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mercredi, 21 novembre 2012

Congrès des Maires

Congrès des maires : André Laignel hier s'est exprimé afin de défendre nos collectivités, inquiètes face aux projets qui prévoient la baisse des dotations. J'ai également assisté aux discours de Bertrand Delanoë et de notre Président de la république. Ce matin, j'anime l'atelier finances du congrès des maires avec mon ami Philippe Laurent. Plus de 200 maires participent à la matinée. Les sujets portent principalement sur la loi de finances 2013 et les perspectives en matière de dotations et de péréquation.

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lundi, 19 novembre 2012

Le conseil d'alsace : interview d'Antoine Homé

© Dna, Dimanche le 18 Novembre 2012 / Région

 

conseil d'alsace Antoine Homé (PS)
« Le projet n'est pas acceptable en l'état »

 

Antoine Homé.
Pour le président du groupe Socialistes et Démocrates du conseil régional, la résolution sur la future collectivité unique d'Alsace, qui doit être approuvée samedi, n'est « pas acceptable » en termes de méthode, d'organisation, de compétences et d'équilibre géographique.

Après la lecture, l'attaque. Antoine Homé a attendu de lire la résolution sur la collectivité unique d'Alsace diffusée vendredi par les présidents Buttner, Kennel et Richert pour réagir publiquement (DNA d'hier). Le président du groupe Socialistes et Républicains du conseil régional avait déjà eu l'occasion d'exprimer jeudi ses critiques directement à Philippe Richert.

Le maire de Wittenheim « déplore » d'abord « la méthodologie d'élaboration » du projet. « Malgré nos demandes insistantes pour une méthode plus citoyenne, la population et les maires n'ont jamais été associés. Le projet n'a été élaboré que sous l'égide de quelques notables », estime le socialiste.

« Un tripatouillage à quelques encabluresdu référendum »

Il aurait aussi aimé une structure institutionnelle « plus simple » et « lisible », et s'inquiète du rôle que joueront les conférences départementales et les conseils de territoires de vie. « S'il s'agit d'instances locales de consultation, c'est bien. Mais nous sommes opposés à ce qu'on leur délègue du pouvoir, ça va générer de la confusion, accroître les coûts et créer des baronnies », prévient l'élu.

Antoine Home considère ensuite que « l'équilibre géographique n'est pas respecté » : « Le rôle de Mulhouse n'est pas respecté et Strasbourg ne peut pas être qu'un siège symbolique, c'est la capitale européenne ! » Il demande que l'agence de développement touristique soit installée à Colmar mais que l'agence de développement économique s'implante à Mulhouse.

Autre désaccord : le mode de scrutin. Le socialiste exige que la part de proportionnelle ne soit pas inférieure à 50 % et que l'autre moitié des conseillers soit élue par un scrutin cantonal de droit commun.

Le maire de Wittenheim s'oppose en outre à l'amendement que des sénateurs UMP et PS (François Patriat) ont déposé pour supprimer le verrou des 25 % des inscrits lors du référendum (DNA d'hier et de vendredi). « C'est un tripatouillage à quelques encablures du référendum. Philippe Richert a voulu casser le thermomètre parce que sa méthode était mauvaise. »

« Davantage un slogan qu'un projet construit »

Antoine Homé suggère enfin la plus grande prudence sur les compétences : « Il ne faut pas une liste de courses au risque de faire déraper les coûts. Il faut déjà fusionner les compétentes existantes et en demander de nouvelles dans le cadre de l'Acte III de la décentralisation. Nous devons rester dans le cadre républicain : le détricotage du droit du travail serait inacceptable ».

Pour Antoine Homé, « le projet n'est pas acceptable en l'état ». Le groupe Socialistes et Démocrates entend présenter des amendements à la résolution et « prendra position lors du congrès en fonction du sort qui leur sera réservé ». Il demandera aussi la tenue d'assises citoyennes. « On voit bien qu'à ce stade, c'est davantage un slogan qu'un projet construit. »

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Le conseil unique d'Alsace débattu au PCF 68 à Wittenheim

© L'alsace, Lundi le 19 Novembre 2012 

 

Politique Le conseil unique d'Alsace débattu au PCF 68

 

Le conseil unique d'Alsace a fait l'objet d'un débat suivi par une soixantaine de personnes. Photo Jean-François Frey

 
Hier, la fédération haut-rhinoise du Parti communiste français organisait ses rencontres d'automne à Wittenheim.

Pour ouvrir une journée studieuse, les responsables du PCF 68 ont choisi de débattre du projet de conseil unique d'Alsace (CUA) avant l'apéro. Dans les rangs, une soixantaine de personnes dont bon nombre de retraités. « Je voudrais voir la sixième République ! » plaisante un monsieur qui explique que la médecine s'arrange pour le tenir en vie.

