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vendredi, 21 novembre 2008

Résultats des votes au PS

Les résultats en Alsace

 

Mathieu Cahn reste premier secrétaire dans le Bas-Rhin.


Mathieu Cahn
dans le Bas-Rhin

Dans le Bas-Rhin, c'est le premier secrétaire sortant, Mathieu Cahn (motion Delanoë-Aubry), qui est sorti vainqueur hier soir de la confrontation avec le candidat de la motion Hamon, Syamak Agha Babaei, avec 501 voix (58,19 %) contre 360 (41,81 %). Un résultat logique, tous les grands élus du département s'étant prononcés pour Mathieu Cahn. Le challenger pouvait néanmoins se féliciter d'un excellent score, inattendu dans un département où le PS ne se classe généralement pas très à gauche de l'échiquier.
Pour le vote national, SÉGOLÈNE ROYAL est arrivée en tête, grâce notamment aux sections du député Armand Jung, qui avait appelé à voter pour elle, et de son attaché parlementaire Éric Elkouby. Elle a obtenu 386 voix (42,51 %) contre 343 à Martine Aubry (37,78 %) et 179 (19,71 %) à Benoît Hamon. 923 militants se sont déplacés pour voter sur 1547 inscrits, soit une participation de près de 60 %.
Le député strasbourgeois attribuait hier soir le succès de Ségolène Royal au «ras-le-bol vis-à-vis de l'appareil et au besoin de renouveau et de dynamisme. Il y a cinq jours, je n'aurais jamais parié qu'elle arriverait en tête».
Le vainqueur local de la soirée, Mathieu Cahn, s'est félicité que la ligne majoritaire qui s'était imposée lors du vote des motions l'ait emporté à travers sa personne. Les militants ont adressé un message aux dirigeants du parti : «Il faut sortir des péripéties du congrès avec un PS rassemblé».

Denis Wiesser
dans le Haut-Rhin

Soutenu par les motions Aubry, Delanoë et Utopia, Denis Wiesser a été élu hier soir premier secrétaire fédéral du PS 68 avec 52,58 % des voix contre 47,42 % à la sortante Cartherine Hoffarth (motion Royal), en poste depuis 2005. Seules 25 voix les séparent, illustration que le rapport de force entre les trois motions ayant totalisé 66 % le 6 novembre et les 21 % de la motion Royal s'est rééquilibré sur ce scrutin. Ce vote confirme cependant la volonté des socialistes haut-rhinois de tourner la page de l'ère Bockel, une volonté mise en oeuvre depuis plusieurs mois par les nouveaux hommes forts du PS 68 : Antoine Homé et Pierre Freyburger.
Jeune retraité de la SNCF âgé de 54 ans, Denis Wiesser a adhéré au PS en 1984. Secrétaire de la section de Soultz où il est conseiller municipal d'opposition, il a notamment été directeur de campagne de Jean-Pierre Baeumler en 2002 et de Catherine Hoffarth en 2007.
« Nous devons maintenant nous unir pour faire en sorte d'être une fédération lisible et audible, avec une parole et une réflexion fortes face à la politique de Sarkozy. Je compte sur les militants », a-t-il déclaré hier soir.
Pour l'élection du secrétaire national, MARTINE AUBRY est arrivée en tête dans le département avec 47,8 % des voix, devant Ségolène Royal (35,8 %) et Benoît Hamon (16,4 %).
Pierre Freyburger a par ailleurs été élu secrétaire de la section de Mulhouse et Julien Ernst a été réélu secrétaire de la section de Colmar.


C.K. et F.By

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jeudi, 20 novembre 2008

DNA : Election des premiers secrétaires du PS

Au PS 68
Veillée d'armes

 


Le congrès de Reims n'a fait qu'envenimer l'ambiance au sein du PS 68 après un congrès fédéral déjà tendu. Depuis le 7 novembre et les candidatures au poste de premier secrétaire fédéral de Catherine Hoffarth et de Denis Wiesser, des alliances se sont nouées, suscitant de nouvelles fissures.
Les partisans de la motion Aubry (Antoine Homé, Pierre Freyburger, Martine Diffor...) sont derrière Denis Wiesser qui bénéficie du soutien de la motion Utopia (Jacques Marchal) et de la motion Delanoë (Jean Landras). Ces trois motions ont totalisé plus de 66 % des voix dans le département contre un peu plus de 21 % pour la motion Royal, défendue par la première secrétaire fédérale sortante. Sur le plan purement arithmétique, la victoire est acquise pour Denis Wiesser.
Catherine Hoffarth, qui a surpris les partisans de Denis Wiesser en maintenant sa candidature, entend s'appuyer sur les 62,75 % des militants qui ont approuvé son bilan d'activité fédéral. Elle bénéficie entre autres du soutien de Jo Spiegel, Hubert Miehé, Joseph de Pauw et de la sénatrice Patricia Schillinger qui, dans un courrier adressé mardi à l'ensemble des adhérents socialistes du Haut-Rhin, lui rend un hommage appuyé tout en s'interrogeant sur son concurrent.

