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mardi, 05 juillet 2011

Revue de presse du 08 juin au 05 juillet 2011

© Dna, Mercredi le 08 Juin 2011 / Mulhouse

 

Wittenheim  L'Aventure Citoyenne
Wittenheim Les écoliers et la citoyenneté

 

Les écoliers ont débattu avec le maire.

« L'aventure Citoyenne » se veut une découverte de l'apprentissage des bases de la citoyenneté afin de permettre aux enfants de se situer de manière responsable dans la vie sociale. Trois classes, des Cm1 et Cm2 des écoles de la ville, ont ainsi rencontré le maire Antoine Homé.

L'Aventure Citoyenne, pilotée par l'association Thémis qui oeuvre pour l'accès au Droit des enfants et des jeunes en collaboration avec M2A, concerne 600 enfants de 19 écoles primaires de 9 communes du territoire de M2A. Elle se déroule en 7 étapes tout au long de l'année scolaire. Plusieurs thématiques : les droits de l'enfant, l'aspect protecteur de la Loi, l'histoire personnelle et collective, le rôle des adultes, l'éco-citoyenneté, le développement durable, etc., sont abordées par les écoliers (8/11 ans) avec leurs enseignants et des animateurs. La notion d'engagement a donné lieu à une rencontre des écoliers wittenheimois avec Antoine Homé dans la salle du Conseil de la mairie. Le maire a expliqué le rôle des élus, le fonctionnement d'une mairie, de la démocratie etc. Les élèves de Raymond Bastian, Célestin Freinet et de Fernand-Anna ont fait part de leurs préoccupations : la solidarité, comment mieux vivre en société... Au final, un dialogue constructif et passionnant, un bel exemple d'apprentissage de la démocratie et déjà un fort engagement de ces jeunes gens devait souligner et se féliciter Antoine Homé. Au vu du sérieux et de l'implication de cette jeunesse, la relève politique semble (peut-être) assurée à Wittenheim.

D.W.


 

 

© Dna, Samedi le 11 Juin 2011 / Région

 

Conseil Rhénan Résolution sur le nucléaire
Pas de centrale à part

 

Plantation de vignes biodynamiques à Leimbach. Si l'Union européenne persiste à libéraliser la plantation de vignes, on en trouvera dans toute la plaine du Rhin Supérieur...
Le Conseil Rhénan réuni hier à Strasbourg sous la présidence de Philippe Richert a adopté une résolution sur le nucléaire dans le Rhin Supérieur. Contrairement au souhait des écologistes, elle ne demande pas la fermeture immédiate de la centrale de Fessenheim.

Créé en 1997, le Conseil Rhénan est une assemblée de 71 élus issus d'Alsace, du pays de Bade, du Sud-Palatinat et de la Suisse du nord-ouest. Il exprime, dans des résolutions, les propositions communes aux élus du Rhin Supérieur mais n'a pas de pouvoir de décision. Il est présidé cette année par Philippe Richert, président du conseil régional d'Alsace.

Pour une commission d'information transfrontalière

Après de longs débats, le Conseil Rhénan a adopté hier, à la maison de la Région à Strasbourg, une résolution sur le nucléaire, proposée par le bureau. Le texte concerne les huit centrales du Rhin Supérieur : Fessenheim en France, Biblis, Philippsburg et Neckarwestheim (définitivement arrêtée) en Allemagne, Leibstadt, Beznau, Gösgen, Mühleberg en Suisse. La résolution prend acte de la réévaluation des risques en cours. Elle demande que toutes les centrales soient soumises aux mêmes règles, normes de sûreté et tests de résistance.

Le Conseil Rhénan souhaite par ailleurs la création d'une commission d'information et de surveillance transfrontalière, à l'instar de celle de Fessenheim. Et « si les contrôles entrepris faisaient apparaître des risques pour les populations rhénanes, le Conseil Rhénan demandera à ce que soient prises les mesures nécessaires, y compris l'arrêt des centrales en question ».

Ce texte ne convient pas aux élus écologistes des trois pays qui proposent une autre résolution, présentée par Andrée Buchmann, invitant le gouvernement français à fermer immédiatement la centrale de Fessenheim. Ils ont l'appui des élus PS alsaciens. « La France est en décalage avec ses voisins allemands et suisses qui ont programmé la sortie du nucléaire », dit Antoine Homé (PS).

« Je ne peux pas admettre qu'on fasse un cas particulier de Fessenheim qui n'est d'ailleurs pas la centrale la plus vieille du Rhin Supérieur », a répliqué Philippe Richert, en rappelant que le but du Conseil Rhénan n'est pas de faire de la politique politicienne mais de permettre la convergence des grands dossiers tripartites. « Il faut faire des efforts pour parvenir au maximum de sécurité », dit pour sa part Willy Stächele, président CDU du Landtag du Bade-Wurtemberg, mais aussi tenir compte des façons différentes d'aborder la question nucléaire dans les trois pays.

Les élus SPD ne suivent pas les élus PS. « La résolution du bureau ne va pas assez loin à mon goût. Je la voterai quand même, parce qu'il s'agit du plus petit dénominateur commun. Mais on ne peut s'arrêter là », dit Barbara Schleicher, membre du Landtag du BW. La résolution du bureau a finalement été adoptée par 30 voix pour, 11 contre et 1 abstention. Celle des écologistes a été rejetée par 25 voix contre, 12 pour et 6 abstentions.

Vignes: non à la libéralisation des plantations

Une autre résolution, présentée par Daniel Hoeffel, président de la commission agriculture-environnement, a été adoptée à l'unanimité. Elle demande à l'Union européenne de maintenir les « droits de plantation de la vigne ». Leur suppression, à partir de 2016, permettrait de planter de la vigne à peu près partout. « A une production viticole de qualité succéderait une production de masse », craint Hoeffel.

Claude Keiflin


 

 

© L'alsace, Samedi le 11 Juin 2011

 

Conseil rhénan Rejet de la motion sur la fermeture de Fessenheim

 

Philippe Richert, avec à sa droite Willy Stächele (Landtag du Bade-Wurtemberg) et à sa gauche Helmut Hersberger, (Grand conseilde Bâle), Guy-Dominique Kennel et Charles Buttner. Photo J.-F. Frey.

Lors de sa session plénière d'hier, présidée parle président de la Région Alsace, Philippe Richert,le conseil rhénan a prisposition sur « le nucléaire dans le Rhin supérieur ».

Ce n'était pas le seul sujet d'un ordre du jour très chargé, qui a évoqué aussi la situation des Roms. Mais la question du nucléaire dans le Rhin supérieur, après la catastrophe de Fukushima, a focalisé les débats. En introduction, Daniel Hoeffel -- président de la commission agriculture-environnement, qui s'était concerté avec son collègue allemand Peter Hollinger de la commission économie -- a rappelé qu'à quatre reprises déjà, le conseil rhénan avait évoqué la question des centrales nucléaires.

L'arrêt si nécessaire

« Il nous paraissait indispensable d'améliorer l'échange d'information et de mettre en place une meilleure coordination sur les politiques énergétiques dans le Rhin supérieur », a rappelé l'ancien ministre, en observant que « les centrales dépendent de trois politiques nationales différentes ». « Il y a aujourd'hui huit sites dans le Rhin supérieur. Quel que soit le pays, nous sommes en droit d'avoir les mêmes exigences, en matière de sécurité », a estimé Philippe Richert. Le président du conseil général du Haut-Rhin, Charles Buttner, a défendu, une nouvelle fois, la création d'une commission d'information transfrontalière. Il n'a cependant pas évoqué l'étude hydraulique à propos de Fessenheim en sa possession (lire plus haut).

Si cette proposition a été reprise dans la motion proposée par le bureau du conseil rhénan, ce dernier demande aussi que « la planification trinationale en cas d'urgence s'applique aux accidents nucléaires ». « Si les contrôles faisaient apparaître des risques pour les populations, le conseil demandera que les mesures nécessaires soient prises, y compris l'arrêt des centrales en question », précise le texte.

Andrée Buchmann a défendu une motion alternative, au nom des Verts français et allemands, et des socialistes français, demandant « la fermeture avec effet immédiat de la centrale de Fessenheim ». Et « sa reconversion en site pilote de recherche-développement ».

Saluant « la décision courageuse » de sortir du nucléaire, prise par les Allemands et les Suisses, Antoine Homé (PS) a déploré que la France soit en décalage avec les partenaires allemands et suisses. Mais ces derniers n'ont « pas voulu se mêler de discussions internes en France ». Willy Stächele, nouveau président du Landtag (CDU), tout comme son collègue SPD Johannes Stober, ont cependant demandé la prise en compte du « standard de sécurité » le plus élevé. Philippe Richert leur en a donné acte, tout en estimant qu'« on ne peut s'attaquer à une seule centrale ». Sa motion a été adoptée par 30 voix pour, 11 contre et 1 abstention.

