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mercredi, 28 août 2013

Rentrée scolaire : mise en place de la réformes des rythmes scolaires

© Dna, Mardi le 27 Aout 2013 / Région
education Rentrée scolaire 2013
Des rythmes désaccordés

 

L'arrivée des activités périscolaires est la principale nouveauté de cette réforme.
La réforme des rythmes scolaires a divisé les villes en deux camps. Celles l'appliquant dès cette année, et celles qui veulent se donner le temps de la réflexion. Tour d'horizon.

Le choix a été parfois difficile dans les communes et les débats passionnés, mais tout le monde est désormais fixé. À Hohrod et Wittenheim, on a décidé d'appliquer la réforme des nouveaux rythmes scolaires dès cette année. Alors qu'à Colmar, la municipalité a choisi de la reporter à la rentrée 2014.

 

Dominique Bohn, adjoint rattaché à la commission scolaire à Hohrod, Antoine Homé, maire de Wittenheim, et Odile Uhlrich-Mallet, adjointe à la mairie de Colmar en charge de l'enseignement, répondent aux questions soulevées par cette réforme.

Le choix

À Hohrod, on avance trois arguments pour l'application de la réforme dès 2013. Le premier est l'aide de l'Éducation nationale pour le déroulement de cette première rentrée avec les nouveaux rythmes. Ensuite, une prime de la part de l'État. Et enfin, plus politique, le fait de vouloir mettre en place la réforme avant les élections municipales de 2014. « On s'est décidé en début d'année, raconte Dominique Bohn, après de nombreuses réunions préparatoires avec les associations, les parents d'élèves et les enseignants. Ces derniers étaient les plus réticents. Ils n'étaient pas chauds pour travailler le mercredi matin, à cause de l'occupation des salles », poursuit-il.

 

À Colmar, on a préféré prendre son temps. Des questionnaires ont été envoyés aux parents pour connaître leurs avis sur les horaires et le coût des activités. 3 000 retours sur 5 400 ont déjà été enregistrés. Les enseignants, par le biais des conseils des maîtres, sont également consultés. « C'est un travail de concertation. La ville doit rédiger un projet pédagogique qui doit être ensuite validé », explique Odile Uhlrich-Mallet.

Le déroulement

Les 90 élèves concernés à Hohrod, de la maternelle au CM2, travailleront en plus du mercredi matin de 8 h à 11 h 30, l'après-midi de 13 h 30 à 15 h 15. Jusqu'à 16 h ensuite, des activités seront proposées gratuitement aux élèves inscrits. Elles seront divisées en cinq thèmes : civisme, expression corporelle, arts plastiques, contes et musique, nature et environnement. Passé 16 h et jusqu'à 18 h 30, on rentrera dans le domaine périscolaire classique, avec des activités payantes. À Wittenheim, il y aura 1 h 15 d'activités gratuites de 14 h 45 à 16 h, sur les thèmes de l'art, des langues et des sciences.

 

Pour Colmar, où la réforme s'appliquera à la rentrée 2014, il y a déjà quelques pistes. « Je ne pense pas qu'on ira vers la gratuité des activités, car il y aura beaucoup de participants et on veut un engagement des familles dans la durée », indique Odile Uhlrich-Mallet. De plus, avec la gratuité, la Ville ne percevra aucune aide. Alors qu'elle recevra une somme par enfant et par jour si les activités deviennent payantes.

Le coût

À Hohrod, « il n'y a pas réellement de surcoût, lance Dominique Bohn. On a déjà les locaux et le personnel ». À Wittenheim, la gratuité des activités des 1 400 élèves s'élève à 150 000 EUR pour la ville. « Le fond d'amorçage (de l'État) nous donnera 68 000 EUR », précise Antoine Homé, le maire. Une aide de la Caisse d'allocations familiales est aussi attendue. « Les coûts sont maîtrisés, selon lui, et je préfère investir dans les écoles plutôt que dans la voirie. »

 

À Colmar, c'est une des raisons du report. Si la réforme avait été appliquée dès 2013, les coûts auraient atteint 800 000 EUR. « L'État nous aurait versé 200 000 EUR », dévoile Odile Uhlrich-Mallet. Soit un total de 600 000 EUR, à la charge de la Ville.

L'avenir

Dominique Bohn est optimiste. 60 % des élèves d'Hohrod sont déjà inscrits aux activités. « Je suis très, très confiant. Ca va être un grand plus pour les associations qui y participeront. » Même ton à Wittenheim. « On va enfin s'adapter au rythme biologique des enfants, et leur faire accéder à l'art, la culture et aux sciences », s'enthousiasme Antoine Homé. Près de 1 000 enfants sont inscrits aux activités dans sa ville. « Plus il y en aura, mieux ce sera », termine-t-il.

 

À Colmar, la concertation va se poursuivre. Mais on regardera attentivement les pionnières. « Ca va être intéressant pour nous d'observer les communes qui mettent en place la réforme cette année », indique Odile Uhlrich-Mallet.

 

 

10:01 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, Au PS, Blog, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

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