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vendredi, 18 décembre 2009

DNA : Compte à rebours électoral

Conseil régional / Débat budgétaire
Compte à rebours électoral

 

André Reichardt préside son dernier et unique budget de la Région Alsace. (Photo DNA - Laurent Réa)
En agitant le spectre de la réforme des collectivités et des finances locales à trois mois des élections régionales, l'opposition écologiste et socialiste a cherché à nationaliser hier le débat sur le budget primitif de la Région Alsace. L'exécutif se veut « serein ».

ll ne faisait pas très chaud hier matin dans l'hémicycle de la Région Alsace où les élus ont commencé à débattre du budget primitif 2010 (DNA d'hier). « C'est l'hiver sur les finances régionales ; tout est gelé », lance Antoine Homé (PS) en estimant que le budget présenté par André Reichardt est la conséquence de « l'étranglement » des collectivités « organisé par le gouvernement ».
« Vous êtes la victime collatérale d'une réforme qui visait les Régions socialistes », renchérit la tête de liste haut-rhinoise du PS aux régionales qui dénonce « l'esbrouffe de la fiscalité », « l'explosion » de la dette et un budget « raboté » et « à bout de souffle ». Pour Patrick Binder (FN) le président UMP de la Région est « l'héritier d'un bilan malgré lui » et « ne maîtrise rien du tout » en matière budgétaire.

« Il n'est pas question
de décroissance »

Le ton était donné. La longue séance budgétaire n'échappera donc pas aux « allusions » électorales, ce qui réjouit Jacques Fernique (Verts) qui n'y voit « rien de honteux » ni de démagogique. La tête de liste régionale d'Europe Écologie Alsace reste sur sa faim en matière de politique climat-énergie du conseil régional : « Notre accompagnement conjoncturel ne doit pas nous exonérer d'adapter notre économie aux défis climatiques qui sont des opportunités créatrices d'emplois. Il n'est pas question de décroissance. »
Après avoir quitté la séance dans un effet de manche - « pour boire un café » - faute d'avoir pu prendre la parole après le préambule « politique et politicien » d'André Reichardt, Jacques Bigot regrette lui aussi « la réduction » des marges de manoeuvre de la Région.
« La crise structurelle de l'outil productif en Alsace mérite une attention particulière. Qui mieux que les acteurs locaux peuvent faire des propositions ? », relève la tête de liste PS aux régionales qui suspecte la majorité de conduire la Région dans une situation « extrêmement dangereuse ».

« La Région est devenue
incontournable »

Contrairement aux socialistes, André Reichardt ne se fait « pas de souci » pour l'équilibre budgétaire et ne craint pas la disparition de la collectivité. « La Région est devenue incontournable ; il est impossible de revenir en arrière », dit-il en balayant d'un revers de main l'impact de la réforme des finances locales sur le budget.
« Les recettes sont assurées. Ce qui m'incombe, c'est la dynamique fiscale et non l'autonomie. » Le successeur d'Adrien Zeller juge le bilan du mandat « exemplaire », bilan qu'il entend poursuivre avec « les moyens qui sont les [siens] ».
Justin Vogel, le président de la commission des finances, ne croit pas davantage à « l'étranglement » des collectivités. Mais stigmatise « la posture de moralisateurs » que cultiveraient selon lui les socialistes tout en cherchant à « manipuler les peurs ».
La campagne connaîtra encore quelques escarmouches aujourd'hui avant de se taire durant les fêtes. Les esprits s'échaufferont à nouveau en janvier.


Franck Buchy

09:02 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Tags : alsace, région, élection | |  Facebook | |

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