Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 25 novembre 2014

Revue de presse du samedi 22 au mardi 25 novembre 2014

 

 


L'alsace, Samedi le 22 Novembre 2014
La Sainte-Catherine au parc du Rabbargala

 Afin de faire découvrir le parc du Rabbargala avant son ouverture au printemps prochain, la Ville de Wittenheim organise une manifestation autour de la biodiversité afin de célébrer sainte Catherine ce dimanche 23 novembre de 13 h à 17 h (entrée par la rue du Bourg). Le programme est le suivant :

Baptême des arbres à 14 h : huit classes de la maternelle La Fontaine ont choisi un arbre du parc du Rabbargala au cours du mois d'octobre. Dimanche, le maire et les enfants baptiseront leurs arbres.

Balade contée à 15 h : Emmanuelle Filippi, conteuse, entraînera les visiteurs dans une balade pleine de féerie au coeur du parc. Durée : 1 h 15.

Vente d'arbres : une vente d'arbres et de fruitiers (espèces anciennes) sera organisée par Ma Jardinerie. Vente de produits complémentaires pour la plantation. Tarif : 10 EUR l'arbre. Attention, nombre limité d'arbres.

Atelier de taille d'arbres : l'association des arboriculteurs taillera les arbres du verger. Ses membres proposeront aussi de tailler les arbres que le public viendra d'acheter au stand Ma Jardinerie.

Atelier de construction d'un hôtel à insectes : l'Office national des forêts (ONF) proposera de découvrir comment on construit un hôtel à insectes : les essences à privilégier, l'assemblage...

Sahel vert : l'association Sahel vert sera présente afin d'expliquer la gestion pastorale urbaine et la démarche d'entretien du parc. Les moutons et leurs bergers seront dans le parc.

Explications du projet : un chapiteau permettra de comprendre la démarche de gestion du parc et le projet dans son ensemble.

Roulotte de Don Bosco : une collation sera proposée pendant l'après-midi à la roulotte du lycée professionnel : vin chaud, jus de pomme chaud, marrons...


L'alsace, Samedi le 22 Novembre 2014
Marché de Noël solidaireà la Halle au coton

 Ce week-end, l'antenne Caritas de Wittenheim organise son traditionnel marché de Noël à la Halle au coton. Durant ces deux jours, tous les bénévoles, 17 au total, seront aux côtés de Bernard Mathis, animateur responsable de l'antenne. « Nous aurons besoin de tout le monde pour l'organisation, nous accueillerons 52 exposants, il faudra être à leur service et aussi assurer l'intendance pour les visiteurs. »

Les travaux dela Malle aux trésors

Marie-Odile Boeglin est bénévole de l'antenne Caritas de Wittenheim depuis dix ans. « Avec mon mari Claude, je m'occupe régulièrement de la distribution des colis alimentaires. Un après-midi par semaine, je pilote un atelier bricolage pour les personnes accueillies. Nous y confectionnons divers sujets de Noël, des confitures et autres objets de décoration. »

Toutes ces réalisations seront proposées à la vente au marché de Noël, où l'antenne tiendra aussi un stand. Ce groupe de bricolage s'appelle la « Malle aux trésors ». « Nous venons d'intégrer nos nouveaux locaux de la rue d'Ensisheim, poursuit Marie-Odile Boeglin. Nous en sommes évidemment très satisfaits, mais il faudra encore que nous les adaptions entièrement à nos services, que nous équipions notamment le local vêtements. »

Vingt-deux familles accueillies

Marie-Odile Boeglin est une bénévole très assidue qui connaît bien les 22 familles que l'antenne accueille régulièrement toutes les semaines. Avec ses collègues, elle mettra aussi la main à la pâte pour préparer ce week-end. À préparer, entre autres, le velouté de potiron, les sandwiches, le vin chaud et autres desserts qui seront proposés aux visiteurs dimanche à midi.

Ce grand marché de Noël sera ouvert au public samedi après-midi et dimanche en continu.

Y ALLER Halle au coton, 96 rue de l'Ancienne-Filature à Wittenheim (parking place du marché et Super U), samedi 22 novembre de 14 h à 19 h et dimanche 23 novembre de 10 h à 18 h en continu.


L'alsace, Samedi le 22 Novembre 2014
Cap maintenu chez Crozatier

 À la tête de la société Casalys, créée à cette fin avec Christophe Rapp, directeur général (le seul du clan figurant dans une offre de reprise), et les deux conseillers en stratégie marketing qui les accompagnaient déjà, Christophe Kuntschmann, 48 ans, directeur du réseau Crozatier depuis six ans, va poursuivre le projet de repositionnement sur le segment « premium » de l'enseigne de mobilier créée à Paris en 1904 et reprise en 1978, la seule du groupe à ne pas avoir été lancée par la famille Rapp.

Une offre « premium » accessible

Originaire de Metz, passé par Décathlon - il avait notamment géré la création du complexe de Wittenheim - et Botanic (dont il fut directeur du développement au niveau national), il reprend, pour 250 000 EUR, quatre des quatorze magasins Crozatier (ceux de Kingersheim, Vendenheim, Cannes et Ezanville, dans le Val-d'Oise), avec leurs 32 salariés, et quatre salariés du siège. Il devrait racheter la marque à NF Holding, qui en devient propriétaire en vertu du plan de continuation de la société Rapp. L'enseigne, qui a toujours été majoritairement franchisée, continuera à s'appuyer sur un réseau d'indépendants, avec 22 autres points de vente à travers la France. Le siège social, pour l'instant encore abrité dans les locaux du groupe Rapp, devrait rester en Alsace à terme.

« Nous proposons une offre commerciale qui a les attributs du haut de gamme mais l'accessibilité prix », résume Christophe Kuntschmann. Moins exposée que Fly et Atlas, l'enseigne a néanmoins été fortement impactée ces derniers mois par l'annonce de la disparition du groupe Rapp, en particulier le magasin de Kingersheim, l'un des plus importants du réseau.

Pour « relancer la machine », le nouveau patron compte sur une nouvelle organisation, un nouveau projet de central d'achats, une dynamique plus « collaborative » avec les franchisés.


Dna, Dimanche le 23 Novembre 2014 / Mulhouse
Wittenheim  A la Halle au Coton aujourd'hui
Wittenheim Noël avec Caritas

 La fête, la magie de Noël oui, mais c'est aussi et surtout oserait-on espérer, la solidarité, une main tendue vers les plus démunis qui sont de plus en plus nombreux...

