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vendredi, 27 mai 2011

Congrès annuel de l'APVF

APVF 2011.JPGJe participe au Congrès annuel de l'Association des petites villes (APVF), présidée par Martin Malvy, Ancien Ministre, Président de la Région Midi Pyrénées, à St Flour (Auvergne).

Les thèmes traités sont la cohésion territoriale et les inquiétudes qui pèsent sur nos finances locales.

Hier, le Ministre Philippe Richert s'est exprimé devant le Congrès.

Ce matin, en tant que responsable de la commission des finances de l'APVF, j'ai animé un atelier sur les relations financières entre communes et intercommunalites, en présence du Président de l'Association des Maires de France et de plusieurs Parlementaires.

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mercredi, 25 mai 2011

Revue de presse du 14 avril au 25 mai 2011

© Dna, Dimanche le 08 Mai 2011 / Mulhouse

 

Wittenheim  Démographie
Wittenheim Bienvenue aux nouveaux habitants

 

A la découverte de Wittenheim avec les élus.
Wittenheim compte quelque 15 000 habitants dont 200 nouveaux arrivants en 2010, bon nombre de ces derniers se sont retrouvés dans les salons de la mairie sur invitation de la municipalité.

Entouré de nombreux élus, le maire Antoine Homé a chaudement salué ces nouveaux citoyens avant de louer les attraits de la ville.

Une projection vidéo vantant les infrastructures, les manifestations, la vie culturelle, sociale ou sportive de la ville a été proposée aux convives. Le maire devait ensuite présenter son équipej municipale et les attributions respectives de ses adjoints. Questions de la salle, réponses des élus...

Comment s'impliquer dans la vie jdémocratique de la Ville ? Qu'en est-il du haut débit Internet ? La circulation pose problème rue de La Forêt, que comptez-vous faire ? Des aires de jeux plus nombreuses sont-elles prévues ? etc. Les échanges se sont prolongés autour d'un plantureux buffet, après quoi, ces néo- Wittenheimois visiblement enchantés par leur nouveau cadre de vie s'en sont retournés les bras chargés de cadeaux offerts par la Ville.

D.W.

 

© Dna, Dimanche le 08 Mai 2011 / Région

Conseil régional Débat sur le Conseil d'Alsace unique
Sans fausse note

 

Environ 350 personnes ont suivi les débats hors de l'hémicycle.
A-t-on vécu hier matin à la maison de la Région l'acte fondateur du futur Conseil d'Alsace, comme l'espère Philippe Richert ? L'avenir dira si cette séance du conseil régional, télédiffusée en direct, fut historique. Elle est en tout cas inédite car le consensus fut presque sans faille.

La résolution finale, après deux heures de débat a été adoptée à l'unanimité, moins l'abstention des cinq élus FN. Les conseillers régionaux se déclarent favorables à un Conseil d'Alsace obtenu par fusion du conseil régional et des conseils généraux telle qu'elle est prévue par la loi du 16 décembre 2010, après des délibérations concordantes de leurs assemblées respectives et un référendum où le «oui à la fusion » devra obtenir, dans chaque département, la majorité absolue et un nombre de suffrages au moins égal au quart des électeurs inscrits.

Fusion après 2014, coopération libre avant

Cette fusion ne pourra intervenir qu'à partir de 2014. D'ici là, les élus demandent l'expérimentation, sans création d'une structure nouvelle, d'une coopération librement consentie. La résolution souhaite aussi la mise en place d'un « groupe projet », une part de proportionnelle dans le futur mode de scrutin et bien sûr la consultation des citoyens par voie référendaire.

Cette résolution, longuement négociée entre les groupes, reflète forcément les interventions de la matinée (qu'on aura pu suivre en direct et qu'on peut toujours lire sur notre site www.dna.fr). Philippe Richert a commencé par démentir rumeurs et faux bruits : il n'y aura pas disparition des conseillers généraux et des départements, ni centralisation à Strasbourg (DNA d'hier). « Mais est-il raisonnable d'attendre simplement qu'arrive 2014 ? À nous de savoir si nous osons, si nous acceptons d'aller plus loin. Aujourd'hui se joue l'avenir de l'Alsace », a dit le ministre des collectivités qui a obtenu une réponse claire en fin de séance.

Les socialistes veulent un «groupe projet » dans lequel «tous les sujets pourront être débattus, le mode de scrutin, la parité, les compétences » (Antoine Homé). Mais ils écartent d'emblée le «projet abracadabrantesque d'intercollectivité qui entraînerait une gouvernance de canton suisse » (Alain Fontanel). « Nous sommes prêts à travailler avec vous sur toutes ces questions », dit Pernelle Richardot qui reste sur sa faim cependant à propos des nouvelles compétences réclamées.

Pour les écologistes, il est temps que l'Alsace accède à la pratique européenne de la subsidiarité. « Le Conseil d'Alsace tirera sa force de la capacité à exprimer autant le désir de différentiation et de pilotage de proximité que le désir d'unité et de coordination des politiques » (Jacques Fernique). Les domaines des transports, de l'eau, du second cycle scolaire, de l'économie « ont besoin d'un chef d'orchestre unique, capable de prospective et de planification » (Antoine Waechter).

Le FN félicite Richert de lancer le «groupe projet» : «Oui, osons travailler ensemble », mais il a encore «trop de divergences avec la majorité, sur les impôts locaux, le gaspillage de l'argent public, les engagements non tenus » pour pouvoir approuver la résolution. « Nous ne sommes pas contre », dit Patrick Binder, mais la tactique politique du FN le conduit à se démarquer des « technocrates de l'UMPS ».

Le précédent de l'Union européenne : une politique véritablement commune

La majorité est bien sûr d'accord avec son président. Pour Nicole Thomas, maire de Bischwiller, l'existant est illisible. « Comment voulez-vous qu'un chômeur comprenne que c'est le conseil général qui paie son RSA mais qu'il faut s'adresser à la Région pour une formation ou espérer retrouver un emploi ? » « Il paraît que nous arrivons déjà à travailler ensemble, entre collectivités pourquoi aller plus loin ? ironise François Loos. Si dans les années 50, les pays européens avaient simplement décidé de travailler ensemble, l'Union européenne n'existerait pas. »

Pour que le Conseil d'Alsace existe un jour, il fallait le consensus d'hier. « C'est une avancée importante, résume le président du conseil régional Philippe Richert, mais il faut garder le coeur à l'ouvrage, accepter de débattre, rencontrer les autres collectivités pour bâtir une grande politique. Nous le devons à l'Alsace et aux Alsaciens. »

Le vote unanime a été longuement applaudi par le public.

C.K.

