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mercredi, 02 mai 2012

Manifestation du 1er mai

© Dna, Mercredi le 02 Mai 2012 / Mulhouse

Manifestation du Premier mai Dans les rues du centre-ville / 1 500 manifestants

 

La manifestation a rassemblé plus de 1 500 participants.
« Nous sommes là pour la fête du travail tout court, celui que nous connaissons bien, nous les syndicalistes ». Au micro de la CGT, et au nom de l'intersyndicale, Éliane Lodwitz a donné le coup d'envoi de ce premier mai aux allures historiques.

CGT, FSU, Solidaires et UNSA avaient appelé à cette manifestation qui a rassemblé plus de 1 500 personnes (source police) dans les rues du centre-ville de Mulhouse. La CFDT Alsace n'avait pas voulu s'associer à ce rassemblement, ce qui n'a pas empêché les représentants CFDT des finances, de la santé, de l'éducation, les cheminots et les métallos de défiler drapeau à la main. « Le mot d'ordre de ce premier mai est plus syndical que politique », expliquait Gilles: «Je manifeste depuis 25 ans, c'était important d'être là cette année aussi, pour le symbole ».

Le cortège est parti de la place de la Bourse pour sillonner les rues du centre-ville avec des revendications dont la première était certainement la lutte contre la xénophobie : « Nous sommes dans une région où le Front National fait un score qui peut nous faire trembler, les syndicats doivent combattre la xénophobie et le racisme », a insisté Éliane Lodwitz, reprenant aussi les grands thèmes de la rémunération excessive du capital, des salaires, de la précarité, du pouvoir d'achat, demandant une Europe solidaire, qui mette fin à la concurrence sociale et fiscale dans l'Union européenne.

Dans le cortège, se sont joints aux militants syndicaux les représentants des salariés de la liste noire des entreprises qui licencient ou délocalisent : Fibertechs, Schindler, Tresch...

Quant au collectif « Humanité sans limite », il a profité de ce rassemblement pour promouvoir « quatre jours festifs et intelligents du 9 au 12 mai à Mulhouse, autour de sujets comme l'immigration, le droit d'asile et les droits de l'homme». (www.humanitesanslimite.com).

Et puis en fin de cortège, derrière la banderole annonçant « le changement c'est maintenant », se sont regroupés les élus socialistes ainsi que les candidats socialistes aux prochaines élections législatives : « Ce premier mai est un temps fort pour les organisations syndicales et les partis de gauche, mais cette année, nous sentons un esprit de mobilisation extrêmement fort », a commenté Antoine Homé, maire de Wittenheim et conseiller régional.

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Résultats du premier tour de l'élection Présidentielle

 

© Dna, Lundi le 23 Avril 2012

Haut-Rhin Participation stable à 82,84 % 
Sarkozy en retrait, Hollande à la hausse

Nicolas Sarkozy (UMP) en retrait, François Hollande (PS) à la hausse, nouvelle percée de Marine Le Pen (FN). Voici le tableau politique dans le Haut-Rhin au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle. 

Le président de la République sortant obtient 31,91 % des suffrages dans le Haut-Rhin, en recul de 4 points par rapport à son score de 2007. Marine Le Pen se hisse derrière lui avec 23,43 %. François Hollande est sur la dernière marche du podium (18,89 %) et François Bayrou décroche une quatrième place (11,39 %), très loin des 20 % réalisés il y a cinq ans. Si ses scores varient d'une commune à l'autre, Nicolas Sarkozy perd du terrain sur l'ensemble du département au profit des candidats du FN, du PS et du Front de gauche.

 

Hollande sanctionné à Fessenheim

Marine Le Pen progresse surtout dans les zones rurales et le long du Rhin, et dans une moindre mesure les villes. Elle gagne ainsi 2 000 voix à Colmar et 10 points à Sainte-Marie-aux-Mines, double le score de son père à Altkirch et frôle les 18 % à Mulhouse. La candidate FN arrive en tête devant Nicolas Sarkozy dans des communes du bassin potassique telles que Wittenheim, Kingersheim, Pulversheim et Ungersheim.