Solidarité : c'est dans cet esprit que Caritas propose son marché de Noël à la Halle au Coton.

Caritas Secours Catholique de Wittenheim regroupe les paroisses, Kingersheim, Ruelisheim et Wittenheim de la communauté Sel de la Terre. Sous la conduite de Bernard Mathis, l'équipe des bénévoles de Caritas a fait salle comble, plus d'une cinquantaine d'exposants, ils sont venus depuis toute l'Alsace et au-delà, offrent de quoi embellir et illuminer les fêtes toutes proches, de quoi magnifier la table de Noël.

Tous auront eu de quoi préparer les fêtes, il y en a pour tous les goûts - gustatifs, esthétiques...

Les visiteurs ont aussi la possibilité de se restaurer sur place à la guinguette de Caritas, saluer le Père Noël qui sera là aux environs de 16h et, c'est peut-être bien le plus important, tous pourront manifester de leur solidarité en répondant à l'appel du marché de Noël de Caritas.

Alors, un rendez-vous ce dimanche : celui de Caritas...


L'alsace, Dimanche le 23 Novembre 2014

Cinquante-deux exposants au rendez-vous de Caritas

Les bénévoles de l'antenne Caritas de Wittenheim avaient le sourire hier après-midi. La 7e édition de leur marché de Noël à la Halle au coton faisait son plein dès 14 h. D'une part, les 52 exposants annoncés avaient investi l'ensemble de l'espace disponible et, d'autre part, le public y était venu en nombre. Tous ces visiteurs avaient la possibilité d'acheter des décors de Noël très variés, des jouets, de beaux bijoux et des objets artisanaux, des bredalas, du pain d'épices et bien d'autres friandises.

Le marché est ouvert aujourd'hui de 10 h à 18 h en continu. Les responsables de l'antenne Caritas de la communauté des paroisses de Wittenheim, Kingersheim et Ruelisheim ont superbement décoré la halle. Ils auront aussi à coeur de bien accueillir le public, en proposant entre autres une succulente soupe au potiron et un excellent vin chaud.

L.S. Y ALLER Aujourd'hui de 10 h à 18 h à la Halle au coton, 96 rue de l'Ancienne-Filature à Wittenheim (parking Super U).


 © L'alsace, Lundi le 24 Novembre 2014
Le parc du Rabbargala en avant-première

 Les arboriculteurs le disent et le répètent : « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine ». Cette année encore, la Ville de Wittenheim a pris le dicton au pied de la lettre en proposant à ses administrés d'acheter des arbres fruitiers à un prix réduit, hier, au futur parc du Rabbargala. « Il y a des pommes, des poires, des cerises, des quetsches, des mirabelles et des reines-claudes, toutes des variétés rustiques », détaille Robert Gasser, président de la société d'arboriculture, venue tailler les plants et conseiller les apprentis jardiniers.

Pour l'occasion, le reste du chantier est aussi ouvert au public, avec une série d'autres animations : confection de crêpes, soupes et exposition de panneaux sur la faune et la flore du parc avec les Segpa du Don Bosco, parrainage d'arbres par les huit classes de l'école La Fontaine en compagnie du maire Antoine Homé, jeux pour enfants sur l'aire « de la table ronde », présentation du futur hôtel à insectes...

Pour l'instant, cette grande armoire au toit pointu ne contient que des cailloux, du bois et de la végétation, mais à terme, elle grouillera de vie. Perce-oreilles à l'étage des pommes de pin, coccinelles et abeilles solitaires dans les interstices d'une bûche, bourdons et papillons de nuit dans la chaleur des pierres... « Tout ça, ce sont des auxiliaires pour le parc. Ils vont participer à la pollinisation, à une lutte biologique intégrée », détaille Stéphane Oger, naturaliste à l'ONF (Office national des forêts).

Derrière la butte féodale, jonchée d'herbes folles et parcourue par des moutons faisant office de tondeuses à gazon, la conteuse Emmanuelle Filippi parle elle aussi des petites bestioles... à sa façon. « La maman ver a préparé le plat préféré de son vermisseau : de la bonne bouillie de terre ! », se régale-t-elle. « Beeeeeerk », s'esclaffent les enfants. Mais en se promenant au fil des allées, jalonnées de 170 abeilles, papillons et autres personnages en matériaux de récupération réalisés par les écoliers de La Fontaine, on constate que la foule se presse aussi et surtout pour découvrir les avancées de l'aménagement des lieux. Bâtiment d'accueil bardé de bois qui n'attend plus que sa toiture végétalisée, nouveaux chemins, nouveaux arbres... « Le chantier est avancé à 80 % », résume Marie-France Josserand, chargée du projet. Si tout se passe comme prévu, il s'achèvera au printemps.


© Dna, Mardi le 25 Novembre 2014 / Mulhouse

Wittenheim  La Sainte-Catherine au Ràbbargalà
Wittenheim La fête au parc de détente familial

 A l'heure où l'équipe de France de tennis se faisait laminer par nos voisins Suisses, mieux valait passer un après-midi-quasi printanier-au parc du Ràbbargalà, la Sainte-Catherine y était joyeusement fêtée.

Le futur parc de détente familial sera officiellement ouvert au printemps 2015. En attendant sur les quelque 7 ha du site, un très nombreux public aura eu le privilège de goûter aux attraits des lieux, une délicieuse mise-en-bouche. Cette (pré) ouverture placée sous le thème de la biodiversité aura fait le bonheur de tous, des enfants au premier chef. Les animations étaient multiples et... instructives. Ainsi, l'ONF organisait un atelier relatif à la construction d'un hôtel à insectes, les arboriculteurs locaux y allaient de leurs conseils et tailles pour des arbres vendus par au prix imbattable de 10EUR pièce. Le lycée Don Bosco était lui aussi de la fête avec un exposé sur son projet de mare pédagogique, mais aussi, sous sa pimpante roulotte, de forts conviviales collations gratuites offertes aux visiteurs.

On aura aussi été charmé par la présence d'un troupeau de moutons et de ses bergers du Sahel vert ou encore pu apprendre comment jardiner au naturel et s'instruire sous un chapiteau qui abritait une expo sur le thème du parc, son histoire, son plan, ses plantations, ses aires de jeux etc.

