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dimanche, 04 octobre 2009

L'Alsace : Jacques Bigot veut croire en l'union avec les Verts

Régionales Bigot veut encore croire en l'union avec les Verts

 

Le président de la CUS n'entend plus jouer les figurants au conseil régional. Photo Jean-Marc Loos.


Plébiscité par les militants -- il a obtenu 87 % des suffrages -- comme tête de liste régionale du PS, Jacques Bigot se veut « l'artisan d'un large rassemblement ».

Il reconnaît avoir hésité jusqu'au bout, avant d'annoncer sa candidature in extremis. « Mais une fois que j'ai décidé, je suis déterminé », assure le président de la Communauté urbaine de Strasbourg, Jacques Bigot, adoubé par ses camarades pour mener -- pour la 3e fois -- la liste du PS aux régionales. Il fera équipe, dans le Haut-Rhin avec le maire de Wittenheim, Antoine Homé, qui est plus à gauche que lui. « Antoine Homé représente ce Bassin potassique plus ouvrier. On n'est pas en terre de démocratie chrétienne », observe-t-il, en se reconnaissant dans cette filiation, lui qui comme étudiant a donné des « cours de religion à Fustel ».

Attablé devant un solide cassoulet, le maire d'Illkirch note que les raisons qui l'avaient fait hésiter n'ont pas disparu. Il est toujours convaincu de la nécessité impérieuse d'« un rassemblement avec les Verts ». « Et je pense être plus que d'autres l'artisan de ce rassemblement », martèle-t-il, en faisant état de sa volonté d'ouvrir la discussion avec leurs dirigeants qu'il côtoie régulièrement à la CUS ou au conseil régional.

Tout se discute

« Mon score m'autorise à proposer ce rassemblement », soutient-il, en allant jusqu'à observer que « tout se discute ». Y compris la tête de liste ? Et de lancer aux Verts qui veulent faire liste à part au premier tour : « Est-ce qu'on veut gouverner ou être dans l'opposition ? Pour gagner il faut arriver en tête devant l'UMP. Et cela n'est possible que si on se rassemble ! » Car là est bien la question qui taraude Jacques Bigot. À 57 ans, l'avocat strasbourgeois, qui ne passe plus qu'une matinée -- et encore -- dans son cabinet, n'a plus envie de jouer les figurants. Si sa philosophie n'est pas faite sur le cumul entre présidence de la Région et celle de la CUS -- il aura le temps d'aviser -- il n'y voit pas d'incompatibilité majeure. Même « la future métropole qui ne sera qu'une communauté urbaine avec des compétences élargies » ne devrait pas empiéter sur la gestion du conseil régional. D'autant qu'il se dit persuadé qu'en matière de développement économique -- un des axes majeurs de la politique qu'il veut développer, avec la mise en place d'un observatoire économique -- « la Région devra collaborer avec les trois grandes agglomérations ». « Adrien Zeller l'avait bien compris : pour la présence de l'Alsace en 2010 à Shanghai, il avait demandé que la CUS se joigne à la Région. J'avais proposé d'y rajouter la Camsa », explique-t-il, persuadé que les futures métropoles, pour se mesurer à leurs concurrentes européennes, auront surtout besoin de moyens financiers ! Mais la Région devra aussi lancer de grands débats publics, notamment sur l'avenir de Fessenheim, tout en sachant que « son président n'a aucun pouvoir pour décider sa fermeture ». D'après les statuts du PS, Jacques Bigot devra, d'ici le 3 décembre, choisir les socialistes de la liste. Mais il « veut tout de suite avoir des échanges avec des élus non encartés et des représentants de la société civile ». Il répète ne pas croire en une fusion concoctée en 48 heures. Sauf en cas de nécessité avec le MoDem... Et d'avance, il promet de « ne pas dire du mal de Philippe Richert », convaincu qu'il est que son principal adversaire « ne dira pas de mal de lui ». Pour lui, « ce sera une campagne digne »

Yolande Baldeweck


21:17 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Tags : région, alsace, bigot | |  Facebook | |

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