La secrétaire départementale du FN Martine Binder attribue ce « bon score » au travail militant réalisé depuis deux décennies et à la concordance entre les « idées de droite de Marine Le Pen et ce que pensent les Alsaciens ».

 

Le parti socialiste ne progresse que d'un point et demi par rapport à Ségolène Royal, soit 5000 voix. Cette avancée mesurée cache des réalités variées. François Hollande conforte la progression d'un vote socialiste à Colmar entamée en 2007 et confirmée lors des régionales de 2010. Il obtient près de 24 % des voix dans la préfecture, réalisant la performance d'être le premier candidat socialiste à se hisser en deuxième place au premier tour d'une présidentielle depuis 1988. Seul François Mitterrand a fait mieux.

 

François Hollande se hisse en revanche en tête à Mulhouse avec 30,81 %, inversant les tendances observées depuis les 15 % de Jospin en 2002. Il est deuxième à Thann et Guebwiller mais n'obtient que 12,43 % à Fessenheim où il entend fermer la centrale nucléaire.

 

Avec ses 7,42 % des voix, Jean-Luc Mélenchon élargit de manière significative l'électorat de l'extrême gauche tandis qu'Eva Joly fait moins bien que José Bové et Dominique Voynet réunis. Le candidat du Front de gauche a su capter une partie de l'électorat ouvrier au même titre que Marine Le Pen.

 

Selon les états-majors, personne n'a perdu

 

À entendre les états-majors politiques, personne n'a perdu. Les socialistes se réjouissent de l'avancée de leur candidat « en terre de mission » tout en soulignant le recul de leur adversaire de l'UMP. À droite, on relève que la droite réalise près de 70 % des voix dans le département.

 

« Dans une région ancrée à droite, Nicolas Sarkozy est en situation difficile », estime le conseiller régional PS Antoine Homé quand Charles Buttner, le président UMP du conseil général du Haut-Rhin, relève que « la droite et le centre obtiennent pratiquement la majorité ». Les reports de voix et les consignes de vote, c'est pour les deux semaines à venir.


 

© Dna, Lundi le 23 Avril 2012 / Monde 
Droits de reproduction et de diffusion réservés 

 

Réactions 

Denis Wiesser, premier secrétaire du PS68 : « Nous étions déjà en 3e position en 2007 derrière Sarkozy et Bayrou. Le score élevé de Marine Le Pen illustre un vote de colère et de frustration. C'est la conséquence de la politique de Sarkozy. Au plan national, nous sommes en mesure de mener François Hollande à la victoire. On fera tout pour qu'il gagne le 6 mai. »

 

Catherine Troendlé, sénatrice et présidente de l'UMP68 : « En zones rurales et le long du Rhin, on note une forte poussée de Marine Le Pen qui arrive en 2e position derrière Nicolas Sarkozy. Nous n'avions pas envisagé cette montée du Front National par rapport à 2007. Contrairement à ce que nous annonçaient les médias, il y a eu une forte participation et je pense qu'au lieu de voter blanc ou nul, des gens ont préféré choisir le FN comme vote de protestation. Ils veulent une France forte qui protège de la mondialisation qui fait peur. Ils nous disent de les protéger de cette Europe qui prend de plus en plus de place. Pour le second tour, je mise énormément d'espoirs sur les débats que propose Nicolas Sarkozy. Mais le candidat Hollande ne semble pas prêt à débattre plus d'une fois. Pour moi, rien n'est joué. On va mobiliser. »

 

Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin, UMP : « Je voudrais dire une chose, que le matraquage à la fois médiatique et par la voie des sondages a été largement démenti : on voit que les deux candidats Hollande et Sarkozy sont dans un mouchoir de poche, ce qui est un résultat remarquable. Quand on a traversé de telles crises, quand on a été tellement critiqué, arriver à un score quasiment équitable, c'est un excellent signe. Ce deuxième tour s'annonce positivement, j'en suis heureux pour celui qui n'a cessé d'aller au front.

