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mercredi, 14 novembre 2012

Label libellule : Wittenheim obtient 2 libellules

logo-commune-sans-pesticide.jpgLa ville de Wittenheim vient d'obtenir une nouvelle distinction ' Ma Commune Nature ' qui récompense les communes ' Zéro pesticides ' pour l'entretien des espaces verts et des rues. Nous avons obtenu deux libellules ! ( soit une nette diminution des quantités de produits chimiques utilisés par la commune)

16:14 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

lundi, 12 novembre 2012

Cérémonie du 11 novembre

© Dna, Lundi le 12 Novembre 2012
Wittenheim 11 Novembre 
Wittenheim Avec les jeunes du Conseil Municipal des Enfants

 

 

Un hommage à Tous les morts pour la France.

 

Les élus, les associations patriotiques, l'harmonie municipale Vogésia, la fanfare batterie Avenir, les sapeurs-pompiers et de nombreux Wittenheimois ont commémoré l'Armistice.

Après l'office religieux à Sainte-Marie, un défilé a conduit le cortège jusqu'au Monument aux Morts. Antoine Homé a rendu hommage aux morts, à Tous les morts pour la France, même les plus récentes, celles d'Afghanistan notamment. Puis, au milieu d'une forêt de drapeaux, lecture était donnée lecture du message ministériel, à une immarcescible Marseillaise et à une poignante Sonnerie aux Morts. Des gerbes déposées par le maire, le commandant de police Patrick Fictor, des Anciens Combattants et des jeunes gens du Conseil Municipal des Enfants ponctuaient ce devoir de mémoire, digne, sobre et emprunt d'émotion.

 

Discours prononcé lors de la cérémonie du 11 novembre par Antoine Homé

 

Commémoration de la Victoire et de la Paix,

Hommage à tous les morts pour la France

 

 

 

Mesdames, Messieurs, chers compatriotes, chers amis,

 

 

Avant de vous lire le message de Monsieur Kader ARIF, Ministre délégué auprès du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, je souhaite vous dire quelques mots en guise d’introduction.

 

Je vous adresse tout d’abord mes chaleureuses salutations et je tiens particulièrement à saluer les organisations patriotiques et d’anciens combattants, venues en nombre encore cette année et cela malgré le froid et la pluie de cette journée automnale. 

 

Notre république a choisi de faire de la date du 11 novembre la commémoration de la fin de la première guerre mondiale et celle du souvenir de tous ceux qui, lors de tous les conflits et sur tous les théâtres d'opération, ont donné leurs vies pour défendre nos valeurs. Et ils sont, hélas, trop nombreux a avoir fait ce sacrifice afin que chacun puisse vivre en paix dans ses frontières, ses croyances, sa langue et ses coutumes.

 

Mais l'Europe, berceau prétendu de la civilisation, n'a pas de leçon à donner en matière de Paix car la sagesse des nations est une idée récente.

En effet, avant de voir naître des institutions européennes dotées d'un gouvernement et susceptibles d'intervenir sur le quotidien des peuples, il a fallu deux guerres mondiales. Il a fallu passer par les pires crimes de l'histoire. Il a fallu la destruction de générations entières de français mais aussi d'allemands. Il a fallu la peur, il a fallu la guerre des tranchées, il a fallu des souffrances. Il a fallu voir l'Europe coupée en deux. Il a fallu attendre la chute d'un mur qui, il n'y a pas trente ans, se dressait encore à quelques heures d'autoroute de nos frontières pour se dire que la seconde guerre mondiale était enfin terminée.

 

 

Oui, l'intolérance, la terreur, les oppresseurs de toutes les espèces ne sont pas morts le 11 novembre 1918 et pas plus que le 8 mai 1945.

Il existe encore des fanatiques racistes ou religieux qui, hélas, ne désarment pas et veulent au contraire imposer aux autres leur folie meurtrière. Pour cela nous devons toujours rester vigilants.

 

Aujourd’hui, célébrer ce jour et le souvenir de nos soldats devant notre monument aux morts, c'est renforcer, ensemble, cette pensée partagée qui nous rappelle que dans chaque famille française du sang a coulé pour notre liberté. La France ne nous a pas été donnée : nous l'avons  gagnée par les décennies de combats, de souffrances et de deuils.

 

Quel courage avaient nos parents pour mourir par régiments entiers sous le feu des mitrailleuses pour la conquête, souvent dérisoire, de quelques mètres de terrain !

