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lundi, 02 février 2015

Revue de presse du lundi 2 février 2015

 

 

La Libération, 70 ans après © L'alsace, Lundi le 02 Février 2015

 

La célébration du 70e anniversaire de la Libération de Wittenheim, dimanche, était l'occasion de rendre hommage aux libérateurs.  Photos L'Alsace/L.S.

 

Laurent Schneider

Trois temps forts ont marqué la célébration du 70e anniversaire de la Libération, dimanche, à Wittenheim.

À 10 h, un office interreligieux a rassemblé libérateurs et habitants à l'église Sainte-Marie où des textes ont été lus par des représentants des cultes catholiques, protestants et musulmans. À l'issue de cette cérémonie religieuse, tout le monde s'est retrouvé place des Malgré-Nous devant le monument aux morts. Là, avant le dépôt de gerbes par les autorités, les associations patriotiques, le conseil municipal des enfants et un élu de Fontenay-sous-Bois, ville marraine de Wittenheim, le maire Antoine Homé a rappelé les faits marquants des combats qui ont eu lieu fin janvier et début février 1945.

Ensuite, à l'Espace Léo-Lagrange, Lucille Richert, ajointe au maire honoraire, a rappelé la dureté des combats, notamment aux abords de l'école Marie-Curie et de l'église Sainte-Marie. Elle a également évoqué la mémoire du jeune abbé Merklen, mortellement blessé par un éclat d'obus. Le maire a ensuite rendu hommage aux libérateurs et remercié les trois villes marraines - Thiers, Saint-Cloud et Fontenay-sous-Bois - pour leur générosité.

Durant toute la journée, le public a eu le loisir de découvrir une intéressante exposition, notamment de nombreuses photos légendées et des tenues et équipements des soldats libérateurs.


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vendredi, 30 janvier 2015

Revue de presse du vendredi 30 janvier 2015

 

 

© L'alsace, Vendredi le 30 Janvier 2015

Ce dimanche 1er février, la ville de Wittenheim fêtera le 70e anniversaire de sa libération en rendant hommage aux soldats qui ont participé aux combats qui ont libéré la commune. Dans les rangs de ces libérateurs se trouvait le soldat Yoube Lalleg d'origine algérienne. Âgé aujourd'hui de plus de 95 ans, il vit à Wittenheim depuis 1946.

Avant de participer aux combats libérateurs du hameau de Schoenensteinbach et de la cité Sainte-Barbe les 1er et 2 février 1945, Yoube Lalleg avait déjà participé à la campagne de Tunisie où il a été blessé et fait prisonnier par les Allemands.

Après son évasion, il rejoindra la 1re Armée française avec laquelle il a débarqué fin août 1944 sur les plages du golfe de Saint-Tropez. « Ensuite, j'ai fait un long périple émaillé de grandes batailles, notamment à Belfort, avant d'atteindre le Bassin potassique. Là, dans la forêt de Richwiller, ma section a rejoint le 21e RIC, régiment d'infanterie coloniale de la 9e Division d'infanterie coloniale. Sous le commandement du capitaine Robert Vial, au cours de la nuit glaciale du 1er au 2 février, nous avons commencé la progression vers le hameau de Schoenensteinbach et la cité Sainte-Barbe, se rappelle-t-il avec émotion. Après un engagement victorieux des blindés, nous avons totalement occupé le hameau vers midi ainsi qu'une partie du carreau de la mine Théodore. La compagnie a ensuite anéanti les dernières résistances allemandes retranchées dans les locaux de la mine. Au cours de ces combats, le capitaine Vial a été gravement blessé par un éclat d' obus allemand, il a survécu mais a perdu la vue. » Autre fait marquant : « Dans la soirée, les Allemands ont été contraints à lâcher toute la cité minière d'une part sous les attaques du 21e RIC et sous celles d'un bataillon du 6e RIC qui venait de Wittenheim centre déjà libéré. » Yoube Lalleg participera ensuite aux combats de la Poche de Colmar et à la campagne Rhin et Danube.

