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jeudi, 03 juillet 2014

Groupe scolaire Freinet-Curie

C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai félicité hier les élèves, enseignants et parents d'élèves du groupe scolaire Freinet-Curie qui ont remporté le concours du pédibus organisé le 11 juin dernier. Une sympathique rencontre s'est tenue dans la cour de l'école Marie Curie au cours de laquelle les cerceaux neufs choisis comme récompense ont été présentés par des jeunes du conseil municipal des enfants.

Au total, dans toutes les écoles de la ville, près de 90 pour-cent des enfants sont venus à pied le 11 juin ! Une initiative citoyenne et écologique remarquable sous l'impulsion de Thérèse Anzuîni et Cathy Runzer

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lundi, 30 juin 2014

Revue de presse du 30/06

© Dna, Samedi le 28 Juin 2014 / Mulhouse
Wittenheim Conseil Municipal des Enfants
Wittenheim 209 nouveau-nés

 

Auprès de mon arbre je vivais... je vivrais heureux !
Tradition désormais bien établie, chaque année les enfants du Conseil Municipal des Enfants (CME) plantent un arbre en guise de bienvenue aux nouveau-nés de l'année écoulée.

Ce n'est pas encore une forêt, cependant l'espace vert à l'arrière du cimetière le sera peut-être d'ici quelques dizaines d'années. Les jeunes du CME, de nombreux élus, le maire Antoine Homé en tête, des parents et amis ont mis la main à la pâte pour la plantation d'un chêne, un signe de bienvenue aux 209 nouveau-nés de l'année 2013 à Wittenheim. Un signe fort, symbole de vie, d'espoir, de force et de générosité. Une plantation qui donnait aussi l'occasion aux enfants de réciter un poème de Robert Desnos : l'arbre, la branche, la feuille, la terre, la vie... Les saisons s'écouleront, auprès de leur arbre souhaitons-leur de vivre heureux comme le chantait Brassens.

© Dna, Dimanche le 29 Juin 2014 / Monde
Wittenheim Ecoles


Wittenheim Hommage aux enseignants

 

Les enseignants ont été félicités par les élus.
 

Antoine Homé, son adjointe aux écoles Catherine Runzer et une conséquente brochette d'élus ont rendu hommage aux enseignants à l'occasion de la traditionnelle réception de fin d'année donnée en leur honneur.

 

La salle Albert-Camus était comble, de très nombreux éducateurs venus des 9 écoles de la ville ont été couverts de louanges par les élus. A ces lauriers, le maire joignait une institution : « L'école Une, Laïque et Républicaine, l'école qui oeuvre pour l'égalité des chances... » Antoine Homé soulignait et se félicitait encore : « La mise en place des nouveaux rythmes scolaires à Wittenheim est une très belle réussite plus que profitable au bien-être et au bien- apprendre des écoliers de notre ville... » L'heure était aux congratulations et aux félicitations, notamment à l'endroit des jeunes retraité (e) s qui peuvent désormais envisager, les veinard (e) s, de très longues vacances.

 

Départ à la retraite : Mme Bilalis enseignante vacataire qui a assuré les enseignements en allemand de la section bilingue du groupe scolaire Freinet Curie.

 

Changement d'affectation : Vanessa Krichowski nommée à l'école élémentaire Drouot à Mulhouse, Anaïs Burr nommée à l'école maternelle Victor-Hugo à Mulhouse et Sabrina Hufschmitt nommée à Aspach.

 © L'alsace, Samedi le 28 Juin 2014
Réforme Majorité et opposition en attente de précisions

 

Après le président Philippe Richert (UMP), trois autres intervenants au débat : Antoine Homé (PS), Jacques Fernique (Europe Écologie) et le député UMP Antoine Herth. Photos Jean-Marc Loos

 
Un débat plutôt consensuel s'est déroulé, hier, au conseil régional. Chacun a pu s'exprimer sur la réforme territoriale.

 

« Je suis prêt à discuter. Personne ne comprendrait que le président du conseil régional ne soit pas dans le tour de table quand on parle de l'avenir de l'Alsace ! » a affirmé Philippe Richert (UMP), à l'issue d'un long discours, très argumenté, destiné à ses collègues de l'opposition comme à ceux de sa majorité. Et sans doute, au-delà, au gouvernement...

