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mercredi, 16 décembre 2009

L'Alsace : Conseil Municipal du 14 décembre

Wittenheim Cinq caméraspour 2010, 16 pour 2012

 

Deux caméras de surveillance vont être installées en 2010 à la Halle au coton. Photo Dom Poirier

Adoptée dans son principe il y a déjà plus de deux ans par le conseil municipal, la vidéosurveillance ou vidéoprotection va devenir réalité à Wittenheim.

On parle désormais plutôt de « vidéoprotection » que de « vidéosurveillance ». Au-delà du débat sémantique, l'objectif est le même : lutter contre les incivilités et la délinquance, ou du moins les prévenir.

Ainsi, lundi soir, lors de la séance du conseil municipal de Wittenheim, ce sujet a été abordé à deux reprises, lors du débat d'orientation budgétaire (ci-dessous), où la sécurité a été présentée par le maire comme restant un axe « prioritaire » pour 2010, et surtout lors d'un point spécialement dédié au plan de financement de la vidéoprotection.

Les élus wittenheimois, qui avaient déjà approuvé dans son principe l'installation de caméras, ont missionné le cabinet Thévenet pour mener « une étude de sécurité urbaine » et notamment repérer les sites « les plus sensibles ». Présenté rapidement par l'adjointe Brigitte Lagauw, le rapport de cet expert préconise la mise en place d'un dispositif de 16 caméras disséminées sur le ban communal, avec déport des images vers le commissariat de police.

Coût de 442 000 euros

Le coût total étant estimé à 442 000 EUR, la Ville a décidé d'échelonner la mise en oeuvre de ce dispositif. Pour l'année prochaine, est prévue l'installation de l'infrastructure globale (salle technique, réseaux...) et de cinq caméras : deux à la Halle au coton, une à l'Espace de la République, une au carrefour rue du Markstein/rue du Vercors et une rue du Markstein/rue de la Forêt. Coût de cette première tranche : 181 000 EUR. En 2011, huit autres caméras devraient être posées, puis trois en 2012.

La Ville va évidemment solliciter une subvention auprès du Fonds interministériel de prévention de la délinquance, qui peut atteindre entre 20 et 50 % du montant des travaux et jusqu'à 100 % pour des opérations spécifiques comme le déport d'images. Pour l'installation de caméras aux abords des deux collèges de Wittenheim, le concours financier du Département va aussi être demandé.

« Ni de droite,ni de gauche »

« Nous sommes dans la cohérence de la mise en oeuvre du programme municipal », a souligné d'emblée le maire Antoine Homé, comme pour parer à toute critique. L'opposant Patrick Pichenel s'est toutefois inquiété de la « création d'une charte pour garantir les libertés individuelles », en ironisant à l'adresse du maire socialiste : « C'est vraiment un point de droite. Je vais vous proposer comme candidat d'ouverture sur la liste de Philippe Richert aux régionales ».

Réponse de l'intéressé : « La sécurité n'est pas un point de droite ou de gauche. Ce que nous n'aimons pas, c'est de marcher sur une seule jambe, de ne faire que du répressif comme M. Hortefeux ». Voilà pour la riposte politique. Pour le reste, la charte, Antoine Homé n'y est pas opposé et a rappelé que la vidéoprotection est réglementée. Ainsi, une réunion publique sera organisée en janvier avec les riverains de ces installations et une demande d'autorisation sera déposée à la préfecture.

Rebondissant sur une intervention de Philippe Duffau, le maire a ajouté qu'une évaluation sera faite à l'issue de la première tranche.

Au terme d'échanges finalement assez consensuels, le conseil municipal a approuvé le plan de financement de la vidéoprotection, à une abstention près, celle du conseiller municipal délégué Jean Stritmatter.

Magali Claudel

« Sous le signe de la rigueur »

 


Les auditeurs fidèles des séances du conseil municipal de Wittenheim ont peut-être eu l'impression de revivre, lundi soir, le même débat d'orientation budgétaire que l'année dernière.

La présentation du contexte économique et des perspectives financières de la Ville a été en effet une nouvelle occasion pour le maire de s'inquiéter du « net ralentissement de la progression des dotations de l'État » et d'« un accroissement des charges transférées ».

Antoine Homé a pointé du doigt la réforme de la taxe professionnelle et ses incidences pour les collectivités locales et les ménages, mais aussi la création de la taxe carbone, qui constitue une dépense supplémentaire de 28 100 EUR pour Wittenheim. Il faut dire également que la diminution des dotations de l'État s'est accentuée l'an passé, notamment par l'impact des résultats du recensement : la ville a perdu 500 habitants, passant sous la barre des 15 000. Elle compte actuellement 14 621 habitants.

Dans l'attente des chiffres définitifs concernant ces recettes, le maire a d'ores et déjà placé « le budget sous le signe de la rigueur », avec la poursuite de la maîtrise des charges de fonctionnement. Il a toutefois ajouté que la Ville allait continuer à soutenir les aînés, les jeunes, les associations, les écoles...

Côté investissements, en misant sur « le meilleur autofinancement possible » de l'ordre d'1,1 MEUR et le moins d'emprunt possible, Antoine Homé a évoqué des acquisitions foncières, comme celle du Grosstück, les études relatives à la construction de l'équipement culturel promis, la mise en valeur du Moulin, l'aménagement de la rue de la Forêt, celle du site du Mémorial aux victimes de la mine...

Des choix...

