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samedi, 19 décembre 2009

L'Alsace : « Zelleriens » et MoDem adoptent le budget

Conseil régional « Zelleriens »et MoDem adoptent le budget

 


Après presque deux jours de débat, la large majorité d'André Reichardt a voté hier le budget primitif de 2010.Les élus PS-Verts et FNont voté contre.

Il n'y avait pas de suspense, hier, au conseil régional, si ce n'est pour l'heure du déjeuner ! Au fur et à mesure de l'avancement des travaux, on a senti chez l'un ou l'autre élu une certaine émotion. Les trois vice-présidents Jean-Paul Heider, Gérard Traband, Mariette Siefert, présentaient leurs derniers rapports, puisqu'ils ont choisi de ne pas se représenter. Tout comme Hubert Haenel, Élisabeth Weiss, Danièle Meyer pour la majorité, Jean-Pierre Baeumler pour l'opposition, qui assistaient à leur « dernière séance ».

« Budget virtuel »

Au moment du vote des rapports budgétaires, les 18 élus PS, Verts et FN ont voté contre l'augmentation de la fiscalité de 4 % (L'Alsace de jeudi et de vendredi ). Les mêmes élus ont rejeté le budget adopté par les 27 conseillers de la « majorité zellerienne » et les 2 du MoDem. Sur un ton plutôt modéré, Jacques Fernique s'est dit « insatisfait » des choix budgétaires. Évoquant le vote des Verts en faveur du budget de l'environnement, présenté jeudi soir par Gilbert Scholly, il a précisé : « Ce n'est pas un blanc-seing », précisant que « le budget est en deçà de l'exigence environnementale et écologique ».

Plus incisif, le socialiste haut-rhinois Antoine Homé a reproché à Antoine Reichardt le nombre de chantiers engagés depuis son élection, le 14 septembre, et « la rupture avec la politique d'Adrien Zeller ». « C'est un budget virtuel car il devra être remanié après les échéances électorales », a-t-il conclu. « C'est un budget fourre-tout », a renchéri Martine Binder (FN), en critiquant le président d'avoir renouvelé le contrat sur les TER. Enfin, le Mulhousien Bernard Stoessel a fait entendre sa différence, en déplorant que « le budget ne porte pas la marque d'Adrien Zeller ». Tout en le votant « par raison ».

« J'ai fait mon travail »

« Le budget avait été préparé par Adrien Zeller, conforté par Bernard Stoessel et simplement amendé par moi-même, qui ai fait rajouter le plan Agir pour l'emploi », a répliqué André Reichardt. Il a regretté que les élus PS et Verts aient voté contre le rapport final, « alors qu'ils avaient voté pour ou s'étaient abstenus sur les deux tiers du budget ». « Et ne me reprochez pas d'en avoir fait trop. J'ai fait mon travail », a-t-il conclu, en espérant, plus politique, que « la majorité zellerienne aura l'occasion de porter ce budget tout au long de l'année »...

Lors de la matinée d'hier, Martine Calderoli-Lotz a présenté le budget de la formation continue, la députée Arlette Grosskost la politique de la ville, Gérard Traband les crédits en faveur de la culture et du sport (lire ci-dessous) et Jean-Paul Heider le budget des affaires européennes et internationales.

Plusieurs échanges assez vifs ont émaillé les débats. Y compris lors de la présentation, par Bernard Stoessel, de la politique en faveur de l'apprentissage et des lycées qui, s'ajoutant à la formation continue et à l'enseignement supérieur représente 303 millions d'euros. Une fois de plus, le FN a contesté les actions en faveur de l'animation de la vie lycéenne, les initiatives dans le cadre du devoir de mémoire et du « Mois de l'Autre ». Mais c'était déjà le cas du temps d'Adrien Zeller...