Yolande Baldeweck

 

  

© L'alsace, Mercredi le 15 Juin 2011

 

Wittenheim Conseils de quartiers sur le devant de la scène

 

Un miroir a été installé au croisement des rues du Jasmin et des Mines afin de sécuriser l'endroit. Photo L.S.

Près de 40 conseillers ont participé à la première réunion plénière des quatre conseils de quartier.

Le maire de Wittenheim, Antoine Homé, avait convié les quatre conseils de quartier à une réunion plénière à la salle Albert-Camus. Il s'agissait d'une première, à laquelle quelque quarante conseillers ont participé.

Le maire a d'abord rappelé le rôle de ces conseils, « des instances de débat, de concertation et même de décision pour l'affectation du crédit de 20 000 EUR qui leur est attribué. » Les quatre responsables, l'adjointe Brigitte Lagauw pour Wittenheim-centre, l'adjointe Anne Catherine Lutolf-Camorali pour Jeune-Bois, l'adjointe Catherine Runzer-Loetscher pour Théodore et le conseiller délégué Alain Wersinger pour Fernand-Anna ont rappelé les thèmes qui ont été abordés lors des séances : la sécurité, les aspects de la politique municipale, le budget communal... souvent des problèmes de voisinage. Ils ont unanimement précisé que « le démarrage a été difficile... Les délégués avaient tous beaucoup de choses à dire, il fallait rapidement mettre en place une autre dynamique de travail. »

Premières journéesde quartier

Pour chaque quartier, il a été rappelé à quoi ont été utilisés les crédits alloués par la Ville. Il y a surtout eu des réalisations concernant la sécurité au niveau de la circulation et le fleurissement.

L'automne prochain sont programmées des journées de quartier à des dates différentes, mais dont le fil rouge sera l'histoire du quartier, la mémoire. À Fernand- Anna, où les premières maisons ont été construites il y a cent ans, une exposition historique est programmée au cours de la semaine du 15 au 22 octobre. Dans les autres quartiers sont prévues des marches avec des arrêts devant des lieux historiques.

Un parc de détenteet une salle culturelle

Pour clore la séance, Antoine Homé a présenté les grandes lignes du futur parc de détente familiale. Il s'étendra sur un espace de 7 ha situé entre le Dollerbaechlein, le moulin et la rue du Bourg, incluant la motte féodale, dite le Rabargala. Il s'agit d'un parc de promenade avec des équipements ludiques pour tous les âges.

La phase de concertation démarre à présent. Les conseils de quartier délégueront des membres à un conseil participatif qui sera associé aux différentes phases de réalisation du projet. L'esquisse et les grands principes du projet seront connus fin 2011, le projet précis avec plan devra être achevé début 2012. Sa réalisation se fera en deux tranches, la partie ouest en 2012 et la partie est en 2013. Coût prévu : 2,5 à 3 millions d'euros. Le projet final sera présenté lors d'une réunion publique spécifique.

Cette partie de la réunion était assez légère. Il n'y a eu que deux questions, les réponses ont été données par le maire et Marie-France Vallat. Pourquoi ne pas implanter la salle culturelle entre ce parc et Ruelisheim ? La salle culturelle sera construite dans le prolongement de l'Espace Léo-Lagrange. Cet endroit est plus indiqué. Lorsque ce parc sera réalisé la rue du Bourg risque d'être encombrée. Il n'y aura pas de parking de ce côté.

Laurent Schneider

 

 

© Dna, Vendredi le 17 Juin 2011 / Mulhouse

 

Wittenheim  Club-House de l'USW Foot
Wittenheim Couper ministériel

 

Le nouveau lieu de vie de l'USW au coût de 535 000EUR.
Le gratin de la politique, le sous-préfet, les pontes du foot régional, les représentants du monde associatif et bien évidemment bon nombre de footballeurs et de dirigeants de l'USW Foot aux premières loges desquels son président, Bernard Michalak affichaient légitimement un large sourire.

Ils étaient tous là, le ministre président de Région Philippe Richert en tête, pour l'inauguration du superbe Club-House de l'USW.

Tour à tour, le ministre, le député Francis Hillmeyer, le maire Antoine Homé et les représentants du monde sportif devaient prendre la parole pour chanter les louanges de l'USW née en 1913 mais aussi et surtout pour mettre en exergue les vertus prônées par le club : « Outre l'aspect sportif et son palmarès, l'USW est aussi un formidable facteur de lien social, un club qui unit et réunit autour des valeurs du sport, de l'engagement et de la solidarité... » insistait Antoine Homé qui ajoutait : « C'est une association de terrain, de proximité qui permet aussi de jouer un rôle fédérateur, propice pour favoriser l'intégration des jeunes [...] L'intégration est essentielle pour le bien commun et le vivre-ensemble dans une ville. Vous êtes (NDLR, l'USW), un des maillons de cette chaîne... ».

Bâtiment en bois, flambant neuf

Philippe Richert, qui a chaudement salué son premier opposant (Antoine Homé) au Conseil régional, était là en accord avec lui, « Au-delà des clivages politiques, ensemble nous pouvons réaliser de grandes choses... ». Le ministre devait encore insister sur les valeurs du bénévolat, saluer la richesse des innombrables clubs régionaux. Une image flatteuse face au spectacle déplorable qu'a laissé notre équipe nationale lors de la Coupe du Monde ou, plus proche de nous, les péripéties peu glorieuses du Racing club de Strasbourg, soulignait encore le président de Région. L'heure était au couper de ruban. Le bâtiment en bois, flambant neuf, spacieux et moderne répond aux normes BBC (Bâtiment basse consommation). Le club-house, désormais lieu de vie de l'USW, a été financé par la ville avec le concours du Conseil régional (35 000EUR) et du Conseil général (38000EUR) ; son coût total s'élève à la coquette somme de 535 000EUR.

D.W.

 

 

© L'alsace, Vendredi le 17 Juin 2011

 

Football Wittelsheim : une belle finale et un beau vainqueur

 

Les deux finalistes de la Coupe du Crédit Mutuel, Hardt trois vallées, l'Asca Wittelsheim (maillots bleus) et l'US Wittenheim, avec les représentants de la LAFA et du Crédit Mutuel.Photo R.R.

L'US Wittenheima remporté lundila Coupe du Crédit Mutuel, secteur Hardt Trois vallées, en venant à bout d'une vaillante équipe de l'Asca Wittelsheim,qui évoluait sur sa pelouse.

Dominatrice sur le terrain, mais perdante au final, comme une bonne partie de la saison en championnat, l'Asca, devant son public, n'a cédé qu'au terme des tirs au but (3-4), le score étant resté vierge après le temps réglementaire.

Malgré la défaite, cette épreuve a permis à l'équipe locale de se réconcilier avec son passé, au stade Hippolyte Hardy, où l'après-midi a connu un beau succès sportif. En revanche, côté populaire, c'était plutôt décevant : avec seulement 200 spectateurs, on est loin de la finale qui s'est disputée dans le Sundgau, devant un millier de spectateurs. Cette finale 100 % minière a permis à l'équipe de Wittenheim de remporter un trophée de plus, aux dépens d'une formation de Wittelsheim encore meurtrie par sa saison en championnat. Le jeu a cruellement manqué de buts, mais il a permis aux spectateurs d'assister à une rencontre plaisante (L'Alsace du mardi 14 juin, pages Sport).

L'ambiance était excellente, autour et sur le terrain, servie par une organisation parfaite, grâce à l'efficacité de l'équipe du président Bernard Ursprung.

C'est le président du district de Mulhouse du Crédit Mutuel, Jacques Humbert, qui à remis le challenge aux vainqueurs, en présence de Marc Hoog, représentant la Ligue d'Alsace, du premier adjoint au maire de Wittelsheim, Yves Goepfert, l'adjointe Liselotte Hurst et le maire de Wittenheim, Antoine Homé, qui a chaleureusement félicité son équipe, ainsi que celle de Wittelsheim, pour sa prestation très honorable.

Richard Rummelhard

 

 

© L'alsace, Samedi le 18 Juin 2011

 

Un nouvel équipement pour le club de football

 

Le nouveau club-house de l'US Wittenheim football, construit dans l'enceinte du stade Coubertin, a été inauguré.  Photo L.S.

Samedi dernier était « une journée historique » pour les responsables de l'US Wittenheim football. Le maire Antoine Homé a inauguré le club-house récemment construit par la commune dans l'enceinte du stade Coubertin.

Pour l'occasion, le maire était entouré de Philippe Richert, ministre en charge des collectivités territoriales et président du conseil régional, de Louis Lefranc, sous-préfet de Mulhouse, de Francis Hillmeyer, député-maire de Pfastatt, de José Esposito, directeur du Conseil départemental du football, et de Bernard Michalak, président de l'US Wittenheim football.

Ce nouvel équipement est affecté à l'US Wittenheim football. Les différents invités ont tour à tour pris la parole. Ils ont d'une part relevé la qualité de la réalisation, « un équipement digne d'un club de la dimension et de la valeur de l'USW qui évolue en Excellence départementale ». Ils ont d'autre part loué l'effort fait par la commune pour « ce nouveau coup de pouce offert à la vie associative ».