© L'alsace, Dimanche le 08 Mai 2011

 

 

Photo Laurent Schneider

Wittenheim

Mercredi soir, c'était la fête pour l'AST Ruelisheim-Wittenheim, notamment pour l'équipe des U13 du club de football, pour officialiser la remise du Challenge du bénévolat, qui a récemment été décerné au club par le comité départemental de football du Haut-Rhin. Ce trophée récompense régulièrement des clubs qui ont un fort taux de jeunes licenciés par rapport au nombre total de membres. Richard Heiny, le président, est évidemment très satisfait : « Cette distinction va aux nombreux bénévoles qui sont régulièrement à mes côtés pour encadrer nos équipes de jeunes, c'est encourageant pour tout le monde et cela nous conforte pour poursuivre notre noble tâche de formation. » Jean-Pierre Nimis, animateur du secteur Mulhouse Sud, Marc Hoog, président de la commission des compétitions du Haut-Rhin, et le Dr José Esposito, président du Comité départemental de football du Haut-Rhin, ont, tour à tour, fait l'éloge des bénévoles « sans qui les associations ne pourraient pas fonctionner ». Jean-Pierre Wickert et Georges Haffner, pour Coop Alsace, ont remis un équipement complet à l'équipe des U13 et un chèque de 350 EUR au club, tout en invitant les jeunes footballeurs à faire honneur au football en se montrant « respectueux, tolérants et fraternels sur les terrains ». Les deux maires, Antoine Homé et Philippe Hartmeyer, ont félicité les responsables et les bénévoles du club tout en les assurant du soutien des communes.


© L'alsace, Dimanche le 08 Mai 2011

 

Antoine Homé, porte-parole du groupe PS-démocrates, et le président UMP de la Région,Philippe Richert, lors de la session d'hier. Photos Jean-Marc Loos

En présence de plusde 400 personnes,les élus régionauxse sont prononcés largement pourun conseil d'Alsace, avec consultationdes Alsacienspar référendum.

À l'issue de la session qui a duré pile 2 h 06, la durée de l'émission de France 3 Alsace, Philippe Richert, tout ministre qu'il est, ne cachait pas son émotion. En remerciant ses collègues pour leur vote en faveur de la résolution proposée à l'assemblée -- seul le FN s'est abstenu -- le président du conseil régional n'a pas hésité à parler de « moment fondateur ». Et de s'engager à « rencontrer les autres collectivités pour amorcer ensemble ce conseil d'Alsace, un outil qui sera au service d'une grande politique pour l'Alsace ».

En ouvrant la séance, Philippe Richert n'avait pas manqué de saluer les personnalités présentes dans les rangs du public, son homologue bas-rhinois Guy-Dominique Kennel, l'ancien ministre Daniel Hoeffel, mais aussi plusieurs parlementaires -- dont la sénatrice du Haut-Rhin Catherine Troendlé -- et conseillers généraux des deux départements, et des représentants de la société civile. Environ 350 personnes suivaient les débats dans le hall, sur des écrans.

Se projeter en 2040

« En 2040, nos collectivités, nos multiples agences spécialisées, nos clivages auront-ils lieu d'être dans leur forme actuelle ? Regardons nos voisins, regardons le monde ! », a lancé le président Richert à ses collègues, mais aussi, au-delà de l'hémicycle, aux absents parmi lesquels le président haut-rhinois Charles Buttner. Il s'est s'inscrit en faux contre « les rumeurs » sur « la disparition des départements ou la recentralisation des services à Strasbourg », tout en se disant « prêt à en débattre, avec toutes les collectivités, sans partis pris », au sujet de la localisation du siège du conseil d'Alsace à Colmar. Et de conclure : « A nous de savoir si nous avons confiance en nous-même. Osons pour l'Alsace ! »

Rappelant que les socialistes avaient demandé ce débat dès après les régionales, le Haut-Rhinois, Antoine Homé, a voulu aborder « cette séance exceptionnelle dans un esprit constructif », plaidant « pour une réflexion largement partagée ». Se disant « opposé à l'intercollectivité proposée par Charles Buttner », il a demandé que « la réflexion soit poussée à son terme ». Et les socialistes demanderont « un statut adapté pour la Région », si leur candidat devait l'emporter en 2012.

« Aujourd'hui, ayons en Alsace le courage du changement », a plaidé avec enthousiasme Jacques Fernique (Europe Écologie-Les Verts), en appelant ses collègues à « faire des prochaines élections territoriales l'avènement du conseil d'Alsace ». Tout en se félicitant de l'organisation du débat, Patrick Binder (FN) n'en a pas moins mis en avant « ses divergences » avec les autres groupes, déplorant « le coût de la décentralisation » et refusant « de nouvelles compétences ».

Dans la foulée, et après une intervention de Bernard Carrière, rapporteur de l'avis du Céser sur la gouvernance, 18 élus de la majorité comme des différentes oppositions se sont exprimés, souvent avec passion et avec la volonté d'apporter leur pierre à l'édifice. La députée UMP Arlette Grosskost s'est prononcée « contre l'immobilisme à petits pas ». « Aux Alsaciens de se prononcer, nous nous soumettrons à leur choix », a-t-elle promis.

Chef d'orchestre unique

Quant au vice-président René Danési (Nouveau Centre), il a rappelé qu'il y a vingt ans déjà, les centristes du Haut-Rhin avaient proposé une réforme des institutions. « Qu'on passe aux travaux pratiques », a demandé le Sundgauvien... L'écologiste Antoine Waechter a illustré ce propos en rappelant tous les doublons entre collectivités. « Nous avions rêvé d'un chef d'orchestre unique dès 1986 », s'est-il souvenu. Plusieurs élues, Victoire Valentin (PS), mais aussi Monique Jung (NC) et Sylvie Grucker (EELV), ont plaidé en faveur de plus ou moins de proportionnelle, « synonyme de parité ».

« Ayons la volonté de franchir un pas ambitieux. L'union ne peut être qu'un pas transitoire », a plaidé Dominique Hoeffel, résumant l'état d'esprit de la plupart des intervenants. L'adjoint strasbourgeois Alain Fontanel (PS) a défendu « l'équilibre à trouver entre agglomérations » e t le rôle de métropole de Strasbourg, tout en demandant de « relever le défi du référendum... » « L'Alsace ne doit pas être scindée en deux », a signifié Yves Hemedinger, 1er adjoint (UMP) de Colmar, à « ses amis haut-rhinois ». Pragmatique, Nicole Thomas (UMP), maire de Bischwiller, a expliqué concrètement les attentes de ses concitoyens qui veulent « un interlocuteur unique » pour les aider au quotidien. Enfin, Justin Vogel, chantre du bilinguisme, au nom de l'identité de l'Alsace, a appelé les Alsaciens à « avoir de l'audace ». Il en faudra, mais davantage encore les élus devront faire preuve de ténacité pour mener ce débat, le plus large possible, à bien...