Yolande Baldeweck


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vendredi, 18 décembre 2009

DNA : Compte à rebours électoral

Conseil régional / Débat budgétaire
Compte à rebours électoral

 

André Reichardt préside son dernier et unique budget de la Région Alsace. (Photo DNA - Laurent Réa)
En agitant le spectre de la réforme des collectivités et des finances locales à trois mois des élections régionales, l'opposition écologiste et socialiste a cherché à nationaliser hier le débat sur le budget primitif de la Région Alsace. L'exécutif se veut « serein ».

ll ne faisait pas très chaud hier matin dans l'hémicycle de la Région Alsace où les élus ont commencé à débattre du budget primitif 2010 (DNA d'hier). « C'est l'hiver sur les finances régionales ; tout est gelé », lance Antoine Homé (PS) en estimant que le budget présenté par André Reichardt est la conséquence de « l'étranglement » des collectivités « organisé par le gouvernement ».
« Vous êtes la victime collatérale d'une réforme qui visait les Régions socialistes », renchérit la tête de liste haut-rhinoise du PS aux régionales qui dénonce « l'esbrouffe de la fiscalité », « l'explosion » de la dette et un budget « raboté » et « à bout de souffle ». Pour Patrick Binder (FN) le président UMP de la Région est « l'héritier d'un bilan malgré lui » et « ne maîtrise rien du tout » en matière budgétaire.

« Il n'est pas question
de décroissance »

Le ton était donné. La longue séance budgétaire n'échappera donc pas aux « allusions » électorales, ce qui réjouit Jacques Fernique (Verts) qui n'y voit « rien de honteux » ni de démagogique. La tête de liste régionale d'Europe Écologie Alsace reste sur sa faim en matière de politique climat-énergie du conseil régional : « Notre accompagnement conjoncturel ne doit pas nous exonérer d'adapter notre économie aux défis climatiques qui sont des opportunités créatrices d'emplois. Il n'est pas question de décroissance. »
Après avoir quitté la séance dans un effet de manche - « pour boire un café » - faute d'avoir pu prendre la parole après le préambule « politique et politicien » d'André Reichardt, Jacques Bigot regrette lui aussi « la réduction » des marges de manoeuvre de la Région.
« La crise structurelle de l'outil productif en Alsace mérite une attention particulière. Qui mieux que les acteurs locaux peuvent faire des propositions ? », relève la tête de liste PS aux régionales qui suspecte la majorité de conduire la Région dans une situation « extrêmement dangereuse ».

« La Région est devenue
incontournable »

Contrairement aux socialistes, André Reichardt ne se fait « pas de souci » pour l'équilibre budgétaire et ne craint pas la disparition de la collectivité. « La Région est devenue incontournable ; il est impossible de revenir en arrière », dit-il en balayant d'un revers de main l'impact de la réforme des finances locales sur le budget.
« Les recettes sont assurées. Ce qui m'incombe, c'est la dynamique fiscale et non l'autonomie. » Le successeur d'Adrien Zeller juge le bilan du mandat « exemplaire », bilan qu'il entend poursuivre avec « les moyens qui sont les [siens] ».
Justin Vogel, le président de la commission des finances, ne croit pas davantage à « l'étranglement » des collectivités. Mais stigmatise « la posture de moralisateurs » que cultiveraient selon lui les socialistes tout en cherchant à « manipuler les peurs ».
La campagne connaîtra encore quelques escarmouches aujourd'hui avant de se taire durant les fêtes. Les esprits s'échaufferont à nouveau en janvier.


Franck Buchy

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L'Alsace : Budget régional

Région Alsace Dernier budget avant l'inventaire

 

René Danési, André Reichardt, François Bouchard (directeur général des services) et Justin Vogel. Photo Dominique Gutekunst

En présentant le budget primitif 2010 du conseil régional (838 MEUR), le président André Reichardt a déclaré assumer l'ensemble de la mandature.

L'exercice pouvait sembler étrange. Devenu président il y a trois mois, à la mort d'Adrien Zeller, André Reichardt (UMP) a présenté son seul et unique budget, puisqu'il passera la main au lendemain du 21 mars, quel que soit le résultat des élections régionales. Si, depuis son élection, il a donné un certain nombre d'impulsions à la politique régionale -- même certains socialistes le reconnaissent -- il n'en assume pas le bilan de son prédécesseur. Adrien Zeller a d'ailleurs été cité en exemple sur tous les bancs de l'assemblée, ce qui l'aurait sûrement rempli d'aise...

