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mercredi, 22 février 2012

Antoine Homé auprès de l'entreprise de démolition FERRARI

© Dna, Mercredi le 22 Février 2012 / Mulhouse

 

Wittelsheim Ferrari Démolition : opération séduction

 

Un des groupes, guidé par Arnaud Sengelin, au centre, bras levé.
L'entreprise Ferrari Démolition a réalisé une vaste opération de communication sur son site de recyclage, sur le thème « démolition et développement durable ».

Il fallait oser : ce fut une réussite totale, tant par le nombre de personnes présentes que par la force des messages transmis.

S'y ajoute la qualité de la réception, ce qui n'était pas gagné d'avance dans un tel site.

Situé en bordure de la RN66, à l'angle avec la route de Reiningue, il faut en principe montrer patte blanche pour y entrer, et seuls les professionnels y accèdent.

La capacité de recyclage pour ce centre est de 150 000 t par an

Les responsables ont guidé des visites par petits groupes ; ainsi, Arnaud Sengelin, adjoint d'exploitation, a montré les différents systèmes de recyclages pour ce centre, dont la capacité est de 150 000 t par an.

Les produits traités sont issus des chantiers de démolition de l'entreprise (c'est justement la démolition de deux immeubles dans le quartier Bel-Air de Cernay qui avait inspiré cette opération), ainsi que des déchetteries.

In fine, les refus de tris ne représentent que 0,5 % des volumes : ils sont acheminés sur le site d'enfouissement de Retzwiller. Il faut noter que Ferrari emploie des personnes en insertion (30 000 h depuis l'ouverture), ce qui peut déboucher sur des formations et des emplois pérennes, 22 jusqu'à présent.

Dans son intervention, Yvan Fabret, directeur de Ferrari, a présenté les « solutions Ferrari », qui produit des matériaux routiers reconstitués de différentes grosseurs et dont la qualité est soigneusement contrôlée, ce qui permet de se passer des gravières.

Les opérations de désamiantage vont devenir très délicates

« Certains font des trous, nous ont fait des bosses », a-t-il ironisé. L'autre solution, encore à l'étude au plan local et national, est d'apporter des matériaux compatibles à la fabrication de bétons ordinaires.

Un de ses collaborateurs a ensuite indiqué que, lors des travaux de démolition, les opérations de désamiantage allaient devenir très délicates, la législation préventive étant considérablement renforcée.

Denis Risemann, maire de Wittelsheim, a salué « une entreprise qui trouve parfaitement sa place dans le cadre du développement durable ». Antoine Homé, son collègue de Wittenheim, a souligné « la réussite et le savoir-faire de Ferrari ». Jean-Paul Omeyer, vice-président du Conseil Régional, a lancé un message qui ne se perdra pas : « La Région est en capacité de vous accompagner dans vos investissements et vos démarches administratives ». Le mot de la fin pour le député Michel Sordi, lui-même « issu du bâtiment, des gravières et du béton ».

« La crise de méfiance des produits recyclés est derrière nous » (Michel Sordi)

Pour lui, « la crise de méfiance des produits recyclés est derrière nous, la confiance positive doit suivre ». Un sympathique buffet a ensuite comblé les invités.

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Mobilisation d'Antoine Homé contre la fermeture des classes dans le Haut-Rhin

© L'alsace, Mercredi le 22 Février 2012

Vallée de la Thur : très forte mobilisation dans les villages

Après avoir « occupé » l'école maternelle de Husseren-Wesserling (photo), les manifestants se sont rendus à l'école élémentaire.  Photos Marie-Odile Baudemont

 

Pour protester contre le projet de carte scolaire et les suppressions de poste dans l'Éducation nationale, les parents d'élèves et élus ont souvent choisi, en accord avec les enseignants, une nouvelle forme de mobilisation, les « occupations d'école ».

À Husseren-Wesserling, parents d'élèves et municipalité se sont retrouvés à l'école maternelle, où le maire Bernard Steiger a fait un discours bien senti contre l'alternance d'ouvertures et fermetures, qui ne permet pas de travailler dans la sérénité. « Nous sommes tous en colère contre cette politique désastreuse pour l'école et cette année en particulier, nous nous élevons contre la suppression de nombreux postes de Rased ». Le conseiller général Jean-Jacques Weber et le conseiller régional Antoine Homé se sont joints à la manifestation, qui s'est rendue ensuite à l'école élémentaire.