 

« [Dans le Haut-Rhin], l'expression du vote en faveur de l'extrême droite pèse de façon assez constante. C'est un vote qui exprime des inquiétudes, une volonté de rester fidèle à des traditions. Ce qui est plus signifiant, c'est qu'on voit que la droite et le centre sont largement représentés. On est quand même déjà pratiquement à la majorité. C'est satisfaisant de voir ce résultat de la gauche par rapport à la faiblesse de ses propositions, sa position par rapport à Fessenheim... »

 

Antoine Homé, conseiller régional PS et maire de Wittenheim : « Sur le plan national, je me réjouis du très bon score de François Hollande qui le place en tête et en situation favorable pour le second tour. Il convient que la mobilisation se poursuive dans les 15 jours qui viennent, de continuer le travail de terrain pour convaincre, pour qu'au soir du 6 mai, le changement devienne une réalité. C'est la première fois, sous la Ve République, qu'un président sortant arrive en deuxième position. C'est un échec. Il paie son très mauvais bilan, cinq ans de souffrance pour les Français.

 

Je voudrais saluer les candidats de gauche qui ont appelé à faire battre Nicolas Sarkozy et voter pour François Hollande, on voit que se dessine une perspective de victoire.

 

« Dans le Haut-Rhin, globalement, le total des voix de gauche est équivalent au niveau de Nicolas Sarkozy. Dans une région ancrée à droite, il est en situation d'échec. Le différentiel avec le national est de six points, alors que d'habitude, il est deux fois plus élevé. »

 

Patricia Kibler, présidente du parti radical valoisien Alsace : « Réagir à chaud est un peu délicat. Je crois qu'il faut attendre ce qui va se passer. Le parti radical s'est positionné très tôt en faveur de Nicolas Sarkozy. [...] Il faut entendre le signal des Français et leur apporter les précisions nécessaires sur les sujets qui les préoccupent. Des choses se dessinent au 1er tour certes, mais l'écart des voix entre Nicolas Sarkozy et François Hollande n'est pas tellement grand...»

 


© L'alsace, Lundi le 23 Avril 2012 

 

Arlette Grosskost, députée UMP : « Les jeux ne sont pas faits. Sur ce qui se passe dans le Haut-Rhin, je fais le constat que ceux qui ont voté Nicolas Sarkozy en 2007 ont encore plus voté pour lui et ceux qui ont voté pour le PS ont encore plus voté pour François Hollande. Ce qui m'interpelle, c'est le score du FN : on avait réussi à le ramener à 13 % en 2007 à Mulhouse, il est aujourd'hui à 17 %. »

 

Denis Wiesser, premier secrétaire du PS dans le Haut-Rhin : « Au niveau national, Nicolas Sarkozy est désavoué. On l'avait d'ailleurs déjà constaté lors des primaires socialistes, qui avaient connu une forte participation. Dans le Haut-Rhin, le score de François Hollande est certes plus modeste, et la gauche rencontre des difficultés, mais le changement est également en marche. »

 

Patricia Schillinger, sénatrice socialiste : « Je suis très heureuse que François Hollande soit en tête au plan national et, chez nous, pour Mulhouse, qui se prend en mains, à gauche, franchement. Dans le Haut-Rhin on est à droite et même à l'extrême-droite, notamment dans le bassin potassique. À ces niveaux-là, on n'est plus dans le vote protestataire, mais dans un vote d'adhésion, que je ne comprends, et qui m'inquiète, même si je sais qu'il y a un vote de droite historique en Alsace. Il faut vraiment analyser cela de manière plus fine. Mais il y a également des quartiers, qui n'ont pas voté, des personnes qui n'ont pas donné de procuration pour le 2e tour, ou qui ont manifesté leur intention de ne pas aller voter le 6 mai : il y a encore, pendant deux semaines, du travail de terrain à faire ».

