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mercredi, 02 mai 2012

Résultats du premier tour de l'élection Présidentielle

 

© Dna, Lundi le 23 Avril 2012

Haut-Rhin Participation stable à 82,84 % 
Sarkozy en retrait, Hollande à la hausse

Nicolas Sarkozy (UMP) en retrait, François Hollande (PS) à la hausse, nouvelle percée de Marine Le Pen (FN). Voici le tableau politique dans le Haut-Rhin au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle. 

Le président de la République sortant obtient 31,91 % des suffrages dans le Haut-Rhin, en recul de 4 points par rapport à son score de 2007. Marine Le Pen se hisse derrière lui avec 23,43 %. François Hollande est sur la dernière marche du podium (18,89 %) et François Bayrou décroche une quatrième place (11,39 %), très loin des 20 % réalisés il y a cinq ans. Si ses scores varient d'une commune à l'autre, Nicolas Sarkozy perd du terrain sur l'ensemble du département au profit des candidats du FN, du PS et du Front de gauche.

 

Hollande sanctionné à Fessenheim

Marine Le Pen progresse surtout dans les zones rurales et le long du Rhin, et dans une moindre mesure les villes. Elle gagne ainsi 2 000 voix à Colmar et 10 points à Sainte-Marie-aux-Mines, double le score de son père à Altkirch et frôle les 18 % à Mulhouse. La candidate FN arrive en tête devant Nicolas Sarkozy dans des communes du bassin potassique telles que Wittenheim, Kingersheim, Pulversheim et Ungersheim.

La secrétaire départementale du FN Martine Binder attribue ce « bon score » au travail militant réalisé depuis deux décennies et à la concordance entre les « idées de droite de Marine Le Pen et ce que pensent les Alsaciens ».

 

Le parti socialiste ne progresse que d'un point et demi par rapport à Ségolène Royal, soit 5000 voix. Cette avancée mesurée cache des réalités variées. François Hollande conforte la progression d'un vote socialiste à Colmar entamée en 2007 et confirmée lors des régionales de 2010. Il obtient près de 24 % des voix dans la préfecture, réalisant la performance d'être le premier candidat socialiste à se hisser en deuxième place au premier tour d'une présidentielle depuis 1988. Seul François Mitterrand a fait mieux.

 

François Hollande se hisse en revanche en tête à Mulhouse avec 30,81 %, inversant les tendances observées depuis les 15 % de Jospin en 2002. Il est deuxième à Thann et Guebwiller mais n'obtient que 12,43 % à Fessenheim où il entend fermer la centrale nucléaire.

 

Avec ses 7,42 % des voix, Jean-Luc Mélenchon élargit de manière significative l'électorat de l'extrême gauche tandis qu'Eva Joly fait moins bien que José Bové et Dominique Voynet réunis. Le candidat du Front de gauche a su capter une partie de l'électorat ouvrier au même titre que Marine Le Pen.

 

Selon les états-majors, personne n'a perdu

 

À entendre les états-majors politiques, personne n'a perdu. Les socialistes se réjouissent de l'avancée de leur candidat « en terre de mission » tout en soulignant le recul de leur adversaire de l'UMP. À droite, on relève que la droite réalise près de 70 % des voix dans le département.

 

« Dans une région ancrée à droite, Nicolas Sarkozy est en situation difficile », estime le conseiller régional PS Antoine Homé quand Charles Buttner, le président UMP du conseil général du Haut-Rhin, relève que « la droite et le centre obtiennent pratiquement la majorité ». Les reports de voix et les consignes de vote, c'est pour les deux semaines à venir.


 

© Dna, Lundi le 23 Avril 2012 / Monde 
Droits de reproduction et de diffusion réservés 

 

Réactions 

Denis Wiesser, premier secrétaire du PS68 : « Nous étions déjà en 3e position en 2007 derrière Sarkozy et Bayrou. Le score élevé de Marine Le Pen illustre un vote de colère et de frustration. C'est la conséquence de la politique de Sarkozy. Au plan national, nous sommes en mesure de mener François Hollande à la victoire. On fera tout pour qu'il gagne le 6 mai. »

 

Catherine Troendlé, sénatrice et présidente de l'UMP68 : « En zones rurales et le long du Rhin, on note une forte poussée de Marine Le Pen qui arrive en 2e position derrière Nicolas Sarkozy. Nous n'avions pas envisagé cette montée du Front National par rapport à 2007. Contrairement à ce que nous annonçaient les médias, il y a eu une forte participation et je pense qu'au lieu de voter blanc ou nul, des gens ont préféré choisir le FN comme vote de protestation. Ils veulent une France forte qui protège de la mondialisation qui fait peur. Ils nous disent de les protéger de cette Europe qui prend de plus en plus de place. Pour le second tour, je mise énormément d'espoirs sur les débats que propose Nicolas Sarkozy. Mais le candidat Hollande ne semble pas prêt à débattre plus d'une fois. Pour moi, rien n'est joué. On va mobiliser. »

 

Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin, UMP : « Je voudrais dire une chose, que le matraquage à la fois médiatique et par la voie des sondages a été largement démenti : on voit que les deux candidats Hollande et Sarkozy sont dans un mouchoir de poche, ce qui est un résultat remarquable. Quand on a traversé de telles crises, quand on a été tellement critiqué, arriver à un score quasiment équitable, c'est un excellent signe. Ce deuxième tour s'annonce positivement, j'en suis heureux pour celui qui n'a cessé d'aller au front.