À Moosch aussi, l'école maternelle était occupée, symboliquement et pacifiquement. Le maire José Schruoffeneger s'est exprimé avec « la double casquette de maire et d'enseignant », refusant que l'État, pour réduire ses dépenses, choisisse de sacrifier l'école de la République. Lui aussi s'est élevé contre la quasi-suppression du Rased, qui pénalise davantage encore les enfants en difficulté.

À Malmerspach, la commune a entrepris d'importants travaux à l'école élémentaire et trouve très inconfortable de se sentir en permanence sous la menace d'une fermeture. Le maire, des conseillers municipaux ainsi qu'une bonne vingtaine de parents et grands-parents se sont déplacés dans les deux écoles pour faire connaître leur soutien au mouvement de protestation.

À Kruth, Saint-Amarin et dans d'autres villages encore, par des grèves ou des occupations de locaux, ce 21 février semble avoir été une journée de forte mobilisation.

 

© L'alsace, Mercredi le 22 Février 2012 

Geishouse Forte mobilisation à Geishouse

Hier, dans toutela vallée de la Thur,la mobilisationdes écoles étaità la hauteur du mécontentementet des inquiétudes.

À Geishouse, la municipalité et des parents d'élèves étaient venus en nombre, dès 9 h, occuper l'école, pour protester contre la fermeture annoncée d'une des deux classes. Le maire Gilles Steger a témoigné avec conviction de son engagement dans une allocution très applaudie. Avec amertume et indignation, il a affirmé qu'il irait jusqu'au bout de son action : « j'entrerai en résistance et en désobéissance s'il le faut ! ».

Il était entouré de sympathisants et d'élus, venus lui faire part de leur solidarité. Le Collectif du 14-juin était présent pour prêter main-forte aux parents d'élèves. Le conseiller régional Antoine Homé, maire de Wittenheim et candidat PS aux prochaines législatives, a salué « le discours pugnace et très engagé » de Gilles Steger. « S'attaquer à l'école, c'est s'attaquer au village dans son ensemble ! », a-t-il déclaré en félicitant les personnes présentes pour leur mobilisation.

Jean-Jacques Weber, conseiller général et parent d'élève, son fils étant scolarisé à Geishouse, s'est élevé contre une approche comptable des effectifs, mettant en avant le caractère spécifique des villages de montagne. Il a fait état d'une motion votée au conseil général en faveur d'un moratoire sur la fermeture des classes et les suppressions de postes.

 

© L'alsace, Mercredi le 22 Février 2012 

 

Education Journée école morte à Merxheim et à Fessenheim

 

Enseignants, parents d'élèves et élus se sont mobilisés, hier à Merxheim, pour protester contre la fermeture d'une classe de l'école élémentaire. Photo Charles Herby

 
Pour protester contre les fermetures de classes et les suppressions de postes d'enseignants spécialisés dans l'aide aux élèves en difficulté, les parents d'élèves de Merxheim et de Fessenheim se mobilisent.

« Nous sommes tous concernés car l'année prochaine nos enfants seront 30 ou plus dans des classes qui comporteront en plus trois niveaux différents. Ce n'est pas acceptable » grondent les parents d'élèves en colère. Hier, ils ont massivement décrété l'école morte en n'envoyant pas leurs enfants en classe. « C'est un signe fort qui démontre leur soutien aux enseignants et leur inquiétude pour l'avenir de leurs enfants », indique Patrice Fluck, le maire de Merxheim.

Dans cette commune, l'Inspection académique du Haut-Rhin envisage de fermer une classe à l'école élémentaire à la prochaine rentrée scolaire, alors que le nombre d'élèves scolarisés sera le même que cette année et que sept élèves supplémentaires au moins sont prévus dès la rentrée 2013.

Roland Braun, adjoint au maire de Merxheim, regrette que « les seuils de fermeture de classe soient établis en fonction du nombre de postes à supprimer et non pas avec le souci de garantir un enseignement de qualité aux élèves dans des locaux adaptés à l'effectif ».

80 000 postes supprimés en cinq ans

Dans le Haut-Rhin, 108 postes, dont 55 postes d'enseignants spécialisés dans l'aide aux élèves en difficulté doivent être supprimés à la rentrée prochaine.

« C'est le résultat de la politique de non-remplacement d'un enseignant sur deux partant à la retraite. Depuis cinq ans, 80 000 postes ont été supprimés dans l'Éducation nationale » commente Claudine Braun, la directrice de l'école. « Pour Merxheim, cela veut dire que demain les classes seront surchargées et qu'en plus on ne pourra plus apporter l'aide nécessaire aux élèves en difficulté. Le Rased de Rouffach dont dépend notre école a déjà perdu un poste l'année dernière, aujourd'hui les deux enseignants spécialisés restants sont obligés de concentrer en priorité leurs efforts sur les élèves de CP. Qu'en sera-t-il l'année prochaine ? » (lire également l'encadré ci-contre)

Les prochaines échéances électorales ont visiblement eu pour effet de mobiliser les élus puisque le conseiller régional, Antoine Homé, venu soutenir les parents d'élèves et les enseignants a rappelé que « revenir sur la politique de suppression de postes dans l'Éducation nationale était une priorité absolue du candidat François Hollande ». Quant à Étienne Bannwarth, il a décrété : « Il faut se battre et se mobiliser lors des élections présidentielles ». Interpellé sur la politique menée par le gouvernement qu'il soutient, le député Michel Sordi s'est exprimé par voix de communiqué « même si je partage avec le gouvernement l'objectif de réduction des dépenses publiques, il me semble nécessaire d'apporter une attention particulière à la ruralité. »

« Déshabiller Paul pour habiller Pierre »

Parents d'élèves et enseignants ont pris acte de ces marques de soutien sans pour autant oublier que l'enjeu dépasse aujourd'hui l'école de Merxheim.« Si nous réussissons à sauver notre classe ce sera au détriment d'une autre école. Il faut mener une action collective pour lutter contre les 108 suppressions de poste annoncées dans le Haut-Rhin » a souligné Christian Lidolff, l'ancien maire de Merxheim. Une jeune grand mère de Lautenbach Zell est venue témoigner en ce sens : « L'année dernière, malgré la mobilisation des parents, une classe a été fermée dans notre école alors qu'à Bollwiller, qui est un bourg plus important, la classe menacée a été sauvée. Mon sentiment c'est qu'on déshabille Paul pour habiller Pierre ».

Fessenheim mobilisé également

Les représentants de parents d'élèves de l'école primaire, maternelle et élémentaire, de Fessenheim ont eux aussi organisé une journée école morte afin de soutenir l'avenir de l'école et des élèves. Le mouvement a été suivi par la quasi-totalité des familles puisque le taux des absents a atteint les 85 %. En classe, sur 273 élèves, seuls 25 élèves de l'école primaire étaient présents et 16 en école maternelle. « Nos revendications sont le maintien des effectifs du Rased pour une réussite de tous les élèves et des ouvertures de classes à des seuils moins élevés » précisent les enseignants et les parents d'élèves. L'école de Fessenheim est, en effet, concernée par la suppression du poste d'enseignant spécialisé dans l'aide aux élèves en difficulté qui couvrait environ 10 écoles, soit 80 élèves, et la non-ouverture d'une classe de maternelle bilingue alors qu'on prévoit des effectifs de plus de 32 enfants par classe l'année prochaine.

 

 

© Dna, Mercredi le 22 Février 2012 / Guebwiller 

 

merxheim -- BUHL Des classes menacées de fermeture
Se mobiliser pour espérer

Parents d'élèves, enseignants, habitants et élus s'étaient donné rendez-vous hier matin à l'école élémentaire La Rocaille de Merxheim pour dire non à la fermeture d'une classe.

Faire prévaloir une logique pédagogique plutôt qu'une logique comptable. Parents d'élèves, enseignants et élus étaient réunis hier matin dans la cour de l'école élémentaire La Rocaille à Merxheim pour défendre la classe (sur 4 actuellement) menacée de fermeture.

Seulement 4 élèves sur les 81 que compte l'école élémentaire La Rocaille, se trouvaient dans ses murs hier. Les parents d'élèves ont répondu massivement à la « journée école morte », qui ne portait d'ailleurs pas très bien son nom hier matin puisqu'à défaut d'élèves, ce sont de nombreux parents, habitants, élus et enseignants qui faisaient vivre l'endroit, pour réclamer le maintien de la classe mise à mal par les nouveaux seuils régionaux d'ouverture et fermeture de classes.

Un seuil qui fait passer de 82 à 85 le nombre d'élèves minimums pour l'ouverture de quatre classes à la rentrée de septembre 2012. « C'est la première année où l'on est si bas en nombre d'élèves. Mais ce n'est pas scandaleux d'avoir des classes de 20 élèves, au contraire, c'est mieux pour les enfants ! » interpellait la directrice, Claudine Braun. Il n'empêche, à l'heure actuelle, La Rocaille semble promise à un avenir à trois classes.

Une modification qui, outre des effectifs plus élevés par classe, provoquerait l'apparition d'une classe de triple niveau... et une éventuelle suppression d'un des cinq postes d'enseignants. Rien de plus logique, et de choquant, pour Antoine Homé, conseiller régional et maire PS de Wittenheim, qui voyait là le résultat d'une politique nationale : « Je suis ici pour dénoncer la politique de fermeture des classes qui met à mal l'Education nationale depuis 2002. Cela doit cesser ».

« L'académie réagira en fonction de la mobilisation »

À ses côtés, Annick Schermesser, attachée parlementaire de Michel Sordi, était présente pour rappeler que le député UMP du Haut-Rhin, retenu à Paris, soutenait la mobilisation des parents d'élèves et enseignants de Merxheim. Une position qu'avait du mal à admettre Étienne Bannwarth, s'en prenant ouvertement à la politique de Nicolas Sarkozy et de l'UMP.

Le conseiller général, s'appuyant sur l'exemple de Bollwiller (Ndlr, une forte mobilisation avait permis la sauvegarde d'une classe menacée de fermeture pour la rentrée 2011), voyait encore des raisons d'espérer : « Si vous êtes tous prêts à vous mobiliser, alors je vous soutiendrai et nous irons demander une entrevue à l'inspection ». Un auditoire réceptif puisque convaincu que les choses peuvent encore évoluer. « L'académie a un certain volant de postes, elle réagira en fonction de la mobilisation » assurait l'adjoint au maire de Merxheim, Roland Braun.

L'annonce de fermeture d'une classe est d'autant plus ressentie comme une injustice par les Merxheimois que l'inscription de 7 élèves supplémentaires est prévue pour la rentrée 2013. « Mais d'ici là, qui nous dit que 88 élèves, ça sera suffisant pour conserver quatre classes ? Le seuil sera peut-être déjà passé à 90... » déclarait, un brin désabusé, le maire Patrice Fluck.

L'inspection académique doit faire ses comptes au mois de juin, mais en fonction d'éventuelles modifications des inscriptions d'élèves durant l'été, des ajustements pourraient être faits en septembre. Merxheim comme bon nombre de communes dans le Haut-Rhin (voir le récit de la journée école morte à Roggenhouse, page 38), doit continuer à prendre son mal en patience.

 

© Dna, Mercredi le 22 Février 2012 / Thann 

Thur et Doller Écoles maternelles et primaires
Forte mobilisation

De nombreux parents et élus ont occupé la classe des enfants en maternelle à Geishouse, à l'appel du maire Gilles Steger, rejoint par Jean-Jacques Weber et Antoine Homé. De plus, le collectif du 14 juin a été réactivé et a coordonné les actions.

Hier, les vallées de la Thur et de la Doller ont vu l'occupation de nombreuses écoles primaires et maternelles ainsi que des défilés dans les rues. Parents d'élèves, enseignants, syndicats et même élus protestent contre la fermeture de classes en raison de la suppression de postes d'enseignants et de Rased ainsi que des coordinateurs de RPI.

les mots ne manquaient pas, hier, pour critiquer les nouvelles suppressions de postes dans les écoles maternelles et primaires, en particulier les Rased (Réseau d'aide spécialisée aux élèves en difficulté). Plusieurs maires de la vallée de la Thur sont venus occuper les écoles avec de nombreux parents d'élèves, avant la réunion de fin d'après-midi au conseil général. Occupations en lien avec le collectif du 14 juin qui a été réactivé pour l'occasion. « Pour ne pas perturber les enfants », la classe continuait. Mais un tiers des établissements étaient totalement fermés, comme à Willer-sur-Thur, Vieux-Thann... Sur la circonscription de Thann, le quart des enseignants étaient en grève, selon l'Inspection académique.

Le maire de Geishouse a été le plus virulent dans ses propos, défendant bec et ongles sa classe de maternelle menacée de fermeture alors qu'il « y aura 10 élèves l'année prochaine, soit quatre de plus que cette année. En tout, l'école comptera un enfant de moins avec 23 élèves au total ».

Attaquer le coeur du village

Gilles Steger, qui dit avoir pourtant fait des efforts pour attirer dans sa commune de jeunes familles, réclame l'application de la circulaire portant sur la prise en compte des caractéristiques montagnardes de son école. « Je vais en faire un combat politique et entrer en désobéissance s'il le faut. »

Et Jean-Jacques Weber, conseiller général, d'ajouter que « l'État veut faire des économies en supprimant des postes mais le conseil général devrait alors payer le transport scolaire jusqu'à Moosch ! On ne va pas exposer des petits enfants à cette route de montagne difficile. D'autant que les effectifs ne sont pas en baisse, il n'y a aucune justification à la fermeture ».

Antoine Homé, maire de Wittenheim et conseiller régional, est venu soutenir son confrère et ami mais aussi vanter les solutions proposées par le PS en vue des prochaines présidentielles. « En secteur de montagne, l'école est le coeur du village et s'attaquer à l'école, c'est s'attaquer au coeur du village même. C'est insupportable et inadmissible ! », a-t-il affirmé.

L'école comme source de vie pour le village a aussi été évoquée par d'autres maires. « Je m'arrête parfois devant l'école juste pour entendre piailler les enfants dans la cour de récréation. C'est le plus beau bruit du monde », sourit José Schruoffeneger, maire de Moosch devant une quinzaine de parents venus s'interroger sur l'avenir de leurs enfants, en solidarité avec les autres établissements. « Ce qui me choque, c'est que l'Éducation Nationale ne soit pas choquée de mettre des enfants de CP avec des CM2 ! », s'offusque une maman.

Situation inquiétante pour les Rased

Alors qu'actuellement 300 élèves (sur 1 600) de Saint-Amarin à Bitschwiller sont aidés par quatre membres du Rased, l'an prochain, la suppression de certains de ces postes pourrait impliquer le fait que « les écoles jugées non prioritaires ne vont plus recevoir d'aide du Rased ». Or, Emmanuelle Rebischung constate que « de plus en plus d'enfants sont en difficultés et elles sont de plus en plus complexes. Avec les suppressions de Rased, on ne travaille plus en équipe, on n'échange plus avec les parents et nous perdons en efficacité sur le terrain ».

En outre, la journée de réseau d'école permettant de préparer des sorties sera supprimée pour les directrices Gwladys Doppler d'Husseren-Wesserling, Estelle Binsinger de Geishouse et Estelle Diemunsch de Mitzach. Ce qui menace directement leurs remplaçantes.

Les parents d'élèves parlent souvent d'une première occupation, mais pas de la dernière. « Si la seule chose qui nous reste à faire c'est du bruit, alors on nous entendra ! », assure une maman.

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mardi, 14 février 2012

Manifestation devant l'IUFM à Colmar

 

Colmar Devant l'IUFM, hier soir
Contre une école à deux vitesses

 

 

 

 

 

La mobilisation a été forte contre le projet de carte scolaire

 

Entre 150 et 200 personnes, enseignants, élèves et parents d'élèves du département, se sont retrouvés hier en fin d'après-midi devant l'IUFM de Colmar, pour protester contre les suppressions de postes.

 

De trente à 40 écoles fermées, environ 40 % de grévistes dans le primaire. La « forte mobilisation » a été soulignée, hier, par les représentants syndicaux du Haut-Rhin. À partir de 17 h, toute la rue Messimy, à Colmar, où les manifestants se sont retrouvés pendant plus d'une heure, a résonné de slogans divers. « Non, à la fermeture de classes », scande un petit groupe d'enfants, qui soutient des banderoles portant le même genre de revendication. « On n'a pas le doit d'avoir faim, pas le droit d'avoir soif. Mais on n'a pas non plus le droit de casser l'école », appuie cette enseignante aujourd'hui retraitée, qui n'a pas hésité à soutenir ses anciens collègues.

 

« Un non-respect total de nos enfants »

 

L'IUFM avait accueilli dans l'après-midi un comité spécial technique départemental (CSTD). Composé de représentants du personnel comme de l'administration, il devait discuter de la nouvelle carte scolaire proposée par l'inspectrice d'académie. « Tous les représentants du personnel ont voté contre », explique Amaury Schiffli, secrétaire départemental du SNUipp-FSU. De nouvelles propositions devront leur être faites sous huit jours, sur lesquelles ils ne pourront donner qu'un avis.

 

La future carte prévoit la suppression de 55 postes Rased (réseau d'aide spécialisée aux élèves en difficulté), soit près de 40 % des postes existants. « C'est vraiment un non-respect total de nos enfants et de leur avenir », s'insurge Florence Claudepierre, la secrétaire de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves). Selon elle, de telles mesures ne peuvent qu'accroître les inégalités. « Ceux qui ont les moyens s'en sortiront toujours mieux que les autres, dénonce-t-elle. On va vers une école à deux vitesses... »

 

Munis de grandes pancartes, une petite délégation a fait de déplacement depuis Bisel, 1 h 20 de route, pour protester contre la fermeture d'une des deux classes élémentaires. L'effectif passerait d'une quinzaine à trente élèves par professeur. « Nos enfants apprendront moins bien et moins facilement », se désole une maman.

 

« Des secondes à 36-37 l'an prochain »

 

Au niveau du secondaire, ce n'est pas mieux. Francis Fuchs représente le SNES-FSU. Il évoque la suppression de 78 postes dans les lycées généraux, d'une centaine dans les professionnels, au niveau de l'académie. Sur-effectif -- « dans mon lycée, on aura des secondes à 36-37 l'an prochain », impossibilité d'enseigner certaines matières, problème des remplacements, « on est en train de démanteler la filière technologique », constate-t-il.

 

Alors que des élus comme le conseiller général Vert Frédéric Hilbert ou le maire de Wittenheim (PS) Antoine Homé passent apporter leur soutien aux manifestants, Amaury Schiffli appelle à poursuivre la mobilisation. Prochaine étape, le mardi 21 février, avec un rassemblement à 17 h devant le conseil général du Haut-Rhin, à l'occasion du conseil départemental de l'Éducation nationale.

 

17:03 Publié dans Au PS, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

Communiqué de presse au sujet des suppressions de postes dans l'Education Nationale

 

Réaction
Antoine Homé : « Redonnons un avenir à l'Education nationale »

 

 

Dans un communiqué, Antoine Homé, conseiller régional et maire de Wittenheim indique :

« De nouvelles mesures concernant la carte scolaire vont être annoncées pour la rentrée 2012/2013. Elles prévoient la suppression de 108 postes d'enseignants dont 56 postes RASED dans le Haut-Rhin. Ces suppressions impacteront directement la qualité de l'enseignement donné à nos enfants et entraîneront des fermetures de classes dans de nombreuses communes du Bassin Potassique, du Pays Thur-Doller et des cantons de Soultz et Ensisheim.

On ne peut que déplorer que le gouvernement UMP et ses représentants locaux poursuivent la casse du service public de l'Education Nationale dans une logique purement comptable.

Pourtant, l'Education devrait être la priorité pour l'avenir de notre pays. Au cours des campagnes présidentielles et législatives qui s'annoncent, François Hollande et l'ensemble des candidats du Parti Socialiste porteront une politique ambitieuse pour que l'Ecole retrouve les moyens humains et financiers qui lui permettront de garantir la réussite pour tous. »

17:01 Publié dans A Wittenheim, Au PS, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |