gestion, mais un aspect seulement ». « La dette est certes élevée mais saine », réplique Adrien Zeller qui aurait trouvé « injuste de faire financer deux TGV uniquement par la génération actuelle ».

Conseil régional / GCO, shunt TGV Rhin-Rhône, taxe poids lourds
Le préfet : rien n'est annulé

 

Pierre-Étienne Bisch en compagnie d'Adrien Zeller, hier au conseil régional : « Un préfet est un inconnu illustre qui débarque et doit prouver sa capacité à se plonger très vite dans des parcours qui, pour vous, sont des parcours de vie. » (Photo DNA - Laurent Réa)
Le nouveau préfet de région, Pierre-Étienne Bisch, se livrait hier pour la première fois à l'exercice du feu roulant de questions des conseillers régionaux. Mixant habilement fermeté sur le fond des dossiers et ouverture au dialogue, il a passé l'épreuve avec succès.

Lors du déjeuner à la préfecture qui clôt traditionnellement cette séance de questions-réponses, Adrien Zeller a souligné la « capacité [du préfet] à prendre position sans avoir l'air d'y toucher ».
Sur des dossiers comme le grand contournement ouest de Strasbourg (GCO), le shunt court de Mulhouse qui permettra aux futurs TGV Lyon-Strasbourg d'éviter le passage par la gare de Mulhouse, ou encore la taxe poids lourds, on peut parfois avoir l'impression que l'État fait traîner les choses en espérant qu'elles tomberont dans les oubliettes, ou qu'il recule devant une forte opposition.
Il n'en est rien, a démenti hier Pierre-Étienne Bisch, en livrant des éléments d'avancement des projets ou des échéances, fussent-elles lointaines.

GCO : le concessionnaire
désigné début 2011

Sur le GCO, combattu par les Verts, mais aussi par le nouvel exécutif de la ville de Strasbourg, Andrée Buchmann, vice-présidente de la CUS, a tenté de mettre le préfet en contradiction avec les « politiques affichées par l'État en matière d'environnement », à savoir la réduction des gaz à effet de serre et la sauvegarde de la biodiversité. « Le GCO, a répondu le préfet, ne saurait se faire sans un volet majeur de réduction des effets de serre, un dossier à construire ensemble ».
Les compensations en matière d'émissions de gaz de l'autoroute sont à envisager sur l'ensemble de l'agglomération, à travers la politique des transports publics notamment.
L'appel à candidature pour la concession du GCO devrait être lancé incessamment, « en vue de la désignation du concessionnaire début 2011 ». Avant cette date seront initiées les mesures réductrices d'impact et les acquisitions foncières, informe le préfet.

Shunt court, un élément
de la performance du TGV

L'abandon du shunt court de Mulhouse qui permettra au TGV Rhin-Rhône de gagner une dizaine de minutes entre Lyon et Strasbourg (3 h 15 de trajet), est demandé aussi bien par le maire de Wittenheim, Antoine Homé (PS), que par le couple Binder (FN).
Contrairement à ce qu'affirme Antoine Homé, il ne fait pas « l'unanimité contre lui ». Les socialistes strasbourgeois Roland Ries, maire, et Jacques Bigot, président de la CUS, y sont favorables, en raison de l'accélération du TGV vers Strasbourg et des perspectives de liaison vers Francfort.
« Le shunt, a répondu le préfet, contribue à la performance de la liaison Rhin-Rhône. Celle-ci est extrêmement complexe et nécessite une série d'initiatives comme le shunt auquel la commission d'enquête a donné un avis favorable sans réserve. Ce n'est pas pour autant qu'on en veut à Mulhouse et que cette ville n'aura pas une desserte complète.»

Taxe poids lourds :
avant fin 2010

La taxe poids lourds dont Danièle Meyer (MoDem) demande pourquoi elle n'est toujours pas en vigueur, sera, assure le préfet, opérationnelle avant le 21 décembre 2010, avec un an d'avance sur la taxe de droit commun prévue sur l'ensemble du pays.
« Les projets de décret sont dans les tuyaux. L'avis d'appel public à la concurrence a été lancé le 31 mars pour sélectionner les entreprises candidates à la gestion du dispositif, dans le cadre d'un partenariat public-privé », rappelle le préfet.
Pierre-Étienne Bisch sait par expérience que son temps de préfet de la région Alsace lui « est compté ». S'il peut faire progresser et régler quelques dossiers utiles à la collectivité, disons cinq, il sera un préfet comblé.


Claude Keiflin

L'Alsace :


Avant l’intervention du préfet (voir ci-contre), les votes sur le compte administratif 2008 et la seconde décision modificative 2009 (DM2) ont été une nouvelle occasion pour l’opposition régionale de marquer clairement ses distances avec l’actuelle présidence UMP. Dans la suite logique de leurs rejets des budgets primitifs, l’intergroupe PS-Verts et le FN ont voté contre ces deux points.

