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lundi, 23 juin 2014

Stocamine : Antoine homé rencontre le cabinet de Royal

Dna, Samedi le 21 Juin 2014 / Monde
Droits de reproduction et de diffusion réservés

WITTELSHEIM Communiqués/Stocamine

 

 

Le collectif Destocamine réagit à la lecture du rapport de la Cour des Comptes

Le porte-parole Yann Flory écrit : « Dans son rapport daté du 9 avril 2014, le président de la Cour des Comptes alerte le Premier ministre sur « les graves conséquences de l'inaction des pouvoirs publics » dans la gestion du dossier Stocamine en stigmatisant « l'attentisme des pouvoirs publics ».

Depuis l'incendie de 2002 qui a mis fin à l'activité de stockage, les associations de consommateurs et de défense de l'environnement n'ont cessé de dénoncer l'inaction de l'Etat et la gabegie d'argent public dans cette affaire.

En 2010, le collectif Destocamine, réunissant associations et syndicats, a pris le relais et a

chiffré le coût de la passivité des gouvernements successifs à quelques 60 millions d'EUR (5,5

millions d'EUR par an).

Quand la Cour des Comptes évalue « l'inaction des pouvoirs publics à un minimum de 45 millions d'EUR. » sur 8 ans, elle corrobore le chiffre du collectif. Et encore, ne prend-elle pas en compte les dépenses occasionnées par les nombreuses expertises diligentées par l'exploitant ainsi que le coût de la concertation publique.

Onze ministres de l'écologie se sont succédé depuis 2002 et, à part une ébauche de solution

proposée par Delphine Batho en 2012 (déstockage partiel du mercure et concertation publique), RIEN n'a été fait ! Des millions d'EUR d'argent public ont été dépensés en enquêtes, consultations, expertises et entretien minier pour un embryon de solution !

Pourtant en 2011, un comité de pilotage de 13 experts rendait son rapport dans lequel il affirmait que :

1- l'ensemble des déchets pouvait être déstocké;

2- la nappe phréatique était menacée en cas de confinement définitif par la remontée des déchets vers la surface.

Il relevait la dangerosité des déchets mercuriels en suggérant en priorité leur déstockage, tout en conseillant d'évaluer l'impact sur la nappe phréatique des autres déchets chimiques.

Cette énième expertise n'a visiblement pas convaincu nos décideurs (mais peut-être ne correspondait-elle pas à leur attente ?). Ils en ont diligenté une autre puis, comme les choses ne traînaient pas assez à leur goût, ils ont décidé d'organiser un énième débat public.Jamais l'Etat n'aura autant failli à sa tâche !

M. le Président de la Cour des Comptes, merci de pointer du doigt cette situation inacceptable ; effectivement le temps presse et les finances publiques sont exsangues,

mais alors, pourquoi ne pas entendre l'expert suisse Marcos Buser qui soutient qu'on peut

tout déstocker pour quelque 60 millions d'EUR ? (www.destocamine.fr : l'appel du 13 juin).

Ressortir une infime partie des déchets toxiques ne suffira pas à « tranquilliser la population », seul le déstockage complet du site garantira définitivement la préservation

de la nappe phréatique rhénane.»

Patricia Schillinger au ministère de l'Environnement

La sénatrice Schillinger écrit : « Accompagnée d'Antoine Homé, maire de Wittenheim, Marie-Jeanne Taureau et Josiane Kieffer(PS de Wittelsheim), je me suis rendue au Ministère de l'Environnement, auprès de M. Leforestier (cabinet de Ségolène Royal), afin d'évoquer le sort du site de Wittelsheim.

Si dans un référé publié le 16 juin, la Cour des Comptes juge sévèrement l'Etat dans sa gestion du dossier Stocamine et dénonce les « graves conséquences » de l'« attentisme » des pouvoirs publics, nous avons, lors de de cette entrevue, fait remarquer que le changement de majorité avait toutefois marqué un tournant dans ce dossier, avec le début des travaux de déstockage du site et le lancement d'une concertation obtenue sous la pression des élus locaux, avec en tête le Parti socialiste Haut-Rhinois.

Cette consultation s'étant achevée, il appartient désormais aux ministres chargés du dossier, Ségolène Royal à l'écologie et Arnaud Montebourg à l'économie, d'arbitrer d'ici à la fin du mois de juillet, entre les différentes hypothèses de fermeture. Aussi cette rencontre a été l'occasion, une nouvelle fois, de rappeler l'urgence de la situation, chaque retard rendant, en effet, le déstockage plus complexe et plus coûteux. Nous avons donc plaidé, une fois de plus, pour un déstockage intégral, et rappelé la nécessité de préserver l'intégrité de la nappe phréatique. »


15:50 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, Au PS, Blog, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

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