Autre joyeuseté de ce bel après-midi, une balade contée avec l'intervention de la conteuse Emmanuelle Filippi... un fil rouge pour ces contes ? la nature bien entendu ! Mais évidemment, Sainte-Catherine oblige, le point d'orgue de la journée aura été le baptême de huit arbres parrainés par huit classes de la maternelle La Fontaine.

Le maire Antoine Homé a procédé à ces baptêmes « républicains ». Au pied de chaque arbre une plaque réalisée par les enfants et comportant le nom des élèves de la classe a été déposée. Bref ! une journée délicieuse, l'engouement était général, ainsi une visiteuse : « cette découverte est prometteuse de futurs moments enchanteurs dès le printemps prochain ».

D.W.

10:34 Publié dans A Wittenheim | Lien permanent | |  Facebook | |

jeudi, 20 novembre 2014

Revue de presse du jeudi 20 novembre 2014

 

 

Dna, Jeudi le 20 Novembre 2014 / Mulhouse
Wittenheim  Caritas Secours Catholique
Wittenheim Marché de Noël

Depuis une quinzaine de jours, Caritas a pris possession de ses nouveaux locaux, « La Maison de la Solidarité ». Ces jours-ci l'heure est à la préparation du marché de Noël de l'association... caritative.

Dans les locaux de la toute nouvelle Maison de La Solidarité (rue d'Ensisheim), Caritas partage quelque 280m² avec les Restos du Coeur. Bernard Mathis, responsable des 18 bénévoles de Caritas Alsace-Secours Catholique du secteur Sel de la Terre (Wittenheim-Kingersheim-Ruelisheim) s'il se réjouit de son site flambant neuf ne cache pas son inquiétude face à une paupérisation galopante : « Chaque lundi et mardi, nous accueillons plus de 70 familles en détresse. Beaucoup de femmes isolées aussi et une forte recrudescence de retraités qui avec leur maigre pécule éprouvent les pires difficultés... » A la Maison de la Solidarité, Caritas distribue des colis alimentaires (de la Banque alimentaire et des produits frais) suffisants pour une période de 15 jours, ce tous les lundis.

Accueil, écoute, conseils...

Les mardis sont consacrés à l'accueil, à l'écoute, à divers conseils et aides d'ordre administratif... Les usagers des lieux disposent ainsi d'une vaste salle d'accueil, lieu de rencontre convivial, de trois bureaux, d'une cuisine, d'un local de stockage et de distribution des denrées alimentaires. La crise n'est pas un vain mot, beaucoup trop de personnes en souffrent. Avec discrétion et attention, à l'écoute et avec générosité, les bénévoles de Caritas tendent une main et espèrent apporter un rayon de soleil aux plus démunis, aux victimes des aléas de la vie... Nul ne mérite de rester au bord du chemin.

dw Marché de Noël de Caritas : Plus de 50 exposants. Samedi, le 22 novembre (14h/19h) et dimanche le 23 (10h/18h) à la Halle au Coton.


© Dna, Jeudi le 20 Novembre 2014 / Mulhouse
Wittenheim  Ma Jardinerie
Wittenheim Un joli chèque pour les arboriculteurs

 

La Société d'arboriculture de Wittenheim vient de fêter son 80e anniversaire, pour l'occasion elle a été particulièrement choyée par le magasin « Ma Jardinerie ».

Sur chaque sapin vendu, Ma Jardinerie offre un don de 2 euros au profit d'une association oeuvrant pour la solidarité, l'environnement ou la nature. Aussi, à l'occasion de l'inauguration de son marché de Noël, Pierre Julliard, responsable de Ma Jardinerie à Wittenheim, a grassement récompensé les arboriculteurs locaux d'un chèque de 2754EUR. Les convives étaient nombreux, Robert Gasser, président des arboriculteurs, l'adjointe au commerce Catherine Lutolf ont remercié et salué l'initiative de Ma Jardinerie. Pas ingrats pour un sou, les arboriculteurs ont su se montrer reconnaissants en se rendant à Ma Jardinerie pour y conseiller les clients acheteurs d'arbres ou arbustes. Quelques coups de sécateurs pour mieux préparer les racines à la plantation ont ainsi fait le bonheur des acheteurs.

DW


L'alsace, Jeudi le 20 Novembre 2014
Louis Muller :

à la faveur d'une permission...

 

Dans l'appartement de Louis Muller, à Ribeauvillé, des diplômes de citoyen d'honneur sont accrochés sur un mur du salon, près d'un petit drapeau tricolore. L'homme de tout juste 88 ans a ainsi été honoré par six communes alsaciennes : Ensisheim, Wittenheim, Kingersheim, Sausheim et Uffheim. La dernière parce qu'il fut un mécène exceptionnel de l'église, les quatre autres parce qu'il les a libérées, au sein de la 1ère Armée, alors qu'il sortait à peine de l'adolescence.

« Qu'un gamin... »

Parce qu'il devait aider son père aux travaux de la ferme, à Uffheim, cet enfant de la classe 26 avait eu droit à un sursis. Mais à la mi-44, le moment est venu : il a dû partir pour le RAD. D'abord sur un terrain d'aviation à Mayence, puis, très vite, sur le front, à la frontière belgo-luxembourgeoise. « Face aux Américains... Je me souviens d'une ambulance qui ressemblait à une voiture de boucher : il y avait du sang partout... » En novembre 44, il a droit à une permission de deux semaines, et rentre à Uffheim. « Et un samedi, je travaille aux champs quand mon oncle me dit que je dois vite aller à la mairie de Sierentz... » Pourquoi ? Parce que les troupes françaises recrutent ! Et c'est aussi facilement que Louis a changé d'uniforme. « Honnêtement dit, je suivais le mouvement... Je n'étais qu'un gamin. Mais mon coeur était français, bien sûr ! Je ne voulais plus retourner avec les Allemands. »

Le hasard le fait intégrer la 9e DIC. On lui montre comment fonctionne la mitrailleuse, et le voici au combat, début décembre, à Kembs-Loechlé, face à ses anciens camarades. Il est blessé près d'Ensisheim, risque sa vie en bon soldat, conquiert la Croix de guerre à 18 ans... « Dans la 1ère ère Armée, on était une bande de copains. Alors que côté allemand, il fallait réfléchir à ce qu'on disait... »

Il est démobilisé en novembre 45, dans le Tyrol. Alors que des soldats rempilent pour l'Indochine, lui décide de devenir chef cuisinier. Il profitera de ce métier pour beaucoup voyager : en Australie, en Corse, en Algérie... « Sans la guerre, je serais peut-être resté à la ferme ! Mais je voyais mon père trimer comme un forçat à Cayenne, et je ne voulais pas faire pareil... »

Fait remarquable : les deux frères aînés de Louis sont aussi devenus libérateurs au sein de la 1ère Armée. L'aîné, Jérôme, était un Malgré-Nous évadé de la Wehrmacht, et le second, Jean, s'était engagé dans la Brigade Alsace-Lorraine. Quant au père des trois, Louis, il s'était battu sans le savoir contre son frère Camille, à Verdun, durant la 1ère Guerre mondiale ! L'histoire banale et extraordinaire d'une famille alsacienne...