Oppositions au shunt

Présentes dans tous les esprits, les élections régionales de l’an prochain ont quitté les pensées pour se manifester dans les mots avec, à propos de la DM2, cette remarque d’Antoine Homé (PS) à l’attention du président Zeller : « On y voit des indices assez clairs sur votre volonté d’être à nouveau candidat ! » Ces indices seraient un « saupoudrage » d’investissements sur tout le territoire : « Ils sont nécessaires mais pourquoi arrivent-ils brutalement ? » Adrien Zeller n’a pas révélé si ce pronostic serait le bon, mais a tout de même répondu : « Je ne me suis jamais régulé sur la température électorale ! Il m’est même arrivé d’augmenter des impôts avant des élections… » Comme ça avait été le cas au Césa (notre édition de jeudi), le shunt de Mulhouse (son contournement ferroviaire) a quelque peu pimenté le débat. Toute l’opposition s’y est opposée. Jacques Fernique (Verts) a fait remarquer que son coût n’était pas seulement financier (« entre 40 et 50 ME »), mais aussi environnemental. Et le leader du groupe FN, Patrick Binder, s’en est servi pour attaquer directement Adrien Zeller : « Vous êtes le seul à le vouloir. Comme pour le Grand contournement ouest, vous êtes de plus en plus isolé sur la scène politique alsacienne ! » Le président n’a pas daigné répondre, même lorsque l’élu frontiste est allé jusqu’à l’appeler « Adrien Ben Zeller, défenseur des mosquées en Alsace »…Cette DM2 est marquée notamment par une baisse de 4 M des recettes provenant des immatriculations de véhicules. Quant au compte administratif, il se distingue par un taux d’exécution de plus de 93 %.


H. de C.

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lundi, 15 juin 2009

DNA : Théodore Deck à Guebwiller

Guebwiller / Vie culturelle
La ville de Théodore Deck

 

Discussion céramique entre Jean-François Fouilhoux, David Caméo et Catherine Trautmann. (Photos DNA)
Le musée guebwillerois est devenu officiellement hier « Musée Théodore-Deck et des pays du Florival » en présence de personnalités marquantes du monde de la céramique.

Lors de son installation en mai 1984 sur son site actuel, le musée comptait dans ses collections moins d'une centaine d'oeuvres du céramiste guebwillerois ; un quart de siècle plus tard, d'acquisitions en donations et dépôts, ce sont plus de 600 de ses créations qui y sont exposées.
Comme l'a souligné Denis Rebmann dans son propos inaugural, « ce musée d'histoire locale, dans un lieu historique magnifique, a connu une superbe métamorphose grâce à la passion d'un conservateur, Julien Schweizer, pour le génie créatif d'un enfant de Guebwiller ; une passion qui a abouti à la constitution méthodique, obstinée et raisonnée de la plus belle collection Deck au monde ». Après avoir redit sa « volonté de porter le projet de développement de l'IEAC (Institut européen des arts céramiques) ici, sur notre territoire », il a affirmé celle de « faire le pari de l'art et de l'intelligence ; de faire de Guebwiller la ville de Théodore Deck, de la céramique, de l'art ; de l'art comme démarche de développement et de création de richesses ».

Le bleu est bien de Deck !

Directeur de la manufacture de Sèvres, et donc lointain « descendant » de Théodore Deck, David Caméo a dressé un rapide portrait de celui-ci, « homme de la couleur avant tout (...) qui a redécouvert par ses recherches incessantes d'anciennes techniques, renoués avec des traditions ancestrales... » avant d'affirmer avec un large sourire « ... mais le bleu est bien de Deck ! ». A la surprise de ses hôtes mais également des responsables de l'Institut européen des arts céramiques installé à Guebwiller depuis 5 ans, David Caméo a annoncé vouloir « engager un partenariat entre Sèvres et l'IEAC... peut-être dans le cadre d'une collaboration dans le domaine de la recherche ».
Faisant un parallèle entre l'obstination dans la recherche de Deck et celle Jean-François Fouilhoux, dont les céladons sont exposés au musée cet été, il a rappelé qu'un créateur céramiste « doit aller jusqu'au bout de la matière, lui donner ses lettres de noblesse. Ce n'est qu'en maîtrisant totalement la matière qu'il s'exprime entièrement et librement ».
Un propos repris par Jean-François Fouilhoux qui aurait « pu signer les textes de Deck exposés au musée. (Je) partage avec Deck la passion de la matière ; la passion, c'est une façon de vouloir percer le mystère de la création », avant de faire l'éloge des musées, « lieux où les relais se passent de génération en génération ».
Cette cérémonie s'est déroulée en présence de Catherine Trautmann, députée européenne et ancienne ministre de la Culture et de la Communication, de Antoine Homé, conseiller régional, de Daniel Weber, vice-président du conseil général, du directeur des Arts décoratifs de Strasbourg, de Julien Schweizer, conservateur du musée guebwillerois, de Auguste Vonville, président de l'IEAC, et de Thiébaut Dietrich, directeur de l'IEAC et maître d'oeuvre de l'exposition de Jean-François Fouilhoux.


b. fz.

