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dimanche, 28 septembre 2008

Conseil d'Agglomération de la CAMSA

Dans L'Alsace :

Pierre et vacances Apaisement à la Camsa

 


La Communauté d’agglomération Mulhouse Sud-Alsace semble avoir renoncé à l’affrontement sur ce dossier épineux. « A cet instant, je ne vois pas d’obstacle à un consensus entre nous… » En concluant ainsi le débat consacré au projet Pierre et Vacances à Ungersheim, le président de la Camsa Jo Spiegel joue l’apaisement. Mais il dresse aussi un constat ressortant des propos tenus par ceux qui se sont opposés très fermement au projet : « Nous ne sommes plus dans l’affrontement, nous avons quitté la logique du tout ou rien au profit d’une logique du plus ou moins… »

« Un patrimoine que nous avons le devoir, la mission, le sacerdoce de protéger… »

Quant aux partisans du projet — largement majoritaires à la Camsa — ils ont fait profil bas et sont restés muets. Le dossier ne figurait pas à l’ordre du jour mais Jo Spiegel a préféré l’évoquer aux points divers lors de la séance de vendredi soir. Le porte-flambeau des opposants, le maire d’Ungersheim Jean-Claude Mensch, rappelle une incontournable réalité : « Ungersheim est seule propriétaire des terrains concernés… » Il rappelle aussi ses exigences : préservation de la forêt mais aussi du carreau Rodolphe. « Un patrimoine que nous avons le devoir, la mission, le sacerdoce de protéger… » Tout en affirmant n’être « pas jusqu’au boutiste » et « chercher un compromis pour sortir de la cacophonie ambiante », il ajoute : « Nous n’avons pas à nous aplatir devant un aménageur parce qu’il met des millions sur la table… » « Nous sommes à la croisée des chemins… », analyse le maire de Wittenheim Antoine Homé, qui souhaite « un compromis gagnant-gagnant » mais qui préconise de « rester ferme » vis-à-vis de Pierre et Vacances sur certains points. Il réclame également l’élargissement du comité de pilotage mis en place lundi soir « aux autres élus du Bassin potassique ». Pour le président Spiegel, ces exigences sont compatibles avec l’état actuel du projet, tel qu’il a été remanié («L’Alsace » du 24 septembre) : « Les choses avancent. Nous sommes dans une volonté partagée de trouver un compromis qui ménage les intérêts du territoire et ceux de l’aménageur… » De nombreuses réunions seront sans doute nécessaires pour y parvenir avant la fin du mois prochain : une séance extraordinaire de la Camsa se tiendra fin octobre pour se prononcer sur le projet définitif.


StS

Pas de boutique Hermé

 


Le pâtissier Pierre Hermé va installer un laboratoire de production de chocolats et de macarons à Wittenheim. À une question de Nicoletta Krantz, Antoine Homé répond qu’il n’est pas d’actualité pour l’instant que ce « Picasso du chocolat », comme il le qualifie, ouvre une boutique à Mulhouse. « Mais peut-être pourra-t-il livrer à domicile… », ajoute le maire de Wittenheim.

Dans les DNA :

Camsa / Conseil d'agglomération
Prologis en suspens

 

Le projet Pierre et Vacances a fait débat au conseil d'agglomération même s'il n'était pas à l'ordre du jour. Un consensus minimum est trouvé. Un autre sujet, non inscrit aux délibérations, suscite des inquiétudes : le géant de la logistique Prologis n'aurait plus l'intention de s'installer à Staffelfelden.

En ouvrant la séance du conseil vendredi soir, le président de la Camsa Jo Spiegel s'est félicité de la tournure des événements depuis la réunion consensuelle de lundi entre les parties publiques et privées concernées par le projet Pierre et Vacances- une réunion qu'il qualifie de premiers travaux du « comité de pilotage » (DNA du 23 septembre).

«Démarche constructive»

« On n'est plus dans une logique d'affrontement mais dans une démarche constructive », a-t-il déclaré, avant d'inviter les collèges désireux de donner leur avis sur la question, de le faire une fois l'ordre du jour épuisé (DNA du 27 septembre).
En fin de séance donc, le maire d'Ungersheim Jean-Claude Mensch a rappelé qu'il ne fallait pas « être impressionné par les centaines de millions qu'on nous balance à la figure... le conseil d'Ungersheim a pris ses responsabilités. On ne s'est pas aplati ».
Considérant que les discussions de lundi était « une réunion au sommet » mais pas un comité de pilotage, il s'est dit prêt à négocier sur les modalités de cession des terrains à condition qu'un couloir écologique de 100 m de large soit préservé le long de la Thur et qu'un déversoir de crue soit aménagé afin que Bollwiller ne soit pas inondé en cas de débordement décennal. Par ailleurs, il a formulé le voeu que la forêt humide et la forêt alluviale soient inscrites au Conservatoire des sites alsaciens.