© L'alsace, Jeudi le 20 Novembre 2014
Fête de la Sainte-Catherine au parc du Rabbargala

 Afin de faire découvrir le parc du Rabbargala avant son ouverture au printemps prochain, la Ville de Wittenheim organise une manifestation autour de la biodiversité afin de célébrer sainte Catherine ce dimanche 23 novembre de 13 h à 17 h (entrée par la rue du Bourg). Le programme est le suivant :

Baptême des arbres à 14 h : huit classes de la maternelle La Fontaine ont choisi un arbre du parc du Rabbargala au cours du mois d'octobre. Dimanche, le maire et les enfants baptiseront leurs arbres.

Balade contée à 15 h : Emmanuelle Filippi, conteuse, entraînera les visiteurs dans une balade pleine de féerie au coeur du parc. Durée : 1 h 15.

Vente d'arbres : une vente d'arbres et de fruitiers (espèces anciennes) sera organisée par Ma Jardinerie. Vente de produits complémentaires pour la plantation. Tarif : 10 EUR l'arbre. Attention, nombre limité d'arbres.

Atelier de taille d'arbres : l'association des arboriculteurs taillera les arbres du verger du parc. Ses membres proposeront également de tailler les arbres que le public viendra d'acheter au stand Ma Jardinerie.

Atelier de construction d'un hôtel à insectes : l'Office national des forêts (ONF) proposera de découvrir comment on construit un hôtel à insectes : les essences à privilégier, l'assemblage à effectuer...

Sahel vert : l'association Sahel vert sera présente afin d'expliquer la gestion pastorale urbaine et la démarche d'entretien du parc. Les moutons et leurs bergers seront sur le parc.

Explications du projet : un chapiteau permettra de comprendre la démarche de gestion du parc et le projet dans son ensemble.

Roulotte de Don Bosco : une collation sera proposée pendant l'après-midi à la roulotte du lycée professionnel Don Bosco : vin chaud, jus de pomme chaud, marrons...


© L'alsace, Jeudi le 20 Novembre 2014
Marché de Noël solidaire à la Halle au coton

 Ce week-end, l'antenne Caritas de Wittenheim organise son traditionnel marché de Noël à la Halle au coton. Durant ces deux jours, tous les bénévoles, 17 au total, seront aux côtés de Bernard Mathis, animateur responsable de l'antenne. « Nous aurons besoin de tout le monde pour l'organisation, nous accueillerons 52 exposants, il faudra être à leur service et aussi assurer l'intendance pour les visiteurs. »

Les travaux dela Malle aux trésors

Marie-Odile Boeglin est bénévole de l'antenne Caritas de Wittenheim depuis dix ans. « Avec mon mari Claude, je m'occupe régulièrement de la distribution des colis alimentaires. Un après-midi par semaine, je pilote un atelier bricolage pour les personnes accueillies. Nous y confectionnons divers sujets de Noël, des confitures et autres objets de décoration. »

Toutes ces réalisations seront proposées à la vente au marché de Noël, où l'antenne tiendra aussi un stand. Ce groupe de bricolage s'appelle la « Malle aux trésors ». « Nous venons d'intégrer nos nouveaux locaux de la rue d'Ensisheim, poursuit Marie-Odile Boeglin. Nous en sommes évidemment très satisfaits, mais il faudra encore que nous les adaptions entièrement à nos services, que nous équipions notamment le local vêtements. »

Vingt-deux familles accueillies

Marie-Odile Boeglin est une bénévole très assidue qui connaît bien les 22 familles que l'antenne accueille régulièrement toutes les semaines. Avec ses collègues, elle mettra aussi la main à la pâte pour préparer ce week-end. À préparer, entre autres, le velouté de potiron, les sandwiches, le vin chaud et autres desserts qui seront proposés aux visiteurs dimanche à midi.

Ce grand marché de Noël sera ouvert au public samedi après-midi et dimanche en continu.

Y ALLER Halle au coton, 96 rue de l'Ancienne-Filature à Wittenheim (parking place du marché et Super U), samedi 22 novembre de 14 h à 19 h et dimanche 23 novembre de 10 h à 18 h en continu.


10:04 Publié dans A Wittenheim | Lien permanent | |  Facebook | |

jeudi, 23 octobre 2014

Projet de loi de finances pour 2015 du mercredi 22 octobre

DSC_1372 (2).JPGRetrouvez mon discours d'ouverture à l'occasion du Projet de loi de finances pour 2015 et ses conséquences prévisionnelles sur les budgets locaux.

 

Allocution d’ouverture d’Antoine HOME

Secrétaire général de l’APVF

 

Maire de Wittenheim

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur le Directeur,

 

Mesdames, Messieurs les Maires, Chers collègues,

 

Mesdames, Messieurs les Directeurs généraux de services,

 

Mesdames, Messieurs les responsables financiers des collectivités locales,

 

Chers amis,

 

 

 

Je suis très heureux d’ouvrir notre matinée d’étude consacrée au projet de loi de finances pour 2015 et je tiens à remercier très chaleureusement le groupe BPCE pour sa très grande fidélité aux actions de notre association et pour son accueil sympathique comme chaque année.

 

Je vous demande de bien vouloir excuser Olivier DUSSOPT, Président de l’APVF, qui devait ouvrir cette journée mais qui a un empêchement de dernière minute. Il nous rejoindra dans une heure et ne manquera pas de prendre part aux échanges avec les autres intervenants et, bien entendu, avec la salle.

 

Grâce à la mobilisation des élus de petites villes mais surtout à la participation sans cesse croissante des décideurs locaux, ce rendez vous est devenu incontournable pour l’APVF. Je tiens même à souligner que, cette année, votre participation est particulièrement importante, et je ne peux que m’en réjouir même si je crains que les difficultés budgétaires à venir en soit en partie la cause…

 

Cette journée est importante à double titre.