Conseiller technique pour le film « Indigènes »

Après la guerre, il été durant plusieurs années président de la section Rhin et Danube de Wittenheim. Plus récemment, il a été sollicité par les réalisateurs du film Indigènes en tant que conseiller technique.

Les combats pour la libération de Wittenheim ont débuté dans l'après-midi du 20 janvier 1945 par des bombardements très intenses qui se sont poursuivis durant plusieurs jours. Le 25 janvier, très tôt le matin ont débuté les combats du côté de la Cité Anna.

Le 27 janvier, la cité et l'usine Kullmann ont été libérées. Le 31 janvier, tout Wittenheim centre a été libéré. Ont suivi les combats pour la libération du hameau de Schoenensteinbach et de la cité Théodore.

COMMÉMORER La journée commémorative du dimanche 1er février se déroulera comme suit : 10 h : office interreligieux à l'église Sainte-Marie ; 11 h 15 : cérémonie patriotique au monument aux morts, place des Malgré-nous ; vin d'honneur et déjeuner offerts aux libérateurs à la salle Léo-Lagrange; exposition à la grande salle de l'Espace Léo-Lagrange et sur le parking.

Voici quelques chiffres issus de l'ouvrage Chronique de Wittenheim de Désiré Renaud concernant la libération de Wittenheim. La commune a payé un lourd tribut avec 64 victimes civiles, 120 mutilés civils, 50 personnes déportées, 31 familles expulsées, deux morts en déportation, 72 morts dans la Wehrmacht incorporés de force, six morts dans l'armée française, 751 maisons endommagées et 132 maisons totalement détruites.


L'alsace, Vendredi le 30 Janvier 2015

« Notre société est riche, mais elle ne fait pas ce qui est nécessaire pour les personnes en perte d'autonomie. Si ça continue, ça nous explosera à la figure », estime Pierre Kammerer. C'est en ces termes que le directeur du Réseau Apa a lancé, mardi soir à Riedisheim, un nouvel appel aux élus et au gouvernement à enfin « prendre des décisions ». « La loi d'accompagnement du vieillissement est en chantier depuis dix ans. Les 600 millions d'euros annoncés ne suffisent pas, il faut plusieurs milliards. »

« Dans la solidarité et la fraternité »

À quelques semaines des élections départementales, il a rappelé que la principale compétence des Départements reste le social : « Il faut que nos élus aient à coeur de soutenir les associations qui oeuvrent pour ceux qui sont touchés par le handicap et la maladie. »

Créée il y a près de 70 ans, l'association d'aide aux personnes âgées, qui offre aujourd'hui 23 services à destination de toutes les générations, défend l'esprit de ses fondateurs : « Prendre soin des autres dans un esprit de service public, vivre ensemble dans la solidarité et la fraternité. Les services à la personne, ce n'est pas un business, assure Pierre Kammerer. Même si des hommes politiques, de droite et de gauche, se sont battus pour que cela devienne un business. »

Innovations et expérimentations

Ces dernières années, des investisseurs ont misé sur le vieillissement et construit des résidences pour seniors qui sont loin de faire le plein parce qu'inabordables pour une bonne partie de la population. En revanche, les équipements et services accessibles à tous deviennent insuffisants : « L'offre d'équipement est en baisse, il n'y a plus d'ouvertures de maisons de retraite prévues dans la région, les accueils de jour et les hébergements temporaires ou d'urgence sont pleins... »

Pour répondre aux besoins grandissants, le Réseau Apa bataille sur tous les fronts. Il demande l'extension des services de soins infirmiers à domicile, va ouvrir des accueils de jour à Wittenheim et Riedisheim, entame la rénovation de la maison de retraite de l'Arc à Mulhouse. Il innove, en construisant cette année à Riedisheim, en face de sa résidence Le Bois Gentil, 80 logements de deux et trois pièces pour seniors : ils seront équipés en domotique et un promoteur en financera la moitié.

