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lundi, 19 novembre 2012

Le conseil unique d'Alsace débattu au PCF 68 à Wittenheim

© L'alsace, Lundi le 19 Novembre 2012 

 

Politique Le conseil unique d'Alsace débattu au PCF 68

 

Le conseil unique d'Alsace a fait l'objet d'un débat suivi par une soixantaine de personnes. Photo Jean-François Frey

 
Hier, la fédération haut-rhinoise du Parti communiste français organisait ses rencontres d'automne à Wittenheim.

Pour ouvrir une journée studieuse, les responsables du PCF 68 ont choisi de débattre du projet de conseil unique d'Alsace (CUA) avant l'apéro. Dans les rangs, une soixantaine de personnes dont bon nombre de retraités. « Je voudrais voir la sixième République ! » plaisante un monsieur qui explique que la médecine s'arrange pour le tenir en vie.

Au menu donc, ce projet de conseil qui doit faire l'objet d'une ratification le 24 novembre par les membres des trois assemblées existantes (Région, conseils généraux 67 et 68) et d'un référendum le 7 avril prochain. Après un rappel historique de la création des départements, « nés de la nécessité de l'égalité et la garantie de l'application de la loi sur tout le territoire national », les intervenants sont entrés dans le vif du sujet.

Parmi les principaux opposants au projet, Jean-Michel Delaye, élu municipal à Brumath (Parti ouvrier indépendant) membre du comité anti-Conseil unique d'Alsace et Claude Leclerc, membre du bureau du Ceser-Alsace (CGT). Ce qu'ils reprochent au CUA : « Ce projet s'inscrit dans la logique de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy et dans celle du traité européen que nous avons combattu. » Pour ses opposants, le CUA engendrera, comme dans la fonction publique d'État, des diminutions de postes des agents territoriaux, une baisse de la qualité des services, un éloignement pour les usagers.

L'un des objectifs du conseil unique étant « de rendre la région plus compétitive et plus attractive pour les entreprises », ses détracteurs y voient le risque d'une régression sociale, le projet prévoyant un transfert de compétences, « y compris en matière de réglementation du droit du travail. » « C'est l'éclatement de la loi unique pour tout le monde ! »

« Totale opacité »

Tout en rappelant que le PS s'était prononcé au départ en faveur du conseil unique, les élus socialistes Antoine Homé et Pierre Freyburger ont exprimé leurs vives réticences aujourd'hui. « La méthode a été déplorable, nous demandons depuis des mois que soient associés à l'élaboration du projet les maires, qu'on mette les citoyens dans le coup ! » souligne le maire de Wittenheim. « Personne n'a parlé de la question sociale dans ce projet. À qui va-t-on transférer cette compétence qui est aujourd'hui celle des départements ? Avec quels moyens ? On ne me répond pas » déplore le leader de l'opposition socialiste à Mulhouse.

Aline Parmentier, secrétaire départementale du PCF, enchantée par le succès de cette rencontre - il a fallu rajouter des chaises - indique : « Ce conseil unique se constitue dans une totale opacité pour les citoyens et nous devons à présent aller auprès de la population pour évoquer ce sujet. Mais nous devons aussi ne pas nous contenter d'être des ''anti'', il faut développer nos propres propositions en matière de réforme territoriale. »

14:54 Publié dans A Wittenheim, Au PS, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

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