Après quelques rappels historiques, « l'USW sera centenaire en 2013 », Antoine Homé a tout d'abord précisé que ce club-house était « l'une des priorités du projet municipal proposé lors des élections». Il a ensuite évoqué le « rôle fédérateur de l'USW qui favorise l'intégration et le vivre ensemble dans la ville ». Et de conclure: «L'USW a désormais un vrai lieu de vie et de convivialité et peut poursuivre sa route, continuer à cumuler les titres et former ses jeunes.»

Bernard Michalak a rappelé la situation du club : « Nous aurons la saison prochaine deux équipes en pyramide A et nos équipes 3 et 4 évolueront en Excellence et Promotion B... Le club attendait cet outil depuis longtemps. Il renforce notre volonté et nous permettra d'évoluer encore.»

Le coût total du bâtiment réalisé aux normes BBC (bâtiment basse consommation) s'élève à 535 000 EUR. Il a été financé avec le concours du conseil régional à hauteur de 35 000 EUR, du conseil général pour 38 000 EUR et à une aide de la Ligue d'Alsace de football par le biais du Fonds d'aide au foot amateur.

Laurent Schneider

 

 

© Dna, Dimanche le 19 Juin 2011 / Région

 

PS régional Convention sur les transports collectifs
Hors schéma,point de salut

 

De gauche à droite au premier plan, Pernelle Richardot, Antoine Homé, Roland Ries et Martin Malvy, au second plan, Victorine Valentin et Jean-Marc Willer, conseillers régionaux.
Le groupe PS-Démocrates du conseil régional d'Alsace organisait hier à la maison de la Région une convention sur la politique des transports et le renouveau économique de l'Alsace, avec la participation de Martin Malvy, président PS de la Région Midi-Pyrénées.

Configuration inhabituelle hier, dans l'hémicycle de la maison de la Région. À la tribune siège certes un président de conseil régional, mais il est socialiste et parle avec un accent du midi. Il est entouré d'élus alsaciens minoritaires qui rêvaient en mars 2010 d'occuper ces fauteuils mais n'y sont pas parvenus. De s'être ainsi hissés à la tribune n'a pas empêché les élus régionaux PS de critiquer vertement l'exécutif réel, Philippe Richert, et sa majorité de droite.

Roland Ries : une autorité organisatrice chapeau

La convention sur les transports et l'économie a été ouverte par Roland Ries, maire de Strasbourg, mais aussi président du GART (groupement responsable des autorités de transports). « La question de la gouvernance des transports régionaux est posée fortement. Une autorité organisatrice chapeau est une impérieuse nécessité. Soit la Région Alsace, soit un syndicat mixte, mais je ne suis pas favorable à cette seconde solution », dit Roland Ries, qui souligne par ailleurs, sur le plan économique, que « l'Alsace a des atouts formidables, mais ne les joue pas complètement, notamment en matière de promotion ».

Le Conseil d'Alsace unique et la « marque Alsace » pourraient-ils constituer des réponses aux préoccupations du maire de Strasbourg ? Il ne l'a pas dit. Mais Antoine Homé, président du groupe PS au conseil régional, tout en rappelant les conditions posées, lors du conseil régional du 7 mai, attend du Conseil d'Alsace une évolution des compétences. À l'instar de tous les autres intervenants, Pernelle Richardot, conseillère régionale, déplore que l'Alsace n'ait jamais voulu se doter d'un schéma régional des transports. « Il n'y a pas d'ambition, pas de vision, aucune réflexion à dix ou vingt ans. Il y aurait urgence à repenser les usages du TER. La solution au manque de moyens financiers ne passe ni par la suppression de la présence humaine systématique dans les trains, ni par l'ouverture à la concurrence », dit-elle.

Serge Guyot et Serge Jaeggy, syndicalistes cheminots CGT, ont des mots encore bien plus durs contre « l'ouverture à la concurrence ardemment souhaitée par une bande de libéraux » et la libéralisation du fret à laquelle pousse la SNCF.

Jacques Bigot, président de la CUS, estime, comme Alain Fontanel, conseiller régional, que la Région Alsace a tort de se vanter de ses succès en matière ferroviaire. La région étant petite, elle a beaucoup plus de facilités que Midi-Pyrénées par exemple. Bigot aussi insiste sur l'absence de vision à long terme pour les transports en général. La sénatrice haut-rhinoise Patricia Schillinger regrette que la Région Alsace n'ait pas de commission prospective.

Martin Malvy : une conférence permanente des transports collectifs

Il n'y eut pas hier une masse de propositions. Celle du maire de Stutzheim-Offenheim, Jean-Charles Lambert, a le mérite de l'originalité. Il propose d'interdire, matin et soir pendant deux heures, la circulation sur autoroutes des camions de transports longue distance. « On n'est pas obligé de les stocker en Alsace, il faut organiser les flux sur toute l'Europe », dit-il.

Martin Malvy s'est montré très pessimiste : « Les Régions vont dans le mur. Depuis deux ans aucune n'a commandé de nouvelle rame TER car leur situation financière ne le permet pas ». Il défend l'idée de schémas régionaux de transports collectifs embrassant l'ensemble des systèmes de transport (train, bus), ainsi que la création d'une conférence permanente des transports collectifs dans chaque région. « Ne laissons pas croire que les collectivités ne travaillent pas ensemble », dit-il.

Claude Keiflin

 

 

© L'alsace, Dimanche le 19 Juin 2011

 

Wittenheim Épis d'or pour Yvonne et Roland Schmuda

 

Yvonne et Roland Schmuda ont fêté leurs cinquante ans de mariage. Photo Laurent Schneider

Le 9 juin dernier, Yvonne et Roland Schmuda ont fêté leurs noces d'or, pour cinquante années de vie commune. Roland a vu le jour le 25 septembre 1937 à Bollwiller. Il y a vécu jusqu'à son mariage. Yvonne est née à Wittenheim-Schoenensteinbach, au sein de la famille Wacker.

Yvonne et Roland ont uni leurs destinées le 9 juin 1961 à la mairie de Wittenheim, la célébration religieuse a eu lieu le lendemain à la basilique de Thierenbach. « Nous nous sommes rencontrés à la kilbe d'Ensisheim. Très bon danseur, Roland m'a séduite sur un tango », précise Yvonne. Le jeune couple a vécu dans un premier temps à Mulhouse, rue Thénard ; en 1970, il s'est établi rue du Ballon à Wittenheim.

À la sortie de l'école, Roland Schmuda a appris le métier d'ajusteur mécanicien, chez Soclin et compagnie. Après cet apprentissage, Il a travaillé chez Teiller à Soultz. Puis il a intégré Ameco constructions métalliques pour qui il a sillonné toute la France. Il a terminé son activité professionnelle chez Peugeot Mulhouse. Roland est titulaire de la médaille du travail grand or pour 43 années de service. Il est retraité depuis 1993.

Yvonne Schmuda a appris le métier de couturière. Elle a ensuite travaillé pendant cinq ans à la chemiserie Lordson à Mulhouse. Elle a donné le jour à trois enfants, deux filles et un garçon qui sont tous les trois établis à Wittenheim. Chantal, épouse Muller, est née en 1962, Fabienne, épouse Schonecker, a vu le jour en 1964 et Alain est né en 1967. Roland et Yvonne sont par ailleurs six fois grands-parents.

Jardiner et bricoler sont les principales occupations de Roland. Le dimanche matin, il parcourt les marchés aux puces. « Pour y débusquer les objets intéressants, il faut y aller très tôt et surtout avoir l'oeil », confie-t-il. Yvonne aime bien faire la cuisine. Elle régale régulièrement toute sa famille. Elle est également passionnée par les fleurs et à ses moments perdus, elle fait des mots croisés.

Une délégation municipale, conduite par le maire Antoine Homé a rendu visite au couple pour le féliciter au nom de la population wittenheimoise et lui offrir un cadeau.

L'Alsace félicite à son tour Yvonne et Roland Schmuda pour leurs cinquante années de mariage.

L.S.

 

 

© L'alsace, Dimanche le 19 Juin 2011

 

Transports Les élus de gaucheprônent un schéma régional

 

De gauche à droite : Alain Fontanel, Antoine Homé, Roland Rieset Martin Malvy. Photo Jean-Marc Loos

« Socialisteset démocrates »du conseil régional,lors d'une convention sur les transports,ont déploré l'absence de vision à long terme.

Voir Roland Ries, Jacques Bigot, Antoine Homé siéger à la place de l'exécutif régional pouvait surprendre. Sans doute d'aucuns en rêvaient-ils avant les régionales... Martin Malvy, président PS de Midi-Pyrénées, qui a salué la mémoire du « décentralisateur Adrien Zeller », a remercié le « ministre-président » alsacien pour avoir mis l'hémicycle à la disposition de ses amis. Philippe Richert l'avait reçu pour un petit-déjeuner. Vendredi, Martin Malvy qui avait tenu à voir le tram-train avait déjeuné avec Jean-Marie Bockel.