Innovation encore, à Wittenheim, où seront regroupés sur un même lieu un accueil de jour Alzheimer, des services de soins et d'aide à domicile, « pour que les familles trouvent des solutions simples, efficaces et rapides ». Il expérimente avec son homologue bas-rhinois, l'Abrapa, un service d'aide à l'adaptation du domicile constitué d'un ergothérapeute et d'un conducteur de travaux capables d'intervenir très rapidement.

Il se lance dans l'ère numérique avec le Facilien, un service d'initiation des personnes âgées à l'internet (L'Alsace du 7 janvier 2015) afin qu'elles puissent garder le contact avec leurs proches et leurs aidants professionnels. Le Réseau Apa investira 13,5 millions d'euros en travaux en 2015-2016 : « Des investissements qui bénéficieront à l'économie locale » , avance Pierre Kammerer.

Appel à la générosité et au bénévolat

Pour compenser la baisse des subventions publiques, il compte sur la générosité des donateurs et sur les legs. Il s'appuie sur l'enthousiasme de ses 870 bénévoles qui offrent de leur temps libre pour appuyer ses 2 650 salariés : « Nous aurons besoin de plus en plus de bénévoles. » Pour améliorer les services rendus, il va accroître la formation, qui l'an dernier a bénéficié à 900 professionnels et 250 bénévoles.

La petite enfance aussi

Le Réseau Apa veut aussi étendre son action à la petite enfance. Il propose déjà des services de garde à domicile des enfants. Il répond désormais aux appels d'offres de gestion de multi-accueil et crèches : « Nous avons une expertise dans la garde d'enfants et dans l'accueil de jour des personnes âgées : nous voulons conjuguer ces deux expertises. » Dans l'espoir, là aussi, de ne pas laisser le « business » gagner du terrain.

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jeudi, 29 janvier 2015

Revue de presse du jeudi 29 janvier 2015

 

 

© L'alsace, Jeudi le 29 Janvier 2015
Quatre saisons

 WITTENHEIM.- Ce dimanche 15 février à Wittenheim les amateurs de confetti vont être aux anges avec un carnaval sur le thème des saisons. Pour autant pas trop de Vivaldi dans les rues mais plutôt la puissance sonore des Guggas. Départ du cortège depuis la mairie (vers 14 h 30) avec diverses guggas, troupes et associations de Wittenheim. Arrivée du défilé à la Halle au Coton (vers 16 h).

Y ALLER Dimanche 15 février départ à 14 h 30.


© L'alsace, Jeudi le 29 Janvier 2015
Colette Pétremant, chevalier des Arts et des Lettres

La Mulhousienne Colette Pétremant a été nommée chevalier des Arts et des Lettres. La directrice d'exploitation de la manufacture Pierre Hermé à Wittenheim, depuis 2008, a reçu récemment ses insignes au château de Versailles dans le cadre de sa mission de valorisation des savoir-faire. La commission des métiers a ainsi distingué un artisan d'une maison du comité Colbert, qui regroupe plusieurs entreprises du luxe français.

Son brevet professionnel de comptabilité en poche, Colette Pétremant obtient son CAP de pâtissier puis son brevet de maîtrise. Elle est parée pour assurer la pérennité de la boulangerie-pâtisserie familiale en Franche-Comté. Mais une rencontre va changer son destin professionnel. Lors d'un stage à l'École nationale de la pâtisserie, elle partage sa passion et sa conception du métier avec l'Alsacien Pierre Hermé, qui est alors chef exécutif chez Fauchon. « Nous partageons également certaines valeurs, le goût du beau et du bon, la rigueur dans le travail et l'envie de transmettre », indique Colette Pétremant, qui intégrera l'équipe de Pierre Hermé en 1990 avant de le suivre lorsqu'il crée sa maison en 1997. Elle est nommée chef exécutif en 2001 et ouvre les premières boutiques Pierre Hermé à Paris avant la manufacture de Wittenheim en 2008, qui emploie aujourd'hui 65 personnes. Ils étaient 28 salariés à l'ouverture. Cet outil de production de macarons et chocolats de luxe alimente les 35 boutiques Pierre Hermé du monde entier. La dernière vient d'ouvrir à Baku en Azerbaïdjan.