 

« Notre pays a besoin de se réformer », a rappelé d'emblée l'ancien ministre qui a porté la réforme territoriale, puis le projet de conseil d'Alsace. « Peut-on aujourd'hui le réactiver ? » Il ne le pense pas. Il y a, certes, l'opposition des conseillers généraux haut-rhinois. Mais il « ne croit pas non plus que les Alsaciens le souhaitent ». Évoquant le rapprochement proposé par le gouvernement avec la Lorraine, il a réclamé « une clarification des compétences et des moyens financiers et fiscaux », tout en demandant aussi « le droit d'option pour les Départements » comme le Territoire de Belfort.

Réforme de l'État

Enfin, il a défendu, à la fois le droit local, et le statut de Strasbourg comme capitale, qui « n'est pas négociable ». Un discours qui lui valut les félicitations de l'adjointe PS de Strasbourg, Pernelle Richardot, plutôt avare de compliments ! Elle aussi a estimé que « cette réforme n'a de sens que si elle s'accompagne d'une profonde réforme de l'État ». « Il faut donner aux régions des pouvoirs réglementaires ou législatifs d'adaptation », a estimé son collègue socialiste Antoine Homé, en s'offusquant de « certains propos scandaleux et méprisants visant les voisins lorrains ».

 

« Nous ne pouvons laisser entendre que l'avenir de l'Alsace s'incarne dans quelques pancartes et slogans au goût un peu rance, dans des motivations d'élus cantonaux », s'est insurgé l'écologiste Jacques Fernique - allusion à la manifestation des opposants à la fusion, aujourd'hui à Colmar et à Strasbourg. Pour lui, « l'Alsace Lorraine peut devenir l'espace d'un avenir commun ». À condition de « sécuriser le droit local et la langue régionale », a répété Andrée Buchmann.

 

Pour sa part, le frontiste Patrick Binder a critiqué « la vision d'une eurorégion », préférant « le retour au modèle moderne des provinces ». « Une grande région ne répond pas à l'efficacité, n'apporte aucun plus pour l'Alsace », a-t-il soutenu. « Ce sera la fin de notre différence », a renchéri son épouse, Martine Binder.

Associer les citoyens

Très attendu, Antoine Herth, un des 18 parlementaires qui ont signé l'appel pour le conseil unique, a émis de « sérieux doutes » sur la démarche du gouvernement. « On aurait pu imaginer un seul texte », a-t-il affirmé, s'étonnant que « la nouvelle carte des Régions ait été publiée avant l'annonce des compétences ». L'autre signataire, le sénateur André Reichardt, a dénoncé « l'inacceptable sort fait à la proposition de loi de modernisation du droit local, dont l'adoption aurait constitué un signal fort ». « Évitons de réagir d'emblée par la négative. Il faut trouver un compromis intelligent », a estimé la députée « non signataire » Arlette Grosskost, aphone, dont l'intervention a été lue par la benjamine, Elsa Schalck.

 

Que retenir encore des nombreuses interventions plutôt nuancées? Les socialistes Cléo Schweitzer et Victorine Valentin ont souhaité « organiser le débat avec les citoyens », l'écologiste Dajmila Sonzogni prônant « plus de démocratie ». « Nous ne décidons rien », a expliqué Philippe Richert qui craint qu'« en cas d'échec, personne ne s'occupera plus de la réforme des collectivités pendant les 15 ans à venir ». Mais en l'absence de vote, les élus plus réticents n'ont pas eu à se positionner clairement.

Yolande Baldeweck

© L'alsace, Samedi le 28 Juin 2014

Compte administratif : un taux d'exécution qui tutoie les 100 %

 Avant de passer au grand débat du jour, les élus régionaux ont expédié les choses courantes. Au menu de cet apéritif : le compte administratif 2013 et la DM1.

« Vous êtes sûrs ? Vraiment ? » André Reichardt (Maj. als.) s'est plu à feindre la surprise en constatant le vote négatif du groupe socialiste, hier matin, au moment d'approuver le compte administratif 2013. Le premier vice-président (qui remplaçait le président Richert sur ce vote particulier) a fait mine de s'étonner parce que la critique de l'opposition, une fois n'est pas coutume, avait été plutôt douce sur ce point.