Chef de file

Comme il l'avait fait mardi, à Reichshoffen, le président Malvy a rappelé « le fabuleux effort consenti par les Régions en faveur du transport ferroviaire », tout en déplorant que l'État ne leur ait transféré « aucune ressource financière évolutive ». L'ancien ministre de Mitterrand a mis en avant le principe d'« un Schéma de transports collectifs, débouchant sur une conférence » associant Région, Départements et agglomérations. Avant lui, le sénateur-maire de Strasbourg, Roland Ries, président du Gart (Groupement des autorités responsables des transports) avait défendu l'idée du schéma, proposé lors de la campagne régionale par Jacques Bigot. « Il faut une autorité chef de file en matière de transports collectifs et cela ne peut être que la Région », a souligné Roland Ries, refusant « un syndicat mixte qui ne ferait qu'ajouter une couche au mille-feuille ».

Le chef de file de la gauche au conseil régional, Antoine Homé, a justifié le vote de son groupe en faveur du conseil unique par la nécessité d'« arriver à plus de cohérence dans les domaines de l'économie, des transports, de l'équilibre des territoires ». « Nous voulions engager la réflexion dans les groupes de travail, mais nous attendons toujours », a déploré l'élu haut-rhinois. Plus incisif, le conseiller régional Alain Fontanel a critiqué « la gestion à la petite semaine et le refus de faire évoluer la gouvernance » de la majorité... Saisissant la balle au bond, Pernelle Richardot a dénoncé « l'absence de réflexion à 10 ou 20 ans », proposant que « la Région devienne son propre opérateur en matière de gestion de proximité ». Son « inquiétude devant une mise en concurrence de lignes régionales » a été relayée par le secrétaire adjoint du comité d'établissement régional de la SNCF, Serge Goyot et par Serge Jaeggy, secrétaire de la CGT cheminots de Colmar. Pour ce dernier, « dès que les propositions des comités d'animation des lignes ont un coût, les portes se ferment ».

Prospective

« La vraie question, c'est d'avoir une vision de la mobilité », a résumé le président de la Cus, Jacques Bigot, pour qui elle ne saurait se limiter au transport ferroviaire. Et de s'étonner qu'« il n'y ait jamais eu de débats des trois assemblées réunies sur l'aménagement de l'Alsace et les modes de transport ». Car les deux sont liés. « Le rêve est-il d'habiter à la campagne et de travailler en ville ? », a-t-il interrogé, ce qui a conduit Sabine Gies, secrétaire régionale de la CFDT, évoquant l'impossibilité, pour des salariés, de rejoindre leur emploi, de plaider pour « la mobilité pour tous ».

Pour sa part, la sénatrice du Haut-Rhin, Patricia Schillinger, a appelé les élus régionaux à s'ouvrir à « une vision transfrontalière ». Tout en regrettant que le conseil régional n'ait pas de « commission prospective » pour les 20 ans à venir.

Yolande Baldeweck
© L'alsace, Mardi le 21 Juin 2011

 

Commémoration Un appelet deux médailles à Wittenheim

 

Le 71e anniversaire de l'Appel du général de Gaulle a été célébré samedi à Wittenheim, sur la place des Malgré-nous. De nombreuses personnalités ont fait le déplacement pour célébrer cet appel à la résistance.

Le maire Antoine Homé a accueilli le public et les porte-drapeaux en prononçant un discours, dans lequel il a notamment cité Jean Cocteau : « Rien d'audacieux n'existe sans la désobéissance. Le 18 juin 1940, le général de Gaulle a fait preuve de ce discernement rare qui caractérise ceux qui ont une vision de l'Histoire. »

Après ces mots de bienvenue, Claude Willig, le président de la section haut-rhinoise de la Société d'entraide de la Légion d'honneur, a remis la croix de chevalier de la Légion d'honneur à Prosper Hosatte, entre autres récompensé pour sa carrière militaire dans la légion étrangère en Algérie et en Tunisie dès l'âge de 18 ans.

La Wittenheimoise Anne Wespy a elle aussi reçu une décoration : la croix d'officier de l'ordre national du Mérite pour son implication pour sa famille, ainsi que dans la vie professionnelle, mais aussi associative.

Avant que les différentes autorités ne procèdent au traditionnel dépôt de gerbes au pied du monument aux morts, plusieurs textes ont été lus, à commencer par des rappels historiques faits par les jeunes du conseil municipal des enfants de Wittenheim qui ont conclu : « La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. »

Le lieutenant Pascal Schaal a évoqué le contexte historique de l'appel, tandis que le texte lu par le général en 1940 a été dit par Roland Keidel, délégué haut-rhinois de la Fondation de la France libre.

Enfin, avant que la fanfare Vogesia et l'Orphéon municipal de Mulhouse n'entament le Chant des partisans, le sous-préfet de Mulhouse Louis Le Franc a fait part du message de Gérard Longuet, le ministre de la Défense et des Anciens combattants.

Christophe Schmitt

 

 

© Dna, Samedi le 25 Juin 2011 / Mulhouse

 

Wittenheim  conférence permanente du commerce
Wittenheim Renforcer l'attractivité commerciale

 

Poumon commercial de la ville, la rue de Kingersheim

« Amplifier la démocratie locale, après le conseil municipal des Enfants, le Conseil des Quartiers, celui des Sages [...] la Conférence Permanente du Commerce Local (CPCL) est une nouvelle instance de notre démocratie de proximité, une structure de dialogue et de concertation... » Par ces mots le maire accueillait les commerçants réunis dans la salle Albert Camus.

Antoine Homé poursuivait : « Wittenheim possède un tissu de commerces et de services très riches, nous sommes après Mulhouse, une ville-centre secondaire [...] nous entendons conserver cette attractivité, la CPCL y contribuera : Aussi, la ville a envoyé 120 questionnaires aux commerçants locaux, une enquête sur le commerce de proximité qui a suscité 40 réponses.. »

On en arrive à la présentation de la CPCL. Elle répond à 2 objectifs, promouvoir les actions d'encouragement au commerce de proximité et le développement de l'animation commerciale d'une part ; renforcer le commerce du centre-ville et des cités minières d'autre part.

Un plan local d'action, articulé autour d'enjeux locaux, caractérise la CPCL. Ainsi sont mis en relief : l'amélioration de la qualité de vie des habitants en permettant l'accès aux commerces de proximité, un développement équilibré entre le centre et les cités, une évolution maîtrisée des zones commerciales et bien entendu un soutien de l'attractivité de Wittenheim en sa qualité de ville-centre secondaire de l'agglomération mulhousienne.

La CPCL aura encore pour vocation de proposer des actions concernant l'animation et la promotion commerciale (par exemple des braderies), la promotion des marchés, l'amélioration de l'accès aux commerces et du stationnement etc. A propos de ses statuts, la CPCL rassemblera les commerçants, artisans et services qui le souhaitent ainsi que des élus, le maire ou un adjoint en assureront la présidence, son bureau se réunira au moins une fois par semestre.

Une nouvelle dynamique et... des questions

La nouvelle structure portée sur les fonts baptismaux, le bébé était bien accueilli par l'assistance : « Cela nous permettra de créer une nouvelle dynamique, tous ensemble et non pas chacun dans son coin, un travail de groupe et une prise de conscience intéressants... » estimait la patronne du Super U local.

D'autres questions émanaient déjà : Quid des voitures ventouses devant mon affaire ? Comment techniquement et financièrement nous mettre aux normes pour permettre l'accès à nos magasins (dès 2015) aux personnes handicapées ? Qu'en est-il de l'arrivée du tram ? Des taxes sur les enseignes ? De celles des ordures ménagères ? Ou encore : Les friches commerciales dans le secteur de Jeune-Bois ne nous avantagent guère... etc.

Plusieurs de ces questions seront débattues au sein de la CPCL, cependant le maire apporte quelques précisions : Le tram n'est pas abandonné. Les friches, en particulier celles de Trioplast (Sivallac) et Bricoman font l'objet de projets. Nous allons saisir le député quant aux questions de mise aux normes pour personnes handicapées. Nos taxes sont plutôt plus faibles qu'ailleurs...

Bref ! on l'aura compris : il y a du grain à moudre pour la CPCL.

D.W.

 

 

© Dna, Samedi le 25 Juin 2011 / Région

 

Conseil régional Une motion sur l'enseignement de l'allemand
Pas touche aubilingue paritaire !

 

Une classe bilingue français-allemand dans une école élémentaire.
Le conseil régional d'Alsace a adopté hier une motion commune aux trois principaux groupes politiques sur l'enseignement bilingue paritaire qui est « efficace » et ne doit pas être remis en cause.

La motion a été rédigée par Justin Vogel (Majorité alsacienne), Victorine Valentin (PS et démocrates) et Andrée Buchmann (Europe Écologie). Le groupe FN qui n'a pas été associé à la rédaction a refusé de prendre part au vote.

