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samedi, 12 septembre 2009

DNA : La CAMSA est morte, vive la CARMA

Au Parc Expo / Conseil communautaire
La Camsa est morte, vive la Carma !

 

La séance était historique. Hier soir, les conseillers communautaires de la Camsa ont approuvé à main levée, à l'unanimité sans abstention, la constitution d'une communauté d'agglomération élargie. La Camsa est morte, vive la Carma !

« Cette démarche historique fera date », a insisté Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse qui présidera aux destinées de la future Carma, avec à ses côtés les deux vice-présidents Jo Spiegel et Olivier Becht. « Nous travaillons pour nos concitoyens, ceux qui nous ont mandatés et pour nos enfants. Nous souffrions de ce handicap de n'être pas unis et dans le cadre de la compétition des territoires, cela devenait un vrai souci, un vrai handicap. »

Jo Spiegel ovationné

Mais pour arriver à cette séquence émotion de ce vendredi, le chemin à parcourir a été long comme l'a rappelé Jo Spiegel. « Nous sommes à la vingtième édition de ce document unique, depuis des mois nous débattons, nous échangeons », a-t-il souligné en saluant la fantastique évolution qui a été construite peu à peu par le Club des 22 en un an, le rôle moteur de certains élus dans des environnements qui n'ont pas été faciles, remerciant les conseillers et les maires qui tous ont été guidés par l'éthique du bien commun.
Pour cette dernière séance, Jo Spiegel a encore tenu à resituer la future «grande agglo» dans son contexte :«J'entends parler de Grand Mulhouse ou de Grande agglo, mais en fait nous adaptons notre gouvernance à un territoire pertinent, déjà vécu, pratiqué par les habitants, qu'ils fabriquent dans leur quotidien et qui va dans le sens de l'histoire».
Jo Spiegel et ses collègues maire du bassin potassique avaient déjà franchi une première étape en 2004 en faisant alliance avec la ville centre. «Nous avions traversé les mêmes doutes, mais c'est un processus que nous avions ardemment souhaité. Nous ne sommes pas propriétaires de nos territoires, nous travaillons pour le bienfait d'une agglomération unie qui s'exprimera avec le temps», a-t-il conclu avant d'être ovationné par la salle.

Paroles d'élus

Tous les élus qui ont pris la parole les uns après les autres ont ensuite tous insisté sur un point majeur. Cette Carma se construit sur les ruines des égoïsmes mais pour l'intérêt général :« Je souhaite que ce soit le meilleur pour tous nos concitoyens », a dit Jean-Denis Bauer, maire de Didenheim. « Nous formerons une même famille », a renchéri André Clad, maire de Lutterbach. « Nous construiront une nouvelle histoire pour le seul bien-être de nos concitoyens », a ajouté Stanislas Pilarz, maire de Staffelfelden. « Nous allons offrir du sens à nos concitoyens, sur un territoire plus pertinent, on pourra faire de grandes choses », a estimé pour sa part Richard Lazek pour Bollwiller. « Après des temps de crainte et d'interrogation, je suis très fière », s'est réjouie Josiane Mehlen, maire de Morschwiller le Bas. « Après 30 ans de je t'aime moi non plus, parlons maintenant Carma », a conclu Vincent Hagenbach (Richwiller). Heureux, c'était aussi le cas pour Antoine Homé (Wittenheim) :« nous avons enfin cette taille critique qui nous permet d'être présent ». Et Joseph Goester a eu le mot de la fin. En pionnier de l'intercommunalité avec Jean-Marie Bockel, il a déclaré « ne rien regretter. Nous avions une vision futuriste, nous étions sur la bonne voie. » Il a fini sur ce mot d'humour qui s'entendra encore souvent :« Ce sera la révolution pour l'agglomération. On chantera la Carmagnole. »


Françoise Zimmermann

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dimanche, 05 juillet 2009

DNA : Problème de mouches

Kingersheim-Richwiller / Prolifération de mouches
La grogne des élus s'intensifie

