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jeudi, 31 mars 2011

Réactions aux résultats des élections cantonales

 

L'alsace, Mardi le 22 Mars 2011

 

 

Les rescapés du 1er tour des élections cantonales ont jusqu'àcet après-midi à 16 h pour s'inscrire.État des lieux.

Les états-majors se doutaient que la participation à ces cantonales, qui n'étaient pas « tirées » par des régionales ou des municipales, serait décevante. Mais sans doute pas à ce point. Fera-t-on mieux, dimanche prochain ? C'est en tout cas l'une des clés du 2e tour. Une mobilisation plus ou moins forte des abstentionnistes influencera les résultats dans certains cantons. Encore faut-il que les électeurs qui ont voté dimanche, et dont le candidat n'est plus présent, retournent aux urnes. Du fait de la forte abstention, on a assisté à une véritable hécatombe au soir du 1er tour. Non seulement, on ne compte que quatre élus (*), alors que cinq autres avaient passé la barre des 50 %, mais sans atteindre celle des 25 % des inscrits. Mais avec l'obligation -- nouvelle -- des 12,5 % des inscrits pour se maintenir au 2e tour, on assistera dimanche uniquement à des duels et à une seule triangulaire -- à Kaysersberg.

Solides espoirspour la majorité

Après l'abstention, la surprise -- mais en était-ce une au vu des sondages nationaux ? -- vient de la remontée du FN qui avait perdu de sa visibilité depuis les élections européennes. Les candidats lepénistes -- qui n'ont pour la plupart que décliné le programme national -- peuvent se maintenir dans neuf cantons bas-rhinois et dans trois cantons haut-rhinois. Si le patron régional du FN, Patrick Binder, a été pris de vitesse par Jean-Jacques Weber à Saint-Amarin, on assistera à un face-à-face inattendu à Gueb-willer (lire ci-dessous). Seul deux duels opposeront des socialistes (Raphaël Nisand à Schiltigheim et Serge Oehler, sortant à Cronenbourg) à l'extrême-droite. La sénatrice Fabienne Keller (UMP) a appelé à un « front républicain » dimanche prochain, malgré les réticences des instances parisiennes, tout comme le député gaulliste André Schneider demande aux électeurs « de faire barrage aux idées défendues par les candidats du Front national ».

Pour sa part, le président du conseil général du Bas-Rhin, Guy-Dominique Kennel (UMP), qui s'est « toujours prononcé pour un front républicain », observe que « le vote FN a été alimenté aussi par des voix de gauche ». Le conseiller général le mieux réélu de toute l'Alsace -- 67 % des voix à Woerth -- est confiant. « Ma majorité fait un bon score. Nous avons de solides espoirs pour le second tour », relève Guy-Dominique Kennel qui a réuni son groupe dès hier. Une majorité suffisamment large pour intégrer des élus « divers droite », s'ils devaient être élus.

Sept cantons à gauche ?

Dans le Haut-Rhin, le président UMP Charles Buttner doit passer par un 2e tour. Saluant le retour de l'un de ses prédécesseurs, Jean-Jacques Weber, attendu avec curiosité à Colmar, il s'est félicité du résultat global de ses amis. « C'est la reconnaissance d' un engagement sans faille des candidats de la Majorité alsacienne au plus près des populations », veut-il croire, persuadé de pouvoir tabler sur une confortable majorité. Il n'est pourtant pas certain de réaliser le grand chelem. Et les « divers droite » pourraient, là aussi, s'intercaler dans le jeu.

À entendre Antoine Homé, porte-parole du groupe PS au conseil régional, outre « Schiltigheim et Illkirch dans le Bas-Rhin, à la portée du PS, le jeu est ouvert dans sept cantons du Haut-Rhin » où la gauche socialiste et écologiste s'était présentée unie. Soulignant « la belle tenue d'Henri Stoll sortant Europe Écologie-les Verts [EELV] à Kaysersberg », il cite notamment Munster où l'adversaire du sortant, Pierre Gsell, est le communiste Serge Jaeggy, ou encore Huningue, avec Max Delmond (Cap 21) en tête devant l'UMP Éric Wissler. Sept sièges qui pourraient faire basculer la majorité à gauche, espère-t-il.

« Il faut barrer la route au FN », assure Antoine Homé, en insistant sur « le soutien à Claude Abel, maire de Sainte-Marie-aux-Mines, pour faire battre Christian Chaton », c onseiller général sortant Majorité alsac., ex-Alsace d'abord. De son côté, Jacques Fernique, secrétaire général d'EELV, table sur l'élection de trois élus écologistes, Max Delmond, Marie-Dominique Dreyssé, qui a obtenu le soutien de Corinne Lepage, et Luc Huber à Truchtersheim.

Réagissant à l'abstention et au score du FN, le président du conseil régional et ministre UMP Philippe Richert appelle à « une réflexion pour mieux répondre aux attentes de nos concitoyens ». « Il s'agit de porter un projet ambitieux pour l'Alsace », soutient-il. Une allusion à peine voilée au conseil unique dont il n'a été que peu question au cours de la campagne...

Yolande Baldeweck (*) Guy-Dominique Kennel et Alice Morel dans le « 67 », Jean-Jacques Weber et Rémy With dans le « 68 ».

 

 

Dna, Mardi le 29 Mars 2011 / Haut-Rhin

 

cantonales
Les réactions

 

? Antoine Homé, maire PS de Wittenheim et président du groupe socialiste et démocrate au conseil régional : « Suite au difficile 1er tour, nous rééquilibrons les choses dans le Haut-Rhin face à une UMP qui s'est droitisée avec Jean-Jacques Weber et Christian Chaton. La victoire de Max Delmond à Huningue, la réélection de Henri Stoll à Kaysersberg et le bon score de Serge Jaeggy à Munster constituent de bonnes nouvelles pour les forces de progrès en plus des défaites symboliques des UMP Guy Daesslé et Jean-Louis Lorrain. Il s'agit d'un net redressement de la gauche par rapport au 1er tour. »

? Bernard Stoessel, président de Force Centriste Alsace : « En Alsace, la réaffirmation, dès la fin du scrutin, par le président sortant du conseil général du Haut-Rhin, de son opposition face à toute initiative d'évolution de l'organisation des collectivités territoriales est très préoccupante. Rendue possible par la loi, elle est vivement souhaitée par des élus nombreux du Bas-Rhin mais aussi du Haut-Rhin. »

? Hubert Ott, vice-président du MoDem 68 et Yves Baumuller, délégué départemental : « Nous nous réjouissons de la réussite de Henri Stoll et celle de Max Delmond qui montre que lorsque le rassemblement est clair et précis dès le départ il peut susciter l'adhésion des électeurs. Nous nous réjouissons aussi du succès des écologistes et du SPD dans le Bade-Wurtemberg qui vont être des alliés précieux pour régler le problème de Fessenheim. »

? Europe Ecologie-Les Verts : « Nos espoirs d'offrir aux Haut-Rhinois une alternative se sont momentanément évanouis mais, après un 1er tour localement plus difficile qu'attendu, le second est venu mettre un peu de baume au coeur des écologistes, avec le bon score de Philippe Wolff à Habsheim, la réélection de Henri Stoll à Kaysersberg et la victoire de Max Delmond à Huningue. Ils confirment dans notre région l'affirmation de l'écologie politique. »


 

 

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