Quel courage pour supporter de vivre dans le froid, la boue, dans la vision des blessés et des morts !

Quel courage pour survivre et pour continuer à obéir à des ordres hiérarchiques parfois vains et meurtriers !

Quel courage enfin pour ces femmes de France faisant dans les coulisses tourner l'industrie de défense !

 

Cette guerre a engendré le siècle le plus violent de l'histoire humaine et ne s'est terminée qu'à la fin des sanglants conflits en ex-Yougoslavie, comme si ce qui avait commencé à Sarajevo en 1914 par l’assassinat de l’Archiduc d’Autriche devait, par une terrible destinée, s'achever au même endroit huit décennies plus tard.

 

Aujourd'hui plus personne n'apprendra l'histoire de la Grande Guerre et de ses tranchées par l'un de ses participants car ils sont tous morts.

Mais leur souvenir est vivant dans notre chair et dans nos histoires familiales.

 

Le 11 novembre est de ces rendez-vous annuels qui nous rappellent que dans un monde de plus en plus petit, notre nation, la France, est très grande.

 

Vive la paix ! Vive la République ! Vive la France !

 

 

 

 

 

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samedi 10 novembre : visite de jean-Marie Bockel sur Wittenheim

clip_image001.jpg© L'alsace, Dimanche le 11 Novembre 2012
Wittenheim « Visite pluvieuse, visite heureuse »

 

 

Menée tambour battant de 8 h à 10 h 30, la visite du président de M2A Jean-Marie Bockel a permis de découvrir sur site les différents chantiers lancés ou à venir. Photo N.L.

 

Le président de Mulhouse Alsace agglomération, Jean-Marie Bockel, était invité hier matin par les élus de Wittenheim à faire - sous la pluie - une visite des chantiers à venir dans la commune.

La qualité des parapluies des élus de Wittenheim a été mise à rude épreuve, hier matin, lors de la visite de Jean-Marie Bockel, président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A). Clairement, c'est celui du maire Antoine Homé qui a le plus souffert des différents parcours à pied, avec des jonctions en minibus, qui ont permis aux visiteurs matinaux de découvrir in situ les gros projets municipaux.

Après un accueil en mairie, où Antoine Homé a présenté son équipe, la remerciant d'être mobilisée sur cet événement matinal et perturbé par une météo peu clémente - « Visite pluvieuse, visite heureuse », a annoncé le maire, optimiste -, c'est vers le futur parc de détente de la rue du Bourg que la troupe est partie. « Les travaux, évalués à 2,5 millions d'euros et soutenus par l'Europe grâce à M2A, dureront toute l'année 2013 », selon Antoine Homé.

Financements solidaires

Le ton est donné : il s'agit pour le maire non seulement de présenter les projets communaux aux visiteurs communautaires, mais aussi d'insister sur le rôle que joue l'agglomération pour la commune, tout comme les autres soutiens financiers « solidaires » que le premier magistrat arrive à décrocher auprès du conseil général, de la Région, de l'État, de la Caisse d'allocations familiales...

Ainsi, outre un passage vers le site du futur centre social - 5,5 millions d'euros, dont 1,5 million décroché auprès des crédits européens encore une fois grâce à M2A - ou au futur mémorial des mineurs qui sera inauguré le 1er décembre prochain, la visite a surtout porté sur des équipements communautaires.

Le projet de bus à haut niveau de service d'abord, destiné à suppléer - le temps qu'il revienne à l'ordre du jour - l'extension annulée du réseau de tram et qui devrait être lancé en septembre 2013. Le périscolaire Pasteur-La forêt, rue du Markstein, lui aussi dépendant de M2A, devrait ouvrir en septembre 2014. Quant au centre nautique, aucune date n'est encore arrêtée, mais « les choses sont en cours et un très gros travail a déjà été fait », a insisté Jean-Marie Bockel.

Le quartier du Markstein et la démolition annoncée de la barre désormais vide pour janvier 2013 ne concernaient pas l'agglo, mais Antoine Homé a profité de la visite pour proposer à Jean-Marie Bockel de porter la réflexion sur la rénovation urbaine des prochaines années à un niveau intercommunal.