 


Dans un communiqué, Jo Spiegel et Vincent Hagenbach, les maires de Kingersheim et de Richwiller indiquent: «La population de Kingersheim, tout comme celle de Richwiller et de Pfastatt, a subi une prolifération de mouches ces derniers mois. Face à cette situation inacceptable, imputable à l'entreprise Carlier production (OEufs Michel), le maire de Kingersheim et celui de Richwiller avaient demandé au préfet qu'il exigeât de l'entreprise l'évacuation des fientes, l'évacuation des poules de deux des quatre bâtiments de l'infrastructure, et la non-réouverture de ces bâtiments tant que la maîtrise de la population des mouches ne serait pas assurée, ainsi que le maintien d'un contrôle sanitaire constant.
La situation, qui reste à ce jour problématique, a conduit les maires de Kingersheim et de Richwiller à envoyer au directeur de l'entreprise un courrier lui indiquant leur intention de demander au Préfet la fermeture anticipée de l'entreprise dans les meilleurs délais.»
Voici le texte de ce nouveau courrier adressé au directeur de Carlier production: « Nous voulions vous faire part de notre colère, partagée par de trop nombreux concitoyens comme par les habitants des communes voisines, suite à la prolifération continue des mouches issues de l'entreprise « les oeufs mâtines » et ce depuis le 24 avril dernier. Nous avons compris désormais qu'en la matière le mal était fait, même si récemment vous avez tenu compte des prescriptions des services vétérinaires en matière de nettoyage et désinfection.
Les mouches actuelles seraient en effet le produit 2e voire 3e génération des larves issues de votre entreprise qui auraient, aujourd'hui, trouvé d'autres sites de reproduction que le seul poulailler. Les mouches risquent donc de continuer à proliférer en fonction notamment des conditions météorologiques.
Nous condamnons la légèreté et l'inconséquence dont les dirigeants de l'entreprise ont fait preuve en matière de respect des normes d'hygiène, conduisant, par deux fois en trois ans, à la prolifération intolérable et durable des insectes. Nous désapprouvons les méthodes d'élevage intensif des « oeufs mâtines », d'un autre temps, indignes, cruelles et à l'origine de nuisances insupportables.
Nous désapprouvons le fonctionnement d'une entreprise qui place le profit et la rentabilité économique au-dessus de toute autre considération. Nous déplorons enfin le laisser-aller des dirigeants d'une entreprise qui se sait condamnée à l'échéance 2012 faute de disposer des moyens nécessaires à la remise en conformité obligatoire de ses installations.
Nous vous informons que nous allons solliciter le Préfe,t seul habilité à intervenir, s'agissant d'une installation classée, et à procéder à la fermeture anticipée et aussi rapide que possible de votre entreprise. Le député-maire de Pfastatt, Francis Hillmeyer, et le maire de Wittenheim, Antoine Homé s'associent à cette démarche. Nous soutiendrons par ailleurs toute manifestation de riverains ou de partenaires économiques dont l'objet irait dans le même sens ».

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dimanche, 17 mai 2009

DNA : Grande Agglomération

Grande agglomération
Première rencontre

 


Une première réunion, en vue de constituer une grande agglomération mulhousienne, s'est tenue hier matin à huis clos à Illzach entre la Camsa (Jo Spiegel, Jean-Marie Bockel, Antoine Homé) et le Club 22 (Daniel Eckenspieller, Francis Flury, Olivier Becht notamment). Le club des 22 réunit les communes situées dans le périmètre du Schéma de cohérence territoriale mais non dans la Communauté de communes Mulhouse sud Alsace. Ils ne veulent pas entendre parler de la Camsa, du moins dans sa forme actuelle. Mais le club n'est pas fermé à la fondation d'une nouvelle gouvernance communautaire. En mars dernier, il a même formulé des propositions pour la création d'une Communauté d'agglomération de la région mulhousienne qui comprendrait les 16 communes de la Camsa et les 22 communes du club.

