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mardi, 12 février 2013

Conseil Municipal du vendredi 8 février 2013

 

© L'alsace, Mardi le 12 Février 2013
Wittenheim Orientations budgétaires : cap vers 2014

 Il flottait comme un air de campagne électorale sur la séance du conseil municipal de Wittenheim, vendredi soir. Les orientations budgétaires 2013et la compostière ont donné lieu à quelques escarmouches.

Pour un vendredi soir, il y avait un public bien fourni dans la salle du conseil municipal de Wittenheim. Et une tension était perceptible dès les premiers échanges entre le maire socialiste Antoine Homé et l'élu communiste Maurice Haffner, au sujet du procès-verbal de la précédente séance. Puis entre le maire et Philippe Duffau, représentant d'un autre groupe minoritaire, qui voulait évoquer d'entrée de jeu une motion pour la fermeture de la compostière d'Agrivalor.

« C'est bien, ça se voit que, dans un an, il se passe quelque chose », a lancé Antoine Homé, mi-ironique, mi-agacé, faisant évidemment allusion aux élections municipales. En maître de l'ordre du jour, il a toutefois repoussé au point divers le sujet qui fâche et entamé l'un des gros morceaux de la séance, le débat d'orientations budgétaires.

Présentant d'abord les contextes économiques internationaux et nationaux, le maire est arrivé à la situation financière de Wittenheim, en faisant porter son analyse sur les exercices 2008 à 2011. Pour 2013, il entend à nouveau contenir l'endettement de la Ville (à 5,5 millions d'euros) et atteindre un autofinancement d'1,5 à 2 millions d'euros. Pour cela, « il faudra maîtriser les dépenses de fonctionnement », tout en maintenant le soutien aux plus défavorisés, aux aînés, à la jeunesse, aux associations...

Pas de hausse d'impôts

Côté investissements, il s'agira de poursuivre les projets pluriannuels d'envergure (équipement culturel, parc de détente familial, centre social...), mais aussi les travaux de voirie, dans les écoles... Et en matière de recettes, il n'est pas question d'augmenter la fiscalité locale des ménages wittenheimois.

Cette présentation a appelé des commentaires des groupes d'opposition. Patrick Pichenel (UMP) a d'abord noté « une évolution de sémantique avec le changement de gouvernement » : en résumé, le maire n'est plus aussi « dur » avec la politique gouvernementale que par le passé. Ce qui n'a pas empêché l'élu de droite de s'en prendre, lui, au gouvernement actuel, mais pas trop aux orientations budgétaires de la Ville.

Philippe Duffau s'est lui aussi lancé dans un discours de politique plus générale que locale, dénonçant la « cure d'austérité » infligée à tous et plaidant plutôt pour « la lutte contre le gaspillage des deniers publics ». Au niveau local, il a regretté quelques dépenses de ces dernières années, comme « l'agrandissement pharaonique de la mairie » et la réalisation du parc de détente.

«'Le changement, c'est maintenant'a du plomb dans l'aile », a pour sa part noté Maurice Haffner. Il craint « l'effort supplémentaire demandé aux collectivités » pour financer les différentes mesures gouvernementales et a donc souhaité que Wittenheim « maintienne ses investissements structurants, sans augmenter la pression fiscale ».

Répondant point par point à ces interventions, Antoine Homé a particulièrement réagi à celle de Philippe Duffau, la qualifiant de « très démagogique ». « On sent les élections municipales... »

Toujours la compostière

Après près de trois heures et demie de séance, le maire a évoqué le sujet de la compostière, pour lequel s'était sans doute déplacée une bonne partie du public. Dans une tension à nouveau perceptible, il a redit que ce dossier était « à gérer sans arrière-pensée politique », « sans démagogie », qu'il pensait toujours que « cette compostière n'avait pas sa place à Wittenheim », et ce en réponse à un tract distribué dans les boîtes aux lettres des habitants.

Concrètement, il a expliqué avoir eu début février une réunion « très productive » avec le nouveau sous-préfet Jean-Pierre Condemine, qui a mandaté les services de l'État compétents pour des contrôles inopinés sur le site d'Agrivalor. Le sous-préfet a également demandé la relance du groupe nez, à savoir des habitants qui notent toutes les nuisances olfactives. Ces riverains pourront aussi s'exprimer sur les études d'impact et d'environnement réalisées par l'exploitant. « Remarques qui seront prises en compte par les services de l'État », a assuré Antoine Homé. Et d'insister : « Si on veut avancer, il faut être uni ».

L'élu a aussi fait le point sur les recours juridiques possibles après avoir pris conseil auprès d'une avocate : « La saisine la plus à même d'aboutir est celle faite au civil par les habitants, soit en direct soit par l'intermédiaire d'une association de défense de l'environnement. » Il a donc implicitement écarté l'idée de motion proposée par les groupes de Philippe Duffau et de Maurice Haffner. Motion qui demandait au maire d'ester en justice pour parvenir à l'interdiction de la compostière.

Quant à Patrick Pichenel, il a aussi répondu au tract, qui enjoint « les élus à prendre leurs responsabilités ». Il s'est rangé du côté du maire dans les démarches entreprises depuis sept ans pour que les odeurs cessent. « Concernant les élus, les vrais acteurs de ce dossier, c'est le maire, le député Francis Hillmeyer et moi-même », a-t-il martelé. Comme quoi, sur certains dossiers, on peut bien faire fi des rivalités politiques...

Magali Claudel

15:40 Publié dans A Wittenheim, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

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