 

Jacques Fernique, secrétaire régional d'Europe Ecologie-Les Verts : « La volonté de l'électorat s'est exprimée d'une manière relativement forte : le souhait d'en finir avec la Sarkosie et de ne pas lui offrir un second quinquennat. Mais cette volonté a été si forte qu'elle nous a éclipsés, mais il faut que l'écologie puisse peser pour mettre en oeuvre une transformation qui corresponde aux attentes de nos concitoyens. Nous n'allons pas nous retirer sur notre Aventin : nous allons nous mobiliser pour que la dynamique initiée par François Hollande s'amplifie afin d'installer le changement voulu. Mais nous sommes inquiets du score réalisé par le FN et particulièrement en Alsace. Il faut que nous nous mobilisions pour conjurer ce que ce score peut entraîner de néfaste ».

 

Jean Rottner, maire de Mulhouse : « L'UMP, y compris localement, a un stock de voix mobilisables. Je regrette la progression du vote extrême, qui illustre des difficultés, un malaise par ces temps de crise. Je constate l'effondrement des centristes et je considère que le PS est, à Mulhouse, stable. Le match n'est pas fini. »

 

Jean-Marie Bockel, président de la Gauche moderne : « La partie n'est pas jouée, ça va être serré. Je suis plus engagé que jamais derrière Nicolas Sarkozy. C'est une autre campagne qui démarre et il n'y est pas interdit de parler aux gens de leurs problèmes, des thématiques du quotidien, économiques et sociales. Ce sera projet contre projet. »

 

Christian Cotelle, secrétaire départemental du FN-67 : « Je suis plus satisfait du score obtenu en Alsace que par celui réalisé au niveau national. Nous ne sommes pas qualifiés pour le second tour ; pour nous, la présidentielle s'arrête ce soir et vraisemblablement nous ne donnerons pas de consignes de vote. Je donne rendez-vous aux électeurs pour les législatives : c'est là que tout va se jouer quelle que soit l'issue du scrutin du second tour. Les Français, mais aussi les Alsaciens, ont une bonne culture politique et ils savent que Sarkozy ou Hollande, c'est bonnet blanc et blanc bonnet. Nous allons tout faire pour qu'il y ait des députés FN à l'Assemblée nationale, dont des députés alsaciens : c'est plus que nécessaire. Je ne peux avancer de nombre d'élus car cela dépendra de la participation et du nombre de triangulaires ».

 

Pierre Freyburger, chef de file de l'opposition PS à Mulhouse, conseiller général : « Pour la première fois lors d'une présidentielle, le PS arrive en tête à Mulhouse - et de surcroît très largement ! La victoire de François Hollande est possible le 6 mai prochain, le résultat de ce soir le montre, mais il ne faut pas se démobiliser. La gauche doit au contraire se rassembler au second tour. »

 

Antoine Homé, maire de Wittenheim, président de l'UDSR du Haut-Rhin : « Je me réjouis de l'excellent score de François Hollande : c'est la première fois qu'un président sortant est en 2e position au 1er tour. C'est un échec pour Nicolas Sarkozy et, en même temps, pour François Hollande, cela créé une dynamique favorable pour le 2e tour. Pour autant, la mobilisation est nécessaire et j'appelle tous les électeurs de gauche, républicains, démocrates, à se rassembler autour de François Hollande. En Alsace, notre candidat et la gauche réussissent un bon score, car nous sommes dans une région conservatrice. Cela nous impose l'impérieux devoir de mobiliser jusqu'au 2e tour ».