 

Le président de la commission des finances Justin Vogel (Maj. als.) venait de dresser un tableau peut-être encore plus flatteur que d'ordinaire de la gestion de sa collectivité. Il a en particulier insisté sur les taux d'exécution : « Ils ont atteint un niveau exceptionnel de 98,2 %, contre une moyenne de 97,6 % déjà remarquable au cours des cinq derniers exercices. » L'élu a aussi souligné le taux d'autofinancement de 63 %, le fait que, sur 756,4 MEUR de dépenses, 592,5 le sont pour des interventions et la capacité de désendettement, « tombée de 5,5 ans en 2012 à 5,2 années en 2013 ».

 

« Les taux d'exécution sont très bons, a concédé le chef de file des socialistes Antoine Homé. Mais nous votons d'abord un compte administratif sur les politiques menées. Comme nous nous étions prononcés contre le budget primitif 2013, nous voterons contre ce compte. » Le socialiste s'est employé à tempérer les satisfecits entendus, remarquant notamment que « l'Alsace reste une des Régions les plus endettées de France, avec 418 EUR par habitant, contre 291 EUR au niveau national ». Il a aussi critiqué les 475 000 EUR («Une somme bien au-delà du raisonnable ! ») payés à une agence de communication pour la Marque Alsace et les 460 000 EUR versés au Rallye de France Alsace. Le Front national et Europe Écologie Alsace se sont abstenus.

 

Dans la foulée a été adoptée la première décision modificative de l'exercice 2014, malgré l'abstention des socialistes et le Front national. Cette DM1 se traduit essentiellement par un différentiel positif entre dépenses et recettes qui permettra de diminuer le recours à l'emprunt de 9,2 MEUR.

Très haut débit Alsace

oHaut débit. Les conseillers régionaux ont approuvé le principe de constitution, avec les deux Départements alsaciens, d'un syndicat mixte ouvert baptisé THD Alsace. THD signifie très haut débit. L'objectif est de le proposer à tous les Alsaciens d'ici 2025, en desservant les zones délaissées par les opérateurs privés (soit 831 communes et 50 % de la population). Ce point a été adopté à l'unanimité moins l'abstention du Front national, qui n'a pas justifié cette non adhésion.

 

Deux nouveaux conseillers et une nouvelle vice-présidente. Deux nouveaux élus, David Saglamer et Elsa Schalck, ont pris place sur les bancs de la Majorité alsacienne en remplacement de Sophie Rohfritsch (députée-maire de Lampertheim) et Nathalie Roos. Lila Merabet reprend le poste de vice-présidente de Sophie Rohfritsch ainsi que sa place à la commission permanente.

H. de C.

 

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jeudi, 26 juin 2014

Mon intervention lors des XVIIèmes Assises de l'APVF du 13 juin dernier

 

La petite ville en périphérie d’une grande agglomération : comment tirer profit de l’intercommunalité (gouvernance et ingénierie) ?

 

XVIIèmes Assises des petites villes de France

 

Annonay, 13 juin 2014

 

Une trentaine de participants étaient présents à l’atelier sur l’intercommunalité, animé par Antoine Homé, Maire de Wittenheim et nouveau Secrétaire général de l’APVF.

 

Introduction de Antoine Homé

 

: Le phénomène de métropolisation qui traverse nos territoires ne saurait profiter seulement à la ville-centre d’une agglomération, au risque de condamner les villes périphériques à n’être que des « villes-dortoirs » en proie à la désertification à la fois des infrastructures et des services publics. A l’aune de ce constat, cet atelier a pour ambition de répondre aux questions suivantes : quelle place pour les petites villes périurbaines situées en périphérie des grandes agglomérations ? Comment peuvent-elles être présentes dans la gouvernance et bénéficier des avantages que peut revêtir la constitution d’une grande agglomération notamment du fait de la mutualisation des services ? De façon générale, il s’agit ici de dégager des pistes pour voir comment les petites villes qui sont dans cette situation institutionnelle particulière peuvent « tirer leur épingle du jeu ».

