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mercredi, 03 avril 2013

Conseil unique : l'interview d'Antoine Homé

Yolande Baldeweck © L'alsace, Mercredi le 03 Avril 2013

Antoine Homé : « Je préfère le risque du mouvement »

 

Antoine Homé, lors du congrès. Photo Jean-Marc Loos

 

Porte-parole des élus PS au conseil régional et maire de Wittenheim, Antoine Homé est chef de file des « socialistes pour le oui ».

Comment justifiez-vous votre vote ? Je voterai oui - un oui construit - à la question de la fusion entre le conseil régional et les deux conseils généraux. C'est un choix qu'ont voulu les militants socialistes du Haut-Rhin. Je souscris à une nouvelle étape de la décentralisation adaptée à l'Alsace. Nous avons besoin d'une affirmation plus forte de la décentralisation mise en place par Mitterrand et par Mauroy, ce qui ne remet pas en cause la République. République et décentralisation sont compatibles. Ce sont des valeurs qui ont toujours été portées par la gauche. Le président François Hollande, se montrant ouvert, au-delà des clivages politiques, a indiqué que les Alsaciens devaient s'exprimer par eux-mêmes. Sur le fond ? Nous considérons que le principe de la fusion et de la simplification administrative est cohérent, dans une petite région, avec une densité importante. On peut raisonnablement estimer que le niveau communal, premier échelon de la vie démocratique, les intercommunalités qui englobent les bassins de vie, et cette collectivité territoriale sont suffisants. Il y a actuellement des doublons. Il s'agit, dans une situation économique difficile, d'avoir des politiques plus cohérentes en matière économique, des transports, des énergies renouvelables. Cette collectivité unique peut nous donner l'opportunité aussi d'un rayonnement plus important dans l'espace rhénan, par rapport aux Suisses et aux Allemands. Pourquoi parler de l'autre oui ? Parce que ce vote ne signifie pas que nous approuvons le projet de Philippe Richert et de l'UMP. Le référendum porte sur la question de la fusion, pas sur les propositions. Il n'est pas possible de donner des injonctions au Parlement. C'est lui qui devra voter le projet de loi. Nous ferons des propositions aux groupes PS de l'Assemblée et du Sénat pour corriger et enrichir le projet de loi. Nous demanderons des compétences resserrées, car il faudra en maîtriser le coût. Quant à l'élection de la future assemblée, nous défendrons un haut niveau de scrutin proportionnel qui est le plus juste. Il faut aussi être plus ambitieux quant à la diminution du nombre d'élus et aller au-delà des moins 20 % que propose la droite. 80 élus (NDLR : au lieu de 122 actuellement) ce serait bien suffisant ! Enfin, nous demanderons une association plus étroite avec les grandes villes qui ont été les oubliées... Les électeurs vont-ils se mobiliser ? Le sort du référendum se jouera dans le Haut-Rhin. Il y a, certes, des imperfections sur le fond et sur la méthode, mais le processus ne s'arrêtera pas le 7 avril. Et cela n'empêche pas un choix positif. L'Alsace doit bouger, trouver un nouvel élan. Je préfère le risque du mouvement au confort de l'immobilisme. C'est un choix cohérent, de responsabilité pour l'avenir de l'Alsace. Recueillis par Y. B.

 

09:53 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, Au PS, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

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