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mercredi, 10 février 2010

DNA : Visite de Martine Aubry

Régionales / Martine Aubry à Colmar
« L'Alsace peut basculer à gauche »

 

Martine Aubry, entourée de Jacques Bigot (à gauche) et Antoine Homé, répondant aux syndicalistes au Cercle Saint-Martin à Colmar. (Photo DNA - Michel Petry)
Martine Aubry, premier secrétaire du PS, a passé hier matin trois heures à Colmar, où elle a rencontré une trentaine de syndicalistes, avant de poursuivre son tour des régions par Metz.

Entourée de Jacques Bigot et Antoine Homé, les têtes de la liste PS, mais aussi du maire de Strasbourg Roland Ries, de la sénatrice Patricia Schillinger et du conseiller général Jo Spiegel, Martine Aubry a écouté les syndicalistes de Clariant, Hymer, Timken, Sony, Continental Biscuits, Peugeot Mulhouse, ainsi qu'un représentant de l'Afpa (formation professionnelle pour adultes) et un retraité des mines de potasse. Tous ont entamé à peu près le même refrain : on restructure, on licencie, on n'a pas d'interlocuteurs, les salariés sont « traités comme des chiffonniers, ils en ont marre », « personne ne nous écoute, le gouvernement nous méprise », « nos patrons ont grugé l'État », « on a laissé partir les bureaux d'études et de recherche, l'Alsace est devenue une région tournevis ». Avec, en fin d'intervention, cette question lancinante : « Que pouvez-vous faire, vous les politiques, pour maintenir l'emploi ? »

Crise : « On a laissé faire »

 Jacques Bigot et Martine Aubry n'avaient plus qu'à surfer sur cette vague de mécontentement syndical et salarial. Tout en concédant que la situation ne changera pas « de manière radicale » au lendemain du 21 mars, si la gauche gagne, et en refusant de faire « de fausses promesses », le président de la CUS a répondu aux salariés qu'il fallait « changer de mode de gouvernance en instituant le dialogue avec des dirigeants d'entreprises et en travaillant avec les salariés » pour établir des perspectives de reconversion et une feuille de route stratégique afin de développer les secteurs clés porteurs d'avenir.
 Pour Martine Aubry, la droite au pouvoir à la Région Alsace est responsable de la dégradation rapide de la situation industrielle. « On a attendu, on a laissé faire, on n'a pas accompagné les chefs d'entreprise, on n'a pas anticipé la crise. Dans les autres régions, vous ne verriez pas des travailleurs expliquer qu'ils sont seuls, laissés à eux-mêmes, comme je l'ai entendu ce matin ». La maire de Lille cite souvent le Nord-Pas-de-Calais. « Nous avions beaucoup plus de chômage qu'en Alsace, mais nous n'avons pas laissé faire les entreprises voyous, ni le marché. Nous avons mis en place des plans de développement. »

Pour le désistement
républicain

 Et lorsque la gauche sera au pouvoir en Alsace, sa priorité sera de mettre en place la « sécurisation des parcours professionnels » avec des formations pour « ceux qui sont en instance de licenciement ou travaillent dans des entreprises fragiles ». Car Martine Aubry n'en doute guère : « L'Alsace peut basculer à gauche ». Que ce soit avec Jacques Bigot ou Jacques Fernique (Europe écologie). « Je suis pour le désistement républicain à gauche. Ce qui m'intéresse, c'est que la gauche peut gagner », dit-elle en se dépêchant d'ajouter : « Le projet de Jacques Bigot est celui qu'attendent l'Alsace et les Alsaciens. »


Claude Keiflin

 

09:23 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Tags : alsace, régionales, élection, aubry, bigot, homé | |  Facebook | |

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