«Croisée des chemins»

« Nous sommes à la croisée des chemins » a insisté pour sa part le maire de Wittenheim Antoine Homé : « Pour être gagnant-gagnant, ce projet d'intérêt touristique doit respecter le Scot, la charte de gouvernance, le plan Climat et les directives européennes de l'environnement. » Il demande que le comité de pilotage soit élargi à d'autres élus du secteur concerné.
Pierre Freyburger a rappelé que le conseil général, dont il est membre, ne s'est encore jamais prononcé officiellement sur le sujet. Il demande que Pierre et Vacances, qui dégagerait quelque 146 M.€ de ses sites, s'implique plus dans la réalisation de l'aquapole qu'il réclame au lieu de solliciter les collectivités.
Ne voyant « pas d'obstacle à ce qui a été formulé », Jo Spiegel a toutefois rappelé que l'équipement aquatique aurait un statut public mais la délégation de service serait assuré par l'opérateur privé. A suivre...
Profitant des rapports sur le développement économique (voir ci-dessous), le maire de Staffelfelden Stanislas Pilarz a précisé qu'il aimerait bien rassurer son conseil municipal (qui se réunit ce lundi) sur l'installation de l'américain Prologis dans la ZAC du Carreau Marie-Louise.

«Pas gagné...»

Le numéro 1 mondial de la logistique aurait dû confirmer au printemps dernier, puis cet été, l'installation de sa base sur une zone de 17 hectares avec trois hangars grand format et haut de gamme (80 000 m²), respectueux de l'environnement.
« Je n'ai pas de réponse » a reconnu Jo Spiegel qui avoue « que c'est loin d'être gagné ». C'est la Serm qui gère pour le compte de la Camsa ses zones d'activité. Il semble que Prologis n'a pas trouvé preneur pour remplir les mètres carrés dont il voulait disposer sur sa future base du Carreau Marie-Louise. Stanislas Pilarz ne croit plus à la venue de Prologis.


E. Ch.

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dimanche, 21 septembre 2008

DNA : Vivement les Vacances

Vivement les vacances...

 

(Dessin Joan)

La crise nouée à la Camsa au sujet du projet d'implantation de résidences Pierre ' Vacances a atteint jeudi soir un paroxysme quand le maire d'Ungersheim a quitté sèchement la réunion des commissions réunies. Depuis plusieurs semaines, la tension montait entre les deux hommes. Et au delà du désaccord profond sur la notion de développement durable autour duquel s'enlise le dossier, les uns prêtent aux autres des intentions politiciennes plus ou moins avouables et mesquines pour expliquer leur position. Une chose est sûre (mais peut-on être sûr de quoi que ce soit en politique ?), Jo Spiegel et Jean-Claude Mensch ne passeront pas leurs prochains congés dans le même... village vacances.

Question de taxe ?

Ainsi, à Pulversheim, un adjoint estime que l'opposition du maire d'Ungersheim serait avant tout guidée par des raisons fiscales. «La forêt est sur le ban de Pulversheim, c'est donc Pulversheim et non Ungersheim qui bénéficiera des retombées fiscales que sont la taxe foncière et la taxe locale d'équipement», explique-t-il, ajoutant que la TPU, la taxe d'habitation et la taxe de séjour reviendraient à la Camsa. «Si le projet était à 500 m plus au nord, la position d'Ungersheim serait différente.»

Troisième tour des municipales...

Jean-Claude Mensch est cependant loin d'être isolé. Un collectif d'élus parmi lesquels le maire PS de Wittenheim Antoine Homé (accusé de ne pas avoir digéré de voir le centre nautique promis par la Camsa partir à Ungersheim) et le chef de file des socialistes mulhousiens Pierre Freyburger, soutiennent la démarche du maire d'Ungersheim et demandent tant un changement de méthode qu'une évolution du projet. Un front commun qui fait hurler au règlement de comptes politiques. Les opposants feraient payer au président de la Camsa son manque de soutien politique lors des dernières municipales à Mulhouse. D'aucuns n'auraient pas pardonné au maire socialiste de Kingersheim, son absence d'engagement auprès de Pierre Freyburger, lorsque celui-ci disputait la mairie de Mulhouse à... Jean-Marie Bockel.

Un silence assourdissant

S'il est un silence assourdissant dans cette affaire, c'est bien celui soigneusement gardé par la Région et le Département, tous deux membres du Symbio, partenaire du projet avancé par la Caisse des dépôts et consignations. Depuis le début de la crise, pas un communiqué, pas une prise de position officielle. C'est le soldat Spiegel qui va au charbon. Il est vrai que le projet se situe sur le territoire de la Camsa.


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dimanche, 14 septembre 2008

Histoire de Pierre dans L'Alsace

Histoire de Pierre

Antoine Homé nous l’a dit : il ne faut pas mélanger Pierre et Vacances et politique. Il n’attaque donc pas le président Spiegel mais le projet. En revanche, le maire de Wittenheim fait partie de ceux qui « regrettent vivement que Jo Spiegel n’ait pas soutenu tel ou tel candidat » aux municipales. Bref, qu’il ne se soit pas davantage investi contre Jean-Marie Bockel et pour Freyburger. Encore une histoire de Pierre, décidément !

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