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mardi, 10 février 2015

Revue de presse du mardi 10 février 2015

 

 

© Dna, Mardi le 10 Février 2015 / Mulhouse
Wittenheim Pôle de psychiatrie Lauch-Thur-Doller
Le Leo à l'écoute le jeudi

Un premier Lieu d'écoute et d'orientation (Leo) pour les personnes en souffrance a été mis en place à Wittenheim.

Des points écoute existent déjà à Mulhouse ou à Kingersheim. Ce Leo est donc le premier à voir le jour sous cette forme, à l'initiative du pôle clinique de psychiatrie Lauch-Thur-Doller (*).

Le Leo existe depuis décembre 2014, il connaît une affluence plus importante depuis qu'il a quitté les locaux provisoires de la mairie de Wittenheim pour s'installer mi-janvier dans la nouvelle Maison de la Solidarité, toujours au centre-ville.

Beaucoup de femmes seules

Il fait le lien entre la population et le champ de la santé mentale en dehors de tous lieux institutionnalisés. Un réseau Santé existe d'ailleurs dans la commune. « La priorité est donnée aux habitants de Wittenheim. C'est une des grosses communes du bassin de vie », explique Barbara Schall, psychologue du pôle. Un second Leo devrait fonctionner à Wittelsheim courant mars.

Chaque jeudi matin, Barbara Schall ou sa collègue Clarisse Blauhellig, assistante sociale, quittent leurs bureaux du centre psychothérapeutique de Pfastatt (qui relève du centre hospitalier de Rouffach) pour assurer la permanence du Leo.

À la Maison de la solidarité, c'est le jour consacré aux Restos du coeur. Les personnes en difficulté sont souvent guidées vers la permanence d'écoute et d'orientation. Beaucoup de femmes seules sont concernées. « On reçoit toutes les personnes qui peuvent être en situation de difficulté psychologique. Elles peuvent être en deuil, subir des violences conjugales ou être harcelées au travail. » L'objectif est de désarmorcer les situations de crise et guider ces personnes vers une prise en charge, qui n'est pas forcément longue. Cela peut être vers le centre médico-psychologique de Pfastatt. « Les gens souvent ne connaissent pas ce service ou n'osent pas faire la démarche. »

Les personnes pourront revenir à la Maison de la solidarité de façon ponctuelle. Les rendez-vous sont gratuits et anonymes.

K.D. Leo, Lieu d'écoute et d'orientation, Maison de la solidarité à Wittenheim, 33 rue d'Ensisheim. Répondeur téléphonique : 03 89 78 78 90 (les personnes sont rappelées rapidement).leo.wittenheim@ch-rouffach.fr L'accueil a lieu tous les jeudis, avec une permanence libre de 9h à 10 et une possibilité de rendez-vous de 10h à 12h. (*) Ce sont les cantons de Gueb-willer, Soultz, Wittenheim, Cernay, Thann, Saint-Amarin et Masevaux.


© L'alsace, Mardi le 10 Février 2015
Trioplast : les coulisses d'une démolition

Une page se tourne rue de Lorraine, à Wittenheim. Neuf ans après la fermeture de l'entreprise de production de film plastique Trioplast, (lire ci-dessous), le nouveau propriétaire du site a chargé l'entreprise Batichoc de faire place nette. Début décembre, deux pelles mécaniques ont commencé à grignoter les bâtiments, soit quelque 20?000 m² de béton et de ferraille, et deux mois plus tard, il ne restait déjà qu'un bout de hangar éventré et une dalle jonchée de gravats.

Pendant qu'un engin de chantier croquait les derniers piliers comme des biscottes avec ses mâchoires d'acier d'une pression de 350 tonnes, une autre équipe s'affairait sur une partie du chantier plus discrète, mais aussi bien plus technique : les bureaux, d'une surface d'environ 100 m², où les dalles reposaient sur une colle à l'amiante. Quelques fibres indésirables transformant le chantier en une zone à haute sécurité. L'entreprise nous en a ouvert les portes, à quelques heures du début des opérations.

Dès les abords du bâtiment, des banderoles jaunes avertissent en gros caractères les badauds imprudents. « Danger amiante ». En s'approchant, une pancarte précise : « Empoussièrement niveau 2, accès contrôlé, équipement obligatoire », le tout assorti d'une ribambelle de logos et d'articles de loi. Bref, on n'entre pas sur ce chantier comme dans un moulin... d'abord parce qu'il n'y a pas une porte, mais quatre. Pour éviter qu'une fibre ne s'échappe, trois sas séparent l'extérieur de la salle à traiter.

Deux d'entre eux sont équipés de robinets pour permettre aux désamianteurs de respecter en sortant un rituel rigoureusement minuté. Première douche, délai d'attente, enlèvement de l'équipement, deuxième douche... L'eau utilisée file directement dans des appareils qui la filtrent, et à la sortie, des tongs et des peignoirs sont alignés, comme à la piscine.

De l'autre côté des sas, la salle est entièrement couverte d'une bâche translucide rendue étanche à l'aide de ruban adhésif et de mousse de polyuréthane afin d'éviter que l'air pollué ne s'échappe par un interstice une fois le désamiantage commencé. Les fibres en suspension ne doivent avoir qu'une seule issue : une bouche d'aération grillagée, à l'autre bout de la pièce. « À l'extérieur, il y a deux extracteurs », précise Bruno Bonnel, directeur du désamiantage chez Batichoc.

« Notre cosmonaute est prêt ! »

Si un appareil tombe en panne, l'autre prend le relais, et si l'alimentation en électricité s'interrompt, un générateur de secours embraie : « Tout est doublé », précise le responsable. Pour rendre toute fuite impossible, l'autre secret est de maintenir toute la salle en « dépression », à exactement 20 pascals en dessous de la pression atmosphérique. Mécaniquement, l'air ne peut sortir que par ces aspirateurs géants, comme une boisson dans une paille. Après l'installation du dispositif - qui doit être approuvé par l'inspection du travail -, Roland Marien, chef du chantier de désamiantage, procède à un dernier test grandeur nature. Il entre avec un générateur de fumée et en emplit toute la pièce jusqu'à ce que l'on ne puisse plus distinguer le bout de ses doigts. « En cinq minutes, tout doit être parti », résume-t-il. Le premier désamianteur peut alors commencer à s'équiper pour travailler.

Entre le masque à ventilation assistée, la combinaison et l'arsenal de capteurs embarqués, sa préparation prend encore un bon quart d'heure. « Voilà, notre cosmonaute est prêt ! », rit Patrick Gaidella, responsable de travaux. Durant l'intervention, un hublot, des mini- caméras et une batterie de capteurs permettront aussi de relever et d'enregistrer les moindres paramètres de l'extérieur.

Finalement, le chantier a pu être libéré vendredi, après des dernières « mesures libératoires » ayant confirmé qu'il ne subsistait plus aucune trace de fibres dans l'air. En tout, le chantier de désamiantage aura pris environ deux semaines... dont la moitié de préparation et d'installation.

10:05 Publié dans A Wittenheim | Lien permanent | |  Facebook | |

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