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mercredi, 18 juin 2014

Antoine Homé et cléo Schweitzer Groupe socialiste du conseil régional

© Dna, Mercredi le 18 Juin 2014 / Région

Antoine Homé et cléo Schweitzer Groupe socialiste du conseil régional
« Un saut démocratique »

 

L'annonce par le président de la République de la réduction du nombre des régions et la fin programmée des départements en 2020 est une opportunité dont doivent s'emparer tous ceux qui veulent une action publique plus efficace au service de nos concitoyens.

 

Ce projet est une chance pour l'Alsace et pour la Lorraine dès lors qu'il n'est ni une simple juxtaposition de collectivités ni une seule affaire d'économies budgétaires dont le montant demeure nécessairement imprécis à ce stade. Non, il doit s'agir d'un véritable saut démocratique qui soit un exemple et qui permette de déverrouiller le vieux modèle d'organisation centralisé qui est aujourd'hui un handicap pour notre pays.

Une nouvelle étape démocratique

François Mitterrand avait eu cette phrase visionnaire en 1981 : « La France a eu besoin d'un pouvoir fort et centralisé pour se faire, elle a aujourd'hui besoin d'un pouvoir décentralisé pour ne pas se défaire. »

 

S'il avait lancé le mouvement, il nous faut aller aujourd'hui bien au-delà ! [...] À condition de s'en donner les moyens juridiques et financiers, l'égalité républicaine peut être bien mieux préservée avec une décentralisation aboutie, plus qu'elle ne l'est aujourd'hui.

Une nouvelle étape de décentralisation

La taille critique de 4 millions d'habitants de la future fédération portera cette Eurorégion au niveau de ses voisines européennes. Toutefois, et c'est là tout l'enjeu de cette réforme, pour ne pas se résumer à une simple juxtaposition des structures existantes, le transfert des compétences et des moyens doit être ambitieux.

 

Définissons des blocs - économie, politique de l'emploi, formation professionnelle, gestion des équipements de l'enseignement secondaire, transports régionaux, etc. - dans lesquels les régions auront la plénitude des compétences, avec suppression des doublons avec l'État.

 

Pour donner une représentation juste et proche des citoyens à cette nouvelle collectivité majeure, nous proposons un scrutin mixte qui saura le mieux garantir la représentation des territoires et des sensibilités politiques. L'on pourrait ainsi élire la moitié des conseillers régionaux à la représentation proportionnelle et l'autre moitié dans le cadre des cantons redécoupés.

Être à la hauteur

Certains à droite refusent de saisir l'opportunité qui s'offre. C'est ne pas se montrer à la hauteur de l'enjeu. Le retour à la collectivité unique d'Alsace est une chimère : les Alsaciens ont clairement exprimé leur refus et une partie de la droite alsacienne a d'ailleurs tout fait pour faire échouer ce projet.

 

Nous appelons ceux qui se font les chantres d'une Alsace recroquevillée à ne pas réitérer les mêmes erreurs. Et puis, chacun sent bien que la fédération de l'Alsace et de la Lorraine a du sens. Nous sommes liés par une histoire souvent tragique, par une tradition industrielle ancienne et par une commune identité transfrontalière. Nous sommes tournés vers l'Europe autour de nos grandes villes, Strasbourg, siège du Parlement européen mais aussi Nancy, Metz et Mulhouse. Pas de disparition des identités, non, mais un travail à effectuer pour tenir compte de ce qui est propre à chacun. L'organisation future peut très bien tenir compte des spécificités des Alsaciens et des Lorrains.

 

Saisissons l'opportunité qui nous est offerte, voyons-y le gage d'un progrès et refusons le repli, toujours nocif. Demain, la fédération de l'Alsace et de la Lorraine peut être un exemple de nouveau souffle démocratique pour la France !

15:18 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, Au PS, Blog, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

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