Le conseil régional exprime « sa profonde inquiétude suite aux propositions du rectorat qui pourraient aboutir à la remise en cause de l'enseignement bilingue paritaire ». Il estime que « cette forme d'enseignement est efficace, populaire et indispensable à l'avenir de l'Alsace du point de vue culturel, économique et social ». Il lance un appel à tous les élus d'Alsace pour qu'ils prennent des mesures permettant à l'enseignement bilingue paritaire de se développer avec efficacité, de la maternelle au lycée .

La ligne de flottaisonen dessous de laquelleil ne faut pas aller

Andrée Buchmann est opposée à l'expérimentation proposée par le recteur (un tiers d'enseignement en allemand, deux tiers en français), « qui est une façon de grignoter ce qui a été fait jusqu'à présent ». Pour Justin Vogel, « la voie paritaire est le minimum de ce qu'il faut pour l'apprentissage de l'allemand, la ligne de flottaison en dessous de laquelle il ne faut pas aller ».

Le ministre Philippe Richert est également d'avis qu'il faut « éviter d'engager des démarches qui puissent nuire à l'enseignement bilingue paritaire. Il a fait ses preuves, il fonctionne bien, il ne faut pas déconstruire ce qui a été patiemment construit ». Il reconnaît toutefois que le recteur est dans son rôle de proposer des réflexions et des expérimentations, mais pas sans concertation ni discussion approfondie. La question des enseignants susceptibles de répondre à la demande d'enseignement bilingue paritaire est posée et demande qu'on prenne des initiatives.

Conseil d'Alsace :l'obligation de dialogue

Antoine Homé (PS), relevant des positions divergentes et des déclarations cacophoniques sur le Conseil d'Alsace depuis la séance du conseil régional du 7 mai, a demandé à Philippe Richert des éclaircissements.

« Le texte voté par le conseil général du Bas-Rhin (DNA de mercredi) est conforme à celui que nous avons adopté. Le conseil général du Haut-Rhin ne s'est pas encore prononcé. Les élus ont le droit d'avoir des approches différentes dans chaque assemblée. Ça peut arriver dans la majorité alsacienne comme chez les socialistes », répond Philippe Richert en faisant allusion aux votes contradictoires des élus PS au conseil régional et au conseil général 67.

La Région n'exerçant pas de tutelle sur les Départements, le président régional ne peut pour l'instant que répéter ce qu'il a prévu dans sa collectivité.

Une commission « Conseil d'Alsace » sera constituée avant l'été au sein du conseil régional pour travailler sur les compétences, les moyens spécifiques, le débat avec les conseils généraux. Un groupe restreint, appelé « task force », dans lequel la minorité sera représentée, sera constitué pour représenter le conseil régional dans le débat avec les autres collectivités.

Car Philippe Richert n'a pas renoncé à constituer un « groupe projet ». Il invitera le conseil général du Haut-Rhin à désigner ses représentants, lorsqu'il sera auditionné à Colmar le 11 juillet (DNA d'hier). « Mon enthousiasme et mon engagement ne sont pas entamés. Nous avons l'obligation de dialoguer et d'écouter les autres. J'espère que chacun aura le souci de réfléchir à l'avenir et à l'intérêt de l'Alsace, en plaçant ces objectifs en priorité par rapport à tous les autres », dit Richert.

Ouverture à la concurrence du transport régional : « C'est nous qui déciderons »

Il a par ailleurs rassuré Pernelle Richardot (PS) à propos de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire régional, après les préconisations du rapport Grignon. « Ce n'est pas parce qu'un parlementaire a fait un rapport, même s'il est bon et qu'il ouvre des perspectives et donne des idées, que la loi est votée. Si une loi devait décider d'ouvrir le transport régional à la concurrence, c'est le conseil régional qui décidera et personne d'autre », certifie Philippe Richert.

Claude Keiflin

 

 

© L'alsace, Samedi le 25 Juin 2011

 

Wittenheim Une structure d'échange avec les commerçants

 

« Wittenheim a la chance d'avoir un tissu de commerces et services très riche », a observé mercredi soir Antoine Homé, le maire. Photo Darek Szuster

Nouvelle structurede concertationentre la Ville etles commerçants, la Conférence permanente du commerce localde Wittenheim a tenu, mercredi, sa première assemblée plénière.

Après la création ces dernières années du conseil municipal des enfants, des conseils de quartier, du conseil des sages et de la commission ado, la municipalité de Wittenheim vient de porter sur les fonts baptismaux une nouvelle structure qu'elle inscrit dans sa politique de « développement de la démocratie de proximité » : la Conférence permanente du commerce local (CPCL), dont la première assemblée plénière s'est tenue mercredi soir à la salle Albert-Camus.

Cette nouvelle instance est vouée à renforcer la concertation et le travail en commun entre la municipalité et les acteurs du commerce wittenheimois. Et pour son premier rendez-vous, qui se tenait au terme du premier jour des soldes, une trentaine de commerçants, artisans et prestataires de services de la commune avaient répondu à l'appel. Côté mairie, une dizaine d'élus et personnels municipaux entouraient le maire, Antoine Homé, qui présidait la rencontre.

Ville-centre secondaire

Les objectifs de la CPCL ? « Promouvoir les actions d'encouragement au commerce de proximité et le développement de l'animation commerciale (NDLR : l'hypothèse d'une braderie, par exemple, a été avancée) ; renforcer le commerce du centre-ville et des cités minières », a exposé le maire. Ce travail devrait déboucher sur un plan local d'action articulé autour des enjeux suivants : « l'amélioration de la qualité de vie des habitants de Wittenheim en permettant l'accès à des commerces de proximité ; un développement équilibré entre le centre-ville et les cités minières ; une évolution maîtrisée des zones commerciales et d'activités de la commune ; l'attractivité de Wittenheim en sa qualité de ville-centre secondaire de l'agglomération mulhousienne », a indiqué Antoine Homé.

Ce cadre étant posé, l'élu a souligné que la CPCL pourrait se pencher sur toutes sortes de sujets. Les échanges avec la salle laissent présager que les questions de circulation et de stationnement tiendront une bonne place. Mais bien d'autres pistes de réflexion ont été évoquées. Mickaël Vachey, le directeur de Gifi, a par exemple abordé la question des locaux vacants, nombreux dans le secteur de son magasin, en demandant au maire si l'arrivée de nouvelles enseignes était envisagée. « C'est vrai qu'il y a des friches [...]. Pour la friche Bricoman, je peux vous dire qu'il y a des projets en discussion [...] Pour la friche Trioplast (ex-Silvallac), un investisseur mulhousien a repris le bâtiment, là aussi il y a des projets », a répondu M. Homé.

Le boucher-charcutier-traiteur Jean-Paul Kaeffer a évoqué l'obligation de rendre les commerces accessibles aux personnes à mobilité réduite à l'horizon de début 2015 et le coût des travaux que ça engendrera pour beaucoup, « un sacré problème », dit-il. « La conférence permanente pourra à la fois en discuter et, comme c'est un sujet national, interpeller notre député », suggère le maire.

M. Olff, des Meubles Olff, a notamment abordé la question de la taxe sur les enseignes et celle de l'extension du tram jusqu'à Wittenheim que la M2A a mis en stand-by. « Je continue à militer pour que ce projet soit relancé dès que la M2A sera en capacité de le financer [...] Le tramway ne peut pas rester à Châtaignier, c'est une évidence », a souligné le maire.

Tous ensemble, pas chacun dans son coin

Sabine Ferrand, la gérante du Super U de Wittenheim, a, quant à elle, plaidé pour que la CPCL travaille dans une approche globale : « Il faut que chacun prenne conscience que ce n'est pas d'un côté le petit commerce, de l'autre les méchants de la grande distribution. Il me semble important qu'on puisse travailler sur une dynamique de groupe, une dynamique de la ville, en faisant en sorte que davantage de clients viennent à Wittenheim pour qu'on se développe tous ensemble et pas chacun dans son coin », a-t-elle observé.

François Fuchs

 

 

© L'alsace, Samedi le 25 Juin 2011

 

Les autres décisions : un plan pour « s'orienter, se former et rebondir »

 

Compte administratif. Le vote du compte administratif (680,2 MEUR de dépenses réelles hors dette en 2010) n'est pas qu'une formalité administrative. « Ce n'est pas, a estimé le socialiste Antoine Homé, un document technique, mais politique. » La suite de son intervention l'a démontré : l'opposant s'est bien opposé. Alors que Justin Vogel (UMP) avait additionné les satisfecit (excellents taux d'exécution, réduction de l'endettement...), il a multiplié les critiques : « chute des investissements » assimilée à une « démission » en temps de crise, dette jugée encore trop forte, « politique de saupoudrage »...

