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lundi, 13 mai 2013

Discours du 8 mai 2013 prononcés à Wittenheim

 

Discours prononcé par Antoine HOMÉ, Maire de Wittenheim,

 

Le mercredi 8 mai 2013

 

CEREMONIE COMMEMORATIVE DE LA JOURNEE DE LA DEPORTATION ET DU 8 MAI 1945

 

 Mesdames, Messieurs, chers compatriotes, chers amis,

A l’occasion de la commémoration de la journée des déportés, je tiens tout d’abord à vous adresser à toutes et à tous mes plus chaleureuses salutations. Je tiens particulièrement à saluer, comme chaque année, les organisations patriotiques et d’anciens combattants, toujours fidèles à nos commémorations. Vous êtes, le soutien, vous êtes le pilier, vous êtes la mémoire de notre histoire et je vous en remercie.

 

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Il faut depuis plus de 60 ans, rappeler au moins une fois par an, l'horreur de la déportation et en tirer les leçons pour que de tels faits ne se reproduisent plus jamais.

C'est le sens de la loi de 1954 qui a instauré cette Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation. C'est pourquoi nous nous retrouvons ensemble ici ce matin.

Que ces femmes et ces hommes aient été combattants volontaires, combattants de l'ombre ou clandestins ou même combattants inconnus, ils ont tous été au cœur des luttes pour notre liberté.

Qu'ils aient été déportés parce que combattants, déportés pour le seul fait d'être nés juifs, agents d’un réseau, militants d'une cause, simple porteurs de messages, saboteurs, ou coupables d'avoir été désignés comme différents par un pouvoir indigne, ils ont tous été les victimes du nazisme, du fascisme et de leurs complices.

Se souvenir de ce passé est indispensable pour faire comprendre la tragédie humaine de la Déportation, en mémoire de ceux qui ont résisté à l'occupant. Jamais il n'a été plus indispensable de rappeler notre histoire qui peut sembler lointaine aux générations nouvelles. Bien loin de disparaître, le fanatisme, le racisme, et la xénophobie, comme nous le prouve les évènements récents, ne cessent de resurgir dans notre monde agité par des passions nationalistes et religieuses sur fond de désordre économique.

Cet exercice de mémoire nous oblige aussi à lire l'histoire contemporaine depuis les horreurs de la dernière guerre mondiale. Les génocides, les camps de concentration n'ont malheureusement pas disparu.

Elie Wiesel, prix Nobel de la paix en 1986 disait : « Ceux qui ne connaissent pas leur histoire s’exposent à ce qu’elle recommence ». Dans quelques années, les rescapés des camps ne seront plus là pour témoigner. Il appartiendra alors aux jeunes générations de rappeler cette effroyable tragédie et de perpétuer cet indispensable devoir de mémoire.

Mes chers compatriotes, n’oublions jamais notre histoire et transmettons là comme un cadeau précieux aux générations futures et gardez toujours à l’esprit que le renoncement aux valeurs de notre République Liberté, Egalité, Fraternité peut conduire au pire.

 

Bas du formulaireVive la paix ! Vive la République ! Vive la France !

 

 

 

Discours prononcé par Antoine HOMÉ, Maire de Wittenheim,

 

Le mercredi 8 mai 2013

 

 

 

CEREMONIE COMMEMORATIVE DE LA VICTOIRE DU 8 MAI 1945

 

 Mesdames, Messieurs, chers compatriotes, chers amis,

 

 

Avant de vous donner lecture du message officiel de Monsieur Kader ARIF, Ministre délégué auprès  du Ministre de la Défense et aux Anciens Combattants, je souhaite vous adresser à nouveau, mes chaleureuses salutations.

 

 Wittenheim est une ville de mémoire, Wittenheim est une ville qui honore ses libérateurs et je ne manquerai jamais de rappeler ici l’engagement qui a été le leur.

 

Si nous sommes réunis ce jour autour de ce monument, c'est que le sacrifice, les souffrances, le courage des protagonistes de la Deuxième guerre mondiale parviennent, après presque trois générations, à nous parler encore.

 

Ce que nous savons de cette histoire, c’est qu’elle fut une tragédie dans l’histoire de l’humanité. J'ai la forte conviction, que vous partagez sans doute avec moi, qu'il serait très grave de ne pas préserver le souvenir de la Deuxième guerre mondiale, que quelque chose de sacré reste à protéger et à transmettre pour que jamais ne revienne une telle tragédie dans l'histoire des hommes.

 

Enterrer, banaliser, effacer les souvenirs que l'on doit transmettre à la génération suivante, c'est vouloir effacer le meilleur et surtout le pire de l'humanité, c'est négliger la nécessaire leçon qui rappelle ce que l'homme est susceptible de faire.

 

Ne pas se souvenir, c'est minimiser le rôle de tous ceux qui d'Amérique, d'Angleterre et du Canada sont venus souffrir et sont morts pour libérer une France que l'Allemagne nazie exploitait sans scrupule la moindre de ses ressources, volant le travail des hommes au profit de son industrie de guerre.

 

Ne pas se souvenir, c'est faire fi de cinquante millions de morts.

 

La deuxième guerre mondiale fût synonyme pour notre pays d’une défaite sans précédent de nos armées et d’une occupation humiliante.  Ces évènements font réfléchir, font douter et déstabilisent la vision d'un pays si fier d'avoir été pendant des siècles celui qui apporta au monde la liberté, les droits de l'Homme et les valeurs de la République.

 

Mais de cette ombre naquit aussi beaucoup de grandeur de la part de ceux qui se sont dressés contre l'envahisseur, le courage de ceux qui n'ont pas obéi, de ceux qui moururent pour que d'autres survivent.

 

Tous les acteurs de cette aventure humaine, du premier d'entre eux au plus humble soldat, sont nos créanciers. Nous leurs devons tous notre liberté quotidienne et la paix qui règnent sur l'Europe depuis le 8 mai 1945.

 

Ayons longtemps encore à cœur de défendre ce jour si important, de savoir ce qu'il a supposé de souffrances pour être l'anniversaire de la paix la plus longue que notre continent ait connu et heureusement continue à connaître.

 

Ce jour du 8 mai se doit d'être particulier. C'est le jour où les enfants d'Europe doivent comprendre le prix de la paix, si banale, si « normale » à leurs yeux à tout autre instant de l'année.

 

C'est le jour où l'on se doit de cultiver son esprit critique qui, lorsqu'il s'amenuise, fait grandir les intolérances, le racisme, le fanatisme et les aspirants dictateurs de tous bords.

 

C'est le jour où l'on doit leur parler des femmes et des hommes qui furent les héros de cette aventure humaine que fut la Libération en France.

 

 

Vive la Paix !

 

Vive la République !

 

Vive la France !

 

 

15:11 Publié dans A Wittenheim, Au PS, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

Commentaires

l'histoire jugera si ce monde de l'après guerre aura oui ou non été fidèle à leurs espoirs. Je dis qu'il faut vraiment nous souvenir de cet espoir et tout faire pour continuer à contribuer, à notre place, à sa réalisation bien sur même si la crise nous corrode dans toutes ses profondeurs financières, économiques politiques, sociétales.
C'est notre devoir en tant qu'êtres humains et surtout en tant que citoyens.
Un monde nouveau est né qui malheureusement génère d'autres guerres, d'autres atrocités, d'autres dangers, d'autres violences, d'autres intégrismes, d'autres conflits. Très bien placée pour en parler, moi enfants née dans l'Europe.
Mes respects. Mr Homé.

Écrit par : marie | lundi, 17 juin 2013

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