« J'aime bien guider les jeunes, être à l'écoute de ceux qui veulent évoluer »

« La manufacture va elle aussi continuer à s'agrandir en aménageant d'ici l'automne une nouvelle chocolaterie », souligne Colette Pétremant. L'occasion, pour elle, de continuer à transmettre son savoir-faire aux jeunes chocolatiers pâtissiers qui sont nombreux à postuler chez Pierre Hermé.

« J'aime bien guider ces jeunes, être à l'écoute de ceux qui veulent évoluer. Dans la maison, nous avons les moyens de les aider », confie Colette Pétremant, fière de pouvoir offrir cette chance toujours dans le souci de l'excellence.


© Dna, Jeudi le 29 Janvier 2015 / Mulhouse
Wittenheim  70e anniversaire de la Libération - Récit
Wittenheim «Votre exemple demeure»

Dimanche 1er  février, Wittenheim commémorera les 70 ans de sa Libération. Nous publions le récit du général Pierre Communal qui fut le commandant du bataillon ayant mené à la libération de Wittenheim à partir de Kingersheim.

« samedi 27 janvier 1945 : quatrième jour d'offensive pour le 3e bataillon du 6e Régiment d'Infanterie Coloniale. Engagé peu après le débouché de Mulhouse, le bataillon s'est heurté à une violente résistance des Allemands accrochés aux cités industrielles. Mais le commandement lui demande de ne pas relâcher son effort : il faut retenir vers Mulhouse les réserves allemandes afin d'assurer le succès des deux corps d'armée qui vont bientôt déboucher des Vosges centrales sur Colmar et Neuf-Brisach.

Dans l'immédiat, il nous faut prendre la cité Kullmann : c'est une agglomération de maisons ouvrières dominées à l'Ouest par la filature, longue bâtisse de plusieurs étages et de cent fenêtres de façade.

«Sont-ils morts, sont-ils encore vivants ? Ils ne bougeront plus pendant de longues heures»

Le 1er bataillon du 6e, venant de l'Ouest (cité Anna), débouche à 7h30, face à la fabrique. Il est immédiatement stoppé en terrain découvert. A la jumelle, je vois ses lignes de tirailleurs immobilisées, à demi enfouies dans l'épaisse neige gelée. Sont-ils morts, sont-ils encore vivants ? Ils ne bougeront plus pendant de longues heures.

Au 3/6, les deux compagnies disponibles mènent l'assaut sur la face Sud de la cité : la 9e a bondi sur les tranchées allemandes qui bordent les lisières ; elle les nettoie mais ne peut en déboucher car elle est prise à partie à courte distance par les mitrailleurs allemands embusqués dans les soupiraux des maisons ouvrières.

Je me rends auprès du capitaine Hime : vouloir à tout prix déboucher serait se résigner à une inutile boucherie de nos jeunes soldats. Qu'il se maintienne donc pour l'instant sur la position conquise mais qu'il reste à l'affût de toute éventualité favorable

Plus à l'Ouest, la 11e (capitaine Gavillot) s'est emparée de l'enclos de la villa d'ingénieur qui jouxte la muraille Sud de la fabrique. Cette muraille est maintenant en ruines et, à deux reprises, le capitaine Gavillot a lancé à l'attaque la section Le Tocquin. A deux reprises, l'aspirant et ses hommes ont pénétré dans la fabrique ; à deux reprises, ils en ont été repoussés. Par radio, Gavillot me rend compte qu'il ne peut renouveler de telles attaques suicides : le voilà donc bloqué lui aussi dans l'enclos de la villa.

Et cependant, c'est bien là l'endroit le plus favorable pour pénétrer dans la cité. C'est là qu'il faut reprendre l'effort. Seuls de nouveaux moyens de feux nous le permettront. Depuis le matin, j'ai à ma disposition le peloton de trois T.D. (chasseurs de chars) du lieutenant Roussel : ils sont embusqués ça et là, prêts à s'opposer à une éventuelle contre-attaque blindée. Je prends Roussel avec moi et, par bonds, nous parvenons à la villa. Nous montons au premier. Voilà une grande pièce aux meubles bouleversés, la cloison qui fait face à la filature est en partie effondrée.

