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mardi, 14 février 2012

Manifestation devant l'IUFM à Colmar

 

Colmar Devant l'IUFM, hier soir
Contre une école à deux vitesses

 

 

 

 

 

La mobilisation a été forte contre le projet de carte scolaire

 

Entre 150 et 200 personnes, enseignants, élèves et parents d'élèves du département, se sont retrouvés hier en fin d'après-midi devant l'IUFM de Colmar, pour protester contre les suppressions de postes.

 

De trente à 40 écoles fermées, environ 40 % de grévistes dans le primaire. La « forte mobilisation » a été soulignée, hier, par les représentants syndicaux du Haut-Rhin. À partir de 17 h, toute la rue Messimy, à Colmar, où les manifestants se sont retrouvés pendant plus d'une heure, a résonné de slogans divers. « Non, à la fermeture de classes », scande un petit groupe d'enfants, qui soutient des banderoles portant le même genre de revendication. « On n'a pas le doit d'avoir faim, pas le droit d'avoir soif. Mais on n'a pas non plus le droit de casser l'école », appuie cette enseignante aujourd'hui retraitée, qui n'a pas hésité à soutenir ses anciens collègues.

 

« Un non-respect total de nos enfants »

 

L'IUFM avait accueilli dans l'après-midi un comité spécial technique départemental (CSTD). Composé de représentants du personnel comme de l'administration, il devait discuter de la nouvelle carte scolaire proposée par l'inspectrice d'académie. « Tous les représentants du personnel ont voté contre », explique Amaury Schiffli, secrétaire départemental du SNUipp-FSU. De nouvelles propositions devront leur être faites sous huit jours, sur lesquelles ils ne pourront donner qu'un avis.

 

La future carte prévoit la suppression de 55 postes Rased (réseau d'aide spécialisée aux élèves en difficulté), soit près de 40 % des postes existants. « C'est vraiment un non-respect total de nos enfants et de leur avenir », s'insurge Florence Claudepierre, la secrétaire de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves). Selon elle, de telles mesures ne peuvent qu'accroître les inégalités. « Ceux qui ont les moyens s'en sortiront toujours mieux que les autres, dénonce-t-elle. On va vers une école à deux vitesses... »

 

Munis de grandes pancartes, une petite délégation a fait de déplacement depuis Bisel, 1 h 20 de route, pour protester contre la fermeture d'une des deux classes élémentaires. L'effectif passerait d'une quinzaine à trente élèves par professeur. « Nos enfants apprendront moins bien et moins facilement », se désole une maman.

 

« Des secondes à 36-37 l'an prochain »

 

Au niveau du secondaire, ce n'est pas mieux. Francis Fuchs représente le SNES-FSU. Il évoque la suppression de 78 postes dans les lycées généraux, d'une centaine dans les professionnels, au niveau de l'académie. Sur-effectif -- « dans mon lycée, on aura des secondes à 36-37 l'an prochain », impossibilité d'enseigner certaines matières, problème des remplacements, « on est en train de démanteler la filière technologique », constate-t-il.

 

Alors que des élus comme le conseiller général Vert Frédéric Hilbert ou le maire de Wittenheim (PS) Antoine Homé passent apporter leur soutien aux manifestants, Amaury Schiffli appelle à poursuivre la mobilisation. Prochaine étape, le mardi 21 février, avec un rassemblement à 17 h devant le conseil général du Haut-Rhin, à l'occasion du conseil départemental de l'Éducation nationale.

 

17:03 Publié dans Au PS, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

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