« La bonne échelle, c'est l'agglo »

Même la future maison de la solidarité, prévue à la place de la friche Transval Grès, rue d'Ensisheim, avait un lien avec le visiteur du jour : Antoine Homé n'a pas manqué de remercier le sénateur Jean-Marie Bockel d'avoir puisé 9500 EUR dans sa réserve parlementaire pour participer à son financement.

La visite s'est achevée par un passage rapide - et de plus en plus humide, le parapluie du maire rendant quasiment l'âme - sur le site du futur commissariat, « dont le dossier est connu de Manuel Valls, avec qui j'ai déjeuné il y a trois semaines à Colmar », précise à plusieurs reprises Antoine Homé.

C'est au sec, à la mairie, que le bilan de la visite fut dressé. « Nous avons fait un tour de ville assez complet, résume le maire, et le temps ne nous a pas gênés, nous sommes des élus qui savons nous mouiller. Nous avons vu que pour certains dossiers, la bonne échelle, c'est l'agglo. À Wittenheim, nous montrons qu'on peut avoir à la fois une situation financière de qualité et une politique d'investissement. »

Avant de prendre un avion pour Paris, Jean-Marie Bockel a rendu hommage au travail municipal et à la commune « dont les dimensions de changement et de rénovation m'ont sauté aux yeux. Les dossiers, on les connaît, mais aller comme aujourd'hui sur le terrain, c'est une bonne piqûre de rappel. Et la pluie, c'est ce qui fait qu'on va s'en souvenir de cette journée ! »

Olivier Chapelle

17:07 Publié dans A la M2A, A Wittenheim | Lien permanent | |  Facebook | |

mercredi, 07 novembre 2012

article de presse du journal l'Alsace : Ouverture du mariage aux couples homosexuels : qu'en pensent les maires ?

© L'alsace, Mardi le 30 Octobre 2012

 

Société  : Ouverture du mariage aux couples homosexuels : qu'en pensent les maires ?

 

Deux femmes en robe blanche et main dans la main en mairie : la scène n'est pas encore possible dans la réalité, mais elle divise déjà les maires de l'agglo mulhousienne... Photo AFP/Kenzo Tribouillard

 
Le projet de loi ouvrant le mariage civil aux couples homosexuels doit être bientôt présenté au conseil des ministres. L'occasionde sonder les mairesde l'agglo sur le sujet.

« Quelle est votre position à l'égard de la prochaine ouverture du mariage civil aux couples de même sexe ? » : voilà la question exacte que nous avons posée aux maires de l'agglomération mulhousienne (considérée ici au sens géographique et non pas administratif, afin d'inclure les six communes de la bande rhénane en plus de M2A). Voici un condensé de leurs réponses.

Favorables

Claude Frey, Antoine Homé et Jean-Claude Mensch, respectivement maires de Flaxlanden, Wittenheim et Ungersheim, sont les maires de l'agglo les plus favorables au projet. « L'amour ne s'arrête pas à la frontière hétérosexuelle, argumente Jean-Claude Mensch. L'accès au mariage est une question d'équité et de justice. Il s'agit de traiter de la même manière tous les citoyens de ce pays. L'acceptation de l'autre quel qu'il soit est un signe d'ouverture d'esprit et de tolérance. C'est une élévation éthique, morale et spirituelle. » « Tout ce qui est neuf pose question, renchérit Claude Frey, mais j'y ai beaucoup réfléchi et je suis pour. Ce qui prime, ce sont les sentiments. Le mariage permet de protéger l'autre et quand on aime quelqu'un, on souhaite le mettre à l'abri. »

Quant à Antoine Homé, il souligne un autre aspect de la question : « Lorsque le maire ou les adjoints célèbrent un mariage, ils ne le font pas en tant que représentants de la commune, mais de l'État. La loi devra être appliquée sur l'ensemble du territoire. »

Plus mesurées dans leur soutien au projet de loi, Josiane Mehlen (Morschwiller-le-Bas) et Josiane Zimmermann ( Hombourg) y sont plutôt favorables : « À titre personnel, explique la première, je ne suis pas contre. Il faut accompagner cette évolution de la société. Ce n'est pas facile à mettre en place, parce qu'il y a encore des préjugés à vaincre, mais sans provocation. Je suis une adepte de la pédagogie ! » « Si ce n'est pas aujourd'hui, cette réforme arrivera tôt ou tard, complète la seconde. Mes convictions personnelles ne m'interdiront pas de célébrer ces mariages. »