 

Outre l’examen traditionnel des dispositions du projet de loi de finances, elle nous permet de préparer du mieux que l’on peut nos budgets et surtout d’échanger sur les marges de manœuvre qu’il nous reste pour tenter de mener à bien nos politiques locales.

 

 

 

Depuis près d’une semaine, le projet de loi de finances pour 2015 est discuté en séance publique à l’Assemblée nationale. Cette journée d’étude va donc nous permettre de décrypter ce texte afin d’ajuster nos stratégies financières et nous accueillerons pour la clôture de nos travaux la rapporteure du Budget de l’Assemblée nationale qui nous fera part des derniers ajustements du texte, notamment en matière de soutien à l’investissement.

 

Sans trop retarder les interventions de nos invités, je voudrais vous dire en quelques mots comment, en tant que maire d’une petite ville d’Alsace, Wittenheim, je perçois l’année 2015.

 

 

 

Aujourd’hui, tous les acteurs publics, Etat, Sécurité sociale et collectivités territoriales, sont mobilisés pour freiner la dépense publique et limiter ainsi les déficits publics et la dette de notre pays.

 

Vous le savez, pour nous, collectivités territoriales, cet effort sera très important mais il est à la mesure de la gravité de la situation des finances publiques. La baisse des dotations de l’Etat aux collectivités sera de 11 milliards d’euros sur trois ans.

 

Un effort conséquent nous a déjà été demandé en 2014 avec une baisse des dotations de 1,5 milliards d’euros. En 2015, il faudra doubler nos efforts, avec une baisse des dotations de 3,67 milliards d’euros. Nous nous sommes engagées auprès de nos partenaires européens à réaliser 50 milliards d’euros d’économie. Nous ne serons donc pas les seuls à connaître une forte baisse des dépenses publiques puisque dès 2015 l’effort de l’Etat devrait être de plus de 7,7 milliards et celui de la Sécurité sociale de 10 milliards.

 

Cette stratégie de redressement des comptes publics ne nous réjouit guère. Peut-on faire autrement ? Cela relève d’un débat politique, légitime au demeurant, qu’il ne nous appartient pas de trancher aujourd’hui.

 

 

 

Afin que cette politique ne génère pas un accroissement des inégalités sur le territoire, il est essentiel que la baisse des dotations s’accompagne de mécanismes de péréquation.

 

La péréquation verticale du bloc communal devrait progresser de +120 millions pour la dotation de solidarité urbaine, +78 millions pour la dotation de solidarité rurale et +10 millions pour la dotation nationale de péréquation. La semaine dernière un amendement est venue amplifier cette péréquation qui pourrait progresser finalement de 180M€  pour la DSU et de 117M€ pour la DSR. 

 

 

 

Rappelons néanmoins que nous raisonnons sur une enveloppe fermée. Cette progression sera donc financée par la diminution des traditionnelles variables d’ajustement que sont la dotation de compensation, le complément de garantie et la compensation part salaire. Ce jeu de vases communicants a des limites, et aujourd’hui, nombreux élus s’interrogent sur la soutenabilité de cette péréquation qui s’opère en réalité entre les collectivités et qui cache l’insuffisance des mécanismes de péréquation verticale.

 

Le Gouvernement va d’ailleurs proposer une réforme globale de la DGF pour tendre vers davantage d’efficacité et de simplification. L’APVF sera particulièrement vigilante sur ce chantier et veillera notamment à ce que les petites villes qui assument de nombreuses charges de centralité, puissent disposer d’une juste compensation.

 

S’agissant de la péréquation horizontale, le FPIC passera de 570 millions à 780 millions d’euros en 2015, conformément aux engagements pris par le gouvernement.

 

 

 

De manière générale, je voudrais rappeler que la gestion rigoureuse des finances publiques n’est pas nouvelle pour nous, élus locaux.

 

On le sait, nos collectivités ont toujours été soumises à une règle d’or et ne peuvent s’endetter que pour leurs dépenses d’investissement. Contrairement à l’Etat, jamais nous ne pourrons nous endetter pour payer nos agents, fort heureusement. Ce principe juridique d’équilibre budgétaire qui se conjugue avec une gestion financière responsable et prudente des élus locaux, se traduit par une participation réduite de l’ensemble des administrations publiques locales au déficit public.

 

Les finances locales et l’action des élus locaux sont trop souvent dénigrées dans certaines administrations, certaines institutions ou encore dans les médias et à mon sens, il est essentiel de le rappeler, les comptes des collectivités locales sont sains et nous pouvons nous féliciter d’avoir toujours réussi à maintenir un excellent niveau d’investissement. On le sait aussi, mais il faut le rappeler, les collectivités locales réalisent plus de 70% des investissements publics. Jusqu’à présent, ces investissements sont couverts en majeure partie par l’autofinancement des collectivités locales.

 

Ces investissements alimentent les carnets de commande, font vivre un grand nombre d’entreprise et participent au maintien d’un grand nombre d’emplois sur tout le territoire.

 

Il a été maintes fois démontré que plus l’investissement des collectivités locales progresse, plus la croissance du PIB est stimulée. Si l’on s’intéresse à des secteurs aussi stratégiques que le BTP, l’on constate que près d’un quart du chiffre d’affaire de ce secteur résulte de commandes des collectivités locales. Autant dire que nous sommes devenus au fil du temps des acteurs économiques incontournables.

 

Alors cessons de stigmatiser, comme on le voit trop souvent dans la presse, l’action des collectivités locales qui participent fortement à l’activité économique du pays et qui œuvrent aussi sans relâche pour offrir des services publics de proximité à tous (logements, crèches, périscolaire, culture, …).

 

 

 

Les collectivités locales assurent, avec un vrai sérieux budgétaire, des services publics locaux aussi divers qu’indispensables. Beaucoup de ces services fonctionnent grâce au personnel des collectivités. Alors il est vrai que nous devons tous veiller à maitriser nos dépenses de fonctionnement et notamment les masses salariales, mais je souhaite rappeler que sans ce personnel, de nombreux services seraient amenés à disparaître. Aussi, ne stigmatisons pas certaines catégories de dépenses, sous prétexte qu’elles relèvent, d’un point de vu strictement comptable, du fonctionnement.