Le leader frontiste Patrick Binder a aussi donné l'impression d'engager un mini-débat de politique générale en s'en prenant pêle-mêle au « Mois de l'autre » (vieille détestation du FN), au TER (au coût « bien trop conséquent »), aux normes BBC (« mesure sournoise pour les ménages ») sans oublier, comme toujours, les immigrés, qui seraient aussi responsables du déficit de logements... Justin Vogel a rétorqué à l'ensemble par une maxime dont il a le secret : « Le mauvais temps semble toujours pire quand on regarde à travers une petite fenêtre ! » Les socialistes, Europe Écologie (EE) et le FN ont voté contre.

Décision modificative 1. L'examen de la décision modificative 1 (DM1), ajustement budgé- taire marqué notamment par des inscriptions nouvelles pour l'apprentissage, l'enseignement supérieur et la recherche s'est, lui aussi, vite éloigné des chiffres : Andrée Buchmann (EE) s'est interrogée sur les effets pervers du BBC, en particulier sur la qualité de l'air intérieur. Elle a demandé que soit réalisé « rapidement un bilan, de manière non dogmatique ». Elle a été approuvée par le président Richert (UMP), sensible à la question : il a estimé que c'était « un vrai sujet » et a souscrit à l'idée d'un tel bilan. EE a voté avec la majorité cette DM1, tandis que le PS et le FN ont voté contre.

Formation professionnelle. Quelques heures avant qu'il ne soit signé par ses partenaires (la Région, le rectorat et l'État, dont la ministre Nadine Morano ; lire par ailleurs en page 40), les élus se sont prononcés sur... l'imprononçable CPRDFP (Contrat de plan régional de développement des formations professionnelles) 2011-2014 (L'Alsace du 7 mai). « La richesse d'une région, c'est son capital humain, a rappelé Martine Calderoli-Lotz (UMP), en charge du dossier. Mais encore doit-il être potentialisé et répondre aux besoins des entreprises. » Ce plan, qui regroupe toute la formation professionnelle, s'articule autour de « trois enjeux : s'orienter tout au long de la vie, se former, rebondir ».

Réalisé après une longue concertation, il a suscité l'approbation d'EE, par la voix de Jacques Fernique -- « C'est une base correcte pour l'action » --, mais les critiques du PS et du FN. Victorine Valentin (PS) a notamment regretté que, « dans un budget contraint », on n'ait pas « hiérarchisé » les objectifs, tandis que Christian Cotelle (FN) a dénoncé l'accent mis sur le transfrontalier : « Il est dangereux d'être tributaire des autres. Nous devons trouver du travail pour nos chômeurs chez nous. » Ces deux groupes se sont abstenus.

H. de C.

 

© L'alsace, Samedi le 25 Juin 2011

 

Conseil régional Le bilinguisme paritaire défendu par les élus

 

Classe maternelle bilingue à Soultz (Haut-Rhin). Photo É. Guilloteau

Après le tollé soulevé par les propositionsdu rectorat, le conseil régional a pris faitet cause, hier,pour l'enseignement bilingue paritaire.

« Le bilinguisme à parité a fait ses preuves », a rappelé, d'emblée, le président du conseil régional et ministre, Philippe Richert, en se disant « un peu surpris de la rapidité de certaines propositions » . « On n'engage pas un tel débat sans un minimum de précautions », a-t-il observé concernant la méthode.

Motion commune

Avis au recteur... D'autant qu'il a rappelé que les lointains prédécesseurs d'Armelle Le Pellec-Muller s'étaient engagés fortement en faveur de l'enseignement français-allemand à parité. Pour marquer la solennité de leur prise de position, trois des quatre groupes de l'assemblée (Majorité alsacienne, PS et démocrates, Europe Écologie-Les Verts) ont présenté une motion commune intitulée « Menaces sur l'enseignement bilingue paritaire ». Le conseil régional appelle, dans ce texte, « les élus d'Alsace à prendre toutes les mesures pour que l'enseignement bilingue paritaire continue à se développer avec efficacité », à tous les niveaux de la scolarité. « La voie paritaire est le minimum pour l'apprentissage de l'allemand », a affirmé avec force le vice-président Justin Vogel, président de l'Office pour la langue et la culture d'Alsace, l'écologiste Andrée Buchmann s'inscrivant en faux contre l'assertion selon laquelle « ces classes ne seraient pas démocratiques ».

Cette motion a été adoptée à l'unanimité, le FN « ne participant pas au vote, car n'ayant pas été associé à la motion », selon son chef de file, Patrick Binder. Philippe Richert a évoqué aussi la proposition de loi sur les langues régionales, qu'il suit comme ministre en charge des Collectivités, et qui devrait être présentée au Parlement et adoptée d'« ici la fin de la session ».

L'autre sujet qui fait débat en Alsace a été relancé par le porte-parole du groupe PS et démocrates, Antoine Homé. Le Haut-Rhinois a interpellé Philippe Richert sur « la cacophonie autour du conseil d'Alsace », déplorant que « chacun des présidents des trois grandes collectivités y aille de son projet ». « Nous sommes bien loin de la résolution adoptée le 7 mai par le conseil régional et du groupe projets censé associer l'ensemble des élus pour enclencher le vrai débat de fond », a ajouté l'élu PS.

Enthousiasme intact

Dans sa réponse, très détaillée, Philippe Richert a relevé avec satisfaction que « la délibération adoptée mardi par le Département du Bas-Rhin est conforme, y compris par la référence à la proportionnelle, à celle adoptée par la Région ». Dès lors, il souhaite « associer l'ensemble des conseillers régionaux à une commission conseil unique -- qu'il va créer avant juillet -- pour réfléchir aux compétences nouvelles, moyens spécifiques, débats avec les autres collectivités »... Un groupe plus restreint jouera le rôle de « task-force ». Quant au « groupe projets », il « n'imagine pas de ne pas le mettre en place », avec les représentants des autres collectivités et des parlementaires. On ignore cependant quand...

Enfin, il rencontrera les élus haut-rhinois le 11 juillet pour « débattre directement avec eux » (L'Alsace d'hier). « Ce que j'espère, c'est que chacun a le souci de réfléchir à l'avenir et à l'intérêt de l'Alsace, en priorité par rapport à d'autres objectifs », a-t-il conclu, en assurant à ses collègues qui en douteraient que « son enthousiasme est intact ».

Yolande Baldeweck

 

© Dna, Dimanche le 26 Juin 2011 / Mulhouse

 

Wittenheim  Réception des enseignants
Wittenheim Les retraités à l'honneur

 

Les plaisirs de la pêche à la ligne ou de la sieste pour les veinards partant à la retraite.
Le maire Antoine Homé, son adjointe aux écoles Catherine Runzer ainsi qu'un bon nombre d'élus ont convié les enseignants dans les salons de la mairie pour la traditionnelle réception de fin d'année scolaire.

« L'école est un axe prioritaire de notre action municipale.. » Le maire devait poursuivre en rendant hommage aux heureux retraités et saluer ceux qui vont poursuivre leur mission sous d'autres cieux. Antoine Homé a tout particulièrement salué Eric Oudot, l'inspecteur de l'Éducation nationale, en poste à Wittenheim depuis 2008. Il a, à l'instar de Jacques Brel, voulu voir Vesoul, il rejoindra cette cité dès la prochaine rentrée.

Départs à la retraite : Luc Lichtlé (directeur de l'école Fernand-Anna) ; Daniel Sigrist (directeur à Raymond Bastian-Jeune-Bois) ; Nicole M'Bappé Epanya (enseignante à Célestin-Freinet-Centre) ; Régine Bosch (Maternelle Charles-Perrault)

Changements d'affectation : Eric Oudot (inspecteur de l'Éducation nationale nommé à Vesoul) ; Marie Jérôme (de Célestin-Freinet, en partance pour Soultz) ; Laurence Ackerer (maternelle La Fontaine, part pour Linthal) ; Ghislaine Bidois (Raymond Bastian, en attente d'une nouvelle affectation)


 

 

© Dna, Dimanche le 26 Juin 2011 / Mulhouse

 

Wittenheim  Conseil des sages
La première assemblée

 

À la table du conseil, quelques représentants des 33 sages.
Après un peu plus d'une année de fonctionnement, le conseil des sages a tenu sa 1ère assemblée plénière. Bilan et perspectives étaient au menu des 33 sages âgés de 65 ans et plus.

Sage peut-être, mais étourdi probablement, Albert Haas, président du conseil a eu la malencontreuse idée d'oublier ses lunettes. En conséquence de quoi, le temps de retrouver ses bésicles, il a passé la main au maire. Le regard vif, Antoine Homé a salué les sages : « Vous êtes une instance de la démocratie de proximité, vous remplissez des fonctions consultatives, de propositions et de réflexion, votre expérience nous est précieuse.. »

À un train de sénateur, le Dr Haas, équipé de ses précieux verres, était de retour, il reprenait les commandes. L'adjoint a rappelé le travail effectué par les deux commissions, l'une « Aînés et solidarité », l'autre « Vie de la cité » qui composent le conseil.

