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vendredi, 30 janvier 2015

Revue de presse du vendredi 30 janvier 2015

 

 

© L'alsace, Vendredi le 30 Janvier 2015

Ce dimanche 1er février, la ville de Wittenheim fêtera le 70e anniversaire de sa libération en rendant hommage aux soldats qui ont participé aux combats qui ont libéré la commune. Dans les rangs de ces libérateurs se trouvait le soldat Yoube Lalleg d'origine algérienne. Âgé aujourd'hui de plus de 95 ans, il vit à Wittenheim depuis 1946.

Avant de participer aux combats libérateurs du hameau de Schoenensteinbach et de la cité Sainte-Barbe les 1er et 2 février 1945, Yoube Lalleg avait déjà participé à la campagne de Tunisie où il a été blessé et fait prisonnier par les Allemands.

Après son évasion, il rejoindra la 1re Armée française avec laquelle il a débarqué fin août 1944 sur les plages du golfe de Saint-Tropez. « Ensuite, j'ai fait un long périple émaillé de grandes batailles, notamment à Belfort, avant d'atteindre le Bassin potassique. Là, dans la forêt de Richwiller, ma section a rejoint le 21e RIC, régiment d'infanterie coloniale de la 9e Division d'infanterie coloniale. Sous le commandement du capitaine Robert Vial, au cours de la nuit glaciale du 1er au 2 février, nous avons commencé la progression vers le hameau de Schoenensteinbach et la cité Sainte-Barbe, se rappelle-t-il avec émotion. Après un engagement victorieux des blindés, nous avons totalement occupé le hameau vers midi ainsi qu'une partie du carreau de la mine Théodore. La compagnie a ensuite anéanti les dernières résistances allemandes retranchées dans les locaux de la mine. Au cours de ces combats, le capitaine Vial a été gravement blessé par un éclat d' obus allemand, il a survécu mais a perdu la vue. » Autre fait marquant : « Dans la soirée, les Allemands ont été contraints à lâcher toute la cité minière d'une part sous les attaques du 21e RIC et sous celles d'un bataillon du 6e RIC qui venait de Wittenheim centre déjà libéré. » Yoube Lalleg participera ensuite aux combats de la Poche de Colmar et à la campagne Rhin et Danube.

Conseiller technique pour le film « Indigènes »

Après la guerre, il été durant plusieurs années président de la section Rhin et Danube de Wittenheim. Plus récemment, il a été sollicité par les réalisateurs du film Indigènes en tant que conseiller technique.

Les combats pour la libération de Wittenheim ont débuté dans l'après-midi du 20 janvier 1945 par des bombardements très intenses qui se sont poursuivis durant plusieurs jours. Le 25 janvier, très tôt le matin ont débuté les combats du côté de la Cité Anna.

Le 27 janvier, la cité et l'usine Kullmann ont été libérées. Le 31 janvier, tout Wittenheim centre a été libéré. Ont suivi les combats pour la libération du hameau de Schoenensteinbach et de la cité Théodore.

COMMÉMORER La journée commémorative du dimanche 1er février se déroulera comme suit : 10 h : office interreligieux à l'église Sainte-Marie ; 11 h 15 : cérémonie patriotique au monument aux morts, place des Malgré-nous ; vin d'honneur et déjeuner offerts aux libérateurs à la salle Léo-Lagrange; exposition à la grande salle de l'Espace Léo-Lagrange et sur le parking.

Voici quelques chiffres issus de l'ouvrage Chronique de Wittenheim de Désiré Renaud concernant la libération de Wittenheim. La commune a payé un lourd tribut avec 64 victimes civiles, 120 mutilés civils, 50 personnes déportées, 31 familles expulsées, deux morts en déportation, 72 morts dans la Wehrmacht incorporés de force, six morts dans l'armée française, 751 maisons endommagées et 132 maisons totalement détruites.