Textes : Yolande Baldeweck

© L'alsace, Mardi le 10 Mai 2011

 

 

 Photo Laurent Schneider

Wittenheim

Antoine Homé a rendu un hommage particulier à 19 anciens combattants de la guerre 39/45 ou à leurs représentants en leur remettant un diplôme d'honneur, à l'issue des cérémonies commémoratives du 8 mai 1945.

Parmi ces anciens résistants, réfractaires, ou combattants de la 1re Armée française figuraient également des Malgré-Nous. Les récipiendaires ont été les suivants : Marcel Arnold, René Benda, Alfred Boesch, Georges Boesch, François Fritsch, Henri Halm, Yoube Lalleg, Raymond Lamberger, Raymond Mattern, Alfred Meyer, Emile Muller, Lucien Rees, Arthur Roos, Charles Rothenflug, Lucien Rubrecht, Lucien Schaeffer, Anne Cécile Schmitt, René Stahl et Mohamed Kellaf.


© L'alsace, Mardi le 10 Mai 2011 

 

 

 Photo Laurent Schneider

Wittenheim

François Wilser a été nommé président du comité du Souvenir français de Wittenheim-Kingersheim à l'issue des cérémonies commémoratives du 8 Mai 1945 par Antoine Homé, le maire de Wittenheim, au nom de Gérard Delbauffe, contrôleur général des armées et président général du Souvenir français.

M. Wilser remplace Paulette Legros, nommée présidente honoraire.


© Dna, Mercredi le 11 Mai 2011 / Mulhouse

 

Pulversheim  Groupe Rodolphe
Pulversheim Des jours meilleurs

 

De gauche à droite, MM Bannwarth, Misiano, Laeng (trésorier) et le vice-président Pflieger.
La 15e assemblée générale du Groupe Rodolphe a rassemblé un large public, membres, sympathisants et élus du Bassin potassique.

Avec 236 adhérents (11 % d'augmentation) et 25 membres très actifs, cette association de sauvegarde se porte plutôt bien. Pour son président Jean Misiano, « le Carreau Rodolphe est un phare dans la région qui doit devenir une offre touristique complémentaire ».

Le dynamisme ressort de chaque page du rapport d'activités : 2 200 visiteurs sur le site -la plupart lors de la fête du patrimoine industriel et des Journées Européennes-, 24 000 EUR de budget l'an passé, et 1 400 repas servis sur l'année les mercredis, à l'occasion des journées de chantier.

« Le plus bel ensemble industriel d'Europe »

Et le président de se réjouir aussi parce que le Conseil Général a décidé de donner -enfin- une vision positive du carreau en rendant le site accueillant tout en levant le périmètre de sécurité voire en faisant les yeux doux à d'éventuels investisseurs. 200 000 EUR sont budgétisés à cette fin dès cette année, et autant pour 2012.

À noter encore la coopération avec des classes du lycée Charles de Gaulle de Pulversheim, et le nouveau site (carreau-rodolphe.com) mis en place par Michel Hartmann, correspondant aux DNA.

Dans leurs interventions, le conseiller général Étienne Bannwarth assure du soutien du président de l'assemblée départementale, le maire de Wittenheim et conseiller régional Antoine Homé se dit « impressionné par le plus bel ensemble industriel d'Europe, que la Région devra aussi soutenir » et le maire d'Ungersheim Jean-Claude Mensch appelle à inclure le carreau Rodolphe dans le projet communautaire de M2A, Mulhouse Alsace Agglomération.

Caméras de vidéosurveillance à venir

« La partie n'est pas gagnée », commente Jean Misiano, qui annonce la mise en place prochaine de caméras de surveillance, suite aux nombreux vols de câbles électrique qui ont eu lieu sur le site.

P.Br.
© L'alsace, Jeudi le 12 Mai 2011

 

Politique « Le 10 mai 1981, je m'en souviens très très bien »

 

La « Génération Mitterrand » s'est retrouvée en musique place de la Concorde mardi 10 mai au soir. Photo Dom Poirier

La section mulhousienne du Parti socialiste a organisé mardi soir une fête en souvenir de la victoire de François Mitterrand en 1981.

Un poil de nostalgie, un soupçon d'idéologie, un zeste d'attaques politiques et un grand fond de camaraderie enrobée de musique, avec Les Zazous de Zoé : la recette de la petite fête organisée place de la Concorde à Mulhouse par les socialistes, devant leur siège, était simple mais efficace.

Une grosse centaine de personnes ont tenu à se rassembler en mémoire de l'élection à la présidence de la République de François Mitterrand, il y a 30 ans, le 10 mai 1981. Pendant que coulait la bière et que circulaient des plateaux apéritifs, quelques discours animés par Denis Wiesser, premier secrétaire fédéral du PS haut-rhinois, ont rappelé l'importance symbolique de ce jour.

Ainsi, Lucille Richert, qui présidait en 1981 le comité départemental de soutien à François Mitterrand et aujourd'hui âgée de 82 ans, a partagé avec le public ses souvenirs de cette époque : « J'ai gardé du dernier meeting du 8 mai à Mulhouse, juste avant son élection, un souvenir exaltant, toute la salle vibrait en chantant en choeur "Mitterrand président". »

Le communiste Jean-Paul Steiblé, 83 ans et toujours fougueux, a rappelé que cette victoire était le résultat du combat de l'Union de la gauche. « Le 10 mai, l'ombre faisait place au soleil », a lancé celui qui, plus tard, entonnera La Marseillaise et L'internationale d'une voix tremblotante mais puissante.

Antoine Homé, président de l'Union départementale des élus socialistes et républicains, s'est montré combatif : « La France unie, c'était François Mitterrand, bien loin de la France de tous contre tous de Nicolas Sarkozy. À un an des présidentielles, souvenons-nous que notre force, c'est notre collectif. »

Comme la grande majorité des fêtards de mardi soir, Antoine Homé raconte volontiers son 10 mai 1981 : « Je m'en souviens très très bien. J'avais 15 ans, la veille au soir, j'étais avec des amis et on s'est couchés plein d'espoir. On attendait le dimanche comme une délivrance et, devant la télévision, ce fut un grand moment de bonheur. »

« J'étais le seul de gauche »

Le chef de file des socialistes mulhousiens Pierre Freyburger se souvient également : « J'étais ennuyé parce que je m'étais fait un claquage dans l'après-midi en faisant du sport, j'avais du mal à me déplacer. Mais j'ai quand même fait la fête au local du PS, rue de la Loi. » Le conseiller municipal Dominique Caprili rappelle ce qu'il avait écrit dans le livre d'or consacré au décès de François Mitterrand, en 1996 : « À celui qui nous a donné le bonheur de vivre le 10 mai 1981. »

Difficile pour le conseiller général Gilbert Buttazzoni d'oublier ce fameux dimanche : « J'étais à une communion avec 120 personnes et j'étais le seul de gauche. Je me suis fait chambrer toute la journée, jusqu'à 20 h, où ils se sont tous effondrés. »

Et quid du conseiller municipal Thierry Sother ? « Je n'étais pas là le 10 mai 1981 : je suis né exactement neuf mois plus tard. » Un souvenir vivant de la liesse de ce fameux 10 mai.