 

1) Actualité juridique de la question de la gouvernance

 

au sein des intercommunalités

 

Philippe Bluteau

démarre son exposé en clarifiant ce à quoi renvoie le coefficient de mutualisation des services (CMS) introduit par la loi MAPAM dite loi « Métropoles ». Le coefficient de mutualisation des services est un outil qui permet de mesurer le degré de mutualisation des services au sein d’une intercommunalité. De fait, il s’agit d’un outil dont le bien-fondé consiste à sanctionner l’intégration communautaire à l’échelle d’un territoire de façon à rendre plus palpable la réalité du fait communautaire. Dans le texte de loi, le coefficient de mutualisation des services correspond au rapport entre le total des rémunérations versées au niveau de l’intercommunalité au personnel affecté (c’est-à-dire le personnel de l’intercommunalité et le personnel mis à disposition) sur le total des rémunérations versées par l’intercommunalité et l’ensemble des communes membres. Selon Philippe Bluteau, le législateur va vraisemblablement donner à cet indicateur une importance pratique toute particulière dans un futur proche, c’est du moins ce que laissent penser certaines dispositions de la loi MAPAM à l’origine de l’introduction de ce mécanisme. Par exemple, d’ici le 27 juillet 2014, la loi prévoit que le gouvernement remettra un rapport sur la pertinence de cet indicateur. A terme, le projet politique qui anime le législateur est sans nul doute la modulation de la dotation globale de fonctionnement (DGF) à destination des communes et des intercommunalités en fonction du degré d’intégration communautaire de ces dernières ; intégration communautaire qui serait mesurée à l’aune du coefficient de mutualisation des services (CMS) et du coefficient d’intégration fiscale (CIF). Si on croit la logique du législateur : s’engager sur la voie de la mutualisation permettra d’éviter une réduction trop brutale de la dotation globale de fonctionnement (DGF) pour les collectivités locales concernées. A l’heure où les dotations s’amenuisent, la mutualisation de façon générale revêt donc un caractère hautement stratégique.

 

Philippe Bluteau

 

souhaite dans un second temps attirer l’attention des élus sur une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par la petite ville de Salbris (une « ville-centre » du Loir-et-Cher) concernant la répartition des sièges entre les communes d’une même intercommunalité, sur laquelle s’est penché le Conseil Constitutionnel le mardi 10 juin 2014. Plus précisément, la question soulevée porte sur la méthode négociée permettant de déroger à la stricte application de la loi relative à la répartition des sièges au sein de l’intercommunalité. Le problème est le suivant : par le biais de ces répartitions négociées, des petites communes et villes rurales situées en périphérie d’une ville-centre ont obtenu beaucoup plus de sièges au conseil communautaire qu’elles n’auraient dû en avoir au vu de leur population et ont donc gagné dans une certaine mesure, un poids politique démesuré. Ce qui apparaît problématique au regard du principe constitutionnel d’égalité des citoyens devant le suffrage, car dans une démocratie représentative, l’égalité des citoyens est assurée si chaque représentant représente le même nombre de citoyens. Le Conseil d’Etat a estimé que cette question présentait un caractère sérieux et le Conseil constitutionnel débat actuellement de la suite à donner à celle-ci. A terme, la décision que rendra le Conseil constitutionnel pourra conduire le législateur à redéfinir les conditions de répartition des sièges au sein du conseil communautaire, ce qui pourrait conduire d’un point de vue global à une dilution relative du pouvoir politique des petites villes au sein de leurs intercommunalités.

 

2) Mettre l’ingénierie au service des petites villes périphériques

 

Domitien Détrie

commence son intervention en rappelant que le début de mandat constitue une fenêtre d’opportunité pour définir les modalités de gouvernance au sein de l’intercommunalité. Pour les petites villes situées en périphérie d’une grande agglomération, l’enjeu est important puisqu’il s’agit de préserver leur souveraineté dans un contexte d’intégration communale caractérisé par le transfert de compétence de la commune vers l’intercommunalité, ce qui n’est pas sans générer un sentiment de dépossession politique chez certains élus locaux. Et ce bien qu’il existe des instances de délibération à l’échelle intercommunale (conseil communautaire, bureau, commissions voire conférences des maires) qui laissent une large place aux points de vue des communes. La charte de gouvernance est sans aucun doute l’outil le plus efficace pour brider le sentiment de dépossession politique des élus locaux dans le contexte communautaire. La charte de gouvernance sert en effet à clarifier les objectifs et les valeurs de la coopération intercommunale, la physionomie de l’appareil institutionnel régulateur local, les modes de décisions (possibilité d’instaurer un droit de véto communal sur les aspects les plus sensibles, via par exemple la consultation systématique des conseils municipaux sur la déclinaison communale du plan local d’urbanisme intercommunal) et enfin la contractualisation des articulations communauté/communes avec la mise en place d’un contrat définissant précisément les périmètres d’intervention de chacun des cocontractants. Certaines questions particulièrement sensibles peuvent être abordées dans ces chartes comme par exemple la problématique de la gestion des fonctions d’accueil et de proximité entre commune et EPCI ou encore la gestion des réclamations communautaires sur les principales compétences transférées (eau, assainissement, voirie, déchets, etc.).

 

Marine Keiser

 

introduit son propos en affirmant que les besoins en ingénierie des petites villes sont multiples. Le contexte actuel caractérisé par la raréfaction des ressources financières, l’inflation normative qui exige une adaptation permanente aux nouveaux cadres réglementaires, le retrait de certains acteurs institutionnels (ex. l’ATESAT) traditionnellement soutiens des collectivités et l’exigence accrue de bonne gestion des deniers publics suppose pour les petites villes de se rapprocher de l’ingénierie. Comme le rappelle Marine Keiser, l’ingénierie peut être tout à la fois technique (aménagement de l’espace public, voirie etc.), administrative (assistance informatique,

 

juridique, financière etc.) ou consister en une aide à la conception et au portage de projets de politiques publiques. Le caractère très riche de l’ingénierie en fait un atout important au service du développement du territoire. Dans le cas de figure qui nous intéresse à savoir dans une grande agglomération, les petites villes peuvent tirer profit de la présence de services ressources à valeur ajoutée importante disponibles au niveau de l’intercommunalité. Cette ingénierie intercommunale dont les petites villes peuvent bénéficier leur permet d’accroitre leur poids politique. Le soutien apporté aux communes par l’EPCI en termes d’ingénierie doit cependant s’inscrire dans un cadre négocié obéissant à une logique de projet global de long terme pour le territoire. Fort de ce soutien, le bloc communal retrouve une place prépondérante d’acteur pilote du territoire, membre d’une structure intercommunale conçue comme une coopérative de ressources.

 

Pierre Ducout

 

, maire de Cestas (33) : l’intercommunalité doit s’inscrire dans une démarche de co-gestion entre communes dès le début du mandat. Dans le dialogue commune-EPCI, il faut se poser la question en permanence du territoire pertinent pour intervenir. Sans ce principe de co-gestion, cette volonté de dialogue, la porte est ouverte à la tutelle politique de la ville-centre sur la commune périphérique.

 

Jean-Michel Maurer,

 

maire de Trilport (77) : si j’ai une conviction par rapport à nos territoires, c’est qu’ils sont amenés à connaitre des métamorphoses prochainement. J’ai une crainte par rapport à l’intégration communale : le cadre communautaire et la mutualisation des services créent une tentation pour la ville-centre, celle de profiter de la mise en commun des ressources au détriment des autres communes-membres.

 

Antoine Homé

 

, maire de Wittenheim (68) : l’intégration communautaire pose effectivement selon moi la question de l’allégeance à la ville-centre, il faut éviter que celle-ci ne néglige ses partenaires. Les EPCI doivent rester des outils au service des communes.

 

Gérard Tardy

 

, maire de Lorette (42) : à mon sens, la vraie intercommunalité, celle matérialisée par les syndicats à vocation unique est loin. La construction intercommunale telle qu’elle se fait aujourd’hui donne à la ville qui dispose du poids financier le plus important, le véritable pouvoir de décision.

Jean Roque

, maire de Toulouges (66) : étant dans l’opposition d’un conseil communautaire d’une importante communauté d’agglomération, j’ai le sentiment d’une dépossession, d’une perte de maîtrise sur beaucoup de sujets qui touchent ma commune. C’est pourquoi, j’ai trouvé beaucoup d’intérêt à la charte de gouvernance que vous avez mis en lumière. Coordonnées des intervenants

Antoine Homé

, Maire de Wittenheim, Secrétaire général de l’APVF : mairie@wittenheim.fr

Philippe Bluteau

, Avocat au Barreau de Paris : philippebluteau@orange.fr

Domitien Détrie

, élève administrateur territorial : domitien.detrie@administrateur-inet.org

Marine Keiser

, élève administratrice territoriale : marine.keiser@administrateur-inet.org

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lundi, 23 juin 2014

Stocamine : Antoine homé rencontre le cabinet de Royal

Dna, Samedi le 21 Juin 2014 / Monde
Droits de reproduction et de diffusion réservés

WITTELSHEIM Communiqués/Stocamine

 

 

Le collectif Destocamine réagit à la lecture du rapport de la Cour des Comptes

Le porte-parole Yann Flory écrit : « Dans son rapport daté du 9 avril 2014, le président de la Cour des Comptes alerte le Premier ministre sur « les graves conséquences de l'inaction des pouvoirs publics » dans la gestion du dossier Stocamine en stigmatisant « l'attentisme des pouvoirs publics ».

Depuis l'incendie de 2002 qui a mis fin à l'activité de stockage, les associations de consommateurs et de défense de l'environnement n'ont cessé de dénoncer l'inaction de l'Etat et la gabegie d'argent public dans cette affaire.

En 2010, le collectif Destocamine, réunissant associations et syndicats, a pris le relais et a

chiffré le coût de la passivité des gouvernements successifs à quelques 60 millions d'EUR (5,5

millions d'EUR par an).

Quand la Cour des Comptes évalue « l'inaction des pouvoirs publics à un minimum de 45 millions d'EUR. » sur 8 ans, elle corrobore le chiffre du collectif. Et encore, ne prend-elle pas en compte les dépenses occasionnées par les nombreuses expertises diligentées par l'exploitant ainsi que le coût de la concertation publique.

Onze ministres de l'écologie se sont succédé depuis 2002 et, à part une ébauche de solution

proposée par Delphine Batho en 2012 (déstockage partiel du mercure et concertation publique), RIEN n'a été fait ! Des millions d'EUR d'argent public ont été dépensés en enquêtes, consultations, expertises et entretien minier pour un embryon de solution !

Pourtant en 2011, un comité de pilotage de 13 experts rendait son rapport dans lequel il affirmait que :

1- l'ensemble des déchets pouvait être déstocké;

2- la nappe phréatique était menacée en cas de confinement définitif par la remontée des déchets vers la surface.

Il relevait la dangerosité des déchets mercuriels en suggérant en priorité leur déstockage, tout en conseillant d'évaluer l'impact sur la nappe phréatique des autres déchets chimiques.

Cette énième expertise n'a visiblement pas convaincu nos décideurs (mais peut-être ne correspondait-elle pas à leur attente ?). Ils en ont diligenté une autre puis, comme les choses ne traînaient pas assez à leur goût, ils ont décidé d'organiser un énième débat public.Jamais l'Etat n'aura autant failli à sa tâche !

M. le Président de la Cour des Comptes, merci de pointer du doigt cette situation inacceptable ; effectivement le temps presse et les finances publiques sont exsangues,

mais alors, pourquoi ne pas entendre l'expert suisse Marcos Buser qui soutient qu'on peut

tout déstocker pour quelque 60 millions d'EUR ? (www.destocamine.fr : l'appel du 13 juin).

Ressortir une infime partie des déchets toxiques ne suffira pas à « tranquilliser la population », seul le déstockage complet du site garantira définitivement la préservation

de la nappe phréatique rhénane.»

Patricia Schillinger au ministère de l'Environnement

La sénatrice Schillinger écrit : « Accompagnée d'Antoine Homé, maire de Wittenheim, Marie-Jeanne Taureau et Josiane Kieffer(PS de Wittelsheim), je me suis rendue au Ministère de l'Environnement, auprès de M. Leforestier (cabinet de Ségolène Royal), afin d'évoquer le sort du site de Wittelsheim.

Si dans un référé publié le 16 juin, la Cour des Comptes juge sévèrement l'Etat dans sa gestion du dossier Stocamine et dénonce les « graves conséquences » de l'« attentisme » des pouvoirs publics, nous avons, lors de de cette entrevue, fait remarquer que le changement de majorité avait toutefois marqué un tournant dans ce dossier, avec le début des travaux de déstockage du site et le lancement d'une concertation obtenue sous la pression des élus locaux, avec en tête le Parti socialiste Haut-Rhinois.

Cette consultation s'étant achevée, il appartient désormais aux ministres chargés du dossier, Ségolène Royal à l'écologie et Arnaud Montebourg à l'économie, d'arbitrer d'ici à la fin du mois de juillet, entre les différentes hypothèses de fermeture. Aussi cette rencontre a été l'occasion, une nouvelle fois, de rappeler l'urgence de la situation, chaque retard rendant, en effet, le déstockage plus complexe et plus coûteux. Nous avons donc plaidé, une fois de plus, pour un déstockage intégral, et rappelé la nécessité de préserver l'intégrité de la nappe phréatique. »


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