Le 3 juin à Paris

Le club demande que la ville centre, Mulhouse en l'occurrence, ait moins de poids dans la nouvelle organisation territoriale qui doit se mettre en place. En clair que les ressources des 22 communes ne servent pas à éponger exclusivement la soif de la Camsa. Il a donc été question hier matin, « dans un dialogue très constructif », des modalités de gouvernance possibles, comme l'a confirmé Olivier Becht joint hier. Mais les deux parties se sont engagées à ne pas communiquer pour l'instant. Les personnalités de la Camsa et du club des 22, qui étaient hier à Illzach, se rendront au ministère de l'Intérieur le 3 juin prochain pour avoir confirmation que l'État s'engage notamment à compenser financièrement les communes pendant la période de lissage jusqu'à l'instauration au sein de la nouvelle communauté de la taxe professionnelle unique au même taux. D'ici l'été, Camsa et Club des 22 ont convenu de se revoir à plusieurs reprises.


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vendredi, 20 février 2009

DNA et L'Alsace : Plan climat

Camsa / Plan climat territorial
La révolution culturelle

 

Brouillard de pollution sur la ville de Mulhouse. Le Plan Climat a pour objectif de diviser par quatre l'émission de CO2. (Photo DNA)
« En jeu, il y a la survie de la planète ». Jo Spiegel, président de la Camsa, Communauté d'agglomération Sud-Alsace Mulhouse est certes convaincu. Mais il veut aussi être crédible dans sa démarche, pouvoir en montrer les effets. Ce sera le rôle de l'observatoire du Plan climat.

Ni fatalisme, ni culpabilité, mais au contraire une méthode, un projet, des objectifs, une vision optimiste des choses. C'est ainsi que Jo Spiegel définit le sens de sa démarche de « Plan climat ». Un plan pour lequel la Camsa était précurseur et reste pilote au plan national. Un plan pour lequel Jo Spiegel est prêt à rendre des comptes aux citoyens. En effet sans mobilisation des habitants, difficile de mettre en route une révolution culturelle.
L'observatoire du Plan climat va rendre tout cela possible : « la crédibilité du Plan climat est en jeu », insiste Jo Spiegel. L'observatoire va évaluer, mesurer, suivre le plan d'action. Des indicateurs vont exister comme la comptabilité carbone ou le nombre de personnes sensibilisées... Pour formaliser le fonctionnement de l'observatoire, un outil de pilotage, de gestion et d'évaluation des objectifs définis a été créé. Il prend la forme de plate-forme informatique extranet/intranet accessible à tous les porteurs d'actions.
A travers cet outil, les partenaires pourront visualiser la progression des différentes actions. Pour l'instant, 224 fiches actions sont listées, dont 75% sont en cours ou déjà réalisées. On sait aussi que 30 000 personnes sont sensibilisées au problème.
Dès le mois de mai-juin, les premiers bilans thématiques pourront être dressés et des propositions d'orientation évoquées. A l'automne, le conseil d'agglomération aura à sa disposition des résultats lui permettant de réorienter les actions si nécessaire. En décembre les résultats de la première année de mise en place seront publiés.