Ceux qui s'interrogent

« Le mariage homosexuel est l'un des rares sujets sur lesquels j'ai plus d'interrogations que de réponses, confie le maire de Kingersheim, Jo Spiegel. Je n'ai pas de doute sur le fait que deux personnes du même sexe peuvent sincèrement s'aimer et il me paraît normal qu'elles puissent se marier. Pour l'adoption par contre, je suis beaucoup plus réservé. Non pas que le principe me heurte, mais la question n'a pas été suffisamment mûrie. Il faudrait susciter un vrai débat avant de prendre une décision. »

Jean-Claude Eicher ( Pulversheim) s'interroge lui aussi : « C'est vraiment une question délicate, je n'ai pas encore pris de position. Je me sonde moi-même. N'y aurait-il pas une autre forme à trouver que le mariage ? » Même perplexité chez Martine Laemlin (Chalampé) : « Le mariage ne me pose pas de problème. En revanche, je me pose des questions à propos du droit à l'adoption, un sujet très complexe auquel je n'ai pas encore pris le temps de suffisamment réfléchir. À ce jour, je ne sais toujours pas quoi en penser. » Prudence également de la part d'Olivier Becht (Rixheim) : « Je m'interroge sur la notion de mariage, sur ce que cela implique vis-à-vis de la famille, de la responsabilité envers les enfants, de l'adoption, de l'insémination artificielle. À partir du moment où l'on appelle quelque chose mariage, on donne les mêmes droits à un couple gay et lesbien qu'à un couple classique et cela pose des questions éthiques auxquelles il faut répondre avant de légiférer. Il ne faut pas se précipiter... »

Les sceptiqueset les attentistes

À tout seigneur, tout honneur : le maire de Mulhouse Jean Rottner estime que « cette réforme va bouleverser la structure familiale, mais aussi les notions de parenté et de filiation (qui repose aujourd'hui sur la biologie). Rien n'est clair dans les intentions du gouvernement . En agissant de la sorte, sans concertation, l'État ne protège pas la société. Ces questions doivent être soumises aux Français à l'occasion d'un débat national indispensable. »

Richard Lasek ( Bollwiller) : « Ma première position, c'est d'attendre de connaître les termes exacts de la loi. Ensuite, entre les convictions personnelles et l'application de la loi, il peut y avoir des différences... Mais en tant que maires, nous sommes des serviteurs de l'État. Si la loi est votée, il faudra bien que quelqu'un l'applique et je n'ai pas l'intention de me défausser sur mes adjoints. » « Au nom de l'égalité et de l'ouverture d'esprit, commente Bernadette Groff (Brunstatt), on nous demande d'accepter sans véritable discussion la remise en question du fondement de notre société. C'est tout de même un débat qu'il faudra que j'aie avec le conseil municipal... »

Comme d'autres maires, Gérard Foluszny trouve qu'on pourrait d'abord chercher à améliorer le pacs, en particulier au niveau fiscal : « Si cette loi est votée, je marierai les personnes homosexuelles qui le demanderont, mais je ne saurai pas trop quoi leur dire, explique le maire d'Ottmarsheim. Pour moi, le mariage, c'est entre deux personnes de sexes différents. » Position similaire pour Francis Hillmeyer : « personnellement opposé au projet », le député-maire de Pfastatt - rejoint en cela par Fabien Jordan ( Berrwiller) - estime cependant que les couples homosexuels ont droit aux mêmes conditions fiscales que les autres, via une amélioration du pacs. « Mais le mariage, c'est autre chose. » De son côté, Monique Karr (Riedisheim), laconique, se contente d'une réponse de Normand : « Je ne suis ni contre, ni pour, mais je trouve que nos anciennes institutions sont un peu bouleversées en ce moment. »

Plusieurs des maires sceptiques semblent en particulier heurtés par l'usage du mot « mariage ». C'est le cas de Gabriel Schaeffer (Bantzenheim) : « Je ne suis encarté nulle part, mais François Bayrou a parfaitement exprimé ce que je pense de ce sujet, lors d'un discours prononcé voici une dizaine de jours [NDLR : en substance, le président du MoDem a expliqué être favorable à une union ouvrant aux mêmes droits que le mariage, mais qui n'en porterait pas le nom]. En revanche, permettre à des couples homosexuels d'adopter des enfants ne me pose aucun problème. » Position similaire pour Jean-Claude Mandry ( Zimmersheim) : « Sur le fond, qu'un couple homosexuel ait envie de vivre ensemble dans un contrat, ça ne me dérange pas, au contraire. Personnellement, je célébrerai ces unions, mais je pense que nos académiciens devraient trouver un autre terme que mariage. »