 

 

 

De plus, alors que de nombreux rapports, ceux de la Cour des comptes en particulier, critiquent l’importance de la masse salariale dans nos collectivités locales, il convient de rappeler que ces dépenses de fonctionnement sont souvent la conséquence de décision prise au niveau national ou tout simplement l’application de normes qui s’imposent à nous. On peut retenir que pour la seule année 2013, le coût des nouvelles normes relatives à la fonction publique s’élève à 582 en millions d’euros, soit une augmentation de 31% par rapport à 2012. Ces normes figurent dans 42 textes et le coût de la revalorisation de la rémunération des personnels de catégories C représente 478 millions d’euros. C’est une mesure juste socialement mais coûteuse pour les collectivités.

 

Par ailleurs, je ne reviendrai pas sur les conséquences budgétaires de la réforme des rythmes scolaires, la CNRACL, ou encore sur les emplois d’avenir, et demain la transition énergétique ou encore le plan numérique.

 

 

 

L’APVF a eu l’occasion de le dire tous ces derniers jours, en réaction à certains articles de presse, il faut vraiment en finir avec ces campagnes de dénigrement sur la gestion locale. En finir parce qu’elles sont fausses et parce qu’elles conduisent bien souvent au populisme.

 

Un objectif de dépenses pour les collectivités territoriales est inscrit dans le projet de loi de programmation des finances publiques pour 2014-2019.Cet objectif inédit ne serait pas contraignant mais il semble méconnaitre la règle d’or qui s’impose à nous et surtout se heurte à notre principe de libre administration. Le besoin de financement des collectivités ne doit pas être comparé aux déficits de l’Etat et de la Sécurité sociale.Dans un contexte où le principe d’autonomie financière est déjà remis en cause par la suppression de recettes locales, et où l’autofinancement diminuera avec la baisse des dotations, le Président de l’APVF a écrit au Premier ministre pour que le Gouvernement renonce à un objectif qui permettrait à l’État de s’immiscer dans la gestion budgétaire locale. Il en va, avant tout, de la relation de confiance entre l’Etat et les collectivités locales.

 

 

 

Pour l’heure, l’APVF est fortement mobilisée sur le soutien à l’investissement public local qui permettrait de pallier la baisse des dotations. L’APVF demande notamment un meilleur taux de remboursement et une harmonisation des délais de reversement entre toutes les collectivités. Cette harmonisation aurait l’avantage de simplifier la gestion de trésorerie de nos collectivités. Aujourd’hui, selon les catégories de collectivités et sous certaines conditions, le remboursement peut se faire en année N, en N+1 ou en N+2. Dans un contexte de baisse des dotations, cette situation, qui entretient de fortes inégalités entre les collectivités territoriales, n’est plus souhaitable. La Commission des finances de l’Assemblée nationale avait adopté des amendements en ce sens, mais en séance publique celui portant sur un remboursement plus rapide a été supprimé. Il n’en demeure pas moins que l’APVF maintient sa demande et restera mobilisé tout au long des débats et des différentes navettes parlementaires.

 

 

 

De manière générale, c’est d’une réelle visibilité dont les collectivités ont le plus besoin. En l’absence de stabilité financière, la mise en œuvre de politiques publiques devient de plus en plus compromis.

 

Bien entendu, les élus locaux ne contestent pas sur la nécessaire maîtrise des dépenses publiques. Pour autant, si cette approche globale du système financier public s’impose aujourd’hui à tous, il n’en demeure pas moins que les élus locaux doivent pouvoir participer aux réflexions sur les politiques à mettre en œuvre pour respecter les engagements européens. La concertation et la négociation entre l’Etat et les collectivités locales sont nécessairement au cœur de la réussite de l’action publique.

 

 

 

En outre, dans ce contexte incertain, nous sommes tous aujourd’hui confrontés à la nécessité d’équilibrer nos budgets. Nous tenterons au cours de cette matinée d’apporter des éléments de réponses concrètes mais nous savons tous dès à présent que des choix politiques et sociétaux devront être faits. Ce sera l’objet de la table ronde de la 2eme partie de la matinée.

 

 

 

Des leviers existent mais certains peuvent avoir un impact économique et social lourd. Nous l’avons dit, la réduction des dépenses de fonctionnement et la réduction de la masse salariale sont à manipuler avec précaution, au risque de dégrader les services publics locaux offerts à nos concitoyens. Mais sans attendre les préconisations de la Cour des comptes, nous savons que de nombreuses petites villes mutualiseront certains de leurs services ou encore supprimeront des postes.

 

 

 

S’agissant des dépenses d’investissement, un grand nombre d’entre nous n’aura pas d’autre choix que de les réduire ou de les échelonner.

 

 

 

Reste le levier fiscal, mais là encore les marges de manœuvre sont faibles.Et contrairement à ce qui est relaté dans les médias, les élus du bloc local élaborent des politiques fiscales responsables. Pour preuve, en 2013, le bloc local n’a augmenté ses impôts que de 0,5%.

 

 

 

 

 

La stratégie financière que nous devons mettre en place pour l’année 2015, en tenant compte des différents impératifs locaux, nationaux et européens, sera sans nul doute au cœur de nos travaux d’aujourd’hui.

 

 

 

Merci donc à l’ensemble des intervenants et tout particulièrement au Président du Comité des finances locales André Laignel et à Serge Morvan, le DGCL qui nous rejoindra pour la 2ème partie de nos travaux.

 

J’indique par ailleurs qu’une Rencontre territoriale des maires des petites villes des régions Nord Pas-de-Calais et Picardie aura lieu le vendredi 21 novembre prochain à Lille pour présenter les différentes dispositions du PLF 2015.

 

Je souhaite à toutes et à tous une excellente matinée de travail, la plus constructive possible et je lance un appel à ceux qui découvrent l’APVF à l’occasion de cette journée, rejoignez-nous en 2015, nous ne serons jamais de trop dans notre réseau pour défendre les petites villes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16:10 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, Au PS, Blog, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

Mon intervention sur le projet de Loi de Finances 2015 du mercredi 22 octobre 2014

 

Retrouvez mon intervention :

 

DSC_1372 (2).JPGDSC_1375 (2).JPGDSC_1357 (2).JPG

 

Allocution d’ouverture d’Antoine HOME -Secrétaire général de l’APVF - Maire de Wittenheim

 

Monsieur le Directeur,

Mesdames, Messieurs les Maires, Chers collègues,

Mesdames, Messieurs les Directeurs généraux de services,

Mesdames, Messieurs les responsables financiers des collectivités locales,

Chers amis,

 

Je suis très heureux d’ouvrir notre matinée d’étude consacrée au projet de loi de finances pour 2015 et je tiens à remercier très chaleureusement le groupe BPCE pour sa très grande fidélité aux actions de notre association et pour son accueil sympathique comme chaque année.