Olivier Chapelle

© L'alsace, Jeudi le 12 Mai 2011

 

Nucléaire « Une technologie du passé »

 

Les orateurs du Forum citoyen, de gauche à droite : Antoine Homé, maire de Wittenheim et conseiller régional ; Jean-Claude Mensch, maire d'Ungersheim ; Jacques Muller, maire de Wattwiller ; Roger Winterhalter, ancien maire de Lutterbach ; Nicole Roellens de Stop Fessenheim ; Henri Stoll (à l'arrière), maire de Kaysersberg et conseiller général ; Jean-Marie Brom, physicien du CNRS. Photos T. Gachon

Rompre avec le nucléaire et basculer vers une autre politique énergétique, c'est possible, ont affirmé, mardi à Ungersheim, les militants qui veulent agir sur tous les plans. « Car il y a urgence ».

« Ça suffit, jetzt langt's ! » Ce cri de Roger Winterhalter, l'ancien maire de Lutterbach, a été vivement applaudi mardi soir, à l'espace Trèfle d'Ungersheim, où le maire Jean-Claude Mensch, avait organisé un « Forum citoyen » sur l'énergie nucléaire. Un forum qui a réuni quelque 150 citoyens engagés contre le nucléaire, au cours duquel élus et militants associatifs ont expliqué toutes « les bonnes raisons de rompre avec l'énergie nucléaire ». En l'absence de tout contradicteur.

Pourquoi rompre ? En raison des risques. « Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima ont montré que l'improbable est possible. À Fessenheim, le risque sismique et de rupture des digues du canal n'est pas de zéro. En cas de fusion du coeur, la plus grande nappe phréatique d'Europe sera contaminée ».

Pour des raisons économiques aussi : « 63 % de l'énergie produite est perdue dans l'enrichissement de l'uranium, le transport de l'électricité, le fonctionnement des centrales. Rien que les pertes sur les lignes très haute tension représentent en France la production de cinq centrales. »

Trois mythes

L'énergie nucléaire n'est-elle pas la moins chère ? « C'est un mythe : il faut y intégrer les coûts du démantèlement des centrales et des déchets. » N'est-elle pas propre ? « Non, il faut intégrer au bilan écologique toutes les consommations d'énergie de toute la filière, l'énergie grise. » Le nucléaire ne garantit-il pas notre indépendance énergétique ? « Encore un mythe. Areva cherche l'uranium au Niger, au mépris des populations locales. Et les réserves mondiales d'uranium sont limitées à 60-80 ans. »

Rompre avec le nucléaire, pour ce forum, c'est rompre avec « la technodictature. Dangereux par essence, le nucléaire a toujours été imposé sans débat démocratique, sans décision du Parlement. Il a été exclu du Grenelle de l'environnement, du calcul de la taxe carbone. Il relève du seul pouvoir régalien du président de la République : que vient faire dans la République le pouvoir du roi ? »

Pour sortir du nucléaire, les militants entendent agir au niveau juridique et politique : attaquer la constitutionnalité de ce pouvoir régalien, faire appliquer le principe de précaution, amener les partis politiques à inscrire dans leur programme la sortie du nucléaire... « Les fédérations 67 et 68 du parti socialiste mènent ce combat », a annoncé Antoine Homé, maire PS de Wittenheim.

Peut-on vraiment se passer du nucléaire dans un pays où l'électricité consommée est à 76 % d'origine nucléaire ? « Au plan mondial, il ne représente que 17 % de l'électricité produite et 3 % de l'énergie primaire. Seule la France est dépendante de l'électricité puisqu'elle fait la promotion du chauffage électrique ». L'association Alter Alsace Énergie a élaboré un scénario 100 % énergies renouvelables pour l'Alsace. « Car le nucléaire est l'énergie du passé. »

Des communes comme Ungersheim, Wattwiller et Kaysersberg ont pris des mesures pour se passer des énergies fossiles et fissiles : réduction jusqu'à 75 % de la consommation des bâtiments publics, aides aux particuliers (subventions, diminution de la taxe foncière) qui investissent dans le chauffage bois, le solaire, l'isolation, projets de micro-centrales hydrauliques, d'éoliennes, de centrales solaires... « Les maires peuvent jouer là un rôle essentiel pour passer rapidement aux énergies renouvelables. » Et s'inspirer des expériences menées en Allemagne, Autriche, au Danemark.

Pour ce forum, la question énergétique « ne doit pas être un débat de spécialistes laissé aux experts ».

Elisabeth Schulthess

 

© Dna, Jeudi le 12 Mai 2011 / Mulhouse

 

Ungersheim  Forum citoyen sur les énergies
Ungersheim Un futur renouvelable

 

À la table des intervenants, de gauche à droite : MM Stoll, Winterhalter, Mme Roelens, MM Momé, Mensch, Muller et Brom. (
Plus de 200 personnes ont participé mardi soir, à l'Espace Le Trèfle, à un forum citoyen sur le thème « Se retirer du nucléaire en construisant un futur renouvelable ».

Satisfaction donc de Jean-Claude Mensch, maire de la commune, à l'initiative de ce rassemblement, lorsqu'il accueille ses invités : seule Michèle Rivasi, députée européenne et fondatrice de la CRIIRAD est absente, retenue à Paris par la manifestation devant l'Assemblée contre les gaz de schiste. La salle est tout acquise aux participants, les applaudissements succèdent aux applaudissements, et le dessinateur René Bickel laisse aller son crayon en direct. Voici quelques extraits des interventions.

Jacques Muller : « Démanteler une centrale, ce n'est jamais arrivé, et on ne sait pas encore le faire »

Nicole Roelens, porte-parole de l'association Stop Fessenheim : « Au Japon comme en France, le nucléaire a été imposé par une minorité, que j'appelle la techno-dictature. Je ne pousse pas à l'insoumission, mais à l'insurrection pour mettre un coup d'arrêt à cette techno-dictature ».

Jacques Muller, maire de Wattwiller, ancien sénateur : « Nos grands élus sont dans une dépendance intellectuelle face au nucléaire, qui représente à leurs yeux notre indépendance politique et énergétique. Mais ça ne tient pas car le nucléaire a besoin d'uranium, qui est extrait au Niger dans des conditions épouvantables. [...] Démanteler une centrale, ce n'est jamais arrivé, et on ne sait pas encore le faire ».