Au menu donc, ce projet de conseil qui doit faire l'objet d'une ratification le 24 novembre par les membres des trois assemblées existantes (Région, conseils généraux 67 et 68) et d'un référendum le 7 avril prochain. Après un rappel historique de la création des départements, « nés de la nécessité de l'égalité et la garantie de l'application de la loi sur tout le territoire national », les intervenants sont entrés dans le vif du sujet.

Parmi les principaux opposants au projet, Jean-Michel Delaye, élu municipal à Brumath (Parti ouvrier indépendant) membre du comité anti-Conseil unique d'Alsace et Claude Leclerc, membre du bureau du Ceser-Alsace (CGT). Ce qu'ils reprochent au CUA : « Ce projet s'inscrit dans la logique de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy et dans celle du traité européen que nous avons combattu. » Pour ses opposants, le CUA engendrera, comme dans la fonction publique d'État, des diminutions de postes des agents territoriaux, une baisse de la qualité des services, un éloignement pour les usagers.

L'un des objectifs du conseil unique étant « de rendre la région plus compétitive et plus attractive pour les entreprises », ses détracteurs y voient le risque d'une régression sociale, le projet prévoyant un transfert de compétences, « y compris en matière de réglementation du droit du travail. » « C'est l'éclatement de la loi unique pour tout le monde ! »

« Totale opacité »

Tout en rappelant que le PS s'était prononcé au départ en faveur du conseil unique, les élus socialistes Antoine Homé et Pierre Freyburger ont exprimé leurs vives réticences aujourd'hui. « La méthode a été déplorable, nous demandons depuis des mois que soient associés à l'élaboration du projet les maires, qu'on mette les citoyens dans le coup ! » souligne le maire de Wittenheim. « Personne n'a parlé de la question sociale dans ce projet. À qui va-t-on transférer cette compétence qui est aujourd'hui celle des départements ? Avec quels moyens ? On ne me répond pas » déplore le leader de l'opposition socialiste à Mulhouse.

Aline Parmentier, secrétaire départementale du PCF, enchantée par le succès de cette rencontre - il a fallu rajouter des chaises - indique : « Ce conseil unique se constitue dans une totale opacité pour les citoyens et nous devons à présent aller auprès de la population pour évoquer ce sujet. Mais nous devons aussi ne pas nous contenter d'être des ''anti'', il faut développer nos propres propositions en matière de réforme territoriale. »

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mercredi, 07 novembre 2012

article de presse du journal l'Alsace : Ouverture du mariage aux couples homosexuels : qu'en pensent les maires ?

© L'alsace, Mardi le 30 Octobre 2012

 

Société  : Ouverture du mariage aux couples homosexuels : qu'en pensent les maires ?

 

Deux femmes en robe blanche et main dans la main en mairie : la scène n'est pas encore possible dans la réalité, mais elle divise déjà les maires de l'agglo mulhousienne... Photo AFP/Kenzo Tribouillard

 
Le projet de loi ouvrant le mariage civil aux couples homosexuels doit être bientôt présenté au conseil des ministres. L'occasionde sonder les mairesde l'agglo sur le sujet.

« Quelle est votre position à l'égard de la prochaine ouverture du mariage civil aux couples de même sexe ? » : voilà la question exacte que nous avons posée aux maires de l'agglomération mulhousienne (considérée ici au sens géographique et non pas administratif, afin d'inclure les six communes de la bande rhénane en plus de M2A). Voici un condensé de leurs réponses.

Favorables

Claude Frey, Antoine Homé et Jean-Claude Mensch, respectivement maires de Flaxlanden, Wittenheim et Ungersheim, sont les maires de l'agglo les plus favorables au projet. « L'amour ne s'arrête pas à la frontière hétérosexuelle, argumente Jean-Claude Mensch. L'accès au mariage est une question d'équité et de justice. Il s'agit de traiter de la même manière tous les citoyens de ce pays. L'acceptation de l'autre quel qu'il soit est un signe d'ouverture d'esprit et de tolérance. C'est une élévation éthique, morale et spirituelle. » « Tout ce qui est neuf pose question, renchérit Claude Frey, mais j'y ai beaucoup réfléchi et je suis pour. Ce qui prime, ce sont les sentiments. Le mariage permet de protéger l'autre et quand on aime quelqu'un, on souhaite le mettre à l'abri. »

Quant à Antoine Homé, il souligne un autre aspect de la question : « Lorsque le maire ou les adjoints célèbrent un mariage, ils ne le font pas en tant que représentants de la commune, mais de l'État. La loi devra être appliquée sur l'ensemble du territoire. »