Les légalistes,sans enthousiasme

Les nombreux maires de cette « catégorie » ne sont pas enthousiasmés (euphémisme) par la perspective d'ouvrir le mariage civil aux couples de même sexe, mais ils se feront un devoir d'appliquer la loi - ce que Bertrand Felly ( Feldkirch) résume ainsi : « Je n'ai pas d'état d'âme. Je ne mélange pas la loi et mon opinion. »

« Ça ne m'emballe pas du tout, complète André Clad (Lutterbach). Ce projet de loi n'est pas ma tasse de thé. Mais si la loi est votée, il faudra bien l'appliquer » « Que les choses soient claires, je ne suis pas homophobe, mais cela me dérangerait de célébrer un mariage homosexuel, confie Daniel Eckenspieller (Illzach). Si j'étais encore parlementaire, je voterais contre ce texte. Le pays est aujourd'hui dans un état où ajouter des divisions aux divisions n'est pas forcément le plus important. Cela étant dit, je suis fondamentalement légaliste et si ce texte doit s'appliquer, je déléguerai cette tâche à un adjoint que cela gênera moins que moi. »

« Célébrer un mariage homosexuel ? Si j'ai l'obligation de le faire, je le ferai, mais ça soulève une question morale », renchérit Philippe Hartmeyer. Le maire de Ruelisheim trouve le pacs « largement suffisant ». Légalistes eux aussi, Jean-Luc Vonfelt (Niffer), Armand Le Gac (Petit-Landau), Alain Leconte (Reiningue) et Robert Riss (Dietwiller) montrent néanmoins peu d'empressement à aborder le sujet : « Je ne souhaite pas exprimer mon opinion sur ce sujet, mais si la loi est votée, je l'appliquerai », résume ce dernier. Gérard Lamy (Habsheim) se montre encore moins enthousiaste : « Si cette loi passe, il faudra bien marier les personnes qui le demanderont, à contrecoeur. » Enfin, Vincent Hagenbach (Richwiller) et Daniel Bux (Sausheim) estiment qu'il y a des dossiers plus urgents à traiter : « Si le gouvernement n'a pas des soucis plus importants, on est mal barré », lâche même Daniel Bux, grinçant.

Résolument contre

Pierre Logel (Baldersheim) n'y va pas par quatre chemins : « Je suis totalement opposé au mariage homosexuel. Ça ne fait pas partie des valeurs que je défends. Et si cette loi est appliquée, je demanderai à l'un de mes adjoints de me remplacer. » Idem pour Christophe Bitschené (Galfingue), qui envisage lui aussi de laisser ses adjoints officier.

Plus virulent, Édouard Feigel (Eschentzwiller) prévient : « Il n'y aura pas de mariage homosexuel à Eschentzwiller, je suis totalement contre et mes adjoints sont sur la même position que moi. On pourra me mettre en taule, je n'en ai rien à faire ! » Bernard Just (Heimsbrunn) est à deux doigts de désobéir lui aussi : « Je ne sais pas ce que l'autorité de tutelle peut faire contre moi, mais je ne suis pas prêt à célébrer ce genre de choses. »

Joseph Goester (Zillisheim) se soucie des possibles conséquences « anthropologiques » de la réforme : « Il est évident que deux personnes de même sexe ont le droit de vivre ensemble en toute quiétude, mais ce projet va mettre à mal la notion de famille. Il s'agit pourtant d'un héritage qu'on ne peut jeter aux orties. » Jean-Denis Bauer (Didenheim) n'est pas chaud non plus, mais il semble surtout craindre la réaction de sa population : « D'après les discussions que j'ai eues, la majorité des habitants de la commune n'y est pas favorable. Si je célèbre un mariage entre deux hommes, je serai peut-être montré du doigt. »

Mention spéciale à Stanislas Pilarz : le maire de Staffelfelden a laissé sa secrétaire répondre pour lui, refusant de parler du sujet avec un journaliste. D'après sa secrétaire donc, il est « totalement contre » et refusera de procéder à ces mariages.

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