Les enfants feront l'éducation de leurs parents

Pour cette année à venir, les élus de la Camsa sont unis dans cette lutte contre l'effet de serre. Antoine Homé (Wittenheim) souligne que face à « la multiplication des phénomènes climatiques, comme la dernière tempête, le Plan climat est une réponse très concrète et extrêmement nécessaire. » Il a annoncé la mise en place d'un plan écologique global à Wittenheim.
Jean Rottner, premier adjoint au maire de Mulhouse, ajoute que « cette préoccupation de faire des économies d'énergie, de gain et de mieux-vivre est totalement partagée par les habitants ».
Jean-Denis Bauer (Didenheim) précise que les enfants ont été sensibilisés : « Ils feront l'éducation de leurs parents ». Richard Lasek (Bollwiller) précise qu'il réalise désormais ses embauches sous cet éclairage nouveau. Bertrand Felly (Feldkirch) évoque « l'avenir de nos enfants ». Edita Lamon (Richwiller) annonce la création de groupe d'écocitoyens.
Tous acteurs dans un territoire en reconversion, c'est ainsi que se présentent les élus des communes de la Camsa. On pourrait y associer les autres communautés de communes, a demandé Jean-Denis Bauer. A quoi Jo Spiegel a répondu que, « pour cet enjeu de survie de la planète et pour que nous puissions regarder dans les yeux nos enfants et petits-enfants, la future grande agglomération avancera sur le sujet ! »


Françoise Zimmermann

 

Climat Un observatoire et 224 actions

 

La communauté d’agglomération a pour principal objectif de réduire de 20 000 tonnes par an les émissions de gaz à effet de serre. Archives Darek Szuster

L’observatoire du plan climat est destiné à vérifier que la Camsa met tout en œuvre pour atteindre ses objectifs environnementaux.

Le plan climat de la Camsa avance. La mise en place de l’observatoire qui regroupe aussi bien des élus de la communauté d’agglomération que des experts et des représentants volontaires fait partie de la stratégie de lutte contre les nuisances environnementales. « La question climatique est l’enjeu planétaire de cette première partie du XXIe siècle » a expliqué le président de la Camsa, Jo Spiegel, hier lors de la présentation de l’observatoire. Il en a profité pour rappeler que la communauté d’agglomération avait pour principal objectif de réduire de 20 000 tonnes par an les émissions de gaz à effet de serre.

Un bilan annuel

Le rôle de l’observatoire dépasse le simple contrôle des initiatives communautaires. « On n’oppose pas les petits gestes habituels et les politiques publiques » a prévenu le président. L’observatoire évaluera et suivra le plan d’action et ce sera à lui de rendre publiques les données prélevées sur le terrain. Les citoyens pourront de leur côté suivre cette évolution grâce à une plateforme extranet. L’Aspa (Agence de surveillance de la qualité de l’air) dressera elle aussi un bilan des mesures effectuées. Les citoyens devraient compter sur un bilan annuel et sur des points semestriels pour se faire une idée des efforts accomplis par tout un chacun.Le plan climat a réussi à sortir de la simple accumulation de déclarations politiques. À la fin de l’année dernière, 224 actions étaient engagées sur le territoire communautaire. À travers ces engagements ou actions, quelque 30 000 personnes ont pu être sensibilisées à la protection de l’environnement sur le territoire de la communauté d’agglomération Mulhouse Sud Alsace.La Camsa compte beaucoup sur les jeunes pour inciter les adultes à faire des efforts pour améliorer la qualité de l’environnement. La « climat box » aura été l’an passé le principal vecteur d’incitation du jeune public avec 3000 exemplaires distribués.

Plusieurs milliers d’emplois en jeu

Au niveau des communes, la politique environnementale est sérieusement prise en compte. Jean Rottner, premier adjoint mulhousien, a témoigné de l’intérêt porté par les habitants du quartier où le centre socioculturel Papin met en place des économies d’énergie avec l’objectif du mieux vivre.Antoine Homé, maire de Wittenheim a, lui, insisté sur l’ampleur des phénomènes atmosphériques comme la tempête récente qui prouve que « le plan climat est nécessaire et concret ». Le maire de Didenheim a pris un peu d’avance sur le climat politique en avançant que les autres communautés de communes de la grande agglomération mulhousienne ont tout intérêt à développer des politiques environnementales.L’environnement est aussi matière à créer des emplois. Jo Spiegel a annoncé le lancement prochain du pôle de compétence basse énergie, construction et rénovation. Pour le président de la Camsa, ce pôle crée un potentiel de « création de plusieurs milliers d’emplois. ».


R.C.

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