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lundi, 04 novembre 2013

La Région lance le grand débat prospectif « Alsace 2030 »

© Dna, Samedi le 26 Octobre 2013 / Région
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La Région lance le grand débat prospectif « Alsace 2030 »

 

Malgré l'abstention « à titre conservatoire » des élus socialistes et l'abstention tout court du FN, la Région a adopté le principe de la démarche « Alsace 2030 ». Elle pourra aller au-delà du prochain scrutin régional.

Réfléchir, anticiper, débattre, prévoir, inscrire : ce sera un double chantier dans l'année qui vient. D'abord parce que les grandes collectivités sont en négociations avec l'État pour le contrat de plan 2015-2020. Ensuite parce que la démarche « Alsace 2030 » a été mise sur les rails par un vote hier.

 

« Quelle Alsace voulons-nous bâtir ? » est le sous-titre du rapport qu'a défendu le président Philippe Richert. « Alsace 2030 », en effet, doit aboutir, après un an de débat, à un « document d'orientations stratégiques » pour l'Alsace.

 

Antoine Homé (PS) s'est avoué « très dubitatif ». « Est-ce, après l'échec du référendum, une nouvelle usine à gaz à 18 mois d'échéances électorales ? » a-t-il ironisé. Le calendrier, a-t-il estimé, est « intenable » : il faut pouvoir le prolonger.

 

Tope-la, a répondu Philippe Richert : que les régionales et départementales aient lieu en mars 2015, comme prévu, ou en mars 2016 (si le redécoupage cantonal patine), « pourquoi ne pas moduler le calendrier de certains ateliers ? »

 

« Alsace 2030 sonne comme un aveu, celui de l'échec des exécutifs régionaux et départementaux depuis 10 ans », a attaqué Anne-Pernelle Richardot (PS). En revanche, Jacques Fernique (Europe Écologie Alsace) a salué « une démarche bienvenue, utile, nécessaire » dans laquelle « il faudra aussi traiter du social ».

« Une vision partagée »

Au nom de la majorité, Jean-Paul Omeyer (UMP) a applaudi à l'idée. Mais, a-t-il prévenu, « attention à ce que les experts universitaires nourrissent notre débat, mais ne s'y substituent pas... » Patrick Binder (Front national) est, à l'opposé, « plus que sceptique » : « 2030, c'est dans 17 ans, et la crise nous empêche de voir aussi loin ! » Et il a fustigé la manie « de faire des schémas pour tout ».

 

« Les schémas existent parce que, justement, il y a éclatement des responsabilités, et qu'il faut définir des priorités », a rétorqué Philippe Richert. La démarche « Alsace 2030 » sera « une vision partagée » et non « le programme de la majorité d'une collectivité ». Elle associera « toutes les forces vives et les territoires de l'Alsace ». En signe de bonne volonté, il a intégré « les présidents des groupes politiques de la Région » au comité stratégique de l'opération - où ils n'étaient à l'origine, pas prévus.

Jacques Fortier


09:32 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, Au PS, Blog, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

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