 

Roland Ries, sénateur-maire PS de Strasbourg : « C'est la première fois qu'un candidat de gauche arrive en tête à Strasbourg à la présidentielle et je me réjouis du niveau exceptionnel de ce vote. Cela conforte l'idée que ce qui intéresse les électeurs c'est qu'on leur parle de leurs préoccupations quotidiennes. Ce vote traduit le rejet de la gestion depuis cinq ans de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement et l'aspiration des Français au changement maintenant. Pour le second tout, je vais m'investir dans la campagne au niveau local car il y a un réservoir de voix chez les abstentionnistes qui ont été plus nombreux à Strasbourg que dans le reste de l'Alsace et de la France. Il y a aussi à convaincre ceux qui ne veulent pas continuer avec les logiques anciennes et même ceux qui ont exprimé un vote protestataire y compris en cédant aux sirènes des extrêmes »

 

André Reichardt, président de l'UMP-67 : « Ce premier tour s'est passé à peu près comme nous le pensions et bien mieux que ce que disaient les instituts de sondage qui nous annonçaient que tout était joué. C'est une nouvelle élection qui commence. Jusqu'à présent, c'était du neuf contre un. À partir de maintenant c'est un contre un : il s'agit d'un programme contre un programme, d'un homme contre un homme. Et la question est claire : quelle France voulez-vous ? Quel président voulez-vous ? Et Nicolas Sarkozy a une très forte expérience qui lui permet de peser dans les négociations internationales et qui sait peser pour l'intérêt d'une France forte. Quant au second tour : il ne suffit pas d'additionner les voix du premier tour, on ne sait pas comment se feront les reports et quelle sera la participation dans 15 jours ».

 

Gilbert Meyer, maire UMP de Colmar :

 

« A Colmar Nicolas Sarkozy dépasse les 30 %, c'est 5 points de mieux qu'au national. Hollande réussi aussi un bon score dans une ville ancrée à droite. Mais il y a lieu de s'interroger sur l'excellent score de Marine Le Pen, qui représente quand même un électeur sur cinq à Colmar ».

 

Eric Straumann, député (UMP) de la première circonscription du Haut-Rhin

 

: « On avait prédit une vague partant de l'extrême-gauche ; elle est plutôt venue de l'extrême-droite. Cela change la donne pour le second tour. La France reste plus à droite qu'à gauche, et tout reste possible. Au niveau colmarien, le résultat du PS s'explique par l'effondrement du centre.

 

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Geishouse et Willer sur Thur : contre la fermeture des classes

© Dna, Samedi le 21 Avril 2012

Willer-sur-Thur/Geishouse  Écoles 
Willer-sur-Thur Fermetures de classe,la colère monte

Après la manifestation jeudi soir à Willer, c'était hier au tour des parents d'élèves de Geishouse de protester contre la fermeture d'une de leurs classes, également en présence du maire de Wattwiller Jacques Muller et du conseiller régional Antoine Homé 

 

Pour les parents d'élèves, trop c'est trop ! Après la fermeture de la classe de Goldbach et d'une classe de maternelle à la rentrée dernière, ce sera cette fois-ci une classe du primaire qui est promise à la fermeture en septembre sur les neuf qui accueillaient les élèves il y a à peine deux ans. Avec une moyenne de 27 élèves par classe à double niveau, l'inspection d'académie juge que les conditions d'éducation restent favorables. Ce n'est évidemment pas l'avis des parents d'élèves qui ont décidé de se battre pour le maintien de cette classe, maintien qui serait assuré si les seuils n'étaient pas relevés année après année.

 

Suppressions de classe pour combler le déficit budgétaire

 

Sous l'impulsion de quelques parents au nombre desquels Pierre Tschaen, Francine Boehm et Emmanuelle Desaulles, épaulés par Georges Ehrard, une manifestation a été décidée pour jeudi soir.

 

Plus d'une cinquantaine de parents, élèves et sympathisants ont défilé dans les rues de Willer. Soutenus par les élus locaux, le maire Alain Delestan, les adjoints Jean-Luc Martini, Bernard Walter et Isabelle Lett, confortés par la présence de Michel Habib, conseiller général, AntoineHomé, conseiller régional et Jacques Muller, ancien sénateur et maire de Wattwiller, les organisateurs ont débuté leur manifestation à la salle polyvalente de la commune pour planter le décor.