Dans leurs interventions, les représentants des groupes minoritaires ont tous partagé les mêmes inquiétudes quant à la crise et au désengagement de l'État. Et comme l'an passé, Philippe Duffau a souligné qu'en cas « de choix draconiens, il fallait donner la priorité à l'équipement culturel » plutôt qu'au parc de loisirs. Il a par ailleurs fait allusion à des restructurations au sein du personnel communal qui créeraient « un malaise ». Ce à quoi Antoine Homé lui a répondu qu'il s'agissait de « situations particulières ».

Pour sa part, Maurice Haffner a répété qu'« on ne pourra pas tout faire » et a pris acte pour l'examen du budget 2010.

...et des taux

Quant à Patrick Pichenel, entre autres remarques, il s'est étonné de l'absence des taux d'imposition dans la présentation des orientations budgétaires. « Est-ce qu'ils resteront stables ? » « On ne peut rien dire pour le moment, a expliqué le maire. On étudiera cela dans le cadre du budget primitif, on fera du mieux qu'on pourra. » L'an passé, les mêmes interrogations avaient été soulevées et, finalement, les taux des taxes locales étaient restés stables.

Quid de l'extension du tram ?

 


En fin de séance du conseil municipal de Wittenheim, Maurice Haffner a interpellé le maire sur les propos du président de la communauté de communes de l'Ile-Napoléon, Bernard Notter, relayés dans la presse (L'Alsace du 4 décembre). Ce dernier soutenait en substance que la CCIN avait obtenu l'abandon de l'extension du tram vers Kingersheim-Wittenheim comme condition à son adhésion à la future grande agglomération. « Est-ce que c'est vrai ou est-ce que Bernard Notter est un menteur ? », a demandé l'élu communiste, en réclamant dans ce dernier cas « un démenti public » du président de la Camsa Jo Spiegel ou du président délégué Jean-Marie Bockel.

Affirmant qu'il avait « aussi découvert ces propos dans la presse », Antoine Homé a répondu qu'il s'en était ému auprès de Jo Spiegel comme auprès de Bernard Notter. Que celui-ci lui avait dit qu'il s'agissait de « sa position ». Quant au premier, il lui avait confirmé que le document unique restait en vigueur et que, donc, il fallait « s'en tenir à ce qui avait été discuté dans ce document », à savoir que la Carma -ou Mulhouse Alsace agglomération- allait « reprendre les engagements et les besoins de financement du Sitram ». « C'est dans le cadre de cette nouvelle agglo qu'on discutera de l'extension du tram », a expliqué le maire, en soulignant aussi que, face aux différentes positions, « il faudra se battre, faire sentir à l'ensemble des délégués qu'il s'agit d'un projet intercommunautaire, important pour toute l'agglo ».

15:17 Publié dans A Wittenheim | Lien permanent | Tags : wittenheim, conseil municipal | |  Facebook | |

Commentaires

Avec le tramway les usager du Nord de l'agglomération (qui concentre la majeure partie de la population de la périphérie et plus d'habitants que toute la vallée de la Thur qui aura le tram-train) on accepté de voir temporairement la durée de leur trajet vers Mulhouse se rallonger (Depuis le centre de Wittenheim il fallait 20 minutes avec l'ancienne ligne de bus, il en faut désormais une demi-heure si on compte la correspondance avec le tram). Cela ne devait être que temporaire car la ligne de bus doit normalement être progressivement remplacée par le tramway au fur et à mesure de son extension et ainsi réduire à nouveau le temps de parcours.
La solution mi-tram mi-bus est la pire qui soit et ça revient à transformer le tram de Mulhouse en un simple réseau de centre-ville.

Si l'extension est abandonnée ça serait très grave pour les wittenheimois et ça créera un certain malaise chez les habitants qui y verront un manque d'intérêt de la part de l'agglo... Moi-même j'aurais l'impression qu'on se fout de ma gueule. Je me demande même l'intérêt que notre ville aura dans la nouvelle agglomération dans ce cas... Les autres usagers avec qui j'en ai parlé sont comme moi assez surpris et attendent une clarification sur un point qui touche profondément leur vie de tous les jours. Nous sommes nombreux à emprunter quotidiennement le réseau soléa. L'abandon de l'extension serait vraiment un choc pour les usagers. Perdre 20 minutes tous les jours, au bout d'un moment ça fait beaucoup de temps perdu. ça serait une régression important dans la desserte de la commune..

Écrit par : Gr68270 | lundi, 21 décembre 2009

N'avions nous pas déjà eu ce genre de promesse , avec la création d'une piscine si l'on rentrait à l'époque dans la CAMSA ???
Résultat aucune piscine , mais nous avions eu une taxe additionnelle que monsieur le maire à voté!!!!!


Donc pour répondre à GR68270 , c'est du réchauffé qu'on nous propose là , et avec le maire que nous avons faut pas s'attendre à des actes pour défendre WITTENHEIM, on restera juste au stade des belles paroles , tel un marchand de sable .Y'a qu'à voir ce qu'il nous a déjà promis et pas réalisé : projet carrosserie 2000, PROXI à SAINTE BARBE , chauffage avec des plaquettes forestière pour la mairie, réhabilitation du moulin , piscine à WITTENHEIM , nouveau commissariat, fermeture de la compostière AGRIVALOR ..... bref la liste est longue et maintenant faudra bientôt rajouter le TRAM ......

Écrit par : SOBCZAK | mardi, 05 janvier 2010

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