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vendredi, 11 juillet 2014

Réaction des élus Socialistes et Démocrates

COMMUNIQUE DE PRESSE

Réaction des élus Socialistes et Démocrates

suite à l’annonce du projet de vignette automobile allemande

 

 

L’annonce en début de semaine du gouvernement allemand, par la voix de son ministre des Transports membre de la CSU, du projet d’instaurer une vignette automobile à destination de tous les usagers des routes allemandes pour financer leurs routes, nous inquiète grandement.

 

Cette décision aura un impact concret sur la vie quotidienne des alsaciens, et au-delà, sur la libre circulation au sein de l’espace transfrontalier pour les habitants, qu’ils soient travailleurs, consommateurs occasionnels ou touristes.

 

Les risques de distorsion d’une telle mesure sont multiples pour la France et les conséquences encore difficiles à évaluer : réduction des flux spontanés de tous les français vers l’Allemagne, coût pour les travailleurs transfrontaliers, risques forts de report de la circulation des touristes allant du nord de l'Europe vers l’Italie sur l’Alsace et l’Est de la France.

 

A l’heure où les régions françaises, allemandes et suisses tentent de faire vivre un espace trinational et de lui donner corps au travers d’une coopération politique au sein du Conseil  Rhénan, cette décision remet en cause la volonté d’intégration de cet espace et au-delà la coopération européenne.

 

Il n’est d’ailleurs pas certain à l’heure actuelle que la Commission Européenne accepte un tel projet, discriminant les étrangers, car c’est bien sur les véhicules des pays voisins que cette taxe portera. En effet, la taxe KFZ-Steuer actuellement acquittée par les citoyens allemands sera quant à elle minorée. 

 

Les élus du groupe Socialistes et Démocrates demandent que le Président du Conseil Régional d’Alsace exige une réunion d’urgence du Conseil Rhénan afin de formuler une position commune contre cette mesure et de la porter auprès des autorités allemandes et européennes.

 

 

 

Antoine Homé

Président du groupe Socialistes et Démocrates

 

17:08 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, Au PS, Blog, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

jeudi, 10 juillet 2014

Délégation dans la future représentation de la Région Alsace à Bruxelles

 

apa-visite-richert-20140709.jpgHier j'ai accompagné Philippe Richert à Bruxelles en ma qualité de Président du groupe socialiste et démocrate du Conseil Régional. Nous y avons rencontré les responsables des associations alsaciennes et les membres du bureau de l'Alsace auprès des institutions européennes. Nous avons aussi visité le site pressenti pour accueillir le bureau Alsace. Une journée studieuse et utile sous une pluie battante !

 

14:23 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, Au PS, Blog, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

lundi, 07 juillet 2014

Des clivages entre élus alsaciens

© L'alsace, Dimanche le 06 Juillet 2014
Des clivages entre élus alsaciens

 

Antoine Homé (PS).

Photo Jean-Marc Loos

 

Il existe des dissensions fortes entre élus alsaciens, autour de la réforme territoriale.

« Nous allons être reçus, cette semaine, par le conseiller spécial de Manuel Valls », annonce le député de Colmar (UMP), Éric Straumann, qui se fait le porte-parole des 18 parlementaires UMP et UDI qui veulent relancer le conseil d'Alsace. Mardi soir, en présence du président du conseil régional, Philippe Richert, et d'Arlette Grosskost, qui avait été réticente à leur démarche, ils ont « décidé, à l'unanimité, de défendre la fusion du conseil régional et des deux conseils généraux, avec la possibilité d'associer le Territoire de Belfort ».

« Pas de difficulté »

Le président de la commission des lois de l'Assemblée, le Breton Jean-Jacques Urvoas, favorable à une assemblée de Bretagne, est venu discuter avec eux. Même si le député PS semble isolé dans sa région. « Il nous a confirmé que, pour la fusion des trois collectivités, nous pourrions passer par l'expérimentation, qui n'implique pas de référendum. Cela ne pose aucune difficulté juridique », assure Éric Straumann, en indiquant que les signataires avaient « jusqu'au 11 juillet pour déposer un amendement à l'Assemblée ». D'ici là, certaines questions devront être tranchées, comme le mode de scrutin et l'organisation de la nouvelle collectivité.

 

Les Alsaciens ont également convenu, en cas d'échec de cette démarche, de négocier avec le gouvernement les conditions dans lesquelles se ferait une fusion avec la Lorraine... « Dans ce cas, on ne pourrait pas rester les bras ballants. Il faudrait discuter des transferts de compétence », assure un député UMP qui ne souhaite pas être cité, « puisque nous ne devions pas communiquer sur le sujet... »

L'appel des Champenois

« Les parlementaires alsaciens de gauche vont fortement se mobiliser pour défendre le projet du gouvernement de fusion entre l'Alsace et la Lorraine, plus le Territoire de Belfort », prévient Antoine Homé, maire de Wittenheim et président du groupe PS et démocrates au conseil régional, qui a été auditionné, jeudi, par la commission des lois de l'Assemblée. Le président du conseil régional, Philippe Richert, et l'écologiste Jacques Fernique ont également été entendus. « Pour nous, cette réforme n'a de sens que si les compétences dévolues au nouvel ensemble permettent d'améliorer les services aux citoyens », soutient Antoine Homé. Les élus alsaciens ont été interpellés par le député UMP des Ardennes Jean-Luc Warsmann, qui défend - avec ses collègues parlementaires - le regroupement de Champagne-Ardenne avec l'Alsace et la Lorraine. « Nous avons demandé au rapporteur de prendre note de notre opposition à une région plus grande », indique encore le socialiste alsacien, qui estime que « la proximité serait mieux défendue... »

 

En attendant, une majorité du Sénat a voté, vendredi, la suppression de l'Article 1 du projet de loi sur la réforme territoriale, qui prévoyait de diminuer de moitié le nombre des régions. Les sénateurs UMP alsaciens Françoise Boog, Francis Grignon, Fabienne Keller, André Reichardt, Esther Sittler et Catherine Troendlé ont soutenu cet amendement, qui écarte « le regroupement immédiat de l'Alsace avec la Lorraine ».