 

Les différents intervenants ont souligné l'importance de la qualité de l'enseignement, tous d'accord pour stigmatiser la suppression de postes dans l'éducation pour combler le déficit budgétaire que connaît notre pays actuellement. Le combat contre les règles comptables est engagé, pour les parents d'élèves, un enseignement capable de mettre leurs enfants en situation de réussite prime sur toutes les considérations économiques et politiques.

 

Une gerbe pour la classe appelée à disparaître

 

Après cette mise en bouche musclée, les manifestants sont descendus en cortège derrière une voiture transportant une gerbe symbolique en mémoire de la 5e classe willeroise appelée à disparaître par la RN 66 jusqu'aux feux tricolores du croisement de la route de Goldbach avant de remonter vers l'école municipale. Un cortège bruyant à souhait qui n'est peut-être que la première expression d'une exacerbation que l'on sent grandissante. C'est sur l'escalier de l'école élémentaire que les manifestants ont déposé la gerbe symbolique, avec la ferme intention de ne pas en rester là. Les organisateurs sont en train de peaufiner leur plan anti-fermeture de classe, d'autres actions seront entreprises dans un proche avenir. Même si pour certains la messe semble déjà être dite, pour la majorité, le combat vaut la peine d'être mené. Il faudra toutefois que la mobilisation soit encore plus importante. Verdict à la rentrée.

 

Les Geishousois craignent pour le tissu associatif

 

À Geishouse vendredi matin, de nouveaux panneaux brandis par les parents venus occuper la classe mais toujours la même colère. Celle née de la violation de la circulaire relative aux villages de montagne. Réunis autour du maire Gilles Steger et des élus locaux, les parents d'élèves ont été informés des dernières avancées.

 

Après que la commission a entériné la fermeture de la classe de maternelle, le maire a rencontré le député-maire Michel Sordi qui a lui-même eu un entretien avec la rectrice d'Académie Armande Le Pellec Muller et a plaidé la cause de Geishouse auprès de Philippe Richert. « Mais ça reste des politiques et je n'ai pas confiance dans ces gens-là. Je le dis comme je le pense », a assené, malgré la présence d'Antoine Homé, Gilles Steger, soutenu par Michel Arnold, un parent d'élève. « Sordi et Reitzer ont signé pour la réduction budgétaire, mais ils savaient que ça signifiait la suppression de postes. Les élus votent les lois mais ne regardent pas si elles sont bien appliquées. Ça me révolte », a-t-il affirmé, tout en ajoutant qu'« en 2011, la rectrice est venue par temps de neige, elle a galéré et a reconnu notre spécificité, mais un an après, elle a oublié ce qu'elle a dit ».

 

Une ouverture à Moosch

Forts d'une pétition de plus de 650 signatures datant de mars, les parents « ne vont pas négocier, on veut que l'école reste ouverte. Pour l'instant on a été gentils, mais il ne faut pas nous prendre pour ce qu'on n'est pas », martèle Valérie Kolmerschlag, rappelant qu'il existe une bonne entente entre les enseignants, les parents et la municipalité et que s'il le faut, ils iront plus loin.

 

Car malgré la surpression de postes, le budget de l'État n'aurait pas diminué, bénéficiant à des cadres embauchés pour réaliser des enquêtes, selon Michel Arnold. « Et puis on ne tient pas compte de l'écologie. Je ne vais pas descendre quatre fois par jour et même s'il existe un transport, il y a un coût derrière. Quant au périscolaire, ce sera une charge supplémentaire pour les parents. »

 

Tous s'attendent à une fermeture de l'école d'ici deux ans si la maternelle ferme et à la mort du tissu associatif. Une réalité contraire aussi aux chiffres puisqu'« actuellement, il y a 6 enfants, mais en septembre, ils sont 10 inscrits et en 2014 ils seront 14 élèves ! », pointe Katia Arnold.

