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dimanche, 07 novembre 2010

Tribune : Non à la mise sous cloche de la Région Alsace !

Non à la mise sous cloche de la Région Alsace !

Oui à une décentralisation efficace et solidaire !

 

Philippe Richert, Président de la Région Alsace, fait aujourd’hui le choix de quitter l’Association des Régions de France (ARF), pour présider une nouvelle structure, l’Association des Elus des Régions Françaises (AERF). Cette officine téléguidée par l’Elysée est composée de trois membres du Gouvernement, d’un proche conseiller de Nicolas Sarkozy, et de la moitié des conseillers régionaux élus sur les listes conduites par l’UMP. En clair, il s’agit d’une association exclusivement composée par la droite et pour la droite, et qui ignore la pluralité des opinions.

Cette action est d’abord le constat du refus, par Philippe Richert et ses amis de l’UMP, lorsqu’ils sont minoritaires, des règles qui définissent le système démocratique de notre République. En effet, les élus de l’UMP, frustrés d’avoir perdu les élections dans vingt-trois Régions, regrettent de ne pas disposer d’assez de place à l’ARF. Mais n’est-ce pas là le principe même de la démocratie : attribuer le plus de responsabilités à ceux qui représentent le plus grand nombre ? Ce principe est d’ailleurs respecté par tous les membres des autres associations d’élus et de collectivités.

Il est ensuite fort regrettable de constater que les priorités de notre Président de Région sont aujourd’hui de se sentir « protégé » au sein d’une instance composée uniquement de sa formation politique plutôt que de travailler main dans la main, avec ses collègues Présidents des autres Régions françaises, comme le faisait Adrien Zeller, pour une « France forte de ses Régions ». En quittant l’ARF, Philippe Richert coupe le lien qui l’unissait aux autres Régions, pour ne privilégier qu’un interlocuteur : le Palais de l’Elysée. Il est donc fini le temps de la coopération et du dialogue entre l’Alsace et les autres Régions françaises.

Pourtant aujourd’hui, personne ne peut le nier, l’Etat a sévèrement mis à mal le Budget des collectivités territoriales qui, rappelons-le, assurent 73% de l’investissement public du pays. Philippe Richert critique « les jérémiades des Régions dirigées par la gauche » sur leur manque de moyens, mais leur donne tout à fait raison dans les faits. Ne vient-il pas de nous présenter des orientations budgétaires en baisse de 3% pour 2011, avec désormais 92% des recettes décidées par l’Etat alors qu’elles étaient de 75% avant 2009 ? C’est le moment qu’il choisit pour prétendre qu’il va privilégier les dépenses d’investissement par rapport à celles de fonctionnement, contrairement aux soi-disant « cigales » de la gauche. En réalité, dans les projections budgétaires de la Région Alsace, l’investissement opérationnel sera en baisse d’ici à 2012 de 43% par rapport à 2009, soit près de 130 millions d’euros, et les sacrifices portent d’abord sur les dépenses d’avenir comme les Lycées et les Trains Express Régionaux.

La droite alsacienne se dit partisane de la décentralisation alors que la réforme que ses représentants ont soutenue, entérine un recul sans précédent de celle-ci et donc un affaiblissement du pouvoir local. Au Sénat comme à l’Assemblée Nationale, les Parlementaires UMP, et notamment Philippe Richert lui-même, votent contre la décentralisation alors qu’ils prétendent la défendre lorsqu’ils sont en Alsace. Ce double langage est intolérable et bien caractéristique des méthodes politiciennes que nos concitoyens ne supportent plus.

La loi, telle qu’elle est proposée aujourd’hui, c’est la perte d’autonomie des Régions, un recul historique de la décentralisation et l’expression de la défiance du gouvernement UMP par rapport aux territoires.

Pour notre part, nous croyons à une démocratie régionale efficace et solidaire, proche des citoyens qui donne toute sa place à la décision locale comme cela se fait partout en Europe : c’est dans cet esprit que nous continuerons à nous battre pour une « France forte de ses régions ».

 

Antoine HOMÉ

Président du groupe des élus Socialistes et Démocrates

Pour le groupe des élus Socialistes et Démocrates au Conseil Régional d’Alsace

11:09 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Tags : alsace, région | |  Facebook | |

samedi, 26 juin 2010

L'Alsace : Philippe Richert détaille ses objectifs

Conseil régional Philippe Richert détaille ses objectifs

 

Trois mois après son élection, le nouveau président de la Région a profité d'une séance à l'ordre du jour un peu creux pour dresser les grandes lignes de son action.

L'ordre du jour annonçait des points budgétaires sans grands reliefs : votes sur le compte administratif (CA) 2009 et sur la première décision modificative (DM1) de l'exercice 2010 (voir ci-contre). Elle a été marquée par ce que le socialiste Antoine Homé a interprété comme une « feuille de route » du président Richert (Majorité alsacienne), trois mois après son élection. « J'ai été un peu long, mais le temps était venu de dresser la cohérence de l'action entreprise à la Région », a estimé le président en conclusion d'un copieux propos liminaire, portant « un message et une vision : celle d'une Alsace compétitive, unie, ouverte et solidaire ».