Plus mesurées dans leur soutien au projet de loi, Josiane Mehlen (Morschwiller-le-Bas) et Josiane Zimmermann ( Hombourg) y sont plutôt favorables : « À titre personnel, explique la première, je ne suis pas contre. Il faut accompagner cette évolution de la société. Ce n'est pas facile à mettre en place, parce qu'il y a encore des préjugés à vaincre, mais sans provocation. Je suis une adepte de la pédagogie ! » « Si ce n'est pas aujourd'hui, cette réforme arrivera tôt ou tard, complète la seconde. Mes convictions personnelles ne m'interdiront pas de célébrer ces mariages. »

Ceux qui s'interrogent

« Le mariage homosexuel est l'un des rares sujets sur lesquels j'ai plus d'interrogations que de réponses, confie le maire de Kingersheim, Jo Spiegel. Je n'ai pas de doute sur le fait que deux personnes du même sexe peuvent sincèrement s'aimer et il me paraît normal qu'elles puissent se marier. Pour l'adoption par contre, je suis beaucoup plus réservé. Non pas que le principe me heurte, mais la question n'a pas été suffisamment mûrie. Il faudrait susciter un vrai débat avant de prendre une décision. »

Jean-Claude Eicher ( Pulversheim) s'interroge lui aussi : « C'est vraiment une question délicate, je n'ai pas encore pris de position. Je me sonde moi-même. N'y aurait-il pas une autre forme à trouver que le mariage ? » Même perplexité chez Martine Laemlin (Chalampé) : « Le mariage ne me pose pas de problème. En revanche, je me pose des questions à propos du droit à l'adoption, un sujet très complexe auquel je n'ai pas encore pris le temps de suffisamment réfléchir. À ce jour, je ne sais toujours pas quoi en penser. » Prudence également de la part d'Olivier Becht (Rixheim) : « Je m'interroge sur la notion de mariage, sur ce que cela implique vis-à-vis de la famille, de la responsabilité envers les enfants, de l'adoption, de l'insémination artificielle. À partir du moment où l'on appelle quelque chose mariage, on donne les mêmes droits à un couple gay et lesbien qu'à un couple classique et cela pose des questions éthiques auxquelles il faut répondre avant de légiférer. Il ne faut pas se précipiter... »

Les sceptiqueset les attentistes

À tout seigneur, tout honneur : le maire de Mulhouse Jean Rottner estime que « cette réforme va bouleverser la structure familiale, mais aussi les notions de parenté et de filiation (qui repose aujourd'hui sur la biologie). Rien n'est clair dans les intentions du gouvernement . En agissant de la sorte, sans concertation, l'État ne protège pas la société. Ces questions doivent être soumises aux Français à l'occasion d'un débat national indispensable. »

Richard Lasek ( Bollwiller) : « Ma première position, c'est d'attendre de connaître les termes exacts de la loi. Ensuite, entre les convictions personnelles et l'application de la loi, il peut y avoir des différences... Mais en tant que maires, nous sommes des serviteurs de l'État. Si la loi est votée, il faudra bien que quelqu'un l'applique et je n'ai pas l'intention de me défausser sur mes adjoints. » « Au nom de l'égalité et de l'ouverture d'esprit, commente Bernadette Groff (Brunstatt), on nous demande d'accepter sans véritable discussion la remise en question du fondement de notre société. C'est tout de même un débat qu'il faudra que j'aie avec le conseil municipal... »

Comme d'autres maires, Gérard Foluszny trouve qu'on pourrait d'abord chercher à améliorer le pacs, en particulier au niveau fiscal : « Si cette loi est votée, je marierai les personnes homosexuelles qui le demanderont, mais je ne saurai pas trop quoi leur dire, explique le maire d'Ottmarsheim. Pour moi, le mariage, c'est entre deux personnes de sexes différents. » Position similaire pour Francis Hillmeyer : « personnellement opposé au projet », le député-maire de Pfastatt - rejoint en cela par Fabien Jordan ( Berrwiller) - estime cependant que les couples homosexuels ont droit aux mêmes conditions fiscales que les autres, via une amélioration du pacs. « Mais le mariage, c'est autre chose. » De son côté, Monique Karr (Riedisheim), laconique, se contente d'une réponse de Normand : « Je ne suis ni contre, ni pour, mais je trouve que nos anciennes institutions sont un peu bouleversées en ce moment. »