L'hiver pour les finances

« C'était un visionnaire sur bien des points », a relevé, hier, André Reichardt, avant d'en appeler à « une vision la plus partagée possible de l'Alsace et au service de la qualité de vie des Alsaciens ». C'est oublier que lui-même est engagé dans la campagne des régionales derrière Philippe Richert... Président de la commission des finances, Justin Vogel a longuement détaillé le budget qui pourrait s'élever à 837,9 MEUR, en baisse de 3,3 %, dont 623,4 MEUR consacrés aux investissements (lire ci-contre).

« C'est l'hiver pour les finances régionales », a déploré Antoine Homé (PS), en dénonçant la diminution des investissements de 15 MEUR. Il a critiqué aussi « l'augmentation de 23 % au cours du mandat de la fiscalité », relevant que « six Régions de gauche ont moins augmenté les impôts que l'Alsace ». « Vous êtes l'héritier d'un bilan que vous tentez de défendre », a enchaîné Patrick Binder (FN), en affirmant être « le seul à dénoncer un certain nombre de subventions, votées par l'UMP et le PS », dont il publiera le « livre noir ».

« On peut trouver des inflexions écologiques, dans votre budget mais elles ne sont pas déterminantes », a jugé Jacques Fernique (Verts), en énumérant les différentes « incertitudes » qui obèrent ce budget, « liées à la situation économique, mais aussi à l'avenir de l'institution régionale ». « Vous subissez sans broncher la régression qui s'annonce », a-t-il regretté, en dénonçant la réforme des collectivités qui marquera, selon lui, l'effacement des Régions. Et de qualifier le mode de scrutin des conseillers territoriaux de « machine à produire des notables locaux au masculin ». « Je suis persuadé que la Région restera incontournable », a répondu le président Reichardt.

« Votre budget, c'est plus de charges, des marges de manoeuvre réduites, et moins de recettes », a ajouté enfin Jacques Bigot (PS), en critiquant « l'endettement de plus en plus fort de la Région, à l'instar de ce que fait l'UMP au plan national ». À quoi Justin Vogel a répliqué que l'endettement de la Cus -- que préside Jacques Bigot -- va « augmenter de 66 % en deux ans... »

Yolande Baldeweck


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samedi, 05 décembre 2009

DNA : L'élargissement validé

PS / Vote des militants
L'élargissement validé

 


Les militants socialistes alsaciens ont approuvé à une forte majorité la liste du PS pour les élections régionales, conduite par Jacques Bigot, président de la CUS, et dont le chef de file dans le Haut-Rhin est Antoine Homé, maire de Wittenheim, tous deux conseillers régionaux sortants.
C'était la seule liste en présence, ce qui explique une participation assez moyenne. La liste ne comporte encore que les candidats adhérents du PS, les candidats d'ouverture, contactés par les chefs de file dans chaque département, restent à désigner. « C'est un bon résultat, commente Mathieu Cahn, premier secrétaire fédéral du PS 67, même s'il traduit quelques frustrations de militants qui n'ont pas été retenus sur la liste. Mon objectif était de ne pas connaître les affres de la constitution de la liste de 2004,il a été atteint. Les conditions sont créées pour permettre à la liste de faire une bonne campagne ».
« Il n'y avait pas de vrai enjeu puisqu'aucune liste alternative n'a été déposée, dit Jacques Bigot pour justifier la participation mitigée. L'approbation à 75 % valide l'idée de l'ouverture à des personnalités non adhérentes du PS avec lesquelles je suis en train de négocier ». Dans le Haut-Rhin, Antoine Homé se félicite du score élevé obtenu par la liste (8 points de plus que dans le Bas-Rhin). « Nous avons essayé de construire une liste équilibrée, représentative des territoires. Plusieurs maires sans étiquette nous rejoindront dans le cadre de la stratégie d'élargissement », dit-il.
La liste complète ne sera pas dévoilée avant le mois de janvier.


C.K.

Les résultats : Bas-Rhin.- Votants : 585, participation : 45,67 % ; exprimés : 576 ; oui : 430, 74,65 % ; non : 108, 18,75 %, abstentions : 38,6, 6 %. Haut-Rhin.- Votants : 273, participation : 40 % ; exprimés : 272 ; oui 227, 83,46 % ; non : 32, 11,76 % ; abstentions : 13, 4,78 %.

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