Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 20 mars 2012

Antoine Homé rencontre François Hollande sur le dossier Fessenheim

© L'alsace, Mardi le 20 Mars 2012
Fessenheim François Hollande cherche à arrondir les angles

 

François Hollande a quitté son siège de campagne parisien après une heure d'échanges avec les représentants de salariés, pour se rendre à Toulouse. Photo MAXPPP/Christophe Petit Tesson

 
Déplacement annoncé en Alsace, groupe de travail avec les syndicats : sans revenir sur son projet de fermeture, le candidat socialiste s'est voulu constructif, hier, en recevant les salariés de la centrale nucléaire.

François Hollande a reçu les représentants des salariés de la centrale de Fessenheim durant une heure, hier, avant de s'éclipser plus tôt que prévu pour se rendre à Toulouse, sur le site de la tuerie commise en début de matinée (lire en page 3 de ce journal).

À la sortie de son siège de campagne parisien, il a été hué par des salariés - une cinquantaine avait fait le déplacement en car - restés à l'extérieur, qui ne connaissaient donc pas encore la teneur des échanges avec les syndicats. Ces échanges se sont prolongés durant une heure supplémentaire en compagnie de Stéphane Le Foll, chargé de l'organisation de la campagne du candidat socialiste.

« Nos interlocuteurs se sont montrés ouverts »

À l'issue de cette rencontre, le ton était plutôt à la satisfaction de part et d'autre, même si François Hollande a confirmé une nouvelle fois son projet de fermeture de la centrale nucléaire alsacienne durant son quinquennat, s'il est élu président de la République.

« Nous avons pu largement exprimer notre façon de voir, sur le nucléaire en général et sur Fessenheim en particulier », a relaté Jean-Luc Cardoso (CGT), évoquant une réunion « assez constructive ». L'intersyndicale a profité de cette rencontre pour remettre aux socialistes une pétition contre la fermeture de la centrale, comptant 10 611 signatures recueillies ces trois derniers mois. Elle a rappelé ses arguments sur la sûreté de la centrale, tandis que François Hollande a répété les motivations de son projet de fermeture (l'ancienneté du site, le risque sismique...).

« Mais il a convenu à demi-mot qu'il ne possédait pas tous les éléments, et que le score de ses alliés écologistes aux élections serait un paramètre important, a affirmé Jean-Luc Cardoso. Nos interlocuteurs se sont montrés ouverts, leurs propositions ne sont pas suffisantes pour l'instant, mais le résultat est assez positif. »

Sylvain Bouillot, délégué CFE-CGC, a de son côté évoqué « une décision subie de François Hollande qui essaie tant bien que mal de s'en sortir ». Déplorant « un bilan amer pour les salariés », il a demandé au candidat PS de « ne pas imposer une fermeture de Fessenheim comme un scalp qu'on donnerait aux élus verts ».

Présent en tant que candidat aux législatives dans la quatrième circonscription du Haut-Rhin, qui englobe Fessenheim, Antoine Homé, le maire PS de Wittenheim, a estimé que ce rendez-vous « de haute tenue » avait été « extrêmement riche », que François Hollande avait « pris son temps », qu'une « logique de dialogue et de respect » avait prévalu de chaque côté.

À la demande des syndicats, François Hollande a promis de venir à la rencontre des salariés d'EDF entre les deux tours de l'élection présidentielle, à Fessenheim selon la CGT, quelque part dans le Haut-Rhin selon Antoine Homé. Il a également annoncé, s'il est élu, un débat national sur la politique énergétique de la France et la diversification des sources, répondant aux voeux des syndicats. Il a proposé un groupe de travail réunissant les cadres du PS en charge de l'énergie et les représentants syndicaux de Fessenheim, pour préciser les modalités de la reconversion du site.

« Il y aura d'autres rencontres »

Selon Antoine Homé, qui sera associé à ce groupe de travail, il s'agit de maintenir la totalité des emplois sur le site, y compris ceux des prestataires, de conserver une activité économique et des ressources financières équivalentes à l'échelle du territoire. L'équipe Hollande a répété sa volonté de créer un site expérimental de démantèlement de centrales nucléaires et a évoqué la perspective d'une centrale électrique au gaz.

« Il y aura d'autres rencontres, y compris avec François Hollande, a indiqué Antoine Homé. Les conditions sont réunies pour avancer ensemble. »

 

 

09:34 Publié dans Au PS, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.