Jean-Marie Brom : « Fessenheim, c'est un symbole qui nous a drogués »

Jean-Marie Brom, physicien au CNRS : « La grande leçon de Fukushima, c'est que les experts se sont trompés. Comme à Tchernobyl, ce qui ne devait jamais arriver est pourtant arrivé. Fessenheim, c'est un symbole qui nous a drogués, surtout ceux qui se chauffent à l'électricité. Mais le rendement du nucléaire n'est que de 37 %, soit 63 % de pertes ».

Roger Winterhalter, maire honoraire de Lutterbach : « Nous sommes tous des experts, et j'invite les maires à déclarer leurs communes « zone dénucléarisée ». Ensemble, disons oui aux éner gies renouvelables et soyons résolument utopiques ! ».

Henri Stoll, maire de Kaysersberg et conseiller général : « En réduisant notre consommation de 17 %, on peut sortir du nucléaire, et si on ferme Fessenheim demain, il n'y aura aucun souci. Le nucléaire, c'était l'énergie du 20è siècle, et le renouvelable c'est l'énergie du 21è siècle ».

Antoine Homé, maire de Wittenheim et conseiller régional : « La motion du groupe socialiste n'a pas été adoptée par la Région, mais de plus en plus de communes demandent la fermeture de Fessenheim. C'est le combat de conviction que nous devons mener, et gagner ! ».

Selon Jacques Muller, « les maires des communes ont à jouer un rôle essentiel, pour parler et médiatiser le sujet, pour donner l'exemple, et pour inciter la population à se tourner vers les énergies renouvelables, puisque la loi le permet ».

Et de conclure : « Mettons la pression citoyenne à tous les niveaux ! ».

P.Br.

© L'alsace, Samedi le 14 Mai 2011

 

Conseil régional L'EuroAirport dans le contrat triennal de Strasbourg ?

 

Le ministre Philippe Richert, avait « deux bonnesnouvelles », hier,dans son escarcelle.

Le contrat triennal actuel -- l'État avait mis 117 MEUR sur la table sur un montant total de 244 MEUR -- arrivera à échéance fin 2011. Le Premier ministre a confirmé hier à son ministre et président du conseil régional que l'État va poursuivre cette démarche destinée à soutenir la vocation européenne de Strasbourg.

« Nous avons convenu de recentrer le contrat sur des projets qui ont un caractère européen », a précisé, hier, Philippe Richert, à l'issue de la commission permanente.

Union pourla Méditerranée

Ces projets vont être définis de concert avec le maire de Strasbourg et le président de la Communauté urbaine de Strasbourg, et avec le président du conseil général du Bas-Rhin. Néanmoins, Philippe Richert a l'intention d'y inscrire « le raccordement ferroviaire de l'EuroAirport pour défendre la vocation européenne de Strasbourg ».

Non pas qu'il ne souhaite pas soutenir l'aéroport de Strasbourg... « Mais il faut que les deux plates-formes travaillent ensemble », a-t-il affirmé, en observant, « dans une nouvelle vision de l'Alsace, les dossiers mulhousiens ont toute leur place au niveau régional ».

Autre annonce, qui focalisera l'attention des médias sur Strasbourg : la réunion des 43 pays de l'Union pour la Méditerranée, les 7 et 8 novembre dans la capitale européenne. « Cela sera la première occasion de retrouvailles de l'Europe avec l'Afrique du Nord », a relevé Philippe Richert qui avait sollicité du président de la République que cette rencontre soit organisée en Alsace.

Parlement des jeunes

Auparavant, les élus régionaux avaient confirmé leur engagement dans le Fonds Alsace Croissance (L'Alsace du 13 avril) qui aura pour vocation de prendre des participations au capital d'une vingtaine de PME alsaciennes en développement ou en phase de transmission, en attendant l'arrivée d'autres actionnaires. Le fonds sera doté de 50 MEUR apportés par le Crédit Mutuel-CIC (25 MEUR), la Caisse des Dépôts (18 MEUR), la Région (7 MEUR), avec l'aide du fonds européen.

Dans le domaine économique, la Région verse 1,7 MEUR à 131 entreprises pour 67 emplois créés, et soutient fortement la construction de pépinières d'entreprises à Hautepierre et à Schlierbach.

Par ailleurs, la vice-présidente Monique Jung a rappelé l'urgence d'aider l'apiculture alsacienne. Elle a insisté sur le lancement d'un appel à projets pour « développer l'efficacité énergétique » dans les entreprises. Le montant des subventions variera selon la taille des entreprises.

Enfin, Philippe Richert a détaillé l'installation, samedi prochain, du « Parlement alsacien des jeunes » composé de 40 jeunes de 15 à 21 ans, sélectionnés à partir de 80 candidats proposés par les lycées, centres de formation, missions locales, etc. Pour leur part, les socialistes Antoine Homé et Cléo Schweitzer ont regretté que « ces jeunes n'aient pas été élus ». En attendant d'éventuelles évolutions, ils vont travailler pendant 18 mois au sein de deux commissions pour « accompagner la mise en oeuvre du Projet régional de la jeunesse ».

Y. B.

© Dna, Samedi le 14 Mai 2011 / Région

 

Fessenheim Après la catastrophe de fukushima
357 élus alsaciens demandent l'arrêt de la centrale à Nicolas Sarkozy

 

L'association Stop Fessenheim a officialisé hier l'envoi au président de la République de l'appel solennel pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim signé par 357 élus alsaciens. Lancé en 2006, cet appel avait recueilli 186 signatures avant le séisme du 11 mars au Japon et l'accident nucléaire qui a suivi.

« À la lumière du risque nucléaire, des nombreux dysfonctionnements de la centrale de Fessenheim, de son implantation en zone sismique avérée et en contrebas du Grand Canal d'Alsace, et de sa vétusté », les signataires demandent à Nicolas Sarkozy l'application «concrète» du principe de précaution inscrit dans la Constitution en prenant les mesures suivantes : « Arrêt immédiat de la centrale, organisation du démantèlement contrôlé des installations, préparation de la transition énergétique, planification des actions de formation pour permettre la reconversion professionnelle des salariés du site et des sous-traitants. »

Y figurent de nombreux élus municipaux, conseillers régionaux (Jacques Fernique, Andrée Buchmann, Antoine Waechter, Djamila Sonzogni, Antoine Homé...) et généraux (Roland Brendlé, Pierre Freyburger, Frédéric Hilbert, Serge Oehler, Henri Stoll...) un parlementaire (Armand Jung, PS) et eurodéputés (Sandrine Bélier, Marie-Anne Isler Beguin).

© L'alsace, Dimanche le 22 Mai 2011
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Wittenheim Les noces de diamant de Fernande et Henri Grodwohl

 

Fernande et Henri Grodwohl sont tous deux originaires de Wittenheim et ont toujours habité la commune.

Photo Laurent Schneider

Le 12 mai, Fernande et Henri Grodwohl ont fêté soixante années de vie commune. Tous deux sont originaires de Wittenheim. M. Grodwohl est né le 25 mars 1925 et Fernande a vu le jour le 2 décembre 1929 au sein de la famille Kieffer, dans la maison où le couple habite toujours.

Henri et Fernande ont uni leurs destinées à Wittenheim le 12 mai 1951. Mme Grodwohl a donné le jour à deux enfants : un fils Jean-Marc, établi à Ruelisheim cité Sainte-Barbe, et une fille Agnès, épouse Hugelé, installée à Wittenheim cité Sainte-Barbe. M. et Mme Grodwohl ont trois petits-enfants.

M. Grodwohl a travaillé durant quarante ans aux Mines de potasse comme électricien jour. Il y a fait son apprentissage. Trois jours après l'obtention du CAP, à peine âgé de 17 ans et 10 mois, le 1er février 1943, il a été incorporé de force dans l'armée hitlérienne. « J'ai alors quitté ma famille pour une période de deux ans et demi. Mon unité combattante était basée en Biélorussie. Après quatorze mois de combat, j'ai été fait prisonnier à la frontière russe. C'est alors qu'ont commencé mes seize mois de captivité durant lesquels je suis passé de camp en camp, à Moscou d'abord, puis en Ukraine, en Géorgie, en Azerbaïdjan et pour finir trois mois à Tambov. Je suis revenu à Wittenheim en septembre 1945. »

Avant d'être incorporé, Henri avait joué au football dans les équipes de jeunes de l'US Wittenheim. « À mon retour, une fois que je tenais de nouveau debout, je me suis remis au football. J'ai alors été intégré dans une bonne équipe avec laquelle j'ai eu la chance de gagner la Coupe d'Alsace en 1948 et de participer à la remontée en division d'honneur en 1949. »

Fernande a travaillé durant trente-huit ans comme agent principal aux PTT, d'abord durant douze ans à la poste de Wittenheim, puis à celle d'Illzach. Fernande, née de suite après la consécration de l'église Sainte- Barbe en 1929, a été le premier bébé à y être baptisé.

Une délégation municipale, conduite par le maire Antoine Homé, a rendu visite au couple pour lui offrir une attention de la Ville.

L'Alsace félicite Fernande et Henri Grodwohl pour leurs soixante années de vie commune.

L.S.

 

 

© Dna, Mercredi le 18 Mai 2011 / Mulhouse 

 

Wittenheim  Tranquillité Seniors avec le Conseil des Sages
Wittenheim Partir tranquille, la police veille

 

Près de 170 seniors, rassurés, en route vers la Forêt-Noire
Pas moins de 4 autocars, près de 170 seniors de la ville se sont engouffrés de bonne heure dans des cars devant les conduire vers une agréable excursion en Forêt-Noire. Avant le départ, la police était présente ; rassurons-nous, pour la bonne cause.

Le Conseil des Sages de la ville était à l'initiative d'une opération conjointe qui conjuguait détente et prévention. L'opération « Tranquillité Seniors » était expliquée aux excursionnistes par les hommes de la Police Nationale. Le colonel Patrick Fictor et son adjoint, le capitaine Laurent Hurst s'expliquent : « En accord et en collaboration avec la ville, la police est prête à répondre à toute sollicitation des personnes âgées : inspection du domicile en cas d'absence, surveillance, conseils etc. Un dispositif qui s'apparente à celui de « Tranquillité Vacances », mais contrairement à ce dernier qui n'est en place qu'en période estivale, Tranquillité Seniors est opérationnel toute l'année. Nous invitons les personnes intéressées à nous contacter au commissariat de Wittenheim. » Le capitaine Hurst précise : « Nos hommes interviennent en uniforme, attention donc à d'éventuels plaisantins de mauvais goût, prétextant être de la police. » L'heure du départ vers la paisible, calme et verdoyante Forêt-Noire était donnée. Tranquillisé et rassuré, sous la conduite de l'adjoint Albert Haas, président du Conseil des Sages, l'imposant convoi s'ébranlait... Sans escorte policière, mais avec les amitiés et salutations du maire Antoine Homé.


 

© L'alsace, Jeudi le 19 Mai 2011

 

Wittenheim L'utile et l'agréable

 

Les policiers ont profité de la forte participation au voyage pour sensibiliser les participants à la question de la sécurité. F.T.

Le parvis de la mairie de Wittenheim était en effervescence, mardi matin. Plus de 170 seniors de la commune s'y sont retrouvés avant de partir, ensemble, à la découverte de Titisee et de Hinterzarten, à l'invitation du conseil des sages. « Ça représente quatre cars, s'est enthousiasmé le maire, Antoine Homé. C'est un succès considérable »

Un succès dont les policiers ont profité pour mener une action de sensibilisation originale. Six d'entre eux sont allés à la rencontre des participants pour leur proposer de s'inscrire à l'Opération tranquillité seniors (OTS), qui permet aux patrouilles de leur porter une attention particulière, et pour leur rappeler les bons réflexes en matière de sécurité. À commencer par celui-ci : ne pas hésiter à les prévenir lorsqu'ils aperçoivent quelqu'un ou quelque chose d'inhabituel dans leur voisinage. « Les gens ont encore souvent une appréhension », a observé le commandant Patrick Fictor.

À l'issue de ce dialogue, les agents ont remis aux participants un peu de lecture pour la route, sous la forme de fascicules détaillant les règles de prudence pour éviter les cambriolages ou repérer les escrocs agissant au porte-à-porte. Avec une consigne : profiter du tissu associatif de la commune pour faire passer le message.

F.T.

© Dna, Samedi le 21 Mai 2011 / Mulhouse

 

Wittenheim  Bibliothèque
Wittenheim Denise Renaud fait un tabac

 

Antoine Homé et Frédérique Wisson aux côtés de Denise Renaud.

Denise Djoulah Renaud était visiblement ravie de son escapade wittenheimoise. Résidente à Paris, elle a donné rendez-vous à ses très nombreux amis dans les locaux de la bibliothèque municipale pour une dédicace de son livre : Migration d'une cigogne d'Alsace en Algérie (voir nos précédentes éditions).

Un deuxième tomeen préparation?

Native de Wittenheim, Denise est la fille de Désiré Renaud, auteur notamment de La Chronique de Wittenheim. Le maire Antoine Homé a chaleureusement salué Denise et rappelé l'attachement que portent encore de nombreux Wittenheimois à son regretté père. Frédérique Wisson, directrice de la bibliothèque, devait elle aussi souligner que l'ouvrage de Désiré Renaud reste une référence et est toujours fort demandé. La dédicace s'est prolongée par une fête des plus agréables. Quant à Denise, elle a promis de revenir pour... présenter le volume deux de Migration d'une cigogne.


© L'alsace, Dimanche le 22 Mai 2011

 

Stocamine Manif pour soutenir la « seule décision raisonnable »

 

Hier après-midi avant le départ du cortège, à côté de la salle Grassegert à Wittelsheim. Photo S. D.

Le collectif Destocamine a organisé hierune manifestation pour demander le retraitdes déchets enfouisà la mine Joseph-Elseà Wittelsheim.

Hier en début d'après-midi, à l'appel du collectif Destocamine, un cortège composé de 400 à 500 personnes (dont des élus du secteur) a pris le départ de la salle Grassegert de Wittelsheim. Les manifestants se sont rendus sur le site de Stocamine, à la mine Joseph-Else.

« Cette manifestation est le premier pas public d'une lutte qui va continuer », a prévenu le maire (Vert) de Wattwiller, Jacques Muller. « Ce mouvement va s'accroître au-delà des clivages politiques. Il n'est pas acceptable que notre nappe phréatique soit polluée », a ajouté son homologue (PS) de Wittenheim, Antoine Homé. « L'ennoyage est inévitable avec remontée de la saumure polluée », a argumenté le maire de Wittelsheim, Denis Riesemann.

8 000 signatures

Cette manifestation était destinée à appuyer la demande de déstockage du site de Stocamine. « La seule solution raisonnable », comme l'ont répété les porte-parole du collectif, qui redoutent la pollution de la nappe phréatique. La pétition lancée en décembre pour soutenir ce combat a d'ailleurs déjà recueilli près de 8 000 signatures.

Arrivés au pied du chevalement de Joseph-Else, les manifestants ont accroché sur les grillages de Stocamine les rubans bleus avec lequel ils étaient partis de la salle Grassegert -- des rubans bleus, symboles de l'eau et de la nappe phréatique à protéger. D'autres actions pourraient naître dans les semaines à venir en attendant les conclusions des études en cours (attendues début juillet), qui devraient trancher entre sortir les 44 000 tonnes de déchets enfouis à Stocamine ou les laisser au fond de la mine.

Séverine Depond

10:38 Publié dans A la M2A, A Wittenheim, Au PS, En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

mercredi, 11 mai 2011

Discours du 10 mai 2011 sur la Place de la Concorde

DISCOURS d’ANTOINE HOME - 10 MAI 2011

PLACE DE LA CONCORDE A MULHOUSE

30EME ANNIVERSAIRE DE LA VICTOIRE DE FRANÇOIS MITTERRAND

 

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Chers amis, chers camarades,

 

Il y a 30 ans, jour pour jour, sur le plateau d’Antenne 2, en même temps qu’apparaissait sur l’écran le dessin du visage du nouveau Président de la République, Jean-Pierre Elkabbach prononçait cette phrase historique : « François Mitterrand est élu président de la République ».

 

Cette élection était l’aboutissement d’une longue marche vers le pouvoir. Cette victoire était la victoire d’un homme, d’une volonté, mais c’était également la victoire du Parti Socialiste et de tout le peuple de Gauche.

 

Cette longue marche avait été ponctuée d’étapes importantes, de la création de la Convention des Institutions Républicaines, au Congrès fondateur du Parti Socialiste à Epinay en 1971, en passant par le programme commun, sans oublier les batailles politiques internes comme le Congrès de Metz en 1979.

 

Souvenons-nous de ces moments importants pour le Parti Socialiste et des débats intenses qui rythmaient la vie de notre Parti !

 

Chers camarades,

 

François Mitterrand aura été le dernier grand Président. Il laisse une trace importante dans l’histoire de France et restera le Président qui aura été le plus longtemps en exercice : 14 années de pouvoir, malgré la maladie, malgré les péripéties et la cohabitation.

 

En 1988, il a été réélu brillamment en réunissant largement les français autour de lui. La « France unie », c’est François Mitterrand… loin de la France actuelle du « tous contre tous » de Sarkozy.

 

Celui qui voulait « changer la vie », cet homme à la culture impressionnante, qui incarnait l’homme d’Etat, à la stature impressionnante était aussi cette « force tranquille » qui avait permis de redonner espoir à tout une nation.

 

Bien entendu, la conquête du pouvoir par François Mitterrand reste pour nous un modèle. Il nous a appris que la Gauche doit s’unir pour gagner. Il nous a appris qu’il ne faut jamais avoir peur, que le courage en politique est une valeur incontournable et chacun se souvient de sa position sur la peine de mort dont il avait annoncé qu’il l’abolirait devant les téléspectateurs.

 

François Mitterrand, c’était tout l’inverse de ce que nous connaissons désormais au sommet de l’Etat.

 

Mitterrand aimait les Français, c’était un provincial, élu de Château-Chinon dans la Nièvre, habitué de l’auberge du Vieux-Morvan, aimant par-dessus tout cette terre de France qu’il aimait sillonner.

 

Chacun garde des souvenirs de ses passages, notamment ici à Mulhouse, lors du meeting de 1981 au Palais des Sports.

 

Les socialistes aux affaires sous la conduite de François Mitterrand et de Pierre Mauroy ont permis à la France d’entrer dans l’ère moderne.

 

La 5ème semaine de congé payé, c’est nous. Les 39 heures, c’est nous. La retraite à 60 ans, remise en cause par Nicolas Sarkozy, c’était nous. L’abolition de la peine de mort, dont j’ai parlé à l’instant c’est encore nous ! Sans oublier l’ISF, aujourd’hui quasi en voie de suppression.

 

Alors qu’aujourd’hui l’Etat renfloue les banques qui ont spéculés sur le marché boursier, François Mitterrand nationalisait les banques et les grandes entreprises. Le terme même de « nationalisation » parait désuet aux yeux de certains à notre époque, 30 ans après… Et pourtant dans le fond, les socialistes n’avaient-ils pas vu juste ?

 

L’une des autres grandes réformes et dont j’observe avec amusement que les mêmes élus de droite qui l’ont combattu jadis lui rendent hommage aujourd’hui…

 

Voulue par François Mitterrand et mise en œuvre par Gaston Defferre, la décentralisation a permis de donner un réel pouvoir aux élus locaux. La création de Région, la fin de la tutelle des Préfets sur les Conseils Généraux… la France de François Mitterrand était moderne, la France de François Mitterrand était la France que nous aimons, un pays généreux, en cohérence avec son histoire !

 

Pour autant, chers amis, nous ne devons pas sombrer dans la nostalgie.

 

Comme François Mitterrand, nous devons nous tourner vers l’avenir. Souvent, nous cherchons celui ou celle qui incarnera le même espoir que Mitterrand… c’est un fait. Faut-il cependant cet homme providentiel ? Peut-être, mais notre force, à un an de l’élection présidentielle, cette élection capitale qui doit nous permettre de redonner l’espoir aux français, notre force, mes chers amis, c’est notre collectif.

 

Les primaires doivent nous permettre de désigner notre candidat, il faudra choisir le meilleur, celui ou celle qui doit nous permettre de gagner, de battre la Droite et l’extrême-droite : oui, mais nous devons aussi gagner sur nos valeurs. La Gauche doit remettre la France en marche, elle doit relancer l’économie, elle doit défendre l’environnement et elle doit replacer les valeurs de la République, de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité au centre de la République.

 

« Quand la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du Monde » disait celui que nous célébrons aujourd’hui.

 

Oui, la France doit retrouver sa place sur la scène mondiale, elle doit redevenir cette grande nation porteuse d’espoir pour le monde, mais aussi pour celles et ceux qui la composent. Voilà l’héritage de François Mitterrand, voilà le chemin que nous devons tracer.

 

Pour ce faire, nous disposons désormais d’un projet, un projet socialiste solide et sérieux. A nous de choisir notre candidat et à nous aussi de nous rassembler derrière lui pour le porter, avec les français aux responsabilités.

 

Bien sur, nous repensons toujours avec joie à l’épopée de 1981. Notre présence ce soir le prouve. Mais qu’aurait espéré plus que tout François Mitterrand… ? Il voulait ouvrir la voie : il ne doit pas rester l’unique Président de la 5ème République issu des rangs du Parti Socialiste, il doit simplement rester le premier et un premier inoubliable !

 

Dans ses Mémoires interrompus, François Mitterrand nous fixait un cap que nous devons absolument suivre dans les douze prochains mois :

 

« Je crois pour demain comme hier à la victoire de la gauche, à condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche. Hors du rassemblement des forces populaires, il n’y a pas de salut. »

 

Chers camarades, chers amis, suivons cette voie et demain, l’espoir peut renaître !

 

 

 

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mardi, 10 mai 2011

Discours du 8 mai 2011

 

DISCOURS PRONONCÉ PAR MONSIEUR ANTOINE HOMÉ,

MAIRE, A L’OCCASION DE LA FETE DE LA VICTOIRE,

8 MAI 2011

 

 

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Mesdames, Messieurs,

 

Avant de vous donner lecture du message de Monsieur Gérard LONGUET, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, je souhaite vous saluer toutes et tous et vous remercier chaleureusement pour votre participation à cette célébration de la victoire de 1945.

 

Je tiens à saluer particulièrement les sociétés patriotiques de Wittenheim qui portent avec fierté l’honneur et la mémoire lors de ces commémorations.

 

Cette année encore, comme c’est la tradition à Wittenheim, nous nous sommes déplacé sur les différents sites et les différentes stèles de la commune pour célébrer nos libérateurs, ces hommes qui donnèrent toutes leur force et pour beaucoup leur vie, pour nous libérer de la tyrannie nazie.

 

Wittenheim est une ville de mémoire, Wittenheim est une ville qui honore ses libérateurs et je ne manquerai jamais de rappeler ici l’engagement qui a été le leur.

 

Mes prédécesseurs, eux aussi, n’avaient de cesse d’honorer la mémoire de nos libérateurs.

 

Mesdames, messieurs,

 

Permettez-moi d’avoir une pensée émue en cet instant pour Roger Zimmermann et Paul Zwingelstein, les deux Maires dont j’ai été l’adjoint et qui m’ont beaucoup appris.

 

Il y a un an, presque jour pour jour, Roger Zimmermann nous quittait. La Ville de Wittenheim lui rendra hommage mardi prochain à 14 heures puisque nous irons déposer une gerbe sur sa tombe avec les élus du Conseil Municipal. Je souhaitais que nous puissions, en ce moment de recueillement, avoir une pensée pour lui.

 

Wittenheim est aussi une ville de mémoire par la présence des jeunes du Conseil Municipal de Enfants, qui comme nous, doivent porter le souvenir des souffrances et des sacrifices de nos libérateurs qui souvent venaient de très loin pour nous ramener, nous alsaciens, au cœur de la République Française.

 

Le 8 mai 1945, grâce aux Forces Françaises Libres, aux mouvements de Résistance intérieurs, à l’Armée d’Afrique et aux alliées, l’Europe et avec elle la France faisait capituler l’Allemagne nazie. Adolph HITLER et son idéologie raciste sombraient devant la détermination du Monde et la civilisation.

 

Gardons ces heures sombres en mémoire, n’oublions jamais que les nazis sont arrivés légalement au pouvoir en gagnant les élections de 1933. HITLER avait alors surfé sur la vague de contestation et la crise sociale que traversait à cette époque l’Allemagne pour prendre le pouvoir et ainsi mettre en œuvre son projet de remilitarisation, d’envahissement de l’Europe et surtout, son projet terrifiant de « solution finale ».

 

N’oublions jamais ce qu’est l’idéologie de l’extrémisme, même quand celle-ci se cache derrière le paravent de la démocratie. La France est la Nation de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité et elle aussi la Nation de la Résistance. Ne l’oublions jamais, battons nous pied à pied, jour après jour, pour être digne de cet héritage.

 

En 2010, à l’occasion du 70ème anniversaire des combats de 1940 et de l’appel du Général DE GAULLE à Londres, de la naissance de la France Libre et des premiers pas de la Résistance, le Ministère de la Défense a souhaité rendre hommage à l’ensemble des combattants français de la deuxième guerre mondiale à travers la remise d’un diplôme d’honneur, quelle que fût leur origine ou les unités au sein desquelles ils combattirent. Cela représente encore quelque 250 000 personnes.

 

Ce diplôme d’honneur vient marquer la reconnaissance de la Nation. Il a été confié aux maires le soin de remettre cette distinction.

 

A Wittenheim, nous avons décidé d’honorer également les Malgré-Nous, qui ont eux protégé leurs proches en suivant contre leur gré les ordres de l’occupant. Ces hommes et ces femmes ont souvent perpétré des actes de sabotage, œuvrant ainsi comme des résistants.

 

Le Président de la République n’a pas manqué de le rappeler il y a tout juste un an dans son discours de Colmar.

 

Wittenheim a ainsi ajouté les Malgré-Nous à la liste des personnes honorées en ce 8 mai 2011 ici, sur cette place qui porte le nom de « Place des Malgré-nous » et devant ce Monument aux morts qui honore nos libérateurs et celles et ceux qui luttèrent avec courage et abnégation pour notre liberté.

 

Rassembler ce qui est épars, voici l’une de nos missions, à nous, enfants et petits-enfants de celles et ceux qui vécurent cette guerre et les tragédies qui en découlèrent.

 

Souvenons-nous toujours des idéaux portés la France Libre, souvenons-nous des valeurs qui porte notre Nation, des couleurs de notre drapeau, car ils sont le fondement et le ciment de notre République.

 

Vive la Paix !

Vive la République !

Vive la France !

15:38 Publié dans A Wittenheim | Lien permanent | |  Facebook | |