Gavillot, Le Tocquin, trois ou quatre guetteurs sont là, tendus vers l'objectif. Un souvenir me saute à la mémoire. Je viens d'entrer dans la « maison des dernières cartouches » qu'a rendue célèbre pour tout marsouin le tableau commémorant cet épisode des combats de Bazeilles. Car, ici comme là, l'attitude de chacun exprime semblable détermination, semblable volonté de continuer la lutte.

«Vous êtes en tête, toute votre compagnie vous suivra pour vous épauler. Et ne vous laissez plus submerger comme ce fut deux fois le cas ce matin»

Ainsi, malgré pertes et échecs, le haut moral de tous ici va me permettre de reprendre l'attaque : pendant que Roussel fait avancer ses chars un à un, les dissimule derrière des pans de murs de part et d'autre de la villa, indique à chaque conducteur l'emplacement à prendre au signal donné et désigne à chaque tireur la brèche de l'usine qu'il aura à abattre, je prends à part l'aspirant Le Tocquin : « Mon petit, lui dis-je en substance, nous sommes bloqués de partout, notre seule chance de repartir en avant repose entre vos mains. Vous connaissez le chemin. Vous êtes en tête, toute votre compagnie vous suivra pour vous épauler. Et ne vous laissez plus submerger comme ce fut deux fois le cas ce matin. » J'ai parlé ave véhémence.

Aux derniers mots, Le Tocquin se redresse. « Mon commandant, je ne suis pas un lâche » me dit-il simplement. Emu, je lui serre les deux bras : « Je le sais, mon ami, et j'ai confiance en vous. »

«Mais il restait un chef de bataillon allemand, décidé à se battre jusqu'à la mort»

A 16h15, les trois chars ouvrent le feu, Le Tocquin bondit à la tête de sa section, pénètre dans l'usine ; à sa suite, la 11e compagnie nettoie et traverse la fabrique et s'empare, au-delà, du carrefour du cimetière.

De la villa d'où j'ai suivi l'action, j'ai alors la surprise de voir sur la gauche se dresser de leur linceul de neige les files de tirailleurs du 1er bataillon, immobilisées depuis plus de six heures : elles marchent à leur tour au combat.

Mon poste de radio m'a rejoint : j'ai la liaison avec le capitaine Hime : face à sa tranchée, l'ennemi, qui se sait débordé, commence à faiblir. La 9e compagnie sort de ses trous, poursuit à travers le coron les fuyards allemands et parvient avant la nuit sur la lisière Nord du village.

Wittenheim est pris, mais sans vous, Le Tocquin, qui vous trouviez au point crucial de l'attaque et qui, le premier, aviez jeté votre coeur sur l'objectif, nous aurions échoué ce jour-là.

L'offensive continua. Nouvel objectif du bataillon : la ville de Wittenheim. Les journées des 30 et 31 janvier, furent nécessaires pour en venir à bout. Dans la nuit du 30 au 31, les blindés allemands qui soutenaient la défense parvinrent à se dégager de la ville encerclée. Mais il restait un chef de bataillon allemand, décidé à se battre jusqu'à la mort : le réduit est l'école, solide bâtiment moderne, aux abords dégagés. Un commando régimentaire d'une quinzaine de marsouins parvient à y pénétrer : il est entièrement détruit en combat corps à corps.

«Le feu se concentre sur lui, un obus de bazooka l'atteint à la tête ; le jeune homme s'abat, tué sur le coup»

Alors Le Tocquin s'élance : à la tête des survivants de sa section il fonce à travers l'espace découvert. Le feu se concentre sur lui, un obus de bazooka l'atteint à la tête ; le jeune homme s'abat, tué sur le coup.