L'art et la manière

« Il n'est question ici ni d'un redécoupage cohérent, ni de nouvelles compétences pour les régions, mais seulement d'en réduire le nombre », a fustigé Fabienne Keller, lors des débats, en ironisant : « La seule page de l'étude d'impact qui évoque la fusion de l'Alsace et de la Lorraine nous apprend que ce sont deux régions frontalières ! »

 

Le sénateur UDI Jean-Marie Bockel est intervenu à plusieurs reprises en séance de nuit, soulignant que « la réforme de nos territoires est fondamentale, mais encore faut-il la faire de la bonne manière ». Citant le cas du Haut-Rhin, il s'est inquiété de « la disparition à terme des conseils généraux ou de leur maintien dans les seules zones rurales ».

Y.B.

10:40 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, Au PS, Blog, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

Des clivages entre élus alsaciens

 L'alsace, Dimanche le 06 Juillet 2014
Des clivages entre élus alsaciens

 

Antoine Homé (PS).

Photo Jean-Marc Loos

 

Il existe des dissensions fortes entre élus alsaciens, autour de la réforme territoriale.

« Nous allons être reçus, cette semaine, par le conseiller spécial de Manuel Valls », annonce le député de Colmar (UMP), Éric Straumann, qui se fait le porte-parole des 18 parlementaires UMP et UDI qui veulent relancer le conseil d'Alsace. Mardi soir, en présence du président du conseil régional, Philippe Richert, et d'Arlette Grosskost, qui avait été réticente à leur démarche, ils ont « décidé, à l'unanimité, de défendre la fusion du conseil régional et des deux conseils généraux, avec la possibilité d'associer le Territoire de Belfort ».

« Pas de difficulté »

Le président de la commission des lois de l'Assemblée, le Breton Jean-Jacques Urvoas, favorable à une assemblée de Bretagne, est venu discuter avec eux. Même si le député PS semble isolé dans sa région. « Il nous a confirmé que, pour la fusion des trois collectivités, nous pourrions passer par l'expérimentation, qui n'implique pas de référendum. Cela ne pose aucune difficulté juridique », assure Éric Straumann, en indiquant que les signataires avaient « jusqu'au 11 juillet pour déposer un amendement à l'Assemblée ». D'ici là, certaines questions devront être tranchées, comme le mode de scrutin et l'organisation de la nouvelle collectivité.

 

Les Alsaciens ont également convenu, en cas d'échec de cette démarche, de négocier avec le gouvernement les conditions dans lesquelles se ferait une fusion avec la Lorraine... « Dans ce cas, on ne pourrait pas rester les bras ballants. Il faudrait discuter des transferts de compétence », assure un député UMP qui ne souhaite pas être cité, « puisque nous ne devions pas communiquer sur le sujet... »

L'appel des Champenois

« Les parlementaires alsaciens de gauche vont fortement se mobiliser pour défendre le projet du gouvernement de fusion entre l'Alsace et la Lorraine, plus le Territoire de Belfort », prévient Antoine Homé, maire de Wittenheim et président du groupe PS et démocrates au conseil régional, qui a été auditionné, jeudi, par la commission des lois de l'Assemblée. Le président du conseil régional, Philippe Richert, et l'écologiste Jacques Fernique ont également été entendus. « Pour nous, cette réforme n'a de sens que si les compétences dévolues au nouvel ensemble permettent d'améliorer les services aux citoyens », soutient Antoine Homé. Les élus alsaciens ont été interpellés par le député UMP des Ardennes Jean-Luc Warsmann, qui défend - avec ses collègues parlementaires - le regroupement de Champagne-Ardenne avec l'Alsace et la Lorraine. « Nous avons demandé au rapporteur de prendre note de notre opposition à une région plus grande », indique encore le socialiste alsacien, qui estime que « la proximité serait mieux défendue... »

 

En attendant, une majorité du Sénat a voté, vendredi, la suppression de l'Article 1 du projet de loi sur la réforme territoriale, qui prévoyait de diminuer de moitié le nombre des régions. Les sénateurs UMP alsaciens Françoise Boog, Francis Grignon, Fabienne Keller, André Reichardt, Esther Sittler et Catherine Troendlé ont soutenu cet amendement, qui écarte « le regroupement immédiat de l'Alsace avec la Lorraine ».

L'art et la manière

« Il n'est question ici ni d'un redécoupage cohérent, ni de nouvelles compétences pour les régions, mais seulement d'en réduire le nombre », a fustigé Fabienne Keller, lors des débats, en ironisant : « La seule page de l'étude d'impact qui évoque la fusion de l'Alsace et de la Lorraine nous apprend que ce sont deux régions frontalières ! »

 

Le sénateur UDI Jean-Marie Bockel est intervenu à plusieurs reprises en séance de nuit, soulignant que « la réforme de nos territoires est fondamentale, mais encore faut-il la faire de la bonne manière ». Citant le cas du Haut-Rhin, il s'est inquiété de « la disparition à terme des conseils généraux ou de leur maintien dans les seules zones rurales ».

Y.B.

10:39 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, Au PS, Blog, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |