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mardi, 14 février 2012

Les articles de presse relatifs à la Séance plénière du 13 février 2012

 

Conseil d'Alsace Les élus régionaux confirment la résolution de Colmar

 

 

 

 

 

L'unanimité a été seulement obtenue pour le vote sur le groupe projet. Photo Stadler/Région Alsace

 

 

 

La majoritéde Philippe Richertet les écologistes ont voté hier la résolution demandant la création d'un conseil d'Alsace. Le FN s'est abstenu,la gauche n'a pas pris part au vote.

 

La résolution demandant la fusion du conseil régional et des deux conseils généraux a beau avoir été adoptée à une très large majorité à Colmar, lors de la réunion du congrès d'Alsace. Pour que le texte ait valeur juridique, chaque assemblée doit le voter en session plénière. Après le conseil général du Bas-Rhin, les élus régionaux se sont prononcés hier. Quelques jours avant le conseil général du Haut-Rhin...

 

« Consternant »

 

« Personne n'imaginerait qu'une des trois assemblées reviendrait sur le texte voté, que des élus changent de position », a mis en garde le président et ministre Philippe Richert, en expliquant qu'« après ces votes conformes des trois assemblées, une nouvelle étape du processus pourrait être entamée ». « Nous travaillerons sur la question du référendum et sur le document qui l'accompagnera », a précisé Philippe Richert qui s'est exprimé au nom de la majorité.

 

Le porte-parole du groupe PS-démocrates, qui avait voté la résolution une première fois, en mai, puis s'était divisé en décembre, Antoine Homé a eu beau jeu de brandir la version du rapport que le président haut-rhinois, Charles Buttner, veut soumettre cette semaine à son assemblée (L'Alsace de dimanche). « Ce document est consternant sur le fond. Mais surtout, il ne peut y avoir de réserves dans une délibération. Vous devriez ramener M. Buttner à plus de raison », s'est indigné le socialiste qui avait pris soin de préciser qu'après le 6 mai (sous-entendu la victoire de François Hollande), le gouvernement mettra en place « l'acte 3 de la décentralisation et l'Alsace, dans ce cadre, aura un statut adapté ». Et Antoine Homé d'annoncer que son groupe ne participerait pas au vote, pour « marquer sa lassitude devant ces nouvelles péripéties ». Mais cette option a permis aussi d'éviter aux élus de gauche d'afficher leurs divergences.

 

« Soyons novateurs ! »

 

« Quelle que soit la future majorité, l'Alsace devra batailler », a affirmé en écho l'écologiste Jacques Fernique, dont le groupe est resté fidèle à ses deux votes précédents, en faveur du conseil d'Alsace. Rappelant que « le groupe projet doit trouver les modalités du juste équilibre », Jacques Fernique a appelé « les tenants du fait régional à se mobiliser ». « Sachons nous montrer les plus novateurs et les plus déterminés ! », a-t-il encore lancé, persuadé que « rien n'arrête une idée dont le temps est venu ». Ce qui lui a valu des applaudissements de la majorité... Pour sa part, Martine Binder a déploré que « le projet ne présente pas de coût chiffré ». « Vous demandez l'élargissement des compétences, sans définir de compensations », a ajouté la porte-parole du FN qui s'est abstenu.

 

La résolution a été adoptée par 34 voix pour et cinq abstentions. La proposition des 14 membres qui participeront au groupe projet sur le conseil unique a été votée à l'unanimité. Suite du feuilleton vendredi, à Colmar.

 

Yolande Baldeweck À la demande de l'opposition, Philippe Richerta soumis la convention du financement du GCO (Grand contournement ouest) de Strasbourg au débat public.

 

Après le conseil général du Bas-Rhin, le conseil régional a adopté hier par 27 voix pour, 19 contre (les oppositions PS-démocrates, écologistes et FN) et une abstention, (celle du vice-président UMP Justin Vogel), sa participation de 3,5 MEUR à la contribution publique de 33 MEUR (dont 26,5 MEUR pour l'État et 3,25 MEUR pour le Bas-Rhin) pour le GCO, qui a été concédé au groupe Vinci. « Soit 0,5 % du montant des travaux », a précisé le président Philippe Richert, en rappelant que « tout le trafic nord-sud passe automatiquement par Strasbourg ». Pour lui, « le GCO n'est que le maillon manquant » de cet axe, dont le chantier apportera « 189 MEUR de travaux aux entreprises locales ».

 

Une fois de plus, socialistes et écologistes ont dit leur opposition à un projet dont le vice-président Antoine Herth a rappelé qu'il est sur les rails depuis 2006. Et que tous les recours ont été purgés. « La Ville de Strasbourg et la Cus qui sont opposées au projet ne participeront pas au financement », a rappelé l'adjoint Alain Fontanel, en reprochant à Philippe Richert de « verrouiller » l'opération à quelques semaines de la présidentielle. À l'entendre, « la résiliation du contrat de concession, s'il est encore signé, coûtera 27 MEUR » à la gauche...

 

« Un contrat se casse », a confirmé l'écologiste Andrée Buchmann, en critiquant « un investissement qui ne servira que quelques heures par jour ». Le reste du temps, « la circulation aux entrées de Strasbourg est fluide ». « C'est une faute morale », a renchéri Antoine Waechter. Les élus du Kochersberg, Dominique Hoeffel, mais surtout Justin Vogel, répétant l'opposition des 28 communes du secteur au GCO. À l'inverse, Pascal Mangin (UMP) a observé que « la Cus ne pourrait pas neutraliser la troisième voie sur l'A35 pour les transports en commun sans le GCO ». Parlant de dossier « éminemment politique », Martine Binder a demandé un vote à bulletins secrets. Qui n'aurait rien changé.

 

16:59 Publié dans En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

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