« Ne plus confondre
les débats »

« Je ne cautionnerais pas l'action d'un premier secrétaire fédéral dont l'essentiel du programme serait de faire le ménage parmi les principaux élus en décernant des brevets de socialisme », écrit Patricia Schillinger après avoir estimé qu'« il n'est pas acceptable que dans nos rangs, certains prononcent des fatwas contre des élus socialistes qui n'ont jamais ménagé leur peine dans l'intérêt du parti ». Et de considérer que ni Jean-Pierre Baeumler, ni Jo Spiegel, « n'ont à subir, dans leur propre camp, des déclarations injurieuses ».
Patricia Schillinger demande par ailleurs de « ne plus confondre les débats » qui ne concernent que la fédération ou la section de Mulhouse dans la mesure où « les autres sections doivent aussi exister ».
Elle appelle enfin chacun des 800 adhérents haut-rhinois qui votent ce soir de 17 h à 22 h à contribuer « librement » à un « retour au calme ».


Franck Buchy

09:25 Publié dans Au PS | Lien permanent | |  Facebook | |

dimanche, 09 novembre 2008

Congrès fédéral du Parti Socialiste du Haut-Rhin

Haut-Rhin : la liquidation de l'ère Bockel

 

Denis Wiesser est candidat au poste de premier secrétaire fédéral du PS 68, fonction qu'occupe aujourd'hui Catherine Hoffarth qui se représente. (Photo DNA - F. By.)
En offrant une très forte majorité à la motion Aubry (48,79 %), les militants socialistes du Haut-Rhin ont cherché à s'affranchir d'une histoire de trente ans marquée par l'empreinte de Jean-Marie Bockel.

Personne n'en parle mais c'est dans tous les esprits. Les militants haut-rhinois du PS ont profité du congrès de Reims pour solder -  définitivement espèrent-ils - le « séisme » provoqué par le maire de Mulhouse. Avec 21,98 %, la motion Royal s'est fait distancer, et avec elle Catherine Hoffarth, la première secrétaire fédérale.

Pressions

Président de la CAMSA, Jo Spiegel est l'un des symboles visés par ce mouvement de balancier vers la gauche surtout visible dans l'agglomération mulhousienne. « La fraternité, je n'en ai pas vu le début du début dans cette campagne lamentable, a-t-il lancé aux militants. Je sais que c'était pour tuer le père Bockel et que tous ceux qui ont travaillé avec lui sont considérés comme des traîtres. Je ne cautionnerai par un PS qui pourrait être verrouillé et animé par des ambitions personnelles. »
« S'il y a eu une dérive au niveau local, a expliqué Jean Landras (motion Delanoë), ce n'est pas pour autant que l'idée social-démocrate n'est pas une idée de progrès ». Marie Bailen (motion Royal) a stigmatisé « les pressions téléphoniques, les mots violents et les propos indécents » qui ont ponctué selon elle la campagne interne et Bruno Deltour (motion Hamon) a dénoncé « l'absence de logique nationale et fédérale » d'un scrutin « troublé par les baronnies locales où l'on tire au canon ».
Antoine Homé et ses camarades attribuent leur victoire aux valeurs portées par la motion Aubry comme la lutte contre les inégalités ou la défense du service public. Mais ils savent qu'ils ont aussi gagné la fédération grâce à une campagne très offensive et à l'activation d'un réseau efficace.

Esprit sportif

Leur motion remporte la majorité absolue dans les différentes instances dont le conseil fédéral, le bureau fédéral et l'union régionale. « Il faut garder l'esprit sportif et laisser de côté les blessures », s'est contenté de répondre à Jo Spiegel le maire de Wittenheim.
Secrétaire de la section de Soultz, Denis Wiesser est leur candidat au poste de premier secrétaire fédéral. Forte des 62 % des voix qui ont approuvé son rapport d'activité, la sortante Catherine Hoffarth a décidé de se représenter.


Franck Buchy

Parti socialiste En attendant le choix des premiers secrétaires

 

Haut-Rhin : Catherine Hoffarth et Denis Wiesser. Photos Catherine Kohler

Les deux fédérations du Parti socialiste ont tenu leur congrès fédéral. Vendredi soir à Kingersheim pour le Haut-Rhin, hier à Strasbourg pour le Bas-Rhin.