L'alsace, Vendredi le 30 Janvier 2015

« Notre société est riche, mais elle ne fait pas ce qui est nécessaire pour les personnes en perte d'autonomie. Si ça continue, ça nous explosera à la figure », estime Pierre Kammerer. C'est en ces termes que le directeur du Réseau Apa a lancé, mardi soir à Riedisheim, un nouvel appel aux élus et au gouvernement à enfin « prendre des décisions ». « La loi d'accompagnement du vieillissement est en chantier depuis dix ans. Les 600 millions d'euros annoncés ne suffisent pas, il faut plusieurs milliards. »

« Dans la solidarité et la fraternité »

À quelques semaines des élections départementales, il a rappelé que la principale compétence des Départements reste le social : « Il faut que nos élus aient à coeur de soutenir les associations qui oeuvrent pour ceux qui sont touchés par le handicap et la maladie. »

Créée il y a près de 70 ans, l'association d'aide aux personnes âgées, qui offre aujourd'hui 23 services à destination de toutes les générations, défend l'esprit de ses fondateurs : « Prendre soin des autres dans un esprit de service public, vivre ensemble dans la solidarité et la fraternité. Les services à la personne, ce n'est pas un business, assure Pierre Kammerer. Même si des hommes politiques, de droite et de gauche, se sont battus pour que cela devienne un business. »

Innovations et expérimentations

Ces dernières années, des investisseurs ont misé sur le vieillissement et construit des résidences pour seniors qui sont loin de faire le plein parce qu'inabordables pour une bonne partie de la population. En revanche, les équipements et services accessibles à tous deviennent insuffisants : « L'offre d'équipement est en baisse, il n'y a plus d'ouvertures de maisons de retraite prévues dans la région, les accueils de jour et les hébergements temporaires ou d'urgence sont pleins... »

Pour répondre aux besoins grandissants, le Réseau Apa bataille sur tous les fronts. Il demande l'extension des services de soins infirmiers à domicile, va ouvrir des accueils de jour à Wittenheim et Riedisheim, entame la rénovation de la maison de retraite de l'Arc à Mulhouse. Il innove, en construisant cette année à Riedisheim, en face de sa résidence Le Bois Gentil, 80 logements de deux et trois pièces pour seniors : ils seront équipés en domotique et un promoteur en financera la moitié.

Innovation encore, à Wittenheim, où seront regroupés sur un même lieu un accueil de jour Alzheimer, des services de soins et d'aide à domicile, « pour que les familles trouvent des solutions simples, efficaces et rapides ». Il expérimente avec son homologue bas-rhinois, l'Abrapa, un service d'aide à l'adaptation du domicile constitué d'un ergothérapeute et d'un conducteur de travaux capables d'intervenir très rapidement.

Il se lance dans l'ère numérique avec le Facilien, un service d'initiation des personnes âgées à l'internet (L'Alsace du 7 janvier 2015) afin qu'elles puissent garder le contact avec leurs proches et leurs aidants professionnels. Le Réseau Apa investira 13,5 millions d'euros en travaux en 2015-2016 : « Des investissements qui bénéficieront à l'économie locale » , avance Pierre Kammerer.

Appel à la générosité et au bénévolat

Pour compenser la baisse des subventions publiques, il compte sur la générosité des donateurs et sur les legs. Il s'appuie sur l'enthousiasme de ses 870 bénévoles qui offrent de leur temps libre pour appuyer ses 2 650 salariés : « Nous aurons besoin de plus en plus de bénévoles. » Pour améliorer les services rendus, il va accroître la formation, qui l'an dernier a bénéficié à 900 professionnels et 250 bénévoles.

La petite enfance aussi

Le Réseau Apa veut aussi étendre son action à la petite enfance. Il propose déjà des services de garde à domicile des enfants. Il répond désormais aux appels d'offres de gestion de multi-accueil et crèches : « Nous avons une expertise dans la garde d'enfants et dans l'accueil de jour des personnes âgées : nous voulons conjuguer ces deux expertises. » Dans l'espoir, là aussi, de ne pas laisser le « business » gagner du terrain.

09:23 Publié dans A Wittenheim, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

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