Je vous demande de bien vouloir excuser Olivier DUSSOPT, Président de l’APVF, qui devait ouvrir cette journée mais qui a un empêchement de dernière minute. Il nous rejoindra dans une heure et ne manquera pas de prendre part aux échanges avec les autres intervenants et, bien entendu, avec la salle.

Grâce à la mobilisation des élus de petites villes mais surtout à la participation sans cesse croissante des décideurs locaux, ce rendez vous est devenu incontournable pour l’APVF. Je tiens même à souligner que, cette année, votre participation est particulièrement importante, et je ne peux que m’en réjouir même si je crains que les difficultés budgétaires à venir en soit en partie la cause…

Cette journée est importante à double titre.

Outre l’examen traditionnel des dispositions du projet de loi de finances, elle nous permet de préparer du mieux que l’on peut nos budgets et surtout d’échanger sur les marges de manœuvre qu’il nous reste pour tenter de mener à bien nos politiques locales.

 

Depuis près d’une semaine, le projet de loi de finances pour 2015 est discuté en séance publique à l’Assemblée nationale. Cette journée d’étude va donc nous permettre de décrypter ce texte afin d’ajuster nos stratégies financières et nous accueillerons pour la clôture de nos travaux la rapporteure du Budget de l’Assemblée nationale qui nous fera part des derniers ajustements du texte, notamment en matière de soutien à l’investissement.

Sans trop retarder les interventions de nos invités, je voudrais vous dire en quelques mots comment, en tant que maire d’une petite ville d’Alsace, Wittenheim, je perçois l’année 2015.

 

Aujourd’hui, tous les acteurs publics, Etat, Sécurité sociale et collectivités territoriales, sont mobilisés pour freiner la dépense publique et limiter ainsi les déficits publics et la dette de notre pays.

Vous le savez, pour nous, collectivités territoriales, cet effort sera très important mais il est à la mesure de la gravité de la situation des finances publiques. La baisse des dotations de l’Etat aux collectivités sera de 11 milliards d’euros sur trois ans.

Un effort conséquent nous a déjà été demandé en 2014 avec une baisse des dotations de 1,5 milliards d’euros. En 2015, il faudra doubler nos efforts, avec une baisse des dotations de 3,67 milliards d’euros. Nous nous sommes engagées auprès de nos partenaires européens à réaliser 50 milliards d’euros d’économie. Nous ne serons donc pas les seuls à connaître une forte baisse des dépenses publiques puisque dès 2015 l’effort de l’Etat devrait être de plus de 7,7 milliards et celui de la Sécurité sociale de 10 milliards.

Cette stratégie de redressement des comptes publics ne nous réjouit guère. Peut-on faire autrement ? Cela relève d’un débat politique, légitime au demeurant, qu’il ne nous appartient pas de trancher aujourd’hui.

 

Afin que cette politique ne génère pas un accroissement des inégalités sur le territoire, il est essentiel que la baisse des dotations s’accompagne de mécanismes de péréquation.

La péréquation verticale du bloc communal devrait progresser de +120 millions pour la dotation de solidarité urbaine, +78 millions pour la dotation de solidarité rurale et +10 millions pour la dotation nationale de péréquation. La semaine dernière un amendement est venue amplifier cette péréquation qui pourrait progresser finalement de 180M€  pour la DSU et de 117M€ pour la DSR. 

 

Rappelons néanmoins que nous raisonnons sur une enveloppe fermée. Cette progression sera donc financée par la diminution des traditionnelles variables d’ajustement que sont la dotation de compensation, le complément de garantie et la compensation part salaire. Ce jeu de vases communicants a des limites, et aujourd’hui, nombreux élus s’interrogent sur la soutenabilité de cette péréquation qui s’opère en réalité entre les collectivités et qui cache l’insuffisance des mécanismes de péréquation verticale.

Le Gouvernement va d’ailleurs proposer une réforme globale de la DGF pour tendre vers davantage d’efficacité et de simplification. L’APVF sera particulièrement vigilante sur ce chantier et veillera notamment à ce que les petites villes qui assument de nombreuses charges de centralité, puissent disposer d’une juste compensation.

S’agissant de la péréquation horizontale, le FPIC passera de 570 millions à 780 millions d’euros en 2015, conformément aux engagements pris par le gouvernement.

 

De manière générale, je voudrais rappeler que la gestion rigoureuse des finances publiques n’est pas nouvelle pour nous, élus locaux.

On le sait, nos collectivités ont toujours été soumises à une règle d’or et ne peuvent s’endetter que pour leurs dépenses d’investissement. Contrairement à l’Etat, jamais nous ne pourrons nous endetter pour payer nos agents, fort heureusement. Ce principe juridique d’équilibre budgétaire qui se conjugue avec une gestion financière responsable et prudente des élus locaux, se traduit par une participation réduite de l’ensemble des administrations publiques locales au déficit public.

Les finances locales et l’action des élus locaux sont trop souvent dénigrées dans certaines administrations, certaines institutions ou encore dans les médias et à mon sens, il est essentiel de le rappeler, les comptes des collectivités locales sont sains et nous pouvons nous féliciter d’avoir toujours réussi à maintenir un excellent niveau d’investissement. On le sait aussi, mais il faut le rappeler, les collectivités locales réalisent plus de 70% des investissements publics. Jusqu’à présent, ces investissements sont couverts en majeure partie par l’autofinancement des collectivités locales.

Ces investissements alimentent les carnets de commande, font vivre un grand nombre d’entreprise et participent au maintien d’un grand nombre d’emplois sur tout le territoire.

Il a été maintes fois démontré que plus l’investissement des collectivités locales progresse, plus la croissance du PIB est stimulée. Si l’on s’intéresse à des secteurs aussi stratégiques que le BTP, l’on constate que près d’un quart du chiffre d’affaire de ce secteur résulte de commandes des collectivités locales. Autant dire que nous sommes devenus au fil du temps des acteurs économiques incontournables.

Alors cessons de stigmatiser, comme on le voit trop souvent dans la presse, l’action des collectivités locales qui participent fortement à l’activité économique du pays et qui œuvrent aussi sans relâche pour offrir des services publics de proximité à tous (logements, crèches, périscolaire, culture, …).