 

L'indignation était à son comble hier lorsque Gilles Steger a annoncé : « Ce matin, j'ai appris que si on nous fermait cette classe, les petits devraient aller à Moosch où, vu le nombre d'élèves, une classe serait ouverte ! »

 


 

© L'alsace, Samedi le 21 Avril 2012 

Willer-sur-Thur Convoi funèbre pour l'enterrement d'une classe

À Willer-sur-Thur, la fermeture d'une classe élémentaire est annoncée. Le désarroi des parents a fait place à la colère, exprimée jeudi soir, lors d'une réunion d'information suivie d'un cortège funèbre vers l'école.

L'école élémentaire de Willer-sur-Thur devrait accueillir 110 élèves l'an prochain. Jusqu'à présent, un tel effectif justifiait la présence de cinq classes, une par niveau, du CP au CM2. Mais au mois de janvier, les barèmes ont été modifiés, faisant passer le seuil de 109 à 113 élèves, pour cinq classes. En dessous de ce nombre, il y a fermeture, annoncée au mois de février à Willer-sur-Thur. Si elle a lieu, toutes les classes connaîtront un double niveau et des effectifs importants.

 

Trois classes ferméesen un an...

À Goldbach, le village a perdu sa classe unique en juin. Une classe de maternelle a ensuite été supprimée à Willer-sur-Thur, deux jours après la rentrée. Jeudi soir, au cours de la manifestation de protestation, un parent d'élève faisait les comptes : « Avec une fermeture en juin, trois classes sur neuf auront été supprimées en un an ! »

 

Une cinquantaine de parents, d'enseignants et d'élus s'étaient donné rendez-vous à la salle polyvalente, avant de défiler en un lent cortège funèbre sur la RN 66, pour aller déposer une couronne mortuaire à l'école.

 

Le maire de Willer-sur-Thur, Alain Delestan, remercia les parents pour leur action et les personnalités présentes pour leur soutien. Il a fait part de ses démarches pour favoriser l'installation de familles susceptibles d'inscrire leurs enfants à l'école, afin d'atteindre les quotas.

Les conseillers généraux Michel Habib et Antoine Homé ont regretté les suppressions de postes dans l'Éducation nationale, sous prétexte de rétablir un équilibre financier, au détriment de la qualité de l'enseignement.

Jacques Muller, maire de Wattwiller et ancien sénateur, a déploré le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, quand il s'applique aux services à la personne et à l'éducation des enfants en particulier.

 

Le cortège se mit en route en direction de l'école, où la gerbe mortuaire, offerte par le fleuriste local Benoît Kaemmerlen, fut solennellement déposée. Dans la cour, les discussions se poursuivaient longuement, pour évoquer notamment les actions à venir.

 


 

© L'alsace, Samedi le 21 Avril 2012 

Geishouse Un maire et des parents prêts à se battre pour l'école

La mobilisation des habitants de Geishouse est forte pour sauver l'école maternelle menacée de fermeture. Pour la seconde fois cette année, l'école était occupée hier vendredi par les parents d'élèves et la municipalité.

Afin de protester contre la fermeture de la classe maternelle de Geishouse, de nombreux parents, grands-parents et amis solidaires se sont rassemblés hier matin pour occuper les locaux de l'école. Déterminé à tout mettre en oeuvre pour que la maternelle du village ne ferme pas, le maire Gilles Steger faisait, à l'occasion de cette manifestation, le point sur les démarches entreprises : « Je demande l'application d'une circulaire de décembre 2011, transmise aux recteurs et inspecteurs d'académie, les incitant à prendre en compte les caractéristiques des zones de montagne pour assouplir la rigidité de la carte scolaire. Malheureusement, l'Éducation nationale fait la sourde oreille et la fermeture est entérinée. »

Le maire a adressé à ce sujet une longue lettre au préfet, à laquelle il joint une motion prise par le conseil municipal en faveur du maintien de l'école maternelle.