Kingersheim, village des enfants. Quand la première secrétaire fédérale, Catherine Hoffarth, ouvre la séance, l’ambiance est à couper au couteau. Chacun sait que les représentants de la motion Aubry – en tête avec 48% des votes – veulent prendre le contrôle de la fédération. « Le vote de jeudi soir, ce n’était pas le choix d’Aubry, de Delanoë ou de Royal, c’était tuer définitivement Bockel », dénonce Jo Spiegel. Au lieu de se contenter de quelques mots d’accueil, le maire de Kingersheim veut « dire ce qu’il a sur le cœur », dénonçant « une campagne lamentable de haine » contre Catherine Hoffarth. « Je n’ai pas accepté la démarche de Jean-Marie Bockel, mais j’ai de l’amitié pour lui. Et je travaille avec lui à rassembler l’agglomération car les électeurs l’ont choisi comme maire », insiste le président de la Camsa d’une voix blanche. Aucun des nouveaux hommes forts ne prend le risque d’ouvrir le débat. « Vous avez une responsabilité majeure, celle de ne pas casser ce que nous avons mis trente ans à construire », prévient encore Jo Spiegel, en souhaitant « bonne chance à la nouvelle équipe ». Il se rassied, puis partira avant la fin de la réunion. Manque à l’appel : le maire et conseiller régional de Thann Jean-Pierre Baeumler, qui refuse cette logique d’affrontement.Antoine Homé répondra, implicitement, en relativisant « ces petites bisbilles ». « Laissons de côté les blessures, ce qui compte c’est que nous avons fait la preuve qu’on peut débattre sereinement, loyalement », rétorque-t-il sur un ton qui se veut détendu. Mais, après avoir demandé « un ancrage clair à gauche », il confirme que la motion Aubry, qui dispose de la majorité absolue au conseil (12 sièges contre 5 à la motion Royal, 3 à la motion Delanoë et 2 à la motion Hamon) et au bureau fédéral, va présenter un candidat au poste de premier secrétaire.Il s’agit de Denis Wiesser, militant depuis 1983, secrétaire de section et conseiller municipal d’opposition de Soultz, un cheminot retraité de 54 ans, qui veut « se rendre utile et mettre le parti en marche ». « Il saura conserver le cap et une ligne claire », assure Pierre Freyburger. Il bénéficie même du soutien de la motion Utopia (5%), en échange d’un poste de suppléant pour Jacques Marchal au conseil fédéral.La sortante, Catherine Hoffarth, met en avant « son bilan, adopté par 63% des militants, et son appartenance au courant Royal, arrivé en tête au niveau national ». Elle détaille son « plan d’actions fédéral », tout en annonçant qu’elle « fera appliquer la règle du non-cumul pour les régionales ».

Dans le Bas-Rhin, trois prétendants

Strasbourg. Dans le réfectoire de l’Auberge de jeunesse, les jeunes du MJS (qui soutiennent Hamon) chahutent et chantent. Depuis 11h, les camarades de la motion Delanoë, arrivée en tête avec 46% des suffrages, qui rassemble tous les poids-lourds du PS du Bas-Rhin, sont réunis en conclave. Ils n’en sortiront qu’à 15h. « C’est une politique de clan », lâche Eric Elkouby, suppléant et proche collaborateur du député Armand Jung, mécontent que « ni sa section, ni celle de Martine Jung qui représentent 150 votants, ne soient représentés au conseil fédéral ». « Il n’ont pas présenté de liste de candidats », se défend le premier secrétaire sortant, Mathieu Cahn.Ce dernier a dû faire face à la fronde des proches d’Armand Jung, qui lui reprochent d’être à la fois adjoint au maire, vice-président de la Cus, et premier fédéral, et de celle de 13 secrétaires de section en-dehors de Strasbourg, qui déplorent « ne pas être assez entendus ».En fin de réunion, Jean-Michel Auger, qui vient de quitter son poste de directeur de cabinet de Roland Ries pour la CTS, fait acte de candidature. Mais celle-ci fait long feu. Lorsque les tenants de la motion A se disent prêts pour la déclaration de candidatures, ce sont les camarades de la motion Hamon qui décident de se réunir. Dans les couloirs, Olivier Bitz et ses amis qui ont soutenu Royal (4e dans le Bas-Rhin) sont pourtant détendus. « On m’avait dit : tu vas te marginaliser ! », s’amuse le jeune conseiller général, ravi que sa motion arrive en tête au niveau national.Lors des débats à huis-clos, sans la presse, il propose, « dans la logique de rassemblement au niveau national, de soutenir Mathieu Cahn ». « Son bilan est bon et il faut éviter tout risque de bordélisation de la fédération », explique-t-il. « On peut s’engueuler et se réconcilier, mais je ne participerai pas à la destruction du PS », prévient Mathieu Cahn, en rappelant qu’il y avait trois ans, « dans cette fédération, les gens ne se parlaient plus ». Il devra faire face à Pernelle Richardot, représentante de la motion Aubry arrivée 2e, qui se dit « prête à travailler pour créer les conditions d’un rassemblement ». Et à Syamak Agha Babaei, représentant de Benoît Hamon arrivé 3e, qui « ne veut plus d’un parti où il n’y a pas de débats ». Résultat dans les deux fédérations le 20 novembre.