 

« [Dans le Haut-Rhin], l'expression du vote en faveur de l'extrême droite pèse de façon assez constante. C'est un vote qui exprime des inquiétudes, une volonté de rester fidèle à des traditions. Ce qui est plus signifiant, c'est qu'on voit que la droite et le centre sont largement représentés. On est quand même déjà pratiquement à la majorité. C'est satisfaisant de voir ce résultat de la gauche par rapport à la faiblesse de ses propositions, sa position par rapport à Fessenheim... »

 

Antoine Homé, conseiller régional PS et maire de Wittenheim : « Sur le plan national, je me réjouis du très bon score de François Hollande qui le place en tête et en situation favorable pour le second tour. Il convient que la mobilisation se poursuive dans les 15 jours qui viennent, de continuer le travail de terrain pour convaincre, pour qu'au soir du 6 mai, le changement devienne une réalité. C'est la première fois, sous la Ve République, qu'un président sortant arrive en deuxième position. C'est un échec. Il paie son très mauvais bilan, cinq ans de souffrance pour les Français.

 

Je voudrais saluer les candidats de gauche qui ont appelé à faire battre Nicolas Sarkozy et voter pour François Hollande, on voit que se dessine une perspective de victoire.

 

« Dans le Haut-Rhin, globalement, le total des voix de gauche est équivalent au niveau de Nicolas Sarkozy. Dans une région ancrée à droite, il est en situation d'échec. Le différentiel avec le national est de six points, alors que d'habitude, il est deux fois plus élevé. »

 

Patricia Kibler, présidente du parti radical valoisien Alsace : « Réagir à chaud est un peu délicat. Je crois qu'il faut attendre ce qui va se passer. Le parti radical s'est positionné très tôt en faveur de Nicolas Sarkozy. [...] Il faut entendre le signal des Français et leur apporter les précisions nécessaires sur les sujets qui les préoccupent. Des choses se dessinent au 1er tour certes, mais l'écart des voix entre Nicolas Sarkozy et François Hollande n'est pas tellement grand...»

 


© L'alsace, Lundi le 23 Avril 2012 

 

Arlette Grosskost, députée UMP : « Les jeux ne sont pas faits. Sur ce qui se passe dans le Haut-Rhin, je fais le constat que ceux qui ont voté Nicolas Sarkozy en 2007 ont encore plus voté pour lui et ceux qui ont voté pour le PS ont encore plus voté pour François Hollande. Ce qui m'interpelle, c'est le score du FN : on avait réussi à le ramener à 13 % en 2007 à Mulhouse, il est aujourd'hui à 17 %. »

 

Denis Wiesser, premier secrétaire du PS dans le Haut-Rhin : « Au niveau national, Nicolas Sarkozy est désavoué. On l'avait d'ailleurs déjà constaté lors des primaires socialistes, qui avaient connu une forte participation. Dans le Haut-Rhin, le score de François Hollande est certes plus modeste, et la gauche rencontre des difficultés, mais le changement est également en marche. »

 

Patricia Schillinger, sénatrice socialiste : « Je suis très heureuse que François Hollande soit en tête au plan national et, chez nous, pour Mulhouse, qui se prend en mains, à gauche, franchement. Dans le Haut-Rhin on est à droite et même à l'extrême-droite, notamment dans le bassin potassique. À ces niveaux-là, on n'est plus dans le vote protestataire, mais dans un vote d'adhésion, que je ne comprends, et qui m'inquiète, même si je sais qu'il y a un vote de droite historique en Alsace. Il faut vraiment analyser cela de manière plus fine. Mais il y a également des quartiers, qui n'ont pas voté, des personnes qui n'ont pas donné de procuration pour le 2e tour, ou qui ont manifesté leur intention de ne pas aller voter le 6 mai : il y a encore, pendant deux semaines, du travail de terrain à faire ».

 

Jacques Fernique, secrétaire régional d'Europe Ecologie-Les Verts : « La volonté de l'électorat s'est exprimée d'une manière relativement forte : le souhait d'en finir avec la Sarkosie et de ne pas lui offrir un second quinquennat. Mais cette volonté a été si forte qu'elle nous a éclipsés, mais il faut que l'écologie puisse peser pour mettre en oeuvre une transformation qui corresponde aux attentes de nos concitoyens. Nous n'allons pas nous retirer sur notre Aventin : nous allons nous mobiliser pour que la dynamique initiée par François Hollande s'amplifie afin d'installer le changement voulu. Mais nous sommes inquiets du score réalisé par le FN et particulièrement en Alsace. Il faut que nous nous mobilisions pour conjurer ce que ce score peut entraîner de néfaste ».