Ces deux organismes ont donné leur avis sur les projets de la mairie, ils ont également organisé des sorties qui ont connu un grand succès, des sorties réunissant toujours un très grand nombre de personnes. Elles seront reconduites au rythme de deux à trois par semestre. Quant à l'avenir proche, des représentants du conseil des sages siégeront dans la commission consultative appelée à réfléchir sur le futur parc de loisirs de la ville. À noter encore que les sages avaient convié les représentants de la police à leur assemblée. Le commandant Fictor et le capitaine Hurst ont ainsi éclairé l'assemblée quant au fonctionnement du dispositif « Tranquillité seniors ». Ils leur ont également communiqué quelques principes simples de prudence et de vigilance.


 

 

2A Réunion du conseil d'agglomération
2020 : la feuille de route adoptée

 

Le projet communautaire, le schéma de coopération intercommunale, le pôle métropolitain, les comptes 2010 et le Plan local de l'habitat ont été largement débattus avant d'être approuvés au cours d'une séance lestée de soixante rapports.

Il y a eu tout d'abord unanimité sur le projet communautaire présenté par Jo Spiegel, 2e président délégué de M2A. Il s'agit « d'une feuille » de route qui se fixe des règles de conduite et des objectifs à réaliser d'ici 2020, « un entre-deux exigeant », qui doit permettre à l'agglo de réussir sa transition en négociant au mieux l'après-pétrole ; un projet fixé à 2014 aurait été un document politique irréaliste et un projet à 2030 aurait été trop lointain pour que M2A engage des actions concrètes.

« Ce projet est un New Deal en phase avec la "grenellisation" de nos politiques. Il invite à l'intelligence territoriale »

Donc d'ici 2020, M2A s'est fixée un cap en dix-sept points où il est question d'une démarche globale pour faciliter le développement des entreprises, de coopérer avec l'UHA, de soutenir l'innovation et les transferts de technologies avec Strasbourg, de développer la notoriété du territoire, d'un cadre de vie adapté aux enjeux du climat/énergie, d'augmenter de 25 % la fréquentation des transports publics, de porter à plus de 7 % la part du vélo, 28 % celle de la marche dans les déplacements. Ou encore, de réduire de 20 % les consommations d'énergie, de porter à 23 % la part des énergies renouvelables et de réduire de 20 % les gaz à effet de serre. Le projet communautaire vise aussi à augmenter la population du territoire de 5 % grâce à une offre de logements abordable, économe et à proximité des services et des transports en commun, de mener des actions de cohésion sociales dans les quartiers en difficulté enfin de faire que M2A se positionne à l'échelle transfrontalière et européenne au sein d'un pôle métropolitain avec Strasbourg.

Le conseiller Pierre Freyburger s'est félicité d'un tel document mais il a des doutes sur son « opérationnalité... la majorité des actions décrites étant plutôt des intentions, ce qui le fait plus ressembler à un document politique qu'à un projet communautaire ».

Jo Spiegel rappelle qu'il ne s'agit pas d'obtenir un « consensus mou, sympathique, mais d'adhérer à une feuille de route, ouverte, de dix ans dans le respect du débat démocratique. Ce projet est un New Deal en phase avec la "grenellisation" de nos politiques. Il invite à l'intelligence territoriale ».

M2A n'est pas pressée. C'est le préfet qui a fait la proposition de rapprocher Wittelsheim de l'agglomération mulhousienne pour des raisons historiques et socio-économiques

Jo Spiegel souscrit à la proposition de l'intervenant de faire chaque année un point d'étape sur l'engagement du projet.

Autre gros sujet de prospective développé par le président Bockel : le schéma départemental de coopération intercommunale avec deux propositions formulées par le préfet, à savoir l'idée de constituer un pôle métropolitain entre Strasbourg et Mulhouse et l'invitation faite à Wittelsheim d'intégrer à terme M2A.

Concernant le premier point, JMB ne « force la main à personne », mais il y a « des opportunités » historiques à saisir. La CUS (Communauté urbaine de Strasbourg) et M2A ensemble (40 % de la population et des emplois en Alsace) constitueraient un « attelage crédible » dans l'espace du Rhin supérieur. Et sur des gros projets structurants, le gouvernement se tournerait plus aisément vers une métropole au moment de faire ses arbitrages financiers. Si la métropole doit se faire, elle se fera par étapes avec une première discussion à l'automne prochain.

L'EuroAirport, priorité numéro 1, d'ici la mi-juillet. Une communication devrait rassurer les occupants du site aéroportuaire

Concernant Wittelsheim, les discussions ne font que commencer, explique-t-il. M2A n'est pas pressée. C'est le préfet qui a fait la proposition de rapprocher Wittelsheim de l'agglomération mulhousienne pour des raisons historiques et socio-économiques. Chaque commune concernée donnera son avis. « Nous avons des tas de choses à nous dire », conclut Jean-Marie Bockel. Le débat était lancé.

Pour Antoine Homé, le pôle métropolitain c'est un partenariat gagnant-gagnant, il ne voit que des avantages à l'extension de M2A à Wittelsheim. Daniel Bux et Francis Flury ont opté pour une « abstention positive ». Pour Pierre Freyburger, ce débat n'a de sens que si M2A se prononce sur le projet de conseil d'Alsace (voir en région). Bernard Felly estime qu'on oublie Colmar et en profite pour évoquer les menaces qui pèsent sur l'EuroAirport, en raison d'une législation du travail en France tatillonne et changeante qui effraie les entreprises suisses, allemandes et américaines qui sont sur le site. « 20 000 emplois sont en jeux. »

MM. Dufaux et R. Isélé considèrent que le renforcement des EPCI et le pôle métropolitain vont dans le sens de l'histoire. Vincent Hagenbach rappelle que les Wittelsheimois travaillent en majorité dans le Bassin de M2A. Jean Rottner considère que le pôle métropolitain « est indispensable pour l'Alsace, et son positionnement au niveau du Rhin supérieur ». Même constat pour Francis Hillmeyer.

Avant les votes, Jean-Marie Bockel qui « a rencontré tout le monde » en ce qui concerne (l'extension de M2A à Wittelsheim), se dit prêt à jouer les bons offices dans l'élaboration du conseil d'Alsace (lire aussi en Région). Sur l'EuroAirport, il affirme que « c'est la priorité numéro 1 » de l'agglo et des collectivités du sud Alsace. D'ici la mi-juillet, une communication avec les Suisses devrait décanter la situation et rassurer les occupants du site aéroportuaire.

Enfin selon le président, Colmar n'est qu'au début de la constitution de son agglomération et n'est pas encore concerné par le pôle métropolitain. Sur le pôle métropolitain, 119 conseillers ont émis un avis favorable, 23 se sont abstenus et sept sont contre. Sur Wittelsheim, il y a eu 115 avis favorables, 34 abstentions et zéro contre.

Finances fragiles, mais équilibre visé d'ici 2012

Sur l'avis de la Cour des comptes et le compte administratif 2010 des budgets de M2A (445 mEUR), présentés conjointement par le président et les vice-présidents Flury et Maitreau, le conseiller Pierre Freyburger a relevé les réserves (fragilité financière, frais de personnel, le poids du transport dans la dette, autofinancement sous le seuil des 10 %) formulée par la cour régionale des comptes. Les rapporteurs notent que l'essentiel du rapport de l'organisme de contrôle concerne les ex-Camsa et Sitram (transport) et que les mesures envisagées cette année, permettront de consolider M2A. L'agglo visera l'équilibre et une marge raisonnable d'autofinancement dès 2011, affirment-ils.

E.Ch.


 

 

© L'alsace, Dimanche le 26 Juin 2011
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M2A Double débat stratégique pour le futur de l'agglomération

 

La question d'un possible rapprochement stratégique avec Strasbourg au sein d'un même pôle métropolitain a accaparé une large part des débats de vendredi soir. Archives Jean-Marc Loos

La M2A doit-elle créer un pôle métropolitain avec l'agglomération strasbourgeoise ?Doit-elle par ailleurs accueillir la commune de Wittelsheim ?Ces deux questions ont suscité un débat nourri -- ainsi que deux votes positifs, mais pas unanimes -- lorsdu conseil d'agglomération très chargé de vendredi soir.

C'est un conseil d'agglomération exceptionnellement dense qui s'est tenu vendredi soir au Parc-Expo de Mulhouse, avec 60 points inscrits au sommaire. 60 points, pas un de moins, mais « trois sujets particulièrement forts », a d'emblée rappelé le président du conseil d'agglomération Jean-Marie Bockel. Trois sujets qui ont occupé l'assemblée pendant deux heures quarante sur un total de trois heures...

Un pôle métropolitainpour continuer à peser

On lira ci-contre ce qu'il faut retenir du projet communautaire élaboré pour l'horizon de l'année 2020 -- et dans l'encadré ci-dessous, les grandes lignes du futur Programme local de l'habitat (PLH) de la M2A. Quant au troisième « sujet fort », il se résume à une double question : la M2A doit-elle s'engager dans la constitution d'un pôle métropolitain avec l'agglomération strasbourgeoise ? Doit-elle, par ailleurs, encourager l'adhésion de la commune de Wittelsheim ? Introduites par Jean-Marie Bockel, ces deux interrogations ont (logiquement) suscité un débat nourri, quoique serein.

