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jeudi, 17 juillet 2014

Réforme territoriale : Projet de fusion Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne

© Dna, Jeudi le 17 Juillet 2014 / Région

 
Les Alsaciens veulent s'arrêter en Lorraine

 

La fusion des régions jusqu'à Champagne-Ardenne (DNA d'hier), c'est trop, pensent les élus et mouvements politiques alsaciens. Beaucoup se seraient contentés d'une fédération Alsace-Lorraine.

Gilbert Meyer, le maire UMP de Colmar, reste farouchement opposé à tout projet de fusion : « On est dans la démesure. C'est un tohu-bohu indescriptible, plus personne ne s'y retrouve. »

 

« L'argument, c'est de faire des économies. Mais il ne faut pas prendre les Français pour des imbéciles. On n'a pas le courage politique de prendre les décisions qui s'imposent pour réorganiser le pays. Alors, on crée un écran de fumée en provoquant le débat ailleurs, pour cacher la misère de l'État. Ce n'est pas en additionnant la démographie qu'on aura un poids plus fort. Tout regroupement de collectivités territoriales coûte plus cher, et ne génère aucune économie. Je suis favorable à des accords de partenariat. La fusion n'apporte rien de plus. »

 

Charles Buttner, le président UMP du conseil général du Haut-Rhin, qui avait plutôt mesuré son enthousiasme pour le projet de création du conseil unique d'Alsace, réserve encore sa réaction concernant cette fusion.

 

Jean-Marie Bockel, le sénateur UDI du Haut-Rhin, n'était guère heureux d'avoir été omis dans la liste des signataires du communiqué contre la fusion Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne diffusé mardi soir. Un effet collatéral d'une campagne des sénatoriales « pas tendre » dans le Haut-Rhin, affirme-t-il. Toujours est-il qu'il figure bien dans le camp des opposants, aux côtés, notamment, de Philippe Richert, président de la Région Alsace, de Guy-Dominique Kennel, président du conseil général du Bas-Rhin, et de nombre de parlementaires.

Les conseillers régionaux socialistes et démocrates, eux, « maintiennent fermement leur volonté d'une fédération des Régions Alsace et Lorraine, dont la taille est la seule à même de garantir efficacité économique dans un espace européen et proximité pour la performance de l'action publique au service des citoyens », sous la plume de leur chef de file, Antoine Homé.

 

Jean Rottner, le maire de Mulhouse, exprime sa « totale opposition » à cette fusion de trois régions, qu'il considérerait comme « un véritable déni de démocratie, fondé sur des considérations purement politiciennes, alors qu'il engage le destin de trois régions et de leurs 5,5 millions d'habitants ». « Mulhouse a montré sa capacité d'ouverture en proposant la constitution d'un pôle métropolitain avec Belfort et Montbéliard, après celui qui la lie à Strasbourg », ajoute le maire de Mulhouse, qui verrait d'un bon oeil le projet de conseil unique d'Alsace revenir, par la voie d'un amendement parlementaire.

 

Les trois délégués UMP des circonscriptions strasbourgeoises, Jean-Emmanuel Robert, Georges Schuler et Jean-Philippe Maurer dénoncent la « méthode » d'un « pouvoir vacillant » qui ferait ses « devoirs de vacances », sans s'attaquer « aux problèmes urgents comme le chômage, le pouvoir d'achat, la croissance, la maîtrise de la dette, la modération fiscale », mais « en bafouant les spécificités et identités locales ». Eux aussi exhument le projet de fusion des trois collectivités (Région Alsace et départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin), seul capable selon eux de « préserver le statut de capitale pour Strasbourg ». Un projet à remettre sur les rails non sans demander « l'avis des citoyens à travers un référendum. »

 

L'association « Unser Land » écrit : « Après le gribouillis de coin de table élyséen, c'est au puzzle que jouent désormais les députés socialistes, avec un mépris affiché pour les provinciaux, ces curieux bipèdes qui peuplent les contrées de l'outre-périphérique ». S'adressant à ces mêmes députés PS, Unser Land ajoute qu'ils ont été mis « en minorité » par rapport aux autres parlementaires du Grand Est : « Ils ont pu goûter au sort peu enviable qu'ils comptaient réserver aux Alsaciens en cas de fusion avec la Lorraine : celui d'éternels minoritaires, condamnés au silence », avec Strasbourg qui ferait « une croix sur son statut de capitale régionale ». Au nom d'Unser Land, Jean-Georges Trouillet, son vice-président, défend donc ce qui est pour lui « la seule issue possible garantissant l'avenir des Alsaciens » : la (re)création du conseil unique d'Alsace.

11:56 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, Au PS, Blog, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

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