 

Jean Rottner, maire de Mulhouse : « L'UMP, y compris localement, a un stock de voix mobilisables. Je regrette la progression du vote extrême, qui illustre des difficultés, un malaise par ces temps de crise. Je constate l'effondrement des centristes et je considère que le PS est, à Mulhouse, stable. Le match n'est pas fini. »

 

Jean-Marie Bockel, président de la Gauche moderne : « La partie n'est pas jouée, ça va être serré. Je suis plus engagé que jamais derrière Nicolas Sarkozy. C'est une autre campagne qui démarre et il n'y est pas interdit de parler aux gens de leurs problèmes, des thématiques du quotidien, économiques et sociales. Ce sera projet contre projet. »

 

Christian Cotelle, secrétaire départemental du FN-67 : « Je suis plus satisfait du score obtenu en Alsace que par celui réalisé au niveau national. Nous ne sommes pas qualifiés pour le second tour ; pour nous, la présidentielle s'arrête ce soir et vraisemblablement nous ne donnerons pas de consignes de vote. Je donne rendez-vous aux électeurs pour les législatives : c'est là que tout va se jouer quelle que soit l'issue du scrutin du second tour. Les Français, mais aussi les Alsaciens, ont une bonne culture politique et ils savent que Sarkozy ou Hollande, c'est bonnet blanc et blanc bonnet. Nous allons tout faire pour qu'il y ait des députés FN à l'Assemblée nationale, dont des députés alsaciens : c'est plus que nécessaire. Je ne peux avancer de nombre d'élus car cela dépendra de la participation et du nombre de triangulaires ».

 

Pierre Freyburger, chef de file de l'opposition PS à Mulhouse, conseiller général : « Pour la première fois lors d'une présidentielle, le PS arrive en tête à Mulhouse - et de surcroît très largement ! La victoire de François Hollande est possible le 6 mai prochain, le résultat de ce soir le montre, mais il ne faut pas se démobiliser. La gauche doit au contraire se rassembler au second tour. »

 

Antoine Homé, maire de Wittenheim, président de l'UDSR du Haut-Rhin : « Je me réjouis de l'excellent score de François Hollande : c'est la première fois qu'un président sortant est en 2e position au 1er tour. C'est un échec pour Nicolas Sarkozy et, en même temps, pour François Hollande, cela créé une dynamique favorable pour le 2e tour. Pour autant, la mobilisation est nécessaire et j'appelle tous les électeurs de gauche, républicains, démocrates, à se rassembler autour de François Hollande. En Alsace, notre candidat et la gauche réussissent un bon score, car nous sommes dans une région conservatrice. Cela nous impose l'impérieux devoir de mobiliser jusqu'au 2e tour ».

 

Roland Ries, sénateur-maire PS de Strasbourg : « C'est la première fois qu'un candidat de gauche arrive en tête à Strasbourg à la présidentielle et je me réjouis du niveau exceptionnel de ce vote. Cela conforte l'idée que ce qui intéresse les électeurs c'est qu'on leur parle de leurs préoccupations quotidiennes. Ce vote traduit le rejet de la gestion depuis cinq ans de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement et l'aspiration des Français au changement maintenant. Pour le second tout, je vais m'investir dans la campagne au niveau local car il y a un réservoir de voix chez les abstentionnistes qui ont été plus nombreux à Strasbourg que dans le reste de l'Alsace et de la France. Il y a aussi à convaincre ceux qui ne veulent pas continuer avec les logiques anciennes et même ceux qui ont exprimé un vote protestataire y compris en cédant aux sirènes des extrêmes »

 

André Reichardt, président de l'UMP-67 : « Ce premier tour s'est passé à peu près comme nous le pensions et bien mieux que ce que disaient les instituts de sondage qui nous annonçaient que tout était joué. C'est une nouvelle élection qui commence. Jusqu'à présent, c'était du neuf contre un. À partir de maintenant c'est un contre un : il s'agit d'un programme contre un programme, d'un homme contre un homme. Et la question est claire : quelle France voulez-vous ? Quel président voulez-vous ? Et Nicolas Sarkozy a une très forte expérience qui lui permet de peser dans les négociations internationales et qui sait peser pour l'intérêt d'une France forte. Quant au second tour : il ne suffit pas d'additionner les voix du premier tour, on ne sait pas comment se feront les reports et quelle sera la participation dans 15 jours ».

 

Gilbert Meyer, maire UMP de Colmar :

 

« A Colmar Nicolas Sarkozy dépasse les 30 %, c'est 5 points de mieux qu'au national. Hollande réussi aussi un bon score dans une ville ancrée à droite. Mais il y a lieu de s'interroger sur l'excellent score de Marine Le Pen, qui représente quand même un électeur sur cinq à Colmar ».

 

Eric Straumann, député (UMP) de la première circonscription du Haut-Rhin

 

: « On avait prédit une vague partant de l'extrême-gauche ; elle est plutôt venue de l'extrême-droite. Cela change la donne pour le second tour. La France reste plus à droite qu'à gauche, et tout reste possible. Au niveau colmarien, le résultat du PS s'explique par l'effondrement du centre.

 

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