Ainsi, Le Tocquin, vous nous avez prouvé jusqu'à la mort que vous n'étiez pas un lâche. Vous aviez consenti à ne vivre que le printemps de votre vie. Votre exemple demeure. Puissé-je, mon ami, vous retrouver dans l'autre monde, au grand soleil de l'Eternité. »

Général de division (CR) Pierre Communal Ancien commandant du 3/6e RIC

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mercredi, 28 janvier 2015

Revue de presse du 25 janvier 2015

 

 

Homé : « La gauche pourrait être dans une bonne situation »

© L'alsace, Dimanche le 25 Janvier 2015

 

Antoine Homé lors d'une pléniere du conseil regional.

PhotoL'Alsace/Jean-Marc Loos

 

Yolande Baldeweck

Jusqu'à présent, la gauche faisait plutôt grise mine face aux élections départementales de mars. Avec l'envolée de François Hollande et de Manuel Valls dans les sondages, elle recommence à croire en ses chances. Les départementales, mais surtout les régionales de décembre, pourraient être moins calamiteuses qu'annoncé.

Masseret le 5 février ?

« Après plusieurs rencontres dans le Haut-Rhin, nous sommes sur le point de finaliser un accord avec les écologistes », relève Antoine Homé, porte-parole du PS au conseil régional, en insistant sur les différents cas de figures : soutiens aux sortants (Gilbert Buttazzoni à Mulhouse) ou aux candidats PS et écologistes (Henri Stoll à Kaysersberg, Frédéric Hilbert à Colmar), mais aussi à des sortants et candidats divers gauche (Pierre Vogt à Wittenheim). À noter qu'Odile Bocquet-Hunold, conseillère sortante, sera remplaçante. On assiste aussi au retour de François Tacquard - qui avait été battu par Jean-Jacques Weber, non partant - dans le nouveau canton de Cernay.

Avant les départementales, les socialistes vont élire - le 5 février - leur tête de liste pour la grande Région. Pas vraiment de suspense. « Jean-Pierre Masseret a déposé sa candidature. C'est un très bon candidat, un homme d'expérience, pondéré et efficace », assure Antoine Homé, à propos du président du conseil régional de Lorraine. Mais avec ses 71 ans en août, il ne représente pas vraiment le renouvellement... Pour les autres têtes de liste, départementales, il faudra attendre après les élections de mars. Antoine Homé, dans le Haut-Rhin, Pernelle Richardot, dans le Bas-Rhin fourbissent leurs armes.

Pourquoi le cacher ? Avec le rétablissement spectaculaire de François Hollande et de Manuel Valls dans les sondages, les socialistes se reprennent à espérer. « On devrait voir un premier effet sur les élections départementales. Si de surcroît il y a une amélioration de la situation économique dans les mois à venir, la gauche et les écologistes se retrouveront dans une bonne situation. » Dès lors, les socialistes commencent à y croire : la présidence de l'Alca serait à portée de main, d'autant que deux Régions sur trois sont dirigées par la gauche. Mais aux européennes, le FN avait légèrement devancé l'UMP, et creusé l'écart avec le PS.

Dans le collimateur des socialistes, Philippe Richert, seul président de droite en France et probable tête de liste UMP dans le Grand Est. « Il n'est pas à un paradoxe près. Comment va-t-il faire campagne pour la présidence de la grande Région qu'il a combattue jusqu'au dernier moment ? », ironise Antoine Homé, en adressant le même reproche au maire UMP de Mulhouse, Jean Rottner, qui pourrait conduire la liste régionale dans le Haut-Rhin.

Chance pour Mulhouse

D'emblée, le porte-parole PS veut rassurer les électeurs. « L'Alsace aura toute sa place dans la future Région. Je me suis battu pour le conseil unique, contrairement à d'autres. Mais aujourd'hui, il faut être pragmatique et le futur président devra tenir un discours qui s'adresse à tous », souligne-t-il.

Pour lui, « Strasbourg, seule grande métropole, sera forcément siège de la grande Région ». « Cessons d'inquiéter nos concitoyens », tranche-t-il, persuadé que « ce sera l'occasion pour Mulhouse, 2e agglomération du Grand Est, de se renforcer dans la compétition des territoires ». Mais les autres agglomérations, tout comme les villes moyennes ne seront pas oubliées dans la nouvelle organisation, promet-il. Vaste chantier.

 

 


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