Plusieurs des maires sceptiques semblent en particulier heurtés par l'usage du mot « mariage ». C'est le cas de Gabriel Schaeffer (Bantzenheim) : « Je ne suis encarté nulle part, mais François Bayrou a parfaitement exprimé ce que je pense de ce sujet, lors d'un discours prononcé voici une dizaine de jours [NDLR : en substance, le président du MoDem a expliqué être favorable à une union ouvrant aux mêmes droits que le mariage, mais qui n'en porterait pas le nom]. En revanche, permettre à des couples homosexuels d'adopter des enfants ne me pose aucun problème. » Position similaire pour Jean-Claude Mandry ( Zimmersheim) : « Sur le fond, qu'un couple homosexuel ait envie de vivre ensemble dans un contrat, ça ne me dérange pas, au contraire. Personnellement, je célébrerai ces unions, mais je pense que nos académiciens devraient trouver un autre terme que mariage. »

Les légalistes,sans enthousiasme

Les nombreux maires de cette « catégorie » ne sont pas enthousiasmés (euphémisme) par la perspective d'ouvrir le mariage civil aux couples de même sexe, mais ils se feront un devoir d'appliquer la loi - ce que Bertrand Felly ( Feldkirch) résume ainsi : « Je n'ai pas d'état d'âme. Je ne mélange pas la loi et mon opinion. »

« Ça ne m'emballe pas du tout, complète André Clad (Lutterbach). Ce projet de loi n'est pas ma tasse de thé. Mais si la loi est votée, il faudra bien l'appliquer » « Que les choses soient claires, je ne suis pas homophobe, mais cela me dérangerait de célébrer un mariage homosexuel, confie Daniel Eckenspieller (Illzach). Si j'étais encore parlementaire, je voterais contre ce texte. Le pays est aujourd'hui dans un état où ajouter des divisions aux divisions n'est pas forcément le plus important. Cela étant dit, je suis fondamentalement légaliste et si ce texte doit s'appliquer, je déléguerai cette tâche à un adjoint que cela gênera moins que moi. »

« Célébrer un mariage homosexuel ? Si j'ai l'obligation de le faire, je le ferai, mais ça soulève une question morale », renchérit Philippe Hartmeyer. Le maire de Ruelisheim trouve le pacs « largement suffisant ». Légalistes eux aussi, Jean-Luc Vonfelt (Niffer), Armand Le Gac (Petit-Landau), Alain Leconte (Reiningue) et Robert Riss (Dietwiller) montrent néanmoins peu d'empressement à aborder le sujet : « Je ne souhaite pas exprimer mon opinion sur ce sujet, mais si la loi est votée, je l'appliquerai », résume ce dernier. Gérard Lamy (Habsheim) se montre encore moins enthousiaste : « Si cette loi passe, il faudra bien marier les personnes qui le demanderont, à contrecoeur. » Enfin, Vincent Hagenbach (Richwiller) et Daniel Bux (Sausheim) estiment qu'il y a des dossiers plus urgents à traiter : « Si le gouvernement n'a pas des soucis plus importants, on est mal barré », lâche même Daniel Bux, grinçant.

Résolument contre

Pierre Logel (Baldersheim) n'y va pas par quatre chemins : « Je suis totalement opposé au mariage homosexuel. Ça ne fait pas partie des valeurs que je défends. Et si cette loi est appliquée, je demanderai à l'un de mes adjoints de me remplacer. » Idem pour Christophe Bitschené (Galfingue), qui envisage lui aussi de laisser ses adjoints officier.

Plus virulent, Édouard Feigel (Eschentzwiller) prévient : « Il n'y aura pas de mariage homosexuel à Eschentzwiller, je suis totalement contre et mes adjoints sont sur la même position que moi. On pourra me mettre en taule, je n'en ai rien à faire ! » Bernard Just (Heimsbrunn) est à deux doigts de désobéir lui aussi : « Je ne sais pas ce que l'autorité de tutelle peut faire contre moi, mais je ne suis pas prêt à célébrer ce genre de choses. »

Joseph Goester (Zillisheim) se soucie des possibles conséquences « anthropologiques » de la réforme : « Il est évident que deux personnes de même sexe ont le droit de vivre ensemble en toute quiétude, mais ce projet va mettre à mal la notion de famille. Il s'agit pourtant d'un héritage qu'on ne peut jeter aux orties. » Jean-Denis Bauer (Didenheim) n'est pas chaud non plus, mais il semble surtout craindre la réaction de sa population : « D'après les discussions que j'ai eues, la majorité des habitants de la commune n'y est pas favorable. Si je célèbre un mariage entre deux hommes, je serai peut-être montré du doigt. »

Mention spéciale à Stanislas Pilarz : le maire de Staffelfelden a laissé sa secrétaire répondre pour lui, refusant de parler du sujet avec un journaliste. D'après sa secrétaire donc, il est « totalement contre » et refusera de procéder à ces mariages.

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