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vendredi, 22 janvier 2010

L'Alsace : Concertation sur la vidéo-protection

Wittenheim Vidéoprotection : « un dispositif très encadré »

 

Deux caméras vont être mises en place à la Halle au coton. Photo Dom Poirier

Comme la loi l'y oblige, la Ville de Wittenheim a organisé une réunion publique sur le projet de vidéoprotection, qu'elle va mettre en place dès cette année.

Beaucoup d'élus, du conseil municipal et des conseils de quartier de Wittenheim, ainsi que des habitants, ont participé, mercredi soir à l'Espace Léo-Lagrange, à une réunion publique sur le futur dispositif de vidéoprotection urbaine. Un dispositif très encadré juridiquement et qui était « un engagement du programme municipal », a rappelé Antoine Homé, en introduction.

Entouré de Brigitte Lagauw, l'adjointe chargée de la sécurité, de policiers du commissariat local, associé au projet, ainsi que d'un représentant du Cabinet Thevenet qui a mené l'étude sur le sujet, le maire a redit ce qu'il avait déjà dit au conseil municipal (L'Alsace du 16 décembre), à savoir que la vidéoprotection était un outil de prévention « pour empêcher les actes », et de répression « pour déceler les auteurs ».

Un diaporama sur le projet et les objectifs de la vidéosurveillance a ensuite été diffusé. L'expérience dans d'autres villes, sur cinq ans, a ainsi montré que l'on pouvait « espérer une diminution des incivilités de 25 à 35 % » et une hausse du taux de résolution des affaires, a expliqué Antoine Homé.

Les interventions de la salle, qui ont suivi, n'ont pas remis en cause le principe même de la vidéoprotection, le public étant plutôt demandeur de précisions sur le dispositif et son fonctionnement.

Le conseiller municipal d'opposition Patrick Pichenel a toutefois souhaité « la mise en place d'un comité éthique », comme dans les grandes villes, afin de veiller au « respect des libertés individuelles ». Le maire a répété qu'un suivi avec bilan serait mené par la commission municipale prévention-sécurité et que des membres des conseils de quartier et des sages pourraient y être associés.

« Que les bâtiments publics »

À un habitant qui s'inquiétait de la baisse des effectifs de police sur le terrain et au fait que la vidéosurveillance « bloquera » des agents au bureau, le commandant Patrick Fictor a répondu que, dans un contexte de réduction des effectifs (de 70 à 55 fonctionnaires en quelques années à Wittenheim), le nouveau dispositif allait permettre de « réorganiser la surveillance générale », par exemple de « réorienter les patrouilles vers des sites sans surveillance », « d'intervenir plus rapidement »...

« Combien de temps sont sauvegardées les images et est-ce qu'elles peuvent être copiées par n'importe qui ? », a demandé un autre Wittenheimois. Réponse commune de l'adjointe, du commandant de police et de l'expert du Cabinet Thevenet : seules des autorités habilitées, « dans un cadre juridique formel », pourront exploiter ces « images sauvegardées sept jours », « enregistrées sur du matériel sécurisé à la mairie » et visionnables au commissariat. « La vidéoprotection ne concerne que la voirie et les bâtiments publics », a aussi précisé le maire. Un système de floutage est prévu pour les maisons des privés qui seraient dans le champ des caméras.

Dans le public, certains se sont également inquiétés d'un possible transfert de la délinquance et des incivilités vers des sites non surveillés. « Le dispositif est adaptable à l'évolution de la délinquance et de l'urbanisme », a souligné Antoine Homé.

Les travaux pour la mise en place des caméras devraient débuter en juin prochain. Auparavant, la Ville doit déposer une demande d'autorisation auprès de la préfecture, autorisation indispensable pour un tel dispositif.

Magali Claudel


09:44 Publié dans A Wittenheim | Lien permanent | Tags : wittenheim | |  Facebook | |

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