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samedi, 30 mai 2009

DNA : Lycée Deck à Guebwiller

Guebwiller / Lycée Théodore-Deck
Compétences et compétitivité

 

Jacques Muller, sénateur, Adrien Zeller, président du conseil régional, Denis Rebmann, maire de Guebwiller, avec Martine del Conte, proviseur du lycée Théodore-Deck.
Restaurant scolaire, internat, pôle Ortech... ces trois équipements performants du lycée guebwillerois ont été inaugurés hier après-midi.

Après avoir connu une première phase d'aménagement il y a une vingtaine d'années et une réorganisation des espaces en 1996, le lycée s'est doté il y a peu d'un restaurant en self-service dans un bâtiment réalisé par le cabinet Serge Gaussin de Mulhouse (coût, avec les équipements de la cuisine, de 3,9 M € TTC). L'internat a également été entièrement restructuré avec la création de 19 chambres doubles et de cinq chambres individuelles au rez-de-chaussée et au premier étage pour les lycéens, ainsi que de 19 studios réservés au étudiants du CFEB (Centre de formation aux enseignements bilingues). Menée par le cabinet guebwillerois Muller ' Muller, cette opération, qui comprend également la création de quatre logements de service, apparaît pour 4,27 M € au budget de la Région, financier de la totalité de l'opération.
Adrien Zeller, président du conseil régional, François Loos, député et ancien ministre de l'industrie, Jacques Muller, sénateur, Bernard Stoessel et Antoine Homé, conseillers régionaux, Jean-Pierre Gallo, président de la CCI de Mulhouse, Denis Rebmann, maire de Guebwiller, ont également découvert le Pôle Ortech, installé au coeur du lycée et dont la devise pourrait être : « Prouver aux entrepreneurs qu'il est possible de rester compétitif et d'améliorer la rentabilité en utilisant de nouvelles technologies et méthodes ».
Pensé par les enseignants du lycée il y a six ans, soutenu avec conviction par la Région, ce pôle Ortech (Outillage Rapide TECHnologique) est en relation avec une vingtaine d'entreprises, des artistes, des chercheurs du CNRS, des structures universitaires mais est surtout au service de la formation des lycéens et des étudiants qui disposent d'un outil industriel à la pointe de la technologie. Parmi ces sept équipements extrêmement sophistiqués figurent notamment un scanner laser 3 D, une machine UGA cinq axes (usinage grande vitesse) tournant à 22 000 tours/mn, une installation de frittage "poudre polyamide FPP" pour prototypes et petites séries, une imprimante 3 D. L'investissement de la région est de 800 000 € (dont 200 000 € d'aide européenne au titre de l'innovation), l'apport du rectorat de 150 000 €.

Une démarche
« venue d'en bas »

Jean-Pierre Gallo s'est plu a rappeler que « aujourd'hui nos entreprises industrielles redeviennent compétitives dans de nombreux domaines ; il faut optimiser cette compétitivité en développant de façon exemplaire et sensé le partenariat entreprises/Éducation nationale ; pour le pôle Ortech, c'est initialement la compétence de NSC, par le biais des enseignants et des ingénieurs, qui est arrivée au lycée. Plus de compétences, c'est une meilleure compétitivité ! ».
Après avoir salué le travail esthétique et environnemental des architectes, Denis Rebmann a constaté « qu'avec le pôle Ortech, l'excellence n'est plus réservée aux sites les plus réputés ; un pôle symbolique des défis à relever, qui conjuguent dynamisme, innovation, emploi, développement ». Après avoir souligné « que la création du pôle d'excellence guebwillerois est une démarche "venue d'en bas", des enseignants », Adrien Zeller a dit que « la responsabilité première de la Région, ce sont les lycées, et que ces fondamentaux ne seront jamais sacrifiés à d'autres priorités (notamment les liaisons ferroviaires). Si on développe l'Alsace, c'est tout le territoire qui doit en profiter, tous les jeunes qui doivent en profiter ! ».


b.fz.

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vendredi, 29 mai 2009

DNA : L'alsacien à l'honneur

 

Wittenheim
Le trophée des Alsaciens

 

En costume gris, Antoine Homé, à droite Rose Kiry, puis Patricia Schillinger, Justin Vogel et, derrière lui, Charles Bixel. (Document remis)

L'Office pour la langue et la culture d'Alsace (Olca) et l'association « E friehjohr fer unseri sproch » proposent chaque année une grande fête régionale du dialecte alsacien. Il récompense des Alsaciens qui oeuvrent, chacun dans leur domaine, pour la promotion du dialecte. Cette année, deux Wittenheimois ont été décorés du trophée « FriehjohrSchwälmelePriss 2009 », le samedi 23 mai à Sélestat. C'est en présence du maire de Wittenheim et conseiller régional, Antoine Homé et de son adjoint Francis Knecht-Walker, que Charles Bixel a été honoré pour son implication au sein du Théâtre alsacien de Mulhouse et Rose Kiry pour l'organisation de deux « Friehjohr » à Wittenheim et son implication pour la mise en place des plaques de rues bilingues dans la commune.


 

 

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