Brisons le suspense : l'assemblée communautaire a voté en faveur de ces deux points, mais pas de façon unanime. L'idée d'un pôle métropolitain a recueilli 109 voix pour, 23 abstentions et 7 votes négatifs ; l'adhésion potentielle de Wittelsheim, 115 voix pour, 34 abstentions et aucun vote contre. Avant cela, bien sûr, plusieurs élus ont eu l'occasion d'exprimer leur point de vue -- à commencer par le premier d'entre eux.

Jean-Marie Bockel ne s'en cache pas, il est partisan de la constitution d'un pôle métropolitain avec Strasbourg : « La plupart des grandes agglomérations françaises y sont déjà venues -- et c'est souvent le fait de villes qui sont longtemps passées pour des soeurs ennemies : Metz et Nancy en Lorraine, Nantes et Rennes en Bretagne... De la même façon, il nous apparaît que Mulhouse et Strasbourg peuvent aujourd'hui aller plus loin ensemble. Et puis, dans un contexte où l'État a de moins en moins de marges de manoeuvre financières, l'existence d'un pôle sera un critère pour continuer à peser. »

L'adhésion de Wittelsheim ? Le président de l'agglomération y est favorable aussi, mais attention ! Pas question de forcer la main à quiconque, ni de prendre le risque de froisser les élus voisins de Cernay, Masevaux ou Thann... « Si vous voulez mon avis, un jour, dans plusieurs années, il n'existera plus qu'une seule communauté allant du Rhin aux Vosges. En attendant, il y a une certaine logique à ce que Wittelsheim se rapproche de la M2A, même si cette commune a des liens réels avec Cernay, par exemple. »

Décision prématuréeou chance historique ?

Premier à réagir, le maire de Wittenheim Antoine Homé concentre son propos sur l'idée de pôle métropolitain, « une opportunité extrêmement intéressante, qu'il nous faut saisir » : « Nous pouvons nouer un partenariat gagnant-gagnant. L'enjeu de ce soir, c'est qu'il faut vraiment y aller -- plus tard, viendra le temps de discuter des compétences partagées. » Daniel Bux, le maire de Sausheim, se fait aussitôt le porte-parole de plusieurs élus, qui pensent à peu près tout l'inverse, et comptent s'abstenir : « Nous estimons que la M2A est loin d'être aboutie. La constitution d'un pôle métropolitain nous paraît prématurée -- d'autant plus qu'on ne sait pas trop ce que deviendraient alors nos relations avec Bâle ou Fribourg. » Même réticence (ou simple prudence ?) à propos de l'adhésion éventuelle de Wittelsheim : « Ce n'est pas à nous de nous prononcer ou de donner des indications de conduite à quelque commune que ce soit. Si les élus de Wittelsheim décident de venir, ils seront les bienvenus. Sinon, on leur souhaitera bonne chance. » « S'ils viennent, j'en serai très content, mais je ne souhaite pas leur mettre la pression, donc je m'abstiendrai sur ce point », renchérit l'élu de Brunstatt Francis Flury. Idem pour Francis Hillmeyer, député-maire de Pfastatt : « Cette décision revient au conseil municipal de Wittelsheim. »

Quid de Colmar ?

Pierre Freyburger, élu communautaire mulhousien, intervient à son tour : « L'adhésion de Wittelsheim aurait sans doute une certaine cohérence territoriale, mais j'ai le sentiment que le bassin de vie de cette commune est plus tourné vers Cernay que vers Mulhouse. » Mulhouse, justement : jusqu'ici resté silencieux, Jean Rottner, maire de la ville centre, concentre son intervention sur la question du pôle métropolitain : « Je suis extrêmement favorable à sa création. C'est une chance historique. Le fait de se constituer en pôle métropolitain, à égalité avec celui qui se dessine en Lorraine, nous permettrait d'être regardés d'une manière différente à l'échelle de toute la zone du Rhin supérieur. »

L'heure tourne, mais les interventions continuent de se succéder à un rythme soutenu. Manifestement, le double sujet du jour passionne l'assemblée... Le maire de Feldkirch Bertrand Felly s'étonne que personne n'ait encore évoqué le sort de Colmar, dans l'hypothèse d'un pôle métropolitain mulhouso-strasbourgeois. Réponse de Jean-Marie Bockel, qui s'essaie dans la foulée au difficile exercice de la synthèse : « Colmar, aujourd'hui, a d'autres perspectives de développement. Et puis, elle n'en est qu'aux prémices du développement de son intercommunalité. » Concluant son propos, il se tourne plus particulièrement vers Daniel Bux et Francis Flury : « Vos abstentions positives ne me paraissent pas gênantes. Il est normal que nous ne soyons pas dans l'unanimisme sur des sujets de cette ampleur. Et puis la M2A a parcouru en un an et demi un chemin d'une ampleur sur laquelle on n'aurait pas parié au départ. Nous ne sommes déjà plus si fragiles que cela. » L'avenir dira quelles seront les réponses wittelsheimoise... et strasbourgeoise.

Emmanuel Delahaye

 

 

© Dna, Vendredi le 01 Juillet 2011 / Mulhouse

 

Wittenheim  Ferme pédagogique
Wittenheim Des sourireset une larme

 

À deux pas de la mairie, Via la Ferme.
Marie Minder, présidente de l'association « Via la Ferme » avait de quoi sourire. Élus, amis ou voisins, ils se sont déplacés nombreux à l'occasion de l'inauguration de ses nouveaux locaux.

Après 14 années de présence à Bernwiller, Via la Ferme a saisi l'opportunité que lui offrait la ville de Wittenheim. Cette dernière avait fait l'acquisition d'un ancien corps de ferme pour y aménager un espace dans le cadre de l'arrivée du tram. Cette arrivée ressemblant de plus en plus à un serpent de mer, les élus ont décidé de mettre gracieusement les locaux à la disposition de Via la Ferme, après des travaux de réhabilitation de l'ordre de 60 000 EUR. L'association, une ferme pédagogique, a pour vocation première de mettre en valeur la vie d'autrefois du monde rural et de la ferme. Les scolaires sont concernés au premier chef : ainsi, 1 700 enfants ont déjà participé à l'une ou l'autre activité de Via la Ferme depuis son ouverture en mai dernier.

Le brave animal a cessé de braire, foudroyé par une crise cardiaque

Mais la ferme intéresse aussi les adultes auxquels sont proposés divers travaux artisanaux (vannerie, torchis, four à pain, etc.). À noter encore l'organisation d'un centre de loisirs pour juillet et août... Via la Ferme, qui bénéficie du soutien de la Ville, des Conseils régional et général ainsi que de celui de l'Éducation Nationale, rayonne sur toute la région Alsace et au-delà, sur la Franche-Comté notamment. Le député Francis Hillmeyer, le maire Antoine Homé et plusieurs de ses collègues de M2A, des conseillers généraux et régionaux, ont manifesté leur soutien et leur amitié pour le projet lors d'un couper de ruban bon enfant. D'aucuns de ces élus avaient peut-être une pensée pour, au milieu de nombreux animaux, l'âne de la ferme : le brave animal qui y était hébergé depuis peu a cessé de braire, foudroyé par une crise cardiaque.

D.W. Via la Ferme, rue d'Ensisheim, 68 270 Wittenheim. Contact : ? 03 89 53 62 87/vialaferme@9business.fr

 

Via la Ferme, rue d'Ensisheim, 68 270 Wittenheim. Contact : <span>?</span> 03 89 53 62 87/vialaferme@9business.fr

 
© Dna, Mardi le 05 Juillet 2011 / Mulhouse

 

Wittenheim Antoine homé
«Je soutiens Martine Aubry »

 

Le conseiller régional et maire de Wittenheim (PS) Antoine Homé dévoile son choix pour les primaires du PS.

« Martine Aubry vient d'annoncer sa candidature à la primaire socialiste des 9 et 16 octobre. Parce qu'elle est une femme de conviction, qu'elle a su rassembler les socialistes depuis 2008 et sa prise de fonction comme première secrétaire : elle est la mieux placée pour porter le projet de la gauche en 2012 et elle saura rassembler les Français. J'ai donc décidé de lui apporter tout mon soutien.

Je ferai campagne pour Martine Aubry dans le Haut-Rhin et en Alsace, pour qu'enfin, en mai 2012, nous puissions remettre la France en marche.

En temps que maire, je connais l'engagement de Martine Aubry en faveur des collectivités locales. Elle gère admirablement sa ville de Lille, qu'elle a aidée à évoluer positivement. Elle bénéficie d'une solide expérience gouvernementale et de réseaux importants à tous les échelons. Elle saura, j'en suis convaincu, ramener la Gauche aux affaires pour unir et réunir les Français.

En 2012, les socialistes doivent constituer l'alternative et le nécessaire changement que les Français attendent. Martine Aubry, par ses qualités personnelles, incarne ce changement. »


 

 

 

 

 

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