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vendredi, 08 avril 2011

FESSENHEIM : Philippe Richert et l'UMP rejettent la motion demandant la fermeture

Notre intergroupe a présenté une motion en Commission permanente demandant la fermeture de Fessenheim (texte joint plus bas). Après les cantons de Bâle, celui du Jura, le Conseil Régional de Franche-Comté, le Bade-Wurtemberg, il fallait que les élus d’Alsace se positionnent sur cette question majeure.

A la lumière de la catastrophe de Fukushima, de l’ancienneté de la centrale alsacienne et des pannes qui s’y multiplient, nous demandons l’arrêt de la centrale et sa reconversion en site pilote de recherche et développement sur le démantèlement. Ce projet permettrait de garantir des emplois dans notre région et de positionner l’Alsace sur une activité de pointe anticipant dès maintenant les besoins à venir en démantèlement de centrales.

Comme le Gouvernement, la majorité régionale est demeurée sourde à ces arguments, toujours dans l’idée que la compétence technique était un gage de sûreté absolue, sans entendre les doutes et les inquiétudes croissants de nos concitoyens. Les standards de sécurité datant de la construction de Fessenheim sont aujourd’hui dépassés et nous ne tolérons pas ce risque dans notre région. Bien sûr, toute expertise et toute réévaluation du risque seront bonnes à prendre mais la réticence du Gouvernement à accepter un protocole et des experts européens indépendants fragilise d’emblée la crédibilité et la transparence de cette démarche.

Il faut savoir arrêter une centrale, d’autant plus vulnérable qu’elle est en fin de vie, d’autant plus coûteuse en maintenance et en réinvestissements. C’est l’intérêt, la sécurité et la modernité énergétique de l’Alsace qui est en jeu : nous déplorons que la majorité régionale n’ait pas su aujourd’hui en prendre la mesure.

Antoine Homé et Jacques Fernique

Texte de la motion :

Arrêtons Fessenheim

La catastrophe de la centrale de Fukushima nous interpelle à plusieurs titres :

- le déroulement des événements au Japon a démontré qu'un haut niveau scientifique et technique n'était pas un gage de sécurité absolue ;

- la centrale japonaise devait être fermée (le mois dernier) après le délai prévu de trente ans, mais à la demande de l’opérateur Tepco les autorités avaient accordé un délai supplémentaire de dix ans : c’est très exactement ce qui se prépare pour la centrale de Fessenheim dont l’exploitant EDF a demandé la même prolongation.

La centrale de Fessenheim est la plus ancienne de France.

Construite en 1970 selon des normes aujourd'hui obsolètes, la doyenne des centrales françaises accumule les pannes (plus nombreuses que dans le reste du parc français). L'institution de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont mis en lumière de nouveaux dysfonctionnements impactant la sécurité de la centrale. Plutôt que de reporter le problème par une prolongation de 10 ans, nous proposons d'engager l'Alsace sur une activité de pointe de dimension internationale, le démantèlement des centrales afin d'anticiper la conversion nécessaire et inévitable du site de Fessenheim.

La sûreté nucléaire ne s'arrête pas à nos frontières : c'est main dans la main avec toutes les collectivités alsaciennes et en prenant en compte nos voisins suisses et allemands que cette question doit être traitée et débattue.

Ainsi, le Conseil régional d’Alsace demande :

- l’arrêt de la centrale de Fessenheim

- sa reconversion en site pilote de recherche-développement, source d’emplois qualifiés, destiné à acquérir les savoir-faire et les technologies aujourd’hui non maîtrisées qui sont nécessaires au démantèlement des centrales nucléaires en fin de vie.

14:37 Publié dans En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

Commentaires

il faut arrete centrales nucleaires je suis pour

Écrit par : meyer | vendredi, 08 avril 2011

pour la fermeture de la centrale de Fessenheim

Écrit par : ZERGUINE Nadia | lundi, 11 avril 2011

Les commentaires sont fermés.