Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 07 mai 2011

Séance du Conseil Régional sur le projet de Conseil Unique d'Alsace

Voici mes interventions lors du débat de ce matin au Conseil Régional relative au projet de constitution d'un Conseil Unique d'Alsace :

Intervention d'ouverture après la présentation de Philippe Richert :

 

Monsieur le Président, Chers collègues,

 

Dans le cadre de cette séance exceptionnelle de notre Assemblée, je souhaite exprimer la position du groupe des élus socialistes et démocrates sur l’évolution institutionnelle de l’Alsace.

 

Je voudrais d’emblée rappeler qu’en mars 2010, après les élections régionales, nous avions, par la voix de notre collègue Jacques Bigot, demandé l’organisation d’un débat au sein de l’Assemblée Régionale pour échanger ensemble sur la Réforme Territoriale et ses conséquences pour les Alsaciennes et les Alsaciens.

 

Ayant été parmi les initiateurs de cette réflexion, nous abordons donc cette échéance dans un esprit constructif et avec la volonté de faire des propositions fortes pour l’avenir de notre Région.

 

Cependant, nous voulons tout de même rappeler que, si depuis le début du mandat, beaucoup de temps et d’énergie ont été consacrés à cette question institutionnelle, les priorités de l’action régionale doivent d’abord être les sujets qui concernent le quotidien des habitants de notre Région : le pouvoir d’achat, le développement économique, l’emploi, la solidarité, et l’accompagnement de nos concitoyens qui souffrent de la crise.

 

---

 

Chers collègues,

 

Bien que nous puissions avoir des visions divergentes sur certains sujets lors des débats de notre Assemblée, notre groupe défend avant tout l’intérêt général et nous entendons bien entendu conserver cet esprit positif tout au long du débat qui se déroulera dans les mois qui viennent : c’est pourquoi nous pensons que la question de l’organisation institutionnelle et la gouvernance de l’Alsace doit résulter d’une réflexion partagée largement et ne surtout pas être une opération d’autopromotion de l’une ou l’autre personnalité politique. Les élus de progrès que nous sommes ont pour objectif de gérer demain l’Alsace, et nous voulons donc dépasser les clivages politiques sur ce sujet pour faire avancer notre région.

 

De plus, la crise démocratique que nous traversons actuellement et notamment la forte poussée de l’abstention constatée en mars dernier lors des élections cantonales doit nous amener à travailler à une nécessaire évolution.

 

 

 

Nous l’avons prouvé au cours de l’histoire, les socialistes sont les premiers décentralisateurs : il y a 30 ans, presque jour pour jour, l’élection de François Mitterrand lançait le grand mouvement de la décentralisation sous l’impulsion de Pierre Mauroy et Gaston Defferre. Nous saluons d’ailleurs, monsieur le Président, la reconnaissance que vous leur manifestez dans votre rapport de présentation.

 

Sur la méthode, nous voulons un « groupe projet » dans lequel tous les sujets pourront être débattus : le mode de scrutin, qui devra comprendre, outre la parité, une juste représentation des électeurs par l’introduction de la représentation proportionnelle, mais aussi les compétences telles l’emploi, la formation professionnelle, le développement économique en lien avec l’innovation, la solidarité mais aussi l’avenir de notre langue régionale.

 

La lisibilité de la réforme doit être totale par rapport à nos concitoyens : c’est l’une des clés du débat de ce matin. Le juste équilibre entre les territoires est également nécessaire, notamment entre le Nord et le Sud de l’Alsace. Cette réforme institutionnelle doit être le fruit d’un travail collectif et non pas une réforme de circonstance.

 

La critique menée à juste titre contre la multiplicité des structures et donc ce que l’on appelle le « mille-feuille » institutionnel ne cadre pas avec l’idée de créer une « intercollectivité » qui ne ferait qu’ajouter une strate supplémentaire : nous n’y sommes pas favorables. D’ailleurs, la position de Charles Buttner, que nous ne partageons pas, nous amène à penser, au contraire, que la réflexion doit être poussée à son terme et que le « groupe projet » doit être une véritable entité de travail.

 

Avec mes collègues, je plaide pour cette voie constructive.

 

Et, comme nous le savons tous, les cartes seront rebattus en 2012 à l’occasion des élections présidentielles et législatives. A cette occasion, nous proposerons un véritable « acte III de la décentralisation » renforçant la démocratie de proximité et l’autonomie des collectivités. Dans ce cadre, les socialistes n’excluront aucune option pour permettre à la Région de disposer d’un statut adapté.

 

Enfin, les questions financières et fiscales doivent également être mises sur la table. La création d’une nouvelle structure régionale n’a de sens que si les collectivités locales recouvrent des marges de manœuvres financières : une réforme des financements et de la fiscalité locale est incontournable.

 

Monsieur le Président, chers collègues, chères alsaciennes, chers alsaciens, vous l’avez compris, nous ne sommes pas ici pour être des opposants, mais bien des proposants !

 

Mettons en place ce groupe de travail, réfléchissons et agissons avec nos concitoyens, voilà le chemin que nous proposons pour faire avancer l’Alsace.

Explication de vote du groupe Socialistes et Démocrates :

Explication de vote d’Antoine HOMÉ

sur la Résolution du Conseil Régional d’Alsace,

réuni en Assemblée plénière le 7 mai 2011.

 

 

 

 

 

Monsieur le Président,

Chers Collègues,

 

Ce texte a été profondément remanié grâce à nos propositions. Nous avons demandé :

  • que la partie introductive reflète une Alsace à la fois fière de ses traditions mais aussi ouverte sur le monde ;

  • que les citoyens soient au cœur de nos préoccupations tout comme la nécessaire simplification de l’organisation ;

  • que l’équilibre géographique soit respecté, que la parité progresse, que le scrutin permette une juste représentation des opinions, par l’introduction de la représentation proportionnelle.

 

C’est désormais une véritable coproduction qui dans son élaboration finale :

 

  • permet d’aller vers le Conseil d’Alsace

  • précise – et c’est important – que l’expérimentation se fera sans création de nouvelles structures mais par la coopération

  • institue un « Groupe Projet » force de proposition représentant les territoires et la société civile

  • confirme que le mode de scrutin devra marquer un équilibre entre la représentation des territoires et, par la proportionnelle, la représentation politique régionale

  • propose qu’un référendum donne la parole aux alsaciennes et aux alsaciens

 

C’est bien ce texte qui nous engage collégialement. Votre manifeste est une contribution mais n’est plus entièrement en adéquation avec la résolution enrichie par nos propositions. J’insiste donc sur ce point : l’acte fondateur, c’est notre résolution et seulement notre résolution.

Texte partagé par le groupe Socialistes et Démocrates, cette résolution sera donc votée par notre groupe.

Il y va de l’avenir de notre Alsace et l’enjeu est avant tout d’élaborer des politiques pour redonner perspective et espoir à nos concitoyens : c’est cela qui doit nous guider ! Alors allons-y pour l’Alsace !

 

21:33 Publié dans En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.