Le maire et les parents d'élèves ont déjà envoyé de nombreux courriers et obtenu en réponse quelques soutiens. « Mais les politiques se renvoient la balle », déplore un parent. « Ils nous répondent qu'ils ont bien compris notre problème, mais ne prennent pas la décision de sauver cette classe ! »

Le maire de Wattwiller, Jacques Muller, est venu vendredi témoigner sa solidarité avec les habitants de Geishouse : « Il faut que la société civile se mobilise, je vous rejoins là-dessus ! ».Antoine Homé, conseiller général, a repris la citation de Victor Hugo inscrite sur une des pancartes « Ouvrez une école, vous fermerez une prison ! », et évoqué les saccages provoqués par les suppressions de postes et la disparition des réseaux d'aide (RASED).

« Il est hors de question que l'école ferme. Je suis prêt à être l'instigateur d'une révolution citoyenne, s'il le faut ! », a affirmé le maire de Geishouse dans une déclaration très applaudie. Jean-Jacques Weber, arrivé plus tard, a suggéré la création d'une classe bilingue, qui pourrait attirer à Geishouse des élèves de la vallée. Sa proposition s'est cependant heurtée à de nombreuses objections.

 

 

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jeudi, 19 avril 2012

Communiqué de presse sur le concordat

 

François Hollande et le Concordat :

 

Un engagement clair pour le maintien du statut spécial d’Alsace-Moselle.

 

 

 

Trop, c’est trop ! A court d’arguments et sentant la défaite se dessiner, l’UMP utilise le mensonge pour faire naître la peur dans l’esprit des Alsaciens. Après les affiches insinuant que le PS abrogerait le Concordat en Alsace-Moselle en cas de victoire, voilà que les jeunes UMP du Haut-Rhin distribuent des tracts propageant la même contre-vérité.

 

A l’inverse du candidat sortant, François Hollande n’a pas changé sa ligne de conduite au gré des sondages. Dès le début de sa campagne, il l’a indiqué dans son programme de 60 propositions, sa feuille de route, à l’article 46 : « Je proposerai d’inscrire les principes fondamentaux de la loi de 1905 sur la laïcité dans la Constitution en insérant, à l’article 1er, un deuxième alinéa ainsi rédigé : La République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et respecte la séparation des Eglises et de l’Etat, conformément au titre premier de la loi de 1905, sous réserve des règles particulières applicables en Alsace et en Moselle ».

 

On ne peut pas être plus clair ! La laïcité sera défendue et le Concordat sera maintenu. Il est vraiment choquant que les élus et les militants de l’UMP utilisent la rumeur et la calomnie afin de manipuler les électeurs. C’est accorder bien peu de crédit aux Alsaciens que de penser qu’ils se feront berner par leurs mensonges comme ils ont pu croire il y a cinq ans aux fausses promesses de Nicolas Sarkozy.

 

François Hollande dit ce qu’il fera et fera ce qu’il dit. En cas de victoire du Parti Socialiste aux élections présidentielles, le Concordat sera bien évidemment maintenu, tout comme le régime spécifique de Sécurité sociale et les jours fériés supplémentaires (Vendredi saint et 26 décembre).

 

Au lieu de mentir aux Alsaciens, l’UMP serait mieux avisée de porter le débat sur les vrais enjeux qui concernent notre pays et notre région : le redressement économique, la lutte contre le chômage, l’éducation… C’est sur ces questions que les Alsaciens attendent des réponses, c’est sur ces questions que François Hollande a pris des engagements pour leur redonner espoir et confiance dans l’avenir.

 

 

 

Pierre Freyburger, Président du groupe Socialiste, Républicain et Indépendant du Conseil Général du Haut-Rhin

 

Antoine Homé, Président de l’Union des Elus Socialistes et Républicains du Haut-Rhin

 

Patricia Schillinger, Sénatrice du Haut-Rhin

 

Denis Wiesser, Premier Secrétaire Fédéral du Parti Socialiste du Haut-Rhin

 

 

 

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