Yolande Baldeweck

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samedi, 08 novembre 2008

PS : L'Alsace à contre courant

L'ALSACE A CONTRE-COURANT

 

Le vote d'une militante dans la section de Colmar jeudi soir. (Photo DNA - Nicolas Pinot)
Les militants socialistes alsaciens, qui ont placé Bertrand Delanoë en tête dans le Bas-Rhin et Martine Aubry dans le Haut-Rhin, ont voté complètement à contre-courant des résultats nationaux. La face du PS n'en est pas changée pour autant car l'Alsace représente à peine 1 % du nombre total des adhérents.

Il n'y a guère que sur la participation que l'Alsace s'est alignée sur le vote national (respectivement 56 et 55 %), encore que le Haut-Rhin se soit beaucoup plus mobilisé (59,6 % de votants) que le Bas-Rhin (53,8 %). Globalement, l'Alsace donne un léger avantage à Bertrand Delanoë qui arrive en tête dans la région (34 %), suivi de Martine Aubry (31 %), Ségolène Royal (15,85 %) et Benoît Hamon (15,24 %) étant pratiquement ex-æquo. La globalisation régionale des votes n'est cependant pas très significative. Les deux départements ont en effet adopté des stratégies tout-à-fait différentes.
Dans le Bas-Rhin, les militants ont placé Bertrand Delanoë en tête et Martine Aubry en queue des quatre principales motions,

Bertrand Delanoë :
aurait dû mieux faire

Dans le Haut-Rhin, ils ont préféré de loin Martine Aubry, devant Ségolène Royal, Delanoë n'arrivant qu'en troisième position (voir les résultats détaillés dans nos éditions d'hier).
La plupart des grands élus bas-rhinois s'étaient ralliés à la motion du maire de Paris dont le score national est jugé « décevant » par son mandataire local, Roland Ries. « J'espérais qu'il arriverait en tête. Nous sommes face à l'un des scénarios que je redoutais, la dispersion. Cela m'inquiète pour la suite car le parti sera difficilement gouvernable », dit le maire de Strasbourg qui a entendu mercredi soir un Delanoë très confiant appeler les militants à « donner de la force à l'une des motions ». Manque de chance, ce ne fut pas la sienne...
Dans le Bas-Rhin, Delanoë « tire largement son épingle du jeu », selon Ries, même si là aussi on est en deçà des espoirs de majorité absolue. « C'est autour de la motion arrivée largement en tête que va s'organiser le congrès fédéral », ce matin. Hier soir, le sortant Mathieu Cahn, signataire de la motion Delanoë, était le seul candidat déclaré au poste de premier secrétaire fédéral. Pour le conseiller général Olivier Bitz, cependant, ce n'est pas Ségolène Royal qui a fait un mauvais résultat dans le Bas-Rhin (13 %) - « on attendait même moins », dit-il - mais la motion majoritaire, compte tenu des puissants soutiens dont elle bénéficiait.
« Son succès national traduit clairement le décalage entre l'appareil de la rue de Solférino (siège du parti) et la réalité des militants, dit le "royaliste" Olivier Bitz. Beaucoup de ceux qui ont rejoint Delanoë ont pensé que Ségolène Royal était juste un épiphénomène. Or, son score traduit une vraie attente de renouvellement profond. Il faut que ça change au PS ».

Haut-Rhin : la fédération
changera de mains

Dans le Haut-Rhin, le mandataire de Martine Aubry, Antoine Homé, maire de Wittenheim, est extrêmement heureux du résultat qui montre, après la défection de Jean-Marie Bockel, que « le parti reste solidement ancré à gauche. Les militants ont validé notre ligne de clarté politique. On a besoin d'une gauche en Alsace et d'un PS à nouveau audible et crédible ». La motion Aubry, majoritaire dans toutes les instances, a présenté hier comme candidat au poste de 1er secrétaire fédéral, Denis Wiesser, conseiller municipal de Soultz, également soutenu par la motion Utopia (5,15 %), autour duquel « nous appelons à un large rassemblement le 20 novembre », dit Antoine Homé.


Claude Keiflin

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