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samedi, 26 juin 2010

L'Alsace : Philippe Richert détaille ses objectifs

Conseil régional Philippe Richert détaille ses objectifs

 

Trois mois après son élection, le nouveau président de la Région a profité d'une séance à l'ordre du jour un peu creux pour dresser les grandes lignes de son action.

L'ordre du jour annonçait des points budgétaires sans grands reliefs : votes sur le compte administratif (CA) 2009 et sur la première décision modificative (DM1) de l'exercice 2010 (voir ci-contre). Elle a été marquée par ce que le socialiste Antoine Homé a interprété comme une « feuille de route » du président Richert (Majorité alsacienne), trois mois après son élection. « J'ai été un peu long, mais le temps était venu de dresser la cohérence de l'action entreprise à la Région », a estimé le président en conclusion d'un copieux propos liminaire, portant « un message et une vision : celle d'une Alsace compétitive, unie, ouverte et solidaire ».

Dans l'aspect « compétitivité », il a, au-delà de l'aspect purement économique et social, insisté sur le besoin d'innovation, « chantier majeur », et évoqué à ce propos un projet de « chèque innovation » pour les entreprises. Côté infrastructures, il a rappelé qu'il « milite » pour la réalisation de la deuxième phase du TGV Rhin-Rhône et a décidé de « faire monter en puissance » le dossier de la desserte ferroviaire de l'EuroAirport, « en pointillé depuis une décennie » : « J'ai le plaisir de vous annoncer que le préfet de Région a été mandaté pour lancer la commission de concertation, première étape concrète de démarrage. »

À propos de la réforme territoriale en cours, il a redit son souhait d'un scrutin mixte, uninominal et de liste, alors que l'on envisage le seul scrutin uninominal : « On ne peut pas réserver la proportionnelle aux seules élections européennes... » Et n'a pas manqué de plaider pour ce qui pourrait être sa grande oeuvre : « Le conseil uni d'Alsace ». Il serait un « gage d'efficacité » en présentant un « interlocuteur unique représentant les trois collectivités réunies ».

« Projet inique »

« La réforme territoriale est un projet inique et scandaleux de recentralisation », a attaqué en retour Antoine Homé, qui a appelé les parlementaires alsaciens à, « si ce sont des décentralisateurs », ne pas voter pour ce projet, « contre lequel Adrien Zeller se serait élevé avec force ! » Il est à ce propos curieux de constater combien l'ancien président de droite est désormais cité par les élus de gauche presque aussi abondamment qu'il ne l'est par ceux de la majorité actuelle... Pour Europe Écologie, Antoine Waechter ne s'est pas privé de contester la deuxième phase du TGV Rhin-Rhône : « Il n'est pas nécessaire de dépenser des millions d'euros pour gagner dix minutes ». Philippe Richert voit la question sous un autre angle : « Il s'agit de faire de l'Alsace le carrefour des TGV. »

Enfin, l'intergroupe Socialistes et démocrates et Europe Écologie ont proposé une motion concernant les comités locaux d'animation de ligne (CLAL), qui permettent de débattre sur la politique ferroviaire régionale : elle demande que les animateurs de ces comités soient issus de l'assemblée régionale, autorité organisatrice de ce transport. Elle a été rejetée après que le président a trouvé « petit » d'écarter un animateur animant bien, sous le seul prétexte qu'il ne serait pas élu régional.

Hervé de Chalendar

10:00 Publié dans En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

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