Dans l'aspect « compétitivité », il a, au-delà de l'aspect purement économique et social, insisté sur le besoin d'innovation, « chantier majeur », et évoqué à ce propos un projet de « chèque innovation » pour les entreprises. Côté infrastructures, il a rappelé qu'il « milite » pour la réalisation de la deuxième phase du TGV Rhin-Rhône et a décidé de « faire monter en puissance » le dossier de la desserte ferroviaire de l'EuroAirport, « en pointillé depuis une décennie » : « J'ai le plaisir de vous annoncer que le préfet de Région a été mandaté pour lancer la commission de concertation, première étape concrète de démarrage. »

À propos de la réforme territoriale en cours, il a redit son souhait d'un scrutin mixte, uninominal et de liste, alors que l'on envisage le seul scrutin uninominal : « On ne peut pas réserver la proportionnelle aux seules élections européennes... » Et n'a pas manqué de plaider pour ce qui pourrait être sa grande oeuvre : « Le conseil uni d'Alsace ». Il serait un « gage d'efficacité » en présentant un « interlocuteur unique représentant les trois collectivités réunies ».

« Projet inique »

« La réforme territoriale est un projet inique et scandaleux de recentralisation », a attaqué en retour Antoine Homé, qui a appelé les parlementaires alsaciens à, « si ce sont des décentralisateurs », ne pas voter pour ce projet, « contre lequel Adrien Zeller se serait élevé avec force ! » Il est à ce propos curieux de constater combien l'ancien président de droite est désormais cité par les élus de gauche presque aussi abondamment qu'il ne l'est par ceux de la majorité actuelle... Pour Europe Écologie, Antoine Waechter ne s'est pas privé de contester la deuxième phase du TGV Rhin-Rhône : « Il n'est pas nécessaire de dépenser des millions d'euros pour gagner dix minutes ». Philippe Richert voit la question sous un autre angle : « Il s'agit de faire de l'Alsace le carrefour des TGV. »

Enfin, l'intergroupe Socialistes et démocrates et Europe Écologie ont proposé une motion concernant les comités locaux d'animation de ligne (CLAL), qui permettent de débattre sur la politique ferroviaire régionale : elle demande que les animateurs de ces comités soient issus de l'assemblée régionale, autorité organisatrice de ce transport. Elle a été rejetée après que le président a trouvé « petit » d'écarter un animateur animant bien, sous le seul prétexte qu'il ne serait pas élu régional.

Hervé de Chalendar

10:00 Publié dans En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

vendredi, 30 avril 2010

Soutien aux salariés de Faurecia - Pulversheim

Soutien aux salariés de Faurecia - Pulversheim

Le groupe socialiste et démocrate du Conseil Régional d'Alsace a pris connaissance du plan social de l'entreprise Faurecia à Pulversheim. 185 emplois permanents vont être supprimés et 110 intérimaires ne seront pas reconduits.

Nous déplorons ces suppressions d'emplois sur le site de Pulversheim, alors que globalement, le groupe Faurecia va bien au plan économique.

Nous exprimons notre soutien aux salariés ainsi qu'à leurs familles.
Nous demandons que des solutions pérennes pour les salariés soient trouvées et que les reclassements se fassent dans la région mulhousienne, afin de ne pas pénaliser les salariés et leurs familles.
Enfin nous demandons que l'outil de production soit préservé par PSA qui doit trouver des pistes pour faire remonter en charge l'usine à travers de nouveaux modèles.

Le groupe Socialistes et Démocrates du Conseil Régional d'Alsace

15:34 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Tags : alsace, emploi, économie | |  Facebook | |

mercredi, 28 avril 2010

Pour une présence humaine renforcée dans les TER alsaciens

Strasbourg, le 28 avril 2010

 

« Pour une présence humaine renforcée dans les TER alsaciens »

 

Face aux revendications qui opposent, depuis bientôt une semaine,  les syndicats des agents de la SNCF des lignes TER à la Direction Régionale de la SNCF, le groupe socialiste et démocrate de la Région Alsace tient à rappeler les positions qui ont toujours été les siennes en matière d'accompagnement dans les trains régionaux.

 

Nous sommes attachés à une conception du service public qui permet non pas aux opérateurs de faire des profits ou aux régions de réaliser d'hypothétiques économies (en supprimant par exemple les agents dans les gares et dans les trains) mais à une conception qui place la qualité du service, dont la sécurité, au coeur de cette politique publique.

 

A de nombreuses reprises, nous avons exprimé notre ferme opposition aux expérimentations de « non accompagnement à bord» menées par la Région et la Direction Régionale, qui préféraient remplacer les agents par des caméras embarquées.

 

Force est de constater aujourd'hui que ce dispositif a des conséquences sur la sécurité et la qualité des services à bord des trains, et sur la sûreté des circulations. Si les exigences en termes de résultats vis-à-vis de notre partenaire SNCF sont légitimes, la baisse des coûts d'exploitation ne doit pas systématiquement passer par la réduction de la présence humaine.

 

Si la Région Alsace veut continuer de développer une mode de déplacement démocratique alternatif au tout routier, elle ne doit pas faire d'impasse sur la qualité du service rendu aux usagers, et particulièrement la sécurité.

 

 

Anne-Pernelle RICHARDOT et Antoine HOME

Pour le groupe des élus socialistes et démocrates

 

14:28 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Tags : alsace, ter | |  Facebook | |