 

Les collectivités locales assurent, avec un vrai sérieux budgétaire, des services publics locaux aussi divers qu’indispensables. Beaucoup de ces services fonctionnent grâce au personnel des collectivités. Alors il est vrai que nous devons tous veiller à maitriser nos dépenses de fonctionnement et notamment les masses salariales, mais je souhaite rappeler que sans ce personnel, de nombreux services seraient amenés à disparaître. Aussi, ne stigmatisons pas certaines catégories de dépenses, sous prétexte qu’elles relèvent, d’un point de vu strictement comptable, du fonctionnement.

 

De plus, alors que de nombreux rapports critiquent l’importance de la masse salariale dans nos collectivités locales, il convient de rappeler que ces dépenses de fonctionnement sont souvent la conséquence de décision prise au niveau national ou tout simplement l’application de normes qui s’imposent à nous. On peut retenir que pour la seule année 2013, le coût des nouvelles normes relatives à la fonction publique s’élève à 582 en millions d’euros, soit une augmentation de 31% par rapport à 2012. Ces normes figurent dans 42 textes et le coût de la revalorisation de la rémunération des personnels de catégories C représente 478 millions d’euros. C’est une mesure juste socialement mais coûteuse pour les collectivités.

Par ailleurs, je ne reviendrai pas sur les conséquences budgétaires de la réforme des rythmes scolaires, la CNRACL, ou encore sur les emplois d’avenir, et demain la transition énergétique ou encore le plan numérique.

 

L’APVF a eu l’occasion de le dire tous ces derniers jours, en réaction à certains articles de presse, il faut vraiment en finir avec ces campagnes de dénigrement sur la gestion locale. En finir parce qu’elles sont fausses et parce qu’elles conduisent bien souvent au populisme.

Un objectif de dépenses pour les collectivités territoriales est inscrit dans le projet de loi de programmation des finances publiques pour 2014-2019.Cet objectif inédit ne serait pas contraignant mais il semble méconnaitre la règle d’or qui s’impose à nous et surtout se heurte à notre principe de libre administration. Le besoin de financement des collectivités ne doit pas être comparé aux déficits de l’Etat et de la Sécurité sociale.Dans un contexte où le principe d’autonomie financière est déjà remis en cause par la suppression de recettes locales, et où l’autofinancement diminuera avec la baisse des dotations, le Président de l’APVF a écrit au Premier ministre pour que le Gouvernement renonce à un objectif qui permettrait à l’État de s’immiscer dans la gestion budgétaire locale. Il en va, avant tout, de la relation de confiance entre l’Etat et les collectivités locales.

 

Pour l’heure, l’APVF est fortement mobilisée sur le soutien à l’investissement public local qui permettrait de pallier la baisse des dotations. L’APVF demande notamment un meilleur taux de remboursement et une harmonisation des délais de reversement entre toutes les collectivités. Cette harmonisation aurait l’avantage de simplifier la gestion de trésorerie de nos collectivités.Aujourd’hui,selon les catégories de collectivités et sous certaines conditions, le remboursement peut se faire en année N, en N+1 ou en N+2. Dans un contexte de baisse des dotations, cette situation, qui entretient de fortes inégalités entre les collectivités territoriales, n’est plus souhaitable. La Commission des finances de l’Assemblée nationale avait adopté des amendements en ce sens, mais en séance publique celui portant sur un remboursement plus rapide a été supprimé. Il n’en demeure pas moins que l’APVF maintient sa demande et restera mobilisé tout au long des débats et des différentes navettes parlementaires.

 

De manière générale, c’est d’une réelle visibilité dont les collectivités ont le plus besoin. En l’absence de stabilité financière, la mise en œuvre de politiques publiques devient de plus en plus compromis.

Bien entendu, les élus locaux ne contestent pas sur la nécessaire maîtrise des dépenses publiques. Pour autant, si cette approche globale du système financier public s’impose aujourd’hui à tous, il n’en demeure pas moins que les élus locaux doivent pouvoir participer aux réflexions sur les politiques à mettre en œuvre pour respecter les engagements européens. La concertation et la négociation entre l’Etat et les collectivités locales sont nécessairement au cœur de la réussite de l’action publique.

 

En outre, dans ce contexte incertain, nous sommes tous aujourd’hui confrontés à la nécessité d’équilibrer nos budgets. Nous tenterons au cours de cette matinée d’apporter des éléments de réponses concrètes mais nous savons tous dès à présent que des choix politiques et sociétaux devront être faits. Ce sera l’objet de la table ronde de la 2eme partie de la matinée.

 

Des leviers existent mais certains peuvent avoir un impact économique et social lourd. Nous l’avons dit, la réduction des dépenses de fonctionnement et la réduction de la masse salariale sont à manipuler avec précaution, au risque de dégrader les services publics locaux offerts à nos concitoyens. Mais nous savons que de nombreuses petites villes mutualiseront certains de leurs services ou encore supprimeront des postes.

 

S’agissant des dépenses d’investissement, un grand nombre d’entre nous n’aura pas d’autre choix que de les réduire ou de les échelonner.

 

Reste le levier fiscal, mais là encore les marges de manœuvre sont faibles.Et contrairement à ce qui est relaté dans les médias, les élus du bloc local élaborent des politiques fiscales responsables. Pour preuve, en 2013, le bloc local n’a augmenté ses impôts que de 0,5%.

 

 

La stratégie financière que nous devons mettre en place pour l’année 2015, en tenant compte des différents impératifs locaux, nationaux et européens, sera sans nul doute au cœur de nos travaux d’aujourd’hui.

 

Merci donc à l’ensemble des intervenants et tout particulièrement au Président du Comité des finances locales André Laignel et à Serge Morvan, le DGCL qui nous rejoindra pour la 2ème partie de nos travaux.

J’indique par ailleurs qu’une Rencontre territoriale des maires des petites villes des régions Nord Pas-de-Calais et Picardie aura lieu le vendredi 21 novembre prochain à Lille pour présenter les différentes dispositions du PLF 2015.

Je souhaite à toutes et à tous une excellente matinée de travail, la plus constructive possible et je lance un appel à ceux qui découvrent l’APVF à l’occasion de cette journée, rejoignez-nous en 2015, nous ne serons jamais de trop dans notre réseau pour défendre les petites villes